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Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 5.6 · Tome 1, p. 39

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« C’est l’étoile, dit-elle. Son signe est dans le ciel. Marie, arc-en-ciel de paix ! Marie, mon Ă©toile ! Marie, lune pure ! Marie, notre perle !

– Tu l’appelles Marie ?

– Oui. Marie, Ă©toile, perle, lumiĂšre, paix...

– Mais ce nom veut aussi dire amertume... Tu n’as pas peur que cela lui porte malheur ?

– Dieu est avec elle. Elle est Ă  lui avant mĂȘme d’exister. Il la conduira sur ses sentiers et toute amertume se changera en miel paradisiaque. Maintenant, tu es chez ta maman... dans peu de temps, tu seras toute Ă  Dieu. »

Détail

Le choix du prénom de Marie. C'est Anne, sa mÚre, qui parle.

Mots-clés

EMV 5.7-15 · Tome 1, p. 39-48

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

5.7 Jésus dit :

« HĂąte-toi de te lever, ma petite amie. Je dĂ©sire ardemment t’emmener avec moi dans l’azur paradisiaque de la contemplation de la virginitĂ© de Marie. Tu en sortiras l’ñme aussi fraĂźche que si tu venais toi aussi d’ĂȘtre créée par le PĂšre, telle une petite Eve qui n’a pas encore connu la chair. Tu en sortiras l’ñme illuminĂ©e, parce que tu vas ĂȘtre plongĂ©e dans la contemplation du chef-d’oeuvre de Dieu. Quand tu en sortiras, tout ton ĂȘtre sera dĂ©bordant d’amour, car tu auras compris Ă  quel point Dieu sait aimer. Parler de la conception de Marie, l’ImmaculĂ©e, cela signifie se plonger dans l’azur, dans la lumiĂšre, dans l’amour.

5.8 Viens et lis les gloires de Marie dans le livre de l’AncĂȘtre :

“ YahvĂ© m’a créée, prĂ©mices de son oeuvre, avant la crĂ©ation. DĂšs l’éternitĂ© je fus Ă©tablie, dĂšs le principe, avant l’origine de la terre. Quand les abĂźmes n’étaient pas, je fus enfantĂ©e, quand n’étaient pas les sources aux eaux abondantes ; avant que fussent implantĂ©es les montagnes, avant les collines, je fus enfantĂ©e ; avant qu’il eĂ»t fait la terre et la campagne et les premiers Ă©lĂ©ments du monde. Quand il affermit les cieux, j’étais lĂ , quand il traça un cercle Ă  la surface de l’abĂźme, quand il condensa les nuĂ©es d’en haut, quand se gonflĂšrent les sources de l’abĂźme, quand il assigna ses limites Ă  la mer – et les eaux n’en franchiront pas le bord – quand il traça les fondements de la terre, j’étais Ă  ses cĂŽtĂ©s comme le maĂźtre d’oeuvre, je faisais ses dĂ©lices jour aprĂšs jour, m’ébattant tout le temps en sa prĂ©sence, m’ébattant Ă  la surface de la terre... ” Vous avez appliquĂ© ces paroles Ă  la Sagesse, mais elles parlent d’elle : la MĂšre toute belle, toute sainte, la Vierge MĂšre de la Sagesse que je suis, moi qui te parle.

5.9 J’ai voulu que tu Ă©crives le premier vers de cette hymne en tĂȘte du livre qui traite d’elle pour que l’on reconnaisse et que l’on sache la consolation et la joie de Dieu, la raison de la joie constante, parfaite et intime de ce Dieu un et trine qui vous gouverne et Ă  qui l’homme a donnĂ© tant de motifs de tristesse, la raison pour laquelle il a perpĂ©tuĂ© la race humaine alors que, Ă  la premiĂšre Ă©preuve, elle mĂ©ritait la destruction, la raison enfin du pardon que vous avez obtenu.

Avoir Marie pour en ĂȘtre aimĂ© : cela valait bien la peine de crĂ©er l’homme, de le laisser vivre, de dĂ©crĂ©ter qu’il lui serait pardonnĂ©, pour avoir la Vierge toute belle, toute sainte, la Vierge immaculĂ©e, pleine d’amour, la Fille bien-aimĂ©e, la MĂšre trĂšs pure, l’Epouse aimante ! Dieu vous a donnĂ© et vous aurait donnĂ© encore davantage pour possĂ©der la crĂ©ature qui fait ses dĂ©lices, le soleil de son coeur, la fleur de son jardin. Et il continue Ă  vous donner beaucoup par elle, Ă  sa demande, pour faire sa joie, car sa joie se dĂ©verse dans la joie de Dieu et l’augmente de lueurs qui font Ă©tinceler la lumiĂšre, la grande lumiĂšre du paradis ; or toute Ă©tincelle est une grĂące pour l’univers, pour l’espĂšce humaine et pour les bienheureux qui rĂ©pondent par un allĂ©luia Ă©tincelant Ă  chaque miracle de Dieu, suscitĂ© par le dĂ©sir du Dieu trine de voir l’étincelant sourire de joie de la Vierge.

5.10 Dieu a voulu donner un roi Ă  l’univers qu’il avait tirĂ© du nĂ©ant. Un roi qui soit le premier de nature matĂ©rielle de toutes les crĂ©atures sorties de la matiĂšre et elles-mĂȘmes matĂ©rielles. Un roi qui, de par sa nature spirituelle, soit Ă  peine moins qu’un Dieu, uni Ă  la grĂące comme il l’était Ă  son premier jour, encore tout innocent. Mais l’Intelligence suprĂȘme connaĂźt tous les Ă©vĂ©nements les plus Ă©loignĂ©s dans l’étendue des siĂšcles et elle ne cesse de voir tout ce qui Ă©tait, est et sera. Tout en contemplant le passĂ© et en observant le prĂ©sent, elle plonge son regard dans l’avenir le plus lointain et n’ignore pas quelle sera la mort du dernier homme, tout cela sans confusion ni discontinuitĂ©. Elle n’a donc jamais ignorĂ© que le roi qu’elle avait créé pour ĂȘtre semi-divin Ă  ses cĂŽtĂ©s au ciel, hĂ©ritier du PĂšre, parviendrait Ă  son Royaume Ă  l’ñge adulte aprĂšs avoir vĂ©cu dans la maison de sa mĂšre – la terre dont il a Ă©tĂ© formĂ© – durant son enfance de fils de l’Eternel pendant son sĂ©jour sur terre, et elle n’a pas ignorĂ© qu’il allait commettre contre lui-mĂȘme le crime de tuer en lui la grĂące et le vol de se dĂ©rober au ciel.

