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Confort de lecture

EMV 90.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

90.4 On pousse la porte du dehors.

« Maman, voici mes amis. Entrez. »

Les disciples et les bergers entrent en groupe. Jésus a les mains sur les épaules des deux bergers et les conduit à sa MÚre :

« Voici deux fils qui cherchent une mÚre. Sois leur joie, Femme !

– Je vous salue... Tu es ?... LĂ©vi... et toi ? Je ne sais, mais d’aprĂšs ton Ăąge, Ă  ce qu’il m’a dit, tu es sĂ»rement Joseph. Ce nom est doux et sacrĂ© dans cette maison. Viens, venez. C’est avec joie que je vous dis : ma maison vous accueille et une mĂšre vous embrasse en souvenir de l’amour que vous – et toi par ton pĂšre – avez montrĂ© Ă  mon bĂ©bĂ©. »

C’est pour les bergers un enchantement, une extase.

« Je suis Marie, oui. Tu as vu la MĂšre heureuse. Je suis toujours la mĂȘme. Heureuse, maintenant aussi de voir mon Fils parmi des coeurs fidĂšles.

– Et voici Simon, Maman.

– Tu as mĂ©ritĂ© la grĂące parce que tu es bon. Je le sais. Que la grĂące de Dieu soit toujours avec toi. »

Simon, plus au fait des usages du monde, se courbe jusqu’à terre et, tenant les bras croisĂ©s sur la poitrine, il salue :

« Je te salue, vraie MĂšre de la GrĂące, et je ne demande pas autre chose Ă  l’Eternel, maintenant que je connais la LumiĂšre et toi, son reflet plus doux que celui de la lune.

– VoilĂ  maintenant Judas de KĂ©rioth.

– J’ai une mĂšre, mais mon amour pour elle se voile devant la vĂ©nĂ©ration que j’éprouve pour toi.

– Non, pas pour moi. Pour Lui. Je suis parce que lui, il est. Je ne veux rien pour moi. C’est seulement pour lui que je demande. Je sais comme tu as honorĂ© mon Fils dans ta patrie. Mais j’ajoute : que le lieu oĂč il reçoit de toi le suprĂȘme honneur soit ton coeur. Alors, je te bĂ©nirai d’un coeur de mĂšre.

– Mon coeur est sous le talon de ton Fils. Heureuse soumission ! La mort seule rompra ma fidĂ©litĂ©.

– Et celui-ci, c’est notre Jean, Maman.

– J’ai Ă©tĂ© tranquille dĂšs que je t’ai su auprĂšs de JĂ©sus. Je te connais et j’ai l’esprit rassurĂ© depuis que je te sais avec mon Fils. Sois bĂ©ni, mon repos. »

Elle l’embrasse.

Détail

Jésus présente Lévi et Joseph, deux bergers de Bethléem, à Marie. Il lui présente aussi Judas, Jean et Simon le Zélote.

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EMV 91 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus est avec Pierre, AndrĂ©, Jean, Jacques, Philippe, Thomas, BarthĂ©lemy, Jude, Simon et Judas ainsi que le berger Joseph. Il manque donc Jude et Matthieu parmi les Douze. JĂ©sus a dĂ©cidĂ© de les envoyer dans le monde, mais pour cela, il doit les former. Il leur dit donc de s'aimer, de rester unis. Il faut qu'ils ne fassent qu'un et qu'ils ne mĂ©prisent pas les Ăąmes qui ne connaissent pas Dieu. Ils doivent donc tous se considĂ©rer comme frĂšres, comme membres d'une mĂȘme famille. Pour illustrer ses propos, JĂ©sus s'inspire des fourmis qui travaillent ensemble pour le bien de leur fourmiliĂšre. Quand il a fini son enseignement, Judas boude : il a l'impression que le MaĂźtre privilĂ©gie sa GalilĂ©e Ă  KĂ©rioth et la JudĂ©e. Il dĂ©voile ainsi le mauvais accueil reçu que le Christ a reçu lĂ -bas et que le Seigneur voulait cacher. JĂ©sus lui Ă©nonce de multiples raisons pour lesquelles il n'a pas mĂ©prisĂ© la terre de Judas. Pierre bouillonne Ă©videmment et demande Ă  ce que l'Iscariothe s'excuse, mais JĂ©sus coupe court. Il leur rĂ©itĂšre sa demande de ne pas parler du mauvais accueil qu'il a reçu en JudĂ©e Ă  sa MĂšre.

