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Confort de lecture

EMV 80.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Vous avez une destinĂ©e, oui. Vous en avez une. Dans l’esprit de Dieu qui vous a créés, il existe pour vous une destinĂ©e. Le PĂšre la dĂ©sire pour vous, et c’est une destinĂ©e d’amour, de paix, de gloire : “ la saintetĂ© qui fait de vous ses fils. ” Tel est le destin qui, prĂ©sent Ă  la pensĂ©e divine au moment oĂč Adam fut créé avec de la boue, sera prĂ©sent jusqu’à la crĂ©ation de la derniĂšre Ăąme humaine.

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EMV 80.3-4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Vous avez une destinĂ©e, oui. Vous en avez une. Dans l’esprit de Dieu qui vous a créés, il existe pour vous une destinĂ©e. Le PĂšre la dĂ©sire pour vous, et c’est une destinĂ©e d’amour, de paix, de gloire : “ la saintetĂ© qui fait de vous ses fils. ” Tel est le destin qui, prĂ©sent Ă  la pensĂ©e divine au moment oĂč Adam fut créé avec de la boue, sera prĂ©sent jusqu’à la crĂ©ation de la derniĂšre Ăąme humaine.

Mais le PĂšre ne vous fait pas violence dans votre condition de roi. Le roi, s’il est prisonnier, n’est plus roi : il est dĂ©chu. Vous ĂȘtes rois parce que vous ĂȘtes libres dans votre petit royaume individuel, dans votre moi. En lui, vous pouvez faire ce que vous voulez, comme vous voulez.

80.4 En face, aux frontiĂšres de votre petit royaume, vous avez un Roi ami et deux puissances ennemies. L’Ami vous montre les rĂšgles qu’il a Ă©dictĂ©es pour rendre heureux ceux qui sont Ă  lui. Il vous les montre. Il vous dit : “ Les voilĂ  ! Avec elles, l’éternelle victoire vous est assurĂ©e. ” Il vous les montre, lui, le Sage et le Saint, pour que vous puissiez, si vous le voulez, les mettre en pratique et en retirer une gloire Ă©ternelle. Les deux puissances ennemies sont Satan et la chair. Sous le nom de chair, je mets la vĂŽtre et celle du monde : c’est-Ă -dire les pompes et les sĂ©ductions du monde, autrement dit la richesse, les fĂȘtes, les honneurs, les pouvoirs qui viennent du monde et qui s’y trouvent, et qu’on n’acquiert pas toujours honnĂȘtement et dont on sait encore moins user honnĂȘtement si l’homme y parvient Ă  la suite d’un ensemble de circonstances.

Satan, le maĂźtre de la chair et du monde, s’adresse Ă  nous par lui-mĂȘme et par la chair. Lui aussi a ses rĂšgles, ĂŽ combien !... Et puisque le “ moi ” est entourĂ© de chair et que la chair recherche la chair comme les parcelles de fer se dirigent vers l’aimant, et parce que le chant du SĂ©ducteur est plus doux que les trilles du rossignol amoureux au clair de lune dans le parfum de la roseraie, il est plus facile de suivre ces rĂšgles-lĂ , de se soumettre Ă  ces puissances, de leur dire : “ Je vous considĂšre comme des amies. Entrez. ”

Entrez... Avez-vous jamais vu un alliĂ© rester toujours honnĂȘte, sans demander le cent pour un pour l’aide qu’il apporte ? C’est ce qu’elles font. Elles entrent... et elles deviennent maĂźtresses. MaĂźtresses ? Non : tyranniques. Elles vous lient, vous les hommes, Ă  leurs bancs de galĂ©riens, elles vous y enchaĂźnent, elles ne vous laissent plus dĂ©gager le cou de leur joug et leur fouet imprime sur vous des marques sanglantes si vous cherchez Ă  leur Ă©chapper. Ah ! Se faire frapper jusqu’à en devenir une masse de chair broyĂ©e, devenue inutilisable au point que leur pied cruel la repousse, ou mourir sous leurs coups.