Dans ce cas, pourquoi l’avoir créé ? Certes, beaucoup se le demandent. Auriez-vous prĂ©fĂ©rĂ© ne pas exister ? MĂȘme si ce sĂ©jour sur terre est pauvre, nu et rendu rude par votre mĂ©chancetĂ©, ne mĂ©rite-t-il pas d’ĂȘtre vĂ©cu pour connaĂźtre et admirer l’infinie beautĂ© que la main de Dieu a semĂ©e dans l’univers ?

Pour qui aurait-il formĂ© ces astres et ces planĂštes qui strient la voĂ»te du firmament Ă  la vitesse des flĂšches ou se dĂ©placent avec une lenteur apparente mais majestueuse dans leur course de bolides, vous offrant lumiĂšres et saisons ? Eternels, immuables et pourtant toujours changeants, ils vous offrent une nouvelle page Ă  lire sur le ciel chaque soir, chaque mois, chaque annĂ©e, comme s’ils voulaient vous dire : “ Oubliez votre prison, laissez de cĂŽtĂ© vos publications pleines de noirceurs, de pourriture, de saletĂ©s, de poisons, de mensonges, de blasphĂšmes, de corruption, et Ă©levez-vous, ne serait-ce que du regard, vers l’infinie libertĂ© des cieux ; faites-vous une Ăąme d’azur en regardant tant de sĂ©rĂ©nitĂ©, faites-vous une rĂ©serve de lumiĂšre Ă  emporter dans vos sombres cachots ; lisez la parole que nous Ă©crivons en chantant notre choeur sidĂ©ral, plus harmonieux que la musique des orgues d’une cathĂ©drale, la parole qu’écrit notre splendeur, la parole qu’écrit notre amour ; car celui qui nous a donnĂ© la joie d’exister nous est toujours prĂ©sent, et nous l’aimons pour nous avoir donnĂ© cette existence, cet Ă©clat, ce mouvement, cette libertĂ© et cette beautĂ© au milieu de cet azur tout de douceur au-delĂ  duquel nous apercevons un azur encore plus sublime, le Paradis. Nous rĂ©alisons la seconde partie de son commandement d’amour en vous aimant, vous, notre prochain universel, et ce en vous offrant direction et lumiĂšre, chaleur et beautĂ©. Lisez notre parole, c’est elle qui inspire notre chant, notre splendeur, notre joie : Dieu.

Pour qui aurait-il fait cet azur liquide, miroir du Ciel, chemin vers la terre, sourire des eaux, voix des flots, parole elle aussi qui, par son bruissement de soie, par ces rires d’enfants paisibles, par ces soupirs des vieillards qui se souviennent et pleurent, par ces gifles de violence, par ces chocs, par ces mugissements et grondements, ne cesse de parler et de dire : “ Dieu ” ? C’est pour vous que la mer existe, tout comme le ciel et les astres et, avec la mer, les lacs et les fleuves, les Ă©tangs et les ruisseaux, ou encore les sources pures, qui servent tous Ă  vous porter, Ă  vous nourrir, Ă  vous dĂ©saltĂ©rer et Ă  vous purifier, et qui vous servent en servant le CrĂ©ateur, sans sortir de leur lit pour vous submerger comme vous le mĂ©ritez.

Pour qui aurait-il formĂ© les innombrables familles d’animaux ? Ce sont autant de fleurs qui volent en chantant, de serviteurs qui courent et travaillent pour vous, qui vous nourrissent et vous divertissent, vous, les rois de la crĂ©ation.

Pour qui aurait-il créé les innombrables familles de plantes et de fleurs qui ressemblent Ă  des papillons, des joyaux ou des oiseaux immobiles, les fruits qui ont l’air de bijoux et d’écrins de joyaux, ou encore qui servent de tapis Ă  vos pieds, d’abri pour vos tĂȘtes, de distraction, d’instrument, de joie pour l’esprit, pour les membres, la vue et l’odorat ? Pour qui aurait-il créé les minĂ©raux dans les profondeurs du sol, les sels dissous dans les sources froides ou bouil­lantes, le soufre, l’iode, le brome si ce n’est pour en faire profiter une personne qui n’est pas Dieu, mais enfant de Dieu, un ĂȘtre unique, l’homme ?

Dieu n’avait besoin de rien, rien n’était nĂ©cessaire Ă  sa joie. Il se suffit Ă  lui-mĂȘme. Sa contemplation fait sa bĂ©atitude, sa nourriture, sa vie et son repos. Toute la crĂ©ation n’a pas augmentĂ© d’un atome son infini de joie, de beautĂ©, de vie, de puissance. Tout cela, il l’a fait pour la crĂ©ature qu’il a voulu Ă©tablir roi de sa crĂ©ation : l’homme.

Pour voir tant d’oeuvres de Dieu et par gratitude pour la puissance qu’il vous donne, cela vaut la peine de vivre. Vous devez lui ĂȘtre reconnaissants pour votre vie. Vous auriez dĂ» l’ĂȘtre mĂȘme si vous n’aviez Ă©tĂ© rachetĂ©s qu’à la fin des temps ; car, bien qu’ayant Ă©tĂ© dans les premiers et que vous soyez encore, individuellement, voleurs, orgueilleux, attirĂ©s par la luxure, homicides, Dieu vous accorde encore de jouir de la beautĂ© de l’univers, et il vous traite comme si vous Ă©tiez bons, de bons fils Ă  qui on enseigne et accorde tout pour leur rendre la vie plus douce et plus saine. Tout ce que vous savez de bien, vous le savez grĂące aux lumiĂšres de Dieu. Tout ce que vous dĂ©couvrez de bien, c’est sur les indications de Dieu. Vos autres connaissances et dĂ©couvertes, qui portent le signe du mal, proviennent du Mal suprĂȘme : Satan.