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EMV 91.1-3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Venez autour de moi. Pendant ces mois de prĂ©sence et d’absence, je vous ai soupesĂ©s et Ă©tudiĂ©s. Je vous ai connus et j’ai connu le monde par expĂ©rience humaine. Maintenant j’ai dĂ©cidĂ© de vous envoyer dans le monde. Mais auparavant, je dois vous instruire, pour vous rendre capables d’affronter le monde avec la douceur et la sagacitĂ©, le calme et la constance, la conscience et la science de votre mission. Ce temps de soleil brĂ»lant empĂȘche de longues pĂ©rĂ©grinations en Palestine, et je veux l’employer Ă  vous instruire et Ă  former en vous des disciples. Comme un musicien, j’ai senti ce qu’il y a en vous de discordant et je viens vous donner le ton pour l’harmonie cĂ©leste que vous devez transmettre au monde, en mon nom. Je retiens ce fils (il dĂ©signe Joseph) car je lui dĂ©lĂšgue la charge de porter Ă  ses compagnons mes paroles, pour qu’il se forme lĂ  un noyau solide qui m’annonce en faisant connaĂźtre, non seulement mon existence, mais aussi les caractĂ©ristiques les plus essentielles de mon enseignement.

91.2 Je commence par vous dire qu’il est absolument nĂ©cessaire que vous vous aimiez et que vous ne fassiez qu’un. Qui ĂȘtes-vous ? Des hommes de toutes classes sociales, de tout Ăąge, et de toute rĂ©gion. J’ai prĂ©fĂ©rĂ© prendre des esprits encore vierges en matiĂšre de doctrine et de connaissances, car je les pĂ©nĂ©trerai plus facilement de mon enseignement. Par ailleurs, vous ĂȘtes destinĂ©s Ă  Ă©vangĂ©liser des gens qui seront dans l’ignorance absolue du vrai Dieu : je veux donc qu’en vous souvenant de votre primitive ignorance de Dieu, vous ne les dĂ©daigniez pas, mais que vous les instruisiez avec pitiĂ©, vous rappelant avec quelle pitiĂ© j’ai fait de mĂȘme Ă  votre Ă©gard.

Je sens s’élever en vous une objection : “ Nous ne sommes pas paĂŻens, mĂȘme si nous n’avons pas de culture intellectuelle. ” Non, vous ne l’ĂȘtes pas. Cependant non seulement vous, mais mĂȘme ceux qui parmi vous reprĂ©sentent les savants et les riches, vous vous ĂȘtes tous laissĂ©s prendre par une religion qui, dĂ©naturĂ©e par trop de raisons, n’a de religion que le nom. En vĂ©ritĂ©, je vous dĂ©clare que nombreux sont ceux qui se glorifient d’ĂȘtre des fils de la Loi. Mais 80% d’entre eux ne sont que des idolĂątres qui ont embrouillĂ© dans les nuĂ©es de mille petites religions humaines la Loi vraie, sainte, Ă©ternelle du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Aussi, quand vous vous regardez les uns les autres, aussi bien vous, les pĂȘcheurs humbles et sans culture, que vous qui ĂȘtes marchands ou fils de marchands, officiers ou fils d’officiers, riches ou fils de riches, dites : “ Nous sommes tous pareils. Tous, nous avons les mĂȘmes lacunes et tous nous avons besoin du mĂȘme enseignement. FrĂšres par nos dĂ©fauts personnels ou nationaux, nous devons dĂ©sormais devenir frĂšres dans la connaissance de la vĂ©ritĂ© et l’effort pour la mettre en pratique. ”

Oui, des frĂšres : je veux que ce soit le nom que vous vous donniez l’un Ă  l’autre et que vous vous considĂ©riez comme tels. Vous ĂȘtes comme une seule famille. Quand est-ce qu’une famille est prospĂšre et que le monde l’admire ? Quand on y trouve l’union et la concorde. Si un fils devient l’ennemi de l’autre, si un frĂšre nuit Ă  l’autre, la prospĂ©ritĂ© de cette famille sera-t-elle durable ? Non. C’est en vain que le pĂšre de famille s’efforce de travailler, d’aplanir les difficultĂ©s et de s’imposer au monde. Ses efforts restent sans rĂ©sultat, car les ressources s’effritent, les difficultĂ©s augmentent, le monde se moque de cet Ă©tat de procĂšs perpĂ©tuels qui Ă©miettent les affections et les biens – alors que, unis, ils Ă©taient puissants contre le monde – en un tas de petits, de mesquins intĂ©rĂȘts contraires dont profitent les ennemis de la famille pour en accĂ©lĂ©rer la ruine. Qu’il n’en soit jamais ainsi parmi vous ! Soyez unis. Aimez-vous. Aimez-vous pour vous apporter une aide mutuelle. Aimez-vous pour enseigner Ă  aimer.