Si vous savez vous livrer Ă  ce martyre, vous livrer Ă  ce martyre, alors passe la MisĂ©ricorde, la seule qui puisse encore avoir pitiĂ© de cette rĂ©pugnante misĂšre pour laquelle le monde – un des deux maĂźtres –, Ă©prouve du dĂ©goĂ»t et sur laquelle l’autre maĂźtre – Satan – dĂ©coche ses flĂšches vengeresses. Et la MisĂ©ricorde, la seule Ă  passer Ă  ses cĂŽtĂ©s, se penche, l’accueille, la soigne, la guĂ©rit et lui dit : “ Viens, ne crains pas. Ne te regarde pas. Tes plaies ne sont plus que des cicatrices, mais tellement innombrables qu’elles te feraient horreur, tant elles te dĂ©figurent. Mais, moi, ce n’est pas elles que je regarde, je regarde ta volontĂ©. En raison de cette bonne volontĂ©, tu es marquĂ©e d’un signe. Et en raison de ce signe, je te dis : Je t’aime, viens avec moi ”, et elle la porte dans son Royaume. Alors vous comprenez que MisĂ©ricorde et AmitiĂ© royale sont une mĂȘme personne. Vous retrouvez les rĂšgles que l’Ami vous avait montrĂ©es et que vous n’aviez pas voulu suivre. Maintenant vous en avez la volontĂ©... et vous arrivez Ă  la paix de la conscience d’abord, Ă  la paix de Dieu ensuite.

Dites-moi donc. Est-ce que cette destinĂ©e a Ă©tĂ© imposĂ©e par Un seul Ă  tous, ou bien chacun, personnellement, l'a-t-il voulue pour lui-mĂȘme ?

– C'est chacun qui l'a voulue.

– Tu juges bien, Simon. (...)

Détail

Enseignement plus large sur la créature, reine de la Création, sur la destinée de l'homme et sur sa liberté ainsi que son libre-arbitre.

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EMV 80.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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(...) Le PĂšre ne vous fait pas violence dans votre condition de roi. Le roi, s’il est prisonnier, n’est plus roi : il est dĂ©chu. Vous ĂȘtes rois parce que vous ĂȘtes libres dans votre petit royaume individuel, dans votre moi. En lui, vous pouvez faire ce que vous voulez, comme vous voulez.

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EMV 80.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Moi, j’ai besoin d’arracher deux Ăąmes Ă  Satan. Il n’y a que la pĂ©nitence qui puisse en venir Ă  bout. Je vous demande de l’aide. Cela servira aussi Ă  votre formation. Vous apprendrez comment on arrache les proies Ă  Mammon : moins par les mots que par le sacrifice... Les mots !... Le vacarme satanique empĂȘche qu’on les Ă©coute... Les Ăąmes qui sont la proie de l’Ennemi sont emportĂ©es dans un tourbillon de voix infernales...