5.11 L’Intelligence suprĂȘme, qui n’ignore rien, savait dĂšs avant l’existence de l’homme qu’il allait ĂȘtre, de son plein grĂ©, voleur et homicide. Et comme la BontĂ© Ă©ternelle ne connaĂźt pas de limites, c’est dĂšs avant la faute qu’elle pensa au moyen de l’effacer. Ce moyen, c’est moi. L’instrument pour faire de ce moyen un instrument efficace, c’est Marie. Et la Vierge fut créée dans la PensĂ©e sublime de Dieu.

5.12 Tout fut créé pour moi, le Fils bien-aimĂ© du PĂšre. Comme Roi, j’aurais dĂ» avoir sous mes pieds de Roi divin des tapis et des joyaux comme aucun palais n’en eut jamais, ainsi que des chants, des voix, des serviteurs et des ministres pour m’entourer comme aucun souverain n’en eut jamais, et encore des fleurs et des bijoux, tout ce qu’il y a de plus sublime, de plus grandiose, de plus gracieux, de plus dĂ©licat que l’on puisse tirer de la PensĂ©e de Dieu.

Mais je devais ĂȘtre chair et pas seulement esprit : chair pour sauver la chair, chair pour la sublimer en la portant au Ciel bien des siĂšcles avant l’heure. En effet, la chair habitĂ©e par l’esprit est le chef-d’oeuvre de Dieu, et c’est pour elle que le Ciel avait Ă©tĂ© créé. Or, pour ĂȘtre chair, j’avais besoin d’une mĂšre. Pour ĂȘtre Dieu, j’avais besoin d’un pĂšre qui soit Dieu.

VoilĂ  pourquoi Dieu crĂ©a son Epouse et lui dit : “ Viens avec moi. A mes cĂŽtĂ©s, vois tout ce que je fais pour notre Fils. Regarde et rĂ©jouis-toi, Ă©ternelle Vierge, Ă©ternelle Enfant, et que ton sou­rire emplisse le Ciel, qu’il donne le ton aux anges, qu’il enseigne au Paradis l’harmonie cĂ©leste. Je te regarde, et je te vois telle que tu seras, toi la Femme immaculĂ©e qui n’es pour l’instant qu’esprit, l’esprit en qui je me complais. Je te regarde, et je donne le bleu de tes yeux Ă  la mer et au firmament, la couleur de tes cheveux au grain saint, ta blancheur au lys et le rose de ton teint soyeux Ă  la rose ; pour faire les perles, je copie tes petites dents, je crĂ©e les douces fraises en regardant ta bouche ; je donne les notes de ton chant au gosier du rossignol et ta plainte Ă  la tourterelle. C’est en lisant tes futures pensĂ©es et en Ă©coutant les battements de ton coeur que je trouve le modĂšle qui guide la crĂ©ation. Viens, ma Joie, que les mondes te servent d’amusement jusqu’à ce que tu sois lumiĂšre dansante dans ma PensĂ©e ; voilĂ  les mondes pour ton sourire, prends les Ă©toiles pour couronne et les astres pour colliers, mets la lune sous tes pieds gracieux, fais-toi une Ă©c­harpe des Ă©toiles de la Voie lactĂ©e. Les Ă©toiles et les planĂštes te sont destinĂ©es. Viens te rĂ©jouir Ă  la vue des fleurs qui amuseront ton Enfant et serviront d’oreiller au Fils de ton sein. Viens assister Ă  la crĂ©ation des brebis et des agneaux, des aigles et des colombes. Sois Ă  mes cĂŽtĂ©s pendant que je fais les bassins des mers et des fleuves et que j’élĂšve les montagnes et les recouvre de neige et de forĂȘts, pendant que je sĂšme les blĂ©s, les arbres et les vignes, et aussi l’olivier pour toi, ma Pacifique, et la vigne pour toi, mon Sarment qui portera la Grappe eucharistique. Accours, vole, jubile, ma toute-belle ; toi qui es la Femme aimante, apprends Ă  l’univers, qui se crĂ©e d’heure en heure, Ă  m’aimer ; MĂšre de mon Fils, Reine de mon paradis, Amour de ton Dieu, que ton sourire le rende plus beau. ”

A la vue de l’Erreur et dans l’admiration de celle qui est sans erreur, il lui dit encore : “ Viens Ă  moi, toi qui effaces l’amertume de la dĂ©sobĂ©issance humaine, de la fornication des hommes avec Satan, de l’ingratitude humaine. Par toi, je prendrai ma re­vanche sur Satan. ”

5.13 Dieu, le PĂšre crĂ©ateur, avait créé l’homme et la femme avec une loi d’amour si parfaite que vous ne pouvez mĂȘme plus en comprendre les perfections. Et vous faites erreur quand vous pensez Ă  ce qu’aurait Ă©tĂ© l’espĂšce humaine si l’homme ne l’avait pas soumise Ă  l’enseignement de Satan.

Observez les plantes : obtiennent-elles leurs fruits et leurs semences par fornication, Ă  la suite d’une seule fĂ©condation sur cent unions ? Non. La fleur mĂąle produit le pollen et celui-ci, dirigĂ© par un ensemble de lois mĂ©tĂ©oriques et magnĂ©tiques, parvient Ă  l’o­vaire de la fleur femelle. Cette derniĂšre s’ouvre, le reçoit et produit du fruit. Elle ne se souille pas en le refusant ensuite, comme vous le faites, pour Ă©prouver la mĂȘme sensation le lendemain. Elle produit du fruit et ne fleurit plus jusqu’à la prochaine saison et, quand elle fleurit, c’est en vue de la reproduction.

Voyez les animaux, tous les animaux. Avez-vous jamais vu un mĂąle et une femelle aller l’un vers l’autre pour une Ă©treinte stĂ©rile et une relation impure ? Non. De prĂšs ou de loin, en volant ou en rampant, en sautant ou en courant, ils accomplissent, le moment venu, le rite de la fĂ©condation sans s’y soustraire en s’arrĂȘtant Ă  la jouissance, mais ils vont jusqu’aux consĂ©quences sĂ©rieuses et saintes de la perpĂ©tuation de la race, qui en est l’unique but. L’homme, ce demi-dieu par son origine de grĂące que je lui ai accordĂ©e en plĂ©nitude, devrait accepter dans ce seul but l’acte animal rendu nĂ©cessaire depuis que vous ĂȘtes descendus d’un degrĂ© dans l’ordre de l’animalitĂ©.