91.3 Observez. MĂȘme ce qui nous entoure nous enseigne cette grande force. Regardez cette tribu de fourmis qui accourt tout entiĂšre vers un mĂȘme endroit. Suivons-la et nous dĂ©couvrirons la raison de leur affluence, qui n’est pas inutile, vers ce point dĂ©terminĂ©... VoilĂ  : l’une de leurs petites soeurs a dĂ©couvert, grĂące Ă  ses organes minuscules qui nous sont invisibles, un grand trĂ©sor sous cette large feuille de radis sauvage. C’est un morceau de mie de pain, peut-ĂȘtre tombĂ© des mains d’un paysan venu soigner ses oliviers, ou bien de celles d’un voyageur qui a fait une pause Ă  l’ombre pour prendre son repas, ou encore de celles d’un joyeux gamin courant sur l’herbe fleurie. Comment, Ă  elle seule, aurait-elle pu traĂźner dans sa fourmiliĂšre ce trĂ©sor mille fois plus gros qu’elle ? Alors elle a appelĂ© l’une de ses soeurs et lui a dit : “ Regarde et cours vite dire Ă  nos soeurs qu’il y a lĂ  de la nourriture pour toute la tribu et pour plusieurs jours. HĂąte-toi avant qu’un oiseau ne dĂ©couvre ce trĂ©sor, appelle ses compagnons et qu’ils le dĂ©vorent. ” Et la petite fourmi a couru, tout essoufflĂ©e par les accidents du terrain, Ă  travers graviers et herbes, jusqu’à la fourmiliĂšre et elle a dit : “ Venez, l’une de nous vous appelle. Elle a fait une dĂ©couverte pour toutes. Mais elle ne peut la charrier jusqu’ici toute seule. Venez. ” Alors toutes, mĂȘme celles qui, extĂ©nuĂ©es par le travail accompli durant toute la journĂ©e, se reposaient dans les galeries de la fourmiliĂšre, sont accourues ; mĂȘme celles qui Ă©taient en train de ranger les provisions dans les rĂ©serves. Une, dix, cent, mille... Voyez-les qui le saisissent de leurs griffes, le soulĂšvent en faisant de leur corps un chariot, le traĂźnent en s’arc-boutant sur le sol. L’une tombe... l’autre, lĂ , a failli s’estropier parce que le pain, en rebondissant, la cloue entre son extrĂ©mitĂ© et un caillou. Celle-ci, encore, si petite, une jeune de la tribu, s’arrĂȘte, Ă©puisĂ©e... mais, aprĂšs avoir repris son souffle, elle repart. Oh ! Comme elles sont unies ! Regardez : maintenant le morceau de pain est bien agrippĂ© et il avance, il avance lentement mais il avance. Suivons-le... Encore un peu, petites soeurs, encore un peu et votre fatigue sera rĂ©compensĂ©e. Elles n’en peuvent plus, mais elles ne cĂšdent pas. Elles se reposent et repartent... VoilĂ  qu’elles arrivent Ă  la fourmiliĂšre. Et maintenant ? Maintenant, au travail pour rĂ©duire en miettes ce gros morceau de mie. Voyez ce travail ! Les unes dĂ©coupent, les autres transportent... VoilĂ , c’est fini. Maintenant tout est en sĂ©curitĂ© et, heureuses, elles disparaissent par les fissures au fond des galeries. Ce sont des fourmis, rien d’autre que des fourmis. Pourtant elles sont fortes parce qu’elles sont unies. MĂ©ditez lĂ -dessus.

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EMV 91.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Il est absolument nĂ©cessaire que vous vous aimiez et que vous ne fassiez qu’un.