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EMV 80.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« Oui, le sĂ©jour est terminĂ©. Ce sĂ©jour-ci. La derniĂšre fois, il a durĂ© quarante jours... Et je vous le rĂ©pĂšte : c’était encore l’hiver sur ces pentes... et je n’avais pas de nourriture. C’était un peu plus difficile que cette fois, n’est-ce pas ? Je sais que vous aussi avez souffert maintenant. Le peu que nous avions et que je vous donnais n’était rien, en particulier pour une faim de jeunes. C’était tout juste suffisant pour vous empĂȘcher de tomber de faiblesse. L’eau, il y en avait encore moins avec la chaleur torride du jour. Vous me direz que cela n’existait pas en hiver. Mais il y avait alors un vent sec qui descendait de la cime en brĂ»lant les poumons et s’élevait de la plaine, chargĂ© de la poussiĂšre du dĂ©sert, et dessĂ©chait plus encore que cette chaleur estivale que l’on peut adoucir en suçant ces fruits acidulĂ©s qui sont presque mĂ»rs. A ce moment-lĂ , la montagne ne donnait que vent et herbes brĂ»lĂ©es par le gel autour des acacias squelettiques. Je ne vous ai pas tout remis, car j’ai rĂ©servĂ© les derniers pains et le dernier fromage avec la derniĂšre gourde pour le retour... Je sais ce que fut le retour, Ă©puisĂ© comme je l’étais dans la solitude du dĂ©sert... Rassemblons nos affaires et partons. La nuit est encore plus claire que celle par laquelle nous sommes arrivĂ©s. Il n’y a pas de lune, mais le ciel pleut de la lumiĂšre. Partons. Gardez le souvenir de cet endroit. Sachez vous rappeler la maniĂšre dont s’est prĂ©parĂ© le Christ et dont se prĂ©parent les apĂŽtres. C’est comme je l’ai enseignĂ© que les apĂŽtres doivent se prĂ©parer. »

Détail

JĂ©sus est restĂ© quelques jours avec Jean, Judas et Simon le ZĂ©lote au dĂ©sert, lĂ  oĂč il a Ă©tĂ© tentĂ© par le Diable. Confirmation que son sĂ©jour, aprĂšs le BaptĂȘme, a durĂ© 40 jours.

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EMV 80.8-11 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Ecoutez. Un jour, un homme m’a demandĂ© si j’avais jamais Ă©tĂ© tentĂ©. Si je n’avais jamais pĂ©chĂ©. Si, au cours de la tentation, je n’avais jamais cĂ©dĂ©. Et il fut stupĂ©fait de ce que moi, le Messie, j’aie demandĂ©, pour rĂ©sister, l’aide du PĂšre en disant : “ PĂšre, ne m'induis pas en tentation. ” »

JĂ©sus parle doucement, comme s’il racontait un fait ignorĂ© de tous... Judas baisse la tĂȘte comme s’il Ă©tait gĂȘnĂ©. Mais les autres sont tellement attentifs Ă  regarder JĂ©sus qu’ils ne s’en aperçoivent pas.

Jésus continue :

« Maintenant vous, mes amis, vous pourrez savoir ce que cet homme n’a appris que succinctement. AprĂšs mon baptĂȘme – j’étais pur, mais on ne l’est jamais suffisamment par rapport au TrĂšs-Haut, et l’humilitĂ© de dire : “ Je suis un homme pĂ©cheur ” est dĂ©jĂ  un baptĂȘme qui purifie le coeur –, aprĂšs mon baptĂȘme, donc, je suis venu ici. J’avais Ă©tĂ© appelĂ© “ l’Agneau de Dieu ” par celui qui, saint et prophĂšte, voyait la VĂ©ritĂ© et voyait l’Esprit descendre sur le Verbe et l’oindre de son chrĂȘme d’amour, tandis que la voix du PĂšre emplissait les cieux en proclamant : “ Celui-ci est mon Fils bien-aimĂ©, en qui j’ai mis toute ma complaisance. ” Toi, Jean, tu Ă©tais prĂ©sent quand Jean-Baptiste a rĂ©pĂ©tĂ© ces mots... AprĂšs mon baptĂȘme et bien que je sois pur par nature et par ma personnalitĂ©, j’ai voulu “ me prĂ©parer. ” Oui, Judas. Regarde-moi. Mes yeux te disent ce que ma bouche tait encore. Regarde-moi, Judas. Regarde ton MaĂźtre qui ne s’est pas senti supĂ©rieur Ă  l’homme du fait qu’il Ă©tait le Messie et qui, mĂȘme sachant qu’il Ă©tait l’Homme, a voulu l’ĂȘtre en tout, sauf dans la complaisance au mal. VoilĂ  : c’est comme cela. »

Judas a maintenant levĂ© son visage et regarde JĂ©sus, qu’il a en vis-Ă -vis. La lumiĂšre des Ă©toiles fait briller les yeux de JĂ©sus comme si c’étaient deux Ă©toiles Ă©clairant son pĂąle visage.