Mais vous n’agissez pas comme les plantes et les animaux. Vous avez eu Satan pour maĂźtre, vous avez voulu qu’il le soit et vous le voulez encore. Et vos actes sont dignes du maĂźtre que vous vous ĂȘtes choisi. Si vous Ă©tiez restĂ©s fidĂšles Ă  Dieu, vous auriez connu la joie d’avoir des enfants saintement, sans douleur, sans vous livrer Ă  des unions obscĂšnes, indignes, qu’ignorent les animaux eux-mĂȘmes, les animaux sans Ăąme raisonnable et spirituelle.

A l’homme et Ă  la femme pervertis par Satan, Dieu a voulu opposer l’Homme nĂ© d’une Femme sublimĂ©e par Dieu au point d’engendrer sans avoir connu d’homme : c’est une fleur qui engendre une Fleur sans avoir besoin de semence, mais sous l’effet d’un unique baiser du Soleil sur le calice inviolĂ© du Lys, c’est-Ă -dire de Marie.

5.14 VoilĂ  la revanche de Dieu !

Crache ta rage, Satan, pendant qu’elle naĂźt. Cette petite fille t’a vaincu ! Avant mĂȘme d’ĂȘtre le Rebelle, le Tortueux, le Corrupteur, tu Ă©tais dĂ©jĂ  le Vaincu et elle, la Victorieuse. Mille armĂ©es rangĂ©es en ordre de bataille ne peuvent rien contre ta puissance, les armes tombent des mains des hommes contre tes Ă©cailles, ĂŽ perpĂ©tuel corrupteur, et il n’est pas de vent assez fort pour dissiper la puanteur de ton souffle. Et pourtant ce talon d’enfant, rose Ă  en paraĂźtre l’intĂ©rieur d’un camĂ©lia rosĂ©, si lisse et tendre que la soie paraĂźt rugueuse en comparaison, si petit qu’il pourrait entrer dans la corolle d’une tulipe et se faire de ce satin vĂ©gĂ©tal une chaussure, voilĂ  qu’il t’écrase sans crainte et t’enferme dans ton antre. Ses vagissements suffisent Ă  te mettre en fuite, toi qui ne crains aucune armĂ©e, et son haleine purifie le monde de ta pestilence. Tu es vaincu. Son nom, son regard, sa puretĂ© sont autant de lances, d’éclairs et de pierres qui te transpercent, te terrassent, t’emprisonnent dans ta taniĂšre infernale, ĂŽ Maudit qui as enlevĂ© Ă  Dieu la joie d’ĂȘtre le PĂšre de tous les hommes créés !

DĂ©sormais, c’est en vain que tu les as corrompus, eux qui avaient Ă©tĂ© créés innocents, en les poussant Ă  s’unir et Ă  concevoir selon les dĂ©tours de la luxure, privant ainsi Dieu, dans sa crĂ©ature bien-aimĂ©e, de leur accorder des enfants selon des rĂšgles qui, si elles avaient Ă©tĂ© respectĂ©es, auraient maintenu sur la terre l’équilibre des sexes et des races capable d’éviter les guerres entre les peuples et les malheurs dans les familles.

S’ils avaient obĂ©i, ils n’en auraient pas moins connu l’amour. Mieux, c’est seulement par leur obĂ©issance qu’ils auraient connu l’amour ; ils l’auraient reçu par une possession pleine et tranquille de cette Ă©manation de Dieu qui descend du surnaturel au naturel, pour que la chair en Ă©prouve, elle aussi, une sainte joie, elle qui est unie Ă  l’ñme et créée par le mĂȘme Dieu qui a créé l’ñme.

Or votre amour, ĂŽ hommes, vos amours, que sont-ils ? Ils sont soit luxure qui prend les apparences de l’amour, soit peur incurable de perdre l’amour de votre conjoint Ă  cause de sa dé­bauche propre et de celle d’autrui. Depuis que la luxure est entrĂ©e dans le monde, vous n’avez plus aucune certitude de possĂ©der le coeur de votre conjoint. Vous tremblez, pleurez, devenez fous de jalousie, vous allez parfois jusqu’au meurtre pour vous venger d’une trahison, ou encore vous tombez dans le dĂ©sespoir, frappĂ©s d’aboulie ou de dĂ©mence.

VoilĂ , Satan, ce que tu as fait aux enfants de Dieu. Si tu ne les avais corrompus, ils auraient connu la joie d’enfanter sans douleur, la joie d’ĂȘtre nĂ©s sans redouter la mort. Or te voici dĂ©sormais vaincu dans une Femme et par la Femme. DĂšs lors, ceux qui l’aimeront retourneront Ă  Dieu et surmonteront tes tentations pour pouvoir contempler sa puretĂ© immaculĂ©e. DĂšs lors, ne pouvant enfanter sans douleur, les mĂšres trouveront en elle un rĂ©confort. DĂšs lors, les Ă©pouses auront en elle un guide et les mourants une mĂšre, de sorte qu’il leur sera doux de mourir sur ce sein qui les protĂšgera de toi, Maudit, et du jugement de Dieu.

Maria, ma petite voix, tu as vu la naissance du Fils de la Vierge et la naissance au Ciel de la Vierge. Tu as donc vu que les personnes sans faute ne connaissent ni la souffrance de donner le jour ni celle de mourir. Mais si la perfection des dons cé­lestes fut rĂ©servĂ©e Ă  la plus innocente de toutes, Ă  la MĂšre de Dieu, l’enfantement sans douleur et la mort sans angoisse auraient Ă©tĂ© le lot de tous les descendants des premiers parents qui seraient restĂ©s innocents et enfants de Dieu, comme cela Ă©tait juste, pour avoir su s’unir et concevoir sans luxure.

La sublime revanche de Dieu sur la vengeance de Satan fut de porter la perfection de la crĂ©ature bien-aimĂ©e Ă  une perfection plus haute encore qui, dans une crĂ©ature au moins, a effacĂ© tout souvenir d’humanitĂ© susceptible de cĂ©der au poison de Satan. C’est ainsi que le Fils vint au monde non Ă  la suite d’une chaste union humaine, mais par une Ă©treinte divine qui transfigure l’ñme dans l’extase du Feu.