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EMV 91.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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91.2 Je commence par vous dire qu’il est absolument nĂ©cessaire que vous vous aimiez et que vous ne fassiez qu’un. Qui ĂȘtes-vous ? Des hommes de toutes classes sociales, de tout Ăąge, et de toute rĂ©gion. J’ai prĂ©fĂ©rĂ© prendre des esprits encore vierges en matiĂšre de doctrine et de connaissances, car je les pĂ©nĂ©trerai plus facilement de mon enseignement. Par ailleurs, vous ĂȘtes destinĂ©s Ă  Ă©vangĂ©liser des gens qui seront dans l’ignorance absolue du vrai Dieu : je veux donc qu’en vous souvenant de votre primitive ignorance de Dieu, vous ne les dĂ©daigniez pas, mais que vous les instruisiez avec pitiĂ©, vous rappelant avec quelle pitiĂ© j’ai fait de mĂȘme Ă  votre Ă©gard. (...) Aussi, quand vous vous regardez les uns les autres, aussi bien vous, les pĂȘcheurs humbles et sans culture, que vous qui ĂȘtes marchands ou fils de marchands, officiers ou fils d’officiers, riches ou fils de riches, dites : “ Nous sommes tous pareils. Tous, nous avons les mĂȘmes lacunes et tous nous avons besoin du mĂȘme enseignement. FrĂšres par nos dĂ©fauts personnels ou nationaux, nous devons dĂ©sormais devenir frĂšres dans la connaissance de la vĂ©ritĂ© et l’effort pour la mettre en pratique. ”

Oui, des frĂšres : je veux que ce soit le nom que vous vous donniez l’un Ă  l’autre et que vous vous considĂ©riez comme tels. Vous ĂȘtes comme une seule famille. Quand est-ce qu’une famille est prospĂšre et que le monde l’admire ? Quand on y trouve l’union et la concorde. Si un fils devient l’ennemi de l’autre, si un frĂšre nuit Ă  l’autre, la prospĂ©ritĂ© de cette famille sera-t-elle durable ? Non. C’est en vain que le pĂšre de famille s’efforce de travailler, d’aplanir les difficultĂ©s et de s’imposer au monde. Ses efforts restent sans rĂ©sultat, car les ressources s’effritent, les difficultĂ©s augmentent, le monde se moque de cet Ă©tat de procĂšs perpĂ©tuels qui Ă©miettent les affections et les biens – alors que, unis, ils Ă©taient puissants contre le monde – en un tas de petits, de mesquins intĂ©rĂȘts contraires dont profitent les ennemis de la famille pour en accĂ©lĂ©rer la ruine. Qu’il n’en soit jamais ainsi parmi vous ! Soyez unis. Aimez-vous. Aimez-vous pour vous apporter une aide mutuelle. Aimez-vous pour enseigner Ă  aimer.

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EMV 91.2-3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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91.2 Je commence par vous dire qu’il est absolument nĂ©cessaire que vous vous aimiez et que vous ne fassiez qu’un. Qui ĂȘtes-vous ? Des hommes de toutes classes sociales, de tout Ăąge, et de toute rĂ©gion. J’ai prĂ©fĂ©rĂ© prendre des esprits encore vierges en matiĂšre de doctrine et de connaissances, car je les pĂ©nĂ©trerai plus facilement de mon enseignement. Par ailleurs, vous ĂȘtes destinĂ©s Ă  Ă©vangĂ©liser des gens qui seront dans l’ignorance absolue du vrai Dieu : je veux donc qu’en vous souvenant de votre primitive ignorance de Dieu, vous ne les dĂ©daigniez pas, mais que vous les instruisiez avec pitiĂ©, vous rappelant avec quelle pitiĂ© j’ai fait de mĂȘme Ă  votre Ă©gard.

Je sens s’élever en vous une objection : “ Nous ne sommes pas paĂŻens, mĂȘme si nous n’avons pas de culture intellectuelle. ” Non, vous ne l’ĂȘtes pas. Cependant non seulement vous, mais mĂȘme ceux qui parmi vous reprĂ©sentent les savants et les riches, vous vous ĂȘtes tous laissĂ©s prendre par une religion qui, dĂ©naturĂ©e par trop de raisons, n’a de religion que le nom. En vĂ©ritĂ©, je vous dĂ©clare que nombreux sont ceux qui se glorifient d’ĂȘtre des fils de la Loi. Mais 80% d’entre eux ne sont que des idolĂątres qui ont embrouillĂ© dans les nuĂ©es de mille petites religions humaines la Loi vraie, sainte, Ă©ternelle du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Aussi, quand vous vous regardez les uns les autres, aussi bien vous, les pĂȘcheurs humbles et sans culture, que vous qui ĂȘtes marchands ou fils de marchands, officiers ou fils d’officiers, riches ou fils de riches, dites : “ Nous sommes tous pareils. Tous, nous avons les mĂȘmes lacunes et tous nous avons besoin du mĂȘme enseignement. FrĂšres par nos dĂ©fauts personnels ou nationaux, nous devons dĂ©sormais devenir frĂšres dans la connaissance de la vĂ©ritĂ© et l’effort pour la mettre en pratique. ”