80.9 « Pour se prĂ©parer Ă  ĂȘtre maĂźtre, il faut avoir Ă©tĂ© Ă©colier. En tant que Dieu, je savais tout. Mon intelligence pouvait aussi me faire comprendre les combats de l’homme par mon intelligence et intellectuellement. Mais un jour, quelque pauvre ami Ă  moi, quelque pauvre fils Ă  moi, aurait pu dire et me dire : “ Tu ne sais pas ce que c’est que d’ĂȘtre un homme et d’avoir sentiments et passions. ” Ç’aurait Ă©tĂ© un reproche juste. Je suis venu ici, sur ce mont, pour me prĂ©parer... non seulement Ă  la mission... mais Ă  la tentation. Voyez-vous ? LĂ  oĂč vous ĂȘtes assis, moi je fus tentĂ©. Par qui ? Par un mortel ? Non. Sa puissance aurait Ă©tĂ© trop faible. J’ai Ă©tĂ© tentĂ© par Satan, directement.

J’étais Ă©puisĂ©. VoilĂ  quarante jours que je n’avais rien mangĂ©... Mais tant que j’avais Ă©tĂ© perdu dans l’oraison, tout s’était anĂ©anti dans la joie de parler avec Dieu, plus qu’anĂ©anti : devenu supportable. Je le ressentais comme un dĂ©sagrĂ©ment matĂ©riel, qui se bornait Ă  la matiĂšre seule... Puis je suis revenu au monde... sur les routes du monde... et j’ai ressenti les besoins de tout homme qui vit dans ce monde. J’ai eu faim. J’ai eu soif. J’ai senti le froid vif de la nuit du dĂ©sert. J’ai senti mon corps brisĂ© par le manque de repos, de lit, et Ă  cause du long chemin accompli dans de telles conditions d’épuisement qu’elles m’empĂȘchaient d’aller plus loin...

Car j’ai une chair, moi aussi, mes amis. Une vraie chair. Et elle est sujette aux mĂȘmes faiblesses qu’éprouvent toutes les chairs. Et avec la chair, j’ai un coeur. Oui. De l’homme, j’ai pris la premiĂšre et la deuxiĂšme des trois parties qui constituent l’homme. J’ai pris la matiĂšre avec ses exigences et la sensibilitĂ© avec ses passions. Si, par l’effet de ma volontĂ©, j’ai fait plier dĂšs avant leur naissance toutes les passions qui ne sont pas bonnes, j’ai laissĂ© croĂźtre, puissantes comme des cĂšdres centenaires, les saintes passions de l’amour filial, de l’amour de la patrie, des amitiĂ©s, du travail, de tout ce qui est excellent et saint. Et ici, j’ai Ă©prouvĂ© la nostalgie de ma MĂšre Ă©loignĂ©e, j’ai ressenti le besoin de ses soins sur ma fragilitĂ© d’homme. Ici, j’ai senti se renouveler la souffrance de m’ĂȘtre sĂ©parĂ© de la seule personne qui m’aime parfaitement. Ici, j’ai Ă©prouvĂ© la souffrance qui m’était rĂ©servĂ©e et la douleur de sa douleur, pauvre Maman, qui n’aura plus de larmes tant elle devra en rĂ©pandre pour son Fils et Ă  cause des hommes. Ici, j’ai ressenti la lassitude du hĂ©ros et de l’ascĂšte qui, en une heure de prĂ©monition, se rend compte de l’inutilitĂ© de son effort... J’ai pleurĂ©... La tristesse... quel appel magique pour Satan ! Ce n’est pas un pĂ©chĂ© d’ĂȘtre triste si le moment est torturant. Ce qui en est un, c’est de s’abandonner Ă  la tristesse et de tomber dans l’inertie ou le dĂ©sespoir. Mais Satan arrive tout de suite quand il voit quelqu’un tomber dans la langueur spirituelle.