5.15 La virginité de la Vierge !

Viens. MĂ©dite sur la profondeur de cette virginitĂ© dont la contemplation donne le vertige ! Qu’est-ce que la pauvre virginitĂ© forcĂ©e de la femme qu’aucun homme n’épouse ? Moins que rien. Qu’est-ce que la virginitĂ© de la femme qui dĂ©sire ĂȘtre vierge pour appartenir Ă  Dieu, mais ne sait l’ĂȘtre que de corps et non d’ñme, en qui elle laisse pĂ©nĂ©trer bien des pensĂ©es Ă©trangĂšres, caresse des pensĂ©es humaines et en accepte les caresses ? Cela commence Ă  ĂȘtre un soupçon de virginitĂ©, mais c’est bien peu de chose encore. Qu’est-ce que la virginitĂ© d’une femme cloĂźtrĂ©e qui vit de Dieu seul ? Beaucoup. Mais ce n’est toujours pas une virginitĂ© parfaite en comparaison de celle de ma MĂšre.

Il y a toujours une connivence, mĂȘme chez les plus saints : c’est la connivence originelle de l’ñme avec le pĂ©chĂ©, celle dont le baptĂȘme libĂšre. Il en libĂšre, certes, mais de mĂȘme qu’une femme sĂ©parĂ©e de son Ă©poux par la mort ne retrouve pas sa virginitĂ© totale, le baptĂȘme ne rend pas celle de nos premiers parents avant le pĂ©chĂ© originel. Une cicatrice demeure, douloureuse, toujours prĂȘte Ă  se rappeler Ă  notre souvenir, telle une plaie qui se rouvre, Ă  l’instar de certaines maladies dont les virus redeviennent pĂ©riodiquement actifs. Chez la Vierge, il n’y a pas trace de connivence avec la faute dont elle se serait libĂ©rĂ©e. Son Ăąme se rĂ©vĂšle aussi belle et intacte que lorsque le PĂšre la pensa, rĂ©unissant en elle toutes les grĂąces.

Elle est la Vierge, unique, parfaite, complĂšte. C’est ainsi qu’elle a Ă©tĂ© pensĂ©e, engendrĂ©e, qu’elle est restĂ©e ; c’est ainsi qu’elle est couronnĂ©e et demeure Ă©ternellement. Elle est LA Vierge. Elle est le sommet de l’intangibilitĂ©, de la puretĂ©, de la grĂące la plus parfaite.

VoilĂ  quelle est la revanche du Dieu un et trine. A l’encontre des crĂ©atures profanĂ©es, il suscite cette Etoile de perfection. Contre la curiositĂ© malsaine, il suscite cette femme rĂ©servĂ©e qui se satisfait du seul amour de Dieu. Contre la science du mal, il suscite cette ignorante sublime. Elle n’ignore pas seulement l’amour avili, pas seulement l’amour que Dieu avait accordĂ© aux Ă©poux. Bien plus : elle en ignore jusqu’aux Ă©lans, cet hĂ©ritage du pĂ©chĂ©. Il ne se trouve en elle rien d’autre que la sagesse glacĂ©e et incandescente de l’Amour divin, ce feu qui revĂȘt la chair d’une cuirasse de glace pour en faire un miroir transparent Ă  l’autel oĂč un Dieu Ă©pouse une vierge sans s’avilir, parce que sa perfection enveloppe celle qui, comme il convient Ă  une Ă©pouse, est d’un degrĂ© seulement infĂ©rieure Ă  l’Epoux, soumise Ă  lui en tant que femme, mais comme lui sans tache. »

Détail

Dictée sur l'Immaculée Conception, la conception de Marie, sa virginité.

Mots-clés

EMV 5.8-9.11-12 · Tome 1, p. 40-41 et p. 43-44

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

5.8 Viens et lis les gloires de Marie dans le livre de l’AncĂȘtre :

“ YahvĂ© m’a créée, prĂ©mices de son oeuvre, avant la crĂ©ation. DĂšs l’éternitĂ© je fus Ă©tablie, dĂšs le principe, avant l’origine de la terre. Quand les abĂźmes n’étaient pas, je fus enfantĂ©e, quand n’étaient pas les sources aux eaux abondantes ; avant que fussent implantĂ©es les montagnes, avant les collines, je fus enfantĂ©e ; avant qu’il eĂ»t fait la terre et la campagne et les premiers Ă©lĂ©ments du monde. Quand il affermit les cieux, j’étais lĂ , quand il traça un cercle Ă  la surface de l’abĂźme, quand il condensa les nuĂ©es d’en haut, quand se gonflĂšrent les sources de l’abĂźme, quand il assigna ses limites Ă  la mer – et les eaux n’en franchiront pas le bord – quand il traça les fondements de la terre, j’étais Ă  ses cĂŽtĂ©s comme le maĂźtre d’oeuvre, je faisais ses dĂ©lices jour aprĂšs jour, m’ébattant tout le temps en sa prĂ©sence, m’ébattant Ă  la surface de la terre... ” Vous avez appliquĂ© ces paroles Ă  la Sagesse, mais elles parlent d’elle : la MĂšre toute belle, toute sainte, la Vierge MĂšre de la Sagesse que je suis, moi qui te parle.

5.9 J’ai voulu que tu Ă©crives le premier vers de cette hymne en tĂȘte du livre qui traite d’elle pour que l’on reconnaisse et que l’on sache la consolation et la joie de Dieu, la raison de la joie constante, parfaite et intime de ce Dieu un et trine qui vous gouverne et Ă  qui l’homme a donnĂ© tant de motifs de tristesse, la raison pour laquelle il a perpĂ©tuĂ© la race humaine alors que, Ă  la premiĂšre Ă©preuve, elle mĂ©ritait la destruction, la raison enfin du pardon que vous avez obtenu.

Avoir Marie pour en ĂȘtre aimĂ© : cela valait bien la peine de crĂ©er l’homme, de le laisser vivre, de dĂ©crĂ©ter qu’il lui serait pardonnĂ©, pour avoir la Vierge toute belle, toute sainte, la Vierge immaculĂ©e, pleine d’amour, la Fille bien-aimĂ©e, la MĂšre trĂšs pure, l’Epouse aimante ! Dieu vous a donnĂ© et vous aurait donnĂ© encore davantage pour possĂ©der la crĂ©ature qui fait ses dĂ©lices, le soleil de son coeur, la fleur de son jardin. Et il continue Ă  vous donner beaucoup par elle, Ă  sa demande, pour faire sa joie, car sa joie se dĂ©verse dans la joie de Dieu et l’augmente de lueurs qui font Ă©tinceler la lumiĂšre, la grande lumiĂšre du paradis ; or toute Ă©tincelle est une grĂące pour l’univers, pour l’espĂšce humaine et pour les bienheureux qui rĂ©pondent par un allĂ©luia Ă©tincelant Ă  chaque miracle de Dieu, suscitĂ© par le dĂ©sir du Dieu trine de voir l’étincelant sourire de joie de la Vierge.