Oui, des frĂšres : je veux que ce soit le nom que vous vous donniez l’un Ă  l’autre et que vous vous considĂ©riez comme tels. Vous ĂȘtes comme une seule famille. Quand est-ce qu’une famille est prospĂšre et que le monde l’admire ? Quand on y trouve l’union et la concorde. Si un fils devient l’ennemi de l’autre, si un frĂšre nuit Ă  l’autre, la prospĂ©ritĂ© de cette famille sera-t-elle durable ? Non. C’est en vain que le pĂšre de famille s’efforce de travailler, d’aplanir les difficultĂ©s et de s’imposer au monde. Ses efforts restent sans rĂ©sultat, car les ressources s’effritent, les difficultĂ©s augmentent, le monde se moque de cet Ă©tat de procĂšs perpĂ©tuels qui Ă©miettent les affections et les biens – alors que, unis, ils Ă©taient puissants contre le monde – en un tas de petits, de mesquins intĂ©rĂȘts contraires dont profitent les ennemis de la famille pour en accĂ©lĂ©rer la ruine. Qu’il n’en soit jamais ainsi parmi vous ! Soyez unis. Aimez-vous. Aimez-vous pour vous apporter une aide mutuelle. Aimez-vous pour enseigner Ă  aimer.

91.3 Observez. MĂȘme ce qui nous entoure nous enseigne cette grande force. Regardez cette tribu de fourmis qui accourt tout entiĂšre vers un mĂȘme endroit. Suivons-la et nous dĂ©couvrirons la raison de leur affluence, qui n’est pas inutile, vers ce point dĂ©terminĂ©... VoilĂ  : l’une de leurs petites soeurs a dĂ©couvert, grĂące Ă  ses organes minuscules qui nous sont invisibles, un grand trĂ©sor sous cette large feuille de radis sauvage. C’est un morceau de mie de pain, peut-ĂȘtre tombĂ© des mains d’un paysan venu soigner ses oliviers, ou bien de celles d’un voyageur qui a fait une pause Ă  l’ombre pour prendre son repas, ou encore de celles d’un joyeux gamin courant sur l’herbe fleurie. Comment, Ă  elle seule, aurait-elle pu traĂźner dans sa fourmiliĂšre ce trĂ©sor mille fois plus gros qu’elle ? Alors elle a appelĂ© l’une de ses soeurs et lui a dit : “ Regarde et cours vite dire Ă  nos soeurs qu’il y a lĂ  de la nourriture pour toute la tribu et pour plusieurs jours. HĂąte-toi avant qu’un oiseau ne dĂ©couvre ce trĂ©sor, appelle ses compagnons et qu’ils le dĂ©vorent. ” Et la petite fourmi a couru, tout essoufflĂ©e par les accidents du terrain, Ă  travers graviers et herbes, jusqu’à la fourmiliĂšre et elle a dit : “ Venez, l’une de nous vous appelle. Elle a fait une dĂ©couverte pour toutes. Mais elle ne peut la charrier jusqu’ici toute seule. Venez. ” Alors toutes, mĂȘme celles qui, extĂ©nuĂ©es par le travail accompli durant toute la journĂ©e, se reposaient dans les galeries de la fourmiliĂšre, sont accourues ; mĂȘme celles qui Ă©taient en train de ranger les provisions dans les rĂ©serves. Une, dix, cent, mille... Voyez-les qui le saisissent de leurs griffes, le soulĂšvent en faisant de leur corps un chariot, le traĂźnent en s’arc-boutant sur le sol. L’une tombe... l’autre, lĂ , a failli s’estropier parce que le pain, en rebondissant, la cloue entre son extrĂ©mitĂ© et un caillou. Celle-ci, encore, si petite, une jeune de la tribu, s’arrĂȘte, Ă©puisĂ©e... mais, aprĂšs avoir repris son souffle, elle repart. Oh ! Comme elles sont unies ! Regardez : maintenant le morceau de pain est bien agrippĂ© et il avance, il avance lentement mais il avance. Suivons-le... Encore un peu, petites soeurs, encore un peu et votre fatigue sera rĂ©compensĂ©e. Elles n’en peuvent plus, mais elles ne cĂšdent pas. Elles se reposent et repartent... VoilĂ  qu’elles arrivent Ă  la fourmiliĂšre. Et maintenant ? Maintenant, au travail pour rĂ©duire en miettes ce gros morceau de mie. Voyez ce travail ! Les unes dĂ©coupent, les autres transportent... VoilĂ , c’est fini. Maintenant tout est en sĂ©curitĂ© et, heureuses, elles disparaissent par les fissures au fond des galeries. Ce sont des fourmis, rien d’autre que des fourmis. Pourtant elles sont fortes parce qu’elles sont unies. MĂ©ditez lĂ -dessus.