Il est venu, en habits de voyageur serviable. Il prend toujours un aspect sympathique... J’avais faim... et j’avais mes trente ans dans le sang. Il m’a offert son aide et il a commencĂ© par me susurer : “ Dis Ă  ces pierres de se transformer en pain. ” Mais, encore avant ... oui... encore avant, il m’avait parlĂ© de la femme... Ah ! Il sait bien en parler ! Il la connaĂźt Ă  fond. Il a commencĂ© par la corrompre pour s’en faire une alliĂ©e dans son oeuvre de corruption. Je ne suis pas seulement le Fils de Dieu. Je suis JĂ©sus, l’artisan de Nazareth. A cet homme qui me parlait alors, me demandant si je connaissais la tentation et m’accusait presque d’ĂȘtre injustement heureux parce que je n’avais pas pĂ©chĂ©, Ă  cet homme j’ai dit : “ L’acte s’apaise par la satisfaction. La tentation repoussĂ©e ne disparaĂźt pas, mais se fait plus forte, surtout parce que Satan l’excite. ” J’ai repoussĂ© la double tentation de la faim de la femme et de la faim de pain. Et sachez que Satan me proposait la premiĂšre, et il n’avait pas tort, d’aprĂšs le jugement des hommes, comme la meilleure alliĂ©e pour m’imposer dans le monde.

La Tentation, qui n’était pas vaincue par mon : “ Ce n’est pas seulement des sens que vit l’homme ”, m’a alors parlĂ© de ma mission. Elle voulait sĂ©duire le Messie aprĂšs avoir tentĂ© l’homme jeune. Elle me poussa Ă  anĂ©antir les indignes ministres du Temple par le biais d’un miracle... Le miracle, flamme du Ciel, ne se prĂȘte pas Ă  se faire cercle d’osier pour qu’on s’en tresse une couronne... Et on ne tente pas Dieu en lui demandant des miracles Ă  des fins humaines. C’est cela que voulait Satan. Le motif prĂ©sentĂ© Ă©tait un prĂ©texte ; la vĂ©ritĂ© Ă©tait : “ Glorifie-toi d’ĂȘtre le Messie ”, pour m’amener Ă  l’autre concupiscence, celle de l’orgueil.

Pas encore vaincu par mon : “ Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ”, il a cherchĂ© Ă  me circonvenir par la troisiĂšme force de sa nature : l’or. Ah, l’or ! Pour ceux qui sont affamĂ©s de pain ou de jouissance, le pain est une grande chose, et la femme plus encore. Pour l’homme, l’acclamation des foules compte Ă©normĂ©ment... Dans ces trois domaines, que de fautes se commettent ! Mais l’or... l’or... ClĂ© qui ouvre, moyen de corruption, c’est l’alpha et l’omĂ©ga de quatre-vingt-dix-neuf actions sur cent des hommes. Pour le pain et la femme, l’homme devient voleur. Pour le pouvoir, il va jusqu’à l’homicide. Mais, pour l’or, il devient idolĂątre. Le roi de l’or, Satan, m’a offert son or pour que je l’adore... Je l’ai transpercĂ© par les paroles Ă©ternelles : “ Tu n’adoreras que le Seigneur ton Dieu. ”

C’est ici que cela s’est passĂ©. »

80.10 JĂ©sus s’est levĂ©. Il paraĂźt plus grand qu’à l’ordinaire dans la plaine qui l’entoure, Ă  la lumiĂšre lĂ©gĂšrement phosphorescente qui tombe des Ă©toiles. Les disciples se lĂšvent eux aussi. JĂ©sus continue Ă  parler en fixant intensĂ©ment Judas.