(...) 5.11 L’Intelligence suprĂȘme, qui n’ignore rien, savait dĂšs avant l’existence de l’homme qu’il allait ĂȘtre, de son plein grĂ©, voleur et homicide. Et comme la BontĂ© Ă©ternelle ne connaĂźt pas de limites, c’est dĂšs avant la faute qu’elle pensa au moyen de l’effacer. Ce moyen, c’est moi. L’instrument pour faire de ce moyen un instrument efficace, c’est Marie. Et la Vierge fut créée dans la PensĂ©e sublime de Dieu.

5.12 Tout fut créé pour moi, le Fils bien-aimĂ© du PĂšre. Comme Roi, j’aurais dĂ» avoir sous mes pieds de Roi divin des tapis et des joyaux comme aucun palais n’en eut jamais, ainsi que des chants, des voix, des serviteurs et des ministres pour m’entourer comme aucun souverain n’en eut jamais, et encore des fleurs et des bijoux, tout ce qu’il y a de plus sublime, de plus grandiose, de plus gracieux, de plus dĂ©licat que l’on puisse tirer de la PensĂ©e de Dieu.

Mais je devais ĂȘtre chair et pas seulement esprit : chair pour sauver la chair, chair pour la sublimer en la portant au Ciel bien des siĂšcles avant l’heure. En effet, la chair habitĂ©e par l’esprit est le chef-d’Ɠuvre de Dieu, et c’est pour elle que le Ciel avait Ă©tĂ© créé. Or, pour ĂȘtre chair, j’avais besoin d’une mĂšre. Pour ĂȘtre Dieu, j’avais besoin d’un pĂšre qui soit Dieu.

VoilĂ  pourquoi Dieu crĂ©a son Epouse et lui dit : “ Viens avec moi. A mes cĂŽtĂ©s, vois tout ce que je fais pour notre Fils. Regarde et rĂ©jouis-toi, Ă©ternelle Vierge, Ă©ternelle Enfant, et que ton sou­rire emplisse le Ciel, qu’il donne le ton aux anges, qu’il enseigne au Paradis l’harmonie cĂ©leste. Je te regarde, et je te vois telle que tu seras, toi la Femme immaculĂ©e qui n’es pour l’instant qu’esprit, l’esprit en qui je me complais. Je te regarde, et je donne le bleu de tes yeux Ă  la mer et au firmament, la couleur de tes cheveux au grain saint, ta blancheur au lys et le rose de ton teint soyeux Ă  la rose ; pour faire les perles, je copie tes petites dents, je crĂ©e les douces fraises en regardant ta bouche ; je donne les notes de ton chant au gosier du rossignol et ta plainte Ă  la tourterelle. C’est en lisant tes futures pensĂ©es et en Ă©coutant les battements de ton cƓur que je trouve le modĂšle qui guide la crĂ©ation. Viens, ma Joie, que les mondes te servent d’amusement jusqu’à ce que tu sois lumiĂšre dansante dans ma PensĂ©e ; voilĂ  les mondes pour ton sourire, prends les Ă©toiles pour couronne et les astres pour colliers, mets la lune sous tes pieds gracieux, fais-toi une Ă©c­harpe des Ă©toiles de la Voie lactĂ©e. Les Ă©toiles et les planĂštes te sont destinĂ©es. Viens te rĂ©jouir Ă  la vue des fleurs qui amuseront ton Enfant et serviront d’oreiller au Fils de ton sein. Viens assister Ă  la crĂ©ation des brebis et des agneaux, des aigles et des colombes. Sois Ă  mes cĂŽtĂ©s pendant que je fais les bassins des mers et des fleuves et que j’élĂšve les montagnes et les recouvre de neige et de forĂȘts, pendant que je sĂšme les blĂ©s, les arbres et les vignes, et aussi l’olivier pour toi, ma Pacifique, et la vigne pour toi, mon Sarment qui portera la Grappe eucharistique. Accours, vole, jubile, ma toute-belle ; toi qui es la Femme aimante, apprends Ă  l’univers, qui se crĂ©e d’heure en heure, Ă  m’aimer ; MĂšre de mon Fils, Reine de mon paradis, Amour de ton Dieu, que ton sourire le rende plus beau. ”

A la vue de l’Erreur et dans l’admiration de celle qui est sans erreur, il lui dit encore : “ Viens Ă  moi, toi qui effaces l’amertume de la dĂ©sobĂ©issance humaine, de la fornication des hommes avec Satan, de l’ingratitude humaine. Par toi, je prendrai ma re­vanche sur Satan. ”

Annotation

Livre des Proverbes, 8, 22-31

Pr 8, 22-31 : Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, premiùre de ses oeuvres, depuis toujours.

Avant les siĂšcles j’ai Ă©tĂ© formĂ©e, dĂšs le commencement, avant l’apparition de la terre. Quand les abĂźmes n’existaient pas encore, je fus enfantĂ©e, quand n’étaient pas les sources jaillissantes. Avant que les montagnes ne soient fixĂ©es, avant les collines, je fus enfantĂ©e, avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les Ă©lĂ©ments primitifs du monde.

Quand il Ă©tablissait les cieux, j’étais lĂ , quand il traçait l’horizon Ă  la surface de l’abĂźme, qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maĂźtrisait les sources de l’abĂźme, quand il imposait Ă  la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il Ă©tablissait les fondements de la terre. Et moi, je grandissais Ă  ses cĂŽtĂ©s. Je faisais ses dĂ©lices jour aprĂšs jour, jouant devant lui Ă  tout moment, jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes dĂ©lices avec les fils des hommes.

Lis les gloires de Marie dans le livre de l'AncĂȘtre. Dans la Septante, Bible du temps de JĂ©sus, le livre des proverbes est appelĂ© "Proverbes de Salomon". C’était le fils de David et l’ancĂȘtre de JĂ©sus (cf. Matthieu 1, 6 : "David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon").