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EMV 91.4 · Tome 2

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91.4 N’avez-vous aucune question ?

– Je voudrais te demander : nous n’allons plus revenir en JudĂ©e ? demande Judas.

– Qui prĂ©tend cela ?

– Toi, MaĂźtre. Tu as dit que tu prĂ©pares Joseph pour qu’il instruise les autres en JudĂ©e ! On t’y a fait trop de mal pour que tu y retournes ?

– Que t’ont-ils fait en JudĂ©e ? » demande Thomas, curieux ; en mĂȘme temps, Pierre s’exclame avec vĂ©hĂ©mence :

« Ah ! Alors, j’avais raison de dire que tu en Ă©tais revenu fatiguĂ©. Que t’ont-ils fait, les “ parfaits ”, en IsraĂ«l ?

– Rien, mes amis. Rien de plus que ce que je trouverai encore ici. Si je faisais tout le tour de la terre, je trouverais partout un mĂ©lange d’amis et d’ennemis. Mais, Judas, je t’avais priĂ© de te taire...

– C’est vrai, mais... je ne puis me taire quand je vois que tu prĂ©fĂšres la GalilĂ©e Ă  ma patrie. Tu es injuste, voilĂ  ! MĂȘme lĂ -bas tu avais eu droit Ă  des honneurs...

– Judas ! Judas... oh ! Judas ! Tu me fais un reproche injuste ! Et tu t’accuses toi-mĂȘme en te laissant gagner par la colĂšre et la jalousie. J’avais fait mon possible pour ne faire connaĂźtre que le bien reçu dans ta JudĂ©e et, sans mentir, j’avais pu, avec joie, parler de ce bien pour vous faire aimer, vous de JudĂ©e. Avec joie. Car, pour le Verbe de Dieu, il n’existe ni frontiĂšres, ni rĂ©gions, ni antagonismes, ni inimitiĂ©s, ni diffĂ©rences. Je vous aime tous, vous les hommes. Tous... Comment peux-tu dire que je prĂ©fĂšre la GalilĂ©e, alors que j’ai voulu accomplir mes premiers miracles et me manifester d’abord sur le sol sacrĂ© du Temple et de la CitĂ© sainte, chĂšre Ă  tout israĂ©lite ? Comment peux-tu me traiter de partial si, des onze que vous ĂȘtes – ou plutĂŽt dix car, pour mon cousin, il n’est pas question d’amitiĂ© mais de parentĂ© –, quatre sont judĂ©ens ? Et si j’y ajoute les bergers, tous judĂ©ens, tu vois de combien de JudĂ©ens je suis l’ami. Comment peux-tu dire que je ne vous aime pas si, moi qui sais, j’ai organisĂ© le voyage de façon Ă  donner mon nom Ă  un bĂ©bĂ© d’IsraĂ«l et Ă  recueillir le dernier soupir d’un juste d’IsraĂ«l ? Comment peux-tu dire que je ne vous aime pas, vous les JudĂ©ens si, pour faire connaĂźtre le lieu de ma naissance et celui de ma prĂ©paration Ă  la mission j’ai voulu deux JudĂ©ens contre un seul GalilĂ©en ? Tu me reproches de me montrer injuste. Mais examine-toi, Judas, et vois si l’injuste ce n’est pas toi. »

Détail

A propos des disciples et des Douze, ainsi que de la Judée en général.

Mes premiers miracles : comprendre ceux des premiÚres manifestations publiques de Jésus, qui excluent le miracle - le premier dans l'absolu - accompli aux noces de Cana en Galilée pour manifester la puissance de la MÚre (comme c'est précisé en 52.9).

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EMV 91.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Si je faisais tout le tour de la terre, je trouverais partout un mĂ©lange d’amis et d’ennemis.

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