« Alors sont venus les anges du Seigneur... L’Homme avait remportĂ© la triple victoire. L’Homme savait ce que voulait dire ĂȘtre homme et il avait vaincu. Il Ă©tait Ă©puisĂ©. Ce combat avait Ă©tĂ© plus Ă©puisant que le jeĂ»ne prolongĂ©... Mais l’esprit dominait... Je crois que les Cieux ont tressailli Ă  mon affirmation complĂšte de crĂ©ature douĂ©e de connaissance. C’est Ă  partir de ce moment, je crois, qu’est venu en moi le pouvoir de faire des miracles. J’avais Ă©tĂ© Dieu. J’étais devenu l’Homme. Maintenant, triomphant des tendances animales liĂ©es Ă  la nature humaine, j’étais devenu l’Homme-Dieu. Je le suis. Et comme Dieu, je puis tout. Comme homme, j’ai l’expĂ©rience de tout. Vous aussi, agissez comme moi, si vous voulez faire ce que je fais. Et faites-le en mĂ©moire de moi.

Cet homme s’étonnait que j’aie demandĂ© l’aide du PĂšre et que je l’aie priĂ© de ne pas m’induire en tentation. Par consĂ©quent, de ne pas m’abandonner au risque d’une tentation qui dĂ©passerait mes forces. Je crois que cet homme, maintenant qu’il sait, ne s’en Ă©tonnera plus. Agissez-vous aussi de mĂȘme en mĂ©moire de moi, et aussi pour vaincre comme moi. Quand vous me verrez fort dans toutes les Ă©preuves de la vie, victorieux dans les combats contre les cinq sens, de la sensibilitĂ© et des sentiments, ne doutez jamais de ma nature de vĂ©ritable ĂȘtre humain, et en plus d’ĂȘtre divin. Souvenez-vous de tout cela.

80.11 Je vous avais promis de vous conduire lĂ  oĂč vous auriez pu connaĂźtre le MaĂźtre... depuis l’aube de son jour – une aube aussi pure que celle qui va se lever – jusqu’au midi de sa vie, ce midi d’oĂč je suis parti pour aller Ă  la rencontre du soir humain de ma vie... J’ai dit Ă  l’un de vous : “ Moi aussi, je me suis prĂ©parĂ©. ” Vous voyez que c’était vrai. Je vous remercie de m’avoir tenu compagnie dans ce retour Ă  mon lieu de naissance et Ă  mon lieu de pĂ©nitence. Les premiers contacts avec le monde m’avaient dĂ©jĂ  donnĂ© la nausĂ©e et dĂ©couragĂ©. Il est trop laid. DĂ©sormais, mon Ăąme s’est nourrie de la moelle du lion : la fusion avec le PĂšre dans l’oraison et la solitude. Je peux retourner dans le monde pour reprendre ma croix, ma premiĂšre croix de RĂ©dempteur : celle du contact avec le monde, avec le monde oĂč trop rares sont les Ăąmes qui s’appellent Marie, qui s’appellent Jean...

Détail

Résumé : Leçon sur la tentation du Christ. On y aborde Satan, la tentation du Seigneur, le fait qu'il est l'Homme-Dieu et donc le Fils de l'Homme...

Annotation

Matthieu 3, 13-17 et 4, 1-11 : Alors paraĂźt JĂ©sus. Il Ă©tait venu de GalilĂ©e jusqu’au Jourdain auprĂšs de Jean, pour ĂȘtre baptisĂ© par lui. Jean voulait l’en empĂȘcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’ĂȘtre baptisĂ© par toi, et c’est toi qui viens Ă  moi ! » Mais JĂ©sus lui rĂ©pondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. DĂšs que JĂ©sus fut baptisĂ©, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimĂ©, en qui je trouve ma joie.