Ce texte, appliquĂ©e Ă  Marie, se retrouve commentĂ© dans le Livre d’Azarias, au 8 dĂ©cembre, fĂȘte de l’ImmaculĂ©e conception (voir la note 13 ci-dessous). En effet, il a Ă©tĂ© retenu par la liturgie comme s’appliquant Ă  l’ImmaculĂ©e conception. Ce rapport – de toute Ă©ternitĂ© - entre le Christ et la Vierge Marie dans laquelle il s’incarne, est dĂ©veloppĂ© et documentĂ© par le P. G.M. Roschini dans La Vierge Marie dans l’Ɠuvre de Maria Valtorta, synthĂšse de la thĂ©ologie mariale valtortienne, 1° partie, Marie dans l’éternitĂ©, p. 66 Ă  71. Il renvoie aussi au Siracide (EcclĂ©siastique), 24,3 et suivants.

J’ai voulu que tu Ă©crives le premier vers de cette hymne en tĂȘte du livre qui traite d’elle Nombre de thĂ©ologiens pensent en effet que les paroles de Proverbes 8,22-31 Ă©voquent Ă  la fois JĂ©sus et Marie. La Liturgie du 8 dĂ©cembre, fĂȘte de l’ImmaculĂ©e conception, retenait ce texte qui ne peut s’appliquer Ă  JĂ©sus seul (le Verbe de Dieu par qui tout a Ă©tĂ© fait). Le texte dĂ©crit en effet une autre personne au fĂ©minin (notamment versets 27 Ă  31) aux cĂŽtĂ©s du CrĂ©ateur. Certains ont voulu voir une hĂ©rĂ©sie dans cette attribution Ă  la Vierge Marie, mais la Liturgie peut-elle ĂȘtre hĂ©rĂ©tique ?!? On voit dans ce texte la prĂ©science de Dieu en qui tout existe (cf. par exemple ÉphĂ©siens 1,4 : "Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculĂ©s devant lui, dans l’amour". La prĂ©science de la Passion existe de mĂȘme dans la Bible, bien avant sa rĂ©alisation au temps fixĂ©, sans parler de la fin des temps. Il en est de mĂȘme de la crĂ©ation immaculĂ©e de l’ñme de Marie infusĂ©e dans une chaire humaine au moment voulu.

Jésus en reparle en EMV 196.7.

St Albert le grand (1200-1280), dit : "Dieu a mis un soin extrĂȘme Ă  garder de toute souillure la femme qu'il avait prĂ©destinĂ©e de toute Ă©ternitĂ© Ă  ĂȘtre sa mĂšre dans le temps" (Sermones de sanctis 38).

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EMV 5.12 · Tome 1, p. 44-45

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

5.12 Tout fut créé pour moi, le Fils bien-aimĂ© du PĂšre. Comme Roi, j’aurais dĂ» avoir sous mes pieds de Roi divin des tapis et des joyaux comme aucun palais n’en eut jamais, ainsi que des chants, des voix, des serviteurs et des ministres pour m’entourer comme aucun souverain n’en eut jamais, et encore des fleurs et des bijoux, tout ce qu’il y a de plus sublime, de plus grandiose, de plus gracieux, de plus dĂ©licat que l’on puisse tirer de la PensĂ©e de Dieu.

Mais je devais ĂȘtre chair et pas seulement esprit : chair pour sauver la chair, chair pour la sublimer en la portant au Ciel bien des siĂšcles avant l’heure. En effet, la chair habitĂ©e par l’esprit est le chef-d’oeuvre de Dieu, et c’est pour elle que le Ciel avait Ă©tĂ© créé. Or, pour ĂȘtre chair, j’avais besoin d’une mĂšre. Pour ĂȘtre Dieu, j’avais besoin d’un pĂšre qui soit Dieu.

VoilĂ  pourquoi Dieu crĂ©a son Epouse et lui dit : “ Viens avec moi. A mes cĂŽtĂ©s, vois tout ce que je fais pour notre Fils. Regarde et rĂ©jouis-toi, Ă©ternelle Vierge, Ă©ternelle Enfant, et que ton sou­rire emplisse le Ciel, qu’il donne le ton aux anges, qu’il enseigne au Paradis l’harmonie cĂ©leste. Je te regarde, et je te vois telle que tu seras, toi la Femme immaculĂ©e qui n’es pour l’instant qu’esprit, l’esprit en qui je me complais. Je te regarde, et je donne le bleu de tes yeux Ă  la mer et au firmament, la couleur de tes cheveux au grain saint, ta blancheur au lys et le rose de ton teint soyeux Ă  la rose ; pour faire les perles, je copie tes petites dents, je crĂ©e les douces fraises en regardant ta bouche ; je donne les notes de ton chant au gosier du rossignol et ta plainte Ă  la tourterelle. C’est en lisant tes futures pensĂ©es et en Ă©coutant les battements de ton coeur que je trouve le modĂšle qui guide la crĂ©ation. Viens, ma Joie, que les mondes te servent d’amusement jusqu’à ce que tu sois lumiĂšre dansante dans ma PensĂ©e ; voilĂ  les mondes pour ton sourire, prends les Ă©toiles pour couronne et les astres pour colliers, mets la lune sous tes pieds gracieux, fais-toi une Ă©c­harpe des Ă©toiles de la Voie lactĂ©e. Les Ă©toiles et les planĂštes te sont destinĂ©es. Viens te rĂ©jouir Ă  la vue des fleurs qui amuseront ton Enfant et serviront d’oreiller au Fils de ton sein. Viens assister Ă  la crĂ©ation des brebis et des agneaux, des aigles et des colombes. Sois Ă  mes cĂŽtĂ©s pendant que je fais les bassins des mers et des fleuves et que j’élĂšve les montagnes et les recouvre de neige et de forĂȘts, pendant que je sĂšme les blĂ©s, les arbres et les vignes, et aussi l’olivier pour toi, ma Pacifique, et la vigne pour toi, mon Sarment qui portera la Grappe eucharistique. Accours, vole, jubile, ma toute-belle ; toi qui es la Femme aimante, apprends Ă  l’univers, qui se crĂ©e d’heure en heure, Ă  m’aimer ; MĂšre de mon Fils, Reine de mon paradis, Amour de ton Dieu, que ton sourire le rende plus beau. ”

A la vue de l’Erreur et dans l’admiration de celle qui est sans erreur, il lui dit encore : “ Viens Ă  moi, toi qui effaces l’amertume de la dĂ©sobĂ©issance humaine, de la fornication des hommes avec Satan, de l’ingratitude humaine. Par toi, je prendrai ma re­vanche sur Satan. ”

Détail

Marie est dans la pensée de Dieu de toute éternité, mais elle n'est créée qu'à un instant précis dans le temps.