Alors JĂ©sus fut conduit au dĂ©sert par l’Esprit pour ĂȘtre tentĂ© par le diable. AprĂšs avoir jeĂ»nĂ© quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais JĂ©sus rĂ©pondit : « Il est Ă©crit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Alors le diable l’emmĂšne Ă  la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est Ă©crit : Il donnera pour toi des ordres Ă  ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » JĂ©sus lui dĂ©clara : « Il est encore Ă©crit : Tu ne mettras pas Ă  l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Le diable l’emmĂšne encore sur une trĂšs haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant Ă  mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, JĂ©sus lui dit : « ArriĂšre, Satan ! car il est Ă©crit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, Ă  lui seul tu rendras un culte. »

Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchùrent, et ils le servaient.

Marc 1, 9-13

En ces jours-lĂ , JĂ©sus vint de Nazareth, ville de GalilĂ©e, et il fut baptisĂ© par Jean dans le Jourdain. Et aussitĂŽt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se dĂ©chirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimĂ© ; en toi, je trouve ma joie. » AussitĂŽt l’Esprit pousse JĂ©sus au dĂ©sert et, dans le dĂ©sert, il resta quarante jours, tentĂ© par Satan. Il vivait parmi les bĂȘtes sauvages, et les anges le servaient.

Luc 3, 21- 22 et 4,1-13 : Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’aprĂšs avoir Ă©tĂ© baptisĂ© lui aussi, JĂ©sus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur JĂ©sus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimĂ© ; en toi, je trouve ma joie. »

JĂ©sus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit Ă  travers le dĂ©sert oĂč, pendant quarante jours, il fut tentĂ© par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-lĂ , et, quand ce temps fut Ă©coulĂ©, il eut faim.

Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne Ă  cette pierre de devenir du pain. » JĂ©sus rĂ©pondit : « Il est Ă©crit : L’homme ne vit pas seulement de pain. »

Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a Ă©tĂ© remis et je le donne Ă  qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » JĂ©sus lui rĂ©pondit : « Il est Ă©crit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, Ă  lui seul tu rendras un culte. »

Puis le diable le conduisit Ă  JĂ©rusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ; car il est Ă©crit : Il donnera pour toi, Ă  ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » JĂ©sus lui fit cette rĂ©ponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas Ă  l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Ayant ainsi Ă©puisĂ© toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de JĂ©sus jusqu’au moment fixĂ©.

Jean 1, 29-34 : Le lendemain, voyant JĂ©sus venir vers lui, Jean dĂ©clara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlĂšve le pĂ©chĂ© du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derriĂšre moi est passĂ© devant moi, car avant moi il Ă©tait. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifestĂ© Ă  IsraĂ«l. » Alors Jean rendit ce tĂ©moignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyĂ© baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-lĂ  baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends tĂ©moignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

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EMV 80.9 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ce n’est pas un pĂ©chĂ© d’ĂȘtre triste si le moment est torturant. Ce qui en est un, c’est de s’abandonner Ă  la tristesse et de tomber dans l’inertie ou le dĂ©sespoir.

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EMV 80.9 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

J’ai une chair, moi aussi, mes amis. Une vraie chair. Et elle est sujette aux mĂȘmes faiblesses qu’éprouvent toutes les chairs. Et avec la chair, j’ai un coeur. Oui. De l’homme, j’ai pris la premiĂšre et la deuxiĂšme des trois parties qui constituent l’homme. J’ai pris la matiĂšre avec ses exigences et la sensibilitĂ© avec ses passions. Si, par l’effet de ma volontĂ©, j’ai fait plier dĂšs avant leur naissance toutes les passions qui ne sont pas bonnes, j’ai laissĂ© croĂźtre, puissantes comme des cĂšdres centenaires, les saintes passions de l’amour filial, de l’amour de la patrie, des amitiĂ©s, du travail, de tout ce qui est excellent et saint.

Détail

Jésus raconte sa tentation aux apÎtres et il dit.

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