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EMV 5.13-14 · Tome 1, p. 45-47

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

A l’homme et Ă  la femme pervertis par Satan, Dieu a voulu opposer l’Homme nĂ© d’une Femme sublimĂ©e par Dieu au point d’engendrer sans avoir connu d’homme : c’est une fleur qui engendre une Fleur sans avoir besoin de semence, mais sous l’effet d’un unique baiser du Soleil sur le calice inviolĂ© du Lys, c’est-Ă -dire de Marie.

5.14 VoilĂ  la revanche de Dieu !

Crache ta rage, Satan, pendant qu’elle naĂźt. Cette petite fille t’a vaincu ! Avant mĂȘme d’ĂȘtre le Rebelle, le Tortueux, le Corrupteur, tu Ă©tais dĂ©jĂ  le Vaincu et elle, la Victorieuse. Mille armĂ©es rangĂ©es en ordre de bataille ne peuvent rien contre ta puissance, les armes tombent des mains des hommes contre tes Ă©cailles, ĂŽ perpĂ©tuel corrupteur, et il n’est pas de vent assez fort pour dissiper la puanteur de ton souffle. Et pourtant ce talon d’enfant, rose Ă  en paraĂźtre l’intĂ©rieur d’un camĂ©lia rosĂ©, si lisse et tendre que la soie paraĂźt rugueuse en comparaison, si petit qu’il pourrait entrer dans la corolle d’une tulipe et se faire de ce satin vĂ©gĂ©tal une chaussure, voilĂ  qu’il t’écrase sans crainte et t’enferme dans ton antre. Ses vagissements suffisent Ă  te mettre en fuite, toi qui ne crains aucune armĂ©e, et son haleine purifie le monde de ta pestilence. Tu es vaincu. Son nom, son regard, sa puretĂ© sont autant de lances, d’éclairs et de pierres qui te transpercent, te terrassent, t’emprisonnent dans ta taniĂšre infernale, ĂŽ Maudit qui as enlevĂ© Ă  Dieu la joie d’ĂȘtre le PĂšre de tous les hommes créés !

DĂ©sormais, c’est en vain que tu les as corrompus, eux qui avaient Ă©tĂ© créés innocents, en les poussant Ă  s’unir et Ă  concevoir selon les dĂ©tours de la luxure, privant ainsi Dieu, dans sa crĂ©ature bien-aimĂ©e, de leur accorder des enfants selon des rĂšgles qui, si elles avaient Ă©tĂ© respectĂ©es, auraient maintenu sur la terre l’équilibre des sexes et des races capable d’éviter les guerres entre les peuples et les malheurs dans les familles.

S’ils avaient obĂ©i, ils n’en auraient pas moins connu l’amour. Mieux, c’est seulement par leur obĂ©issance qu’ils auraient connu l’amour ; ils l’auraient reçu par une possession pleine et tranquille de cette Ă©manation de Dieu qui descend du surnaturel au naturel, pour que la chair en Ă©prouve, elle aussi, une sainte joie, elle qui est unie Ă  l’ñme et créée par le mĂȘme Dieu qui a créé l’ñme.

Or votre amour, ĂŽ hommes, vos amours, que sont-ils ? Ils sont soit luxure qui prend les apparences de l’amour, soit peur incurable de perdre l’amour de votre conjoint Ă  cause de sa dé­bauche propre et de celle d’autrui. Depuis que la luxure est entrĂ©e dans le monde, vous n’avez plus aucune certitude de possĂ©der le coeur de votre conjoint. Vous tremblez, pleurez, devenez fous de jalousie, vous allez parfois jusqu’au meurtre pour vous venger d’une trahison, ou encore vous tombez dans le dĂ©sespoir, frappĂ©s d’aboulie ou de dĂ©mence.

VoilĂ , Satan, ce que tu as fait aux enfants de Dieu. Si tu ne les avais corrompus, ils auraient connu la joie d’enfanter sans douleur, la joie d’ĂȘtre nĂ©s sans redouter la mort. Or te voici dĂ©sormais vaincu dans une Femme et par la Femme. DĂšs lors, ceux qui l’aimeront retourneront Ă  Dieu et surmonteront tes tentations pour pouvoir contempler sa puretĂ© immaculĂ©e. DĂšs lors, ne pouvant enfanter sans douleur, les mĂšres trouveront en elle un rĂ©confort. DĂšs lors, les Ă©pouses auront en elle un guide et les mourants une mĂšre, de sorte qu’il leur sera doux de mourir sur ce sein qui les protĂšgera de toi, Maudit, et du jugement de Dieu.

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EMV 5.14-15 · Tome 1, p. 47-48

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

La sublime revanche de Dieu sur la vengeance de Satan fut de porter la perfection de la crĂ©ature bien-aimĂ©e Ă  une perfection plus haute encore qui, dans une crĂ©ature au moins, a effacĂ© tout souvenir d’humanitĂ© susceptible de cĂ©der au poison de Satan. C’est ainsi que le Fils vint au monde non Ă  la suite d’une chaste union humaine, mais par une Ă©treinte divine qui transfigure l’ñme dans l’extase du Feu.

5.15 La virginité de la Vierge !

Viens. MĂ©dite sur la profondeur de cette virginitĂ© dont la contemplation donne le vertige ! Qu’est-ce que la pauvre virginitĂ© forcĂ©e de la femme qu’aucun homme n’épouse ? Moins que rien. Qu’est-ce que la virginitĂ© de la femme qui dĂ©sire ĂȘtre vierge pour appartenir Ă  Dieu, mais ne sait l’ĂȘtre que de corps et non d’ñme, en qui elle laisse pĂ©nĂ©trer bien des pensĂ©es Ă©trangĂšres, caresse des pensĂ©es humaines et en accepte les caresses ? Cela commence Ă  ĂȘtre un soupçon de virginitĂ©, mais c’est bien peu de chose encore. Qu’est-ce que la virginitĂ© d’une femme cloĂźtrĂ©e qui vit de Dieu seul ? Beaucoup. Mais ce n’est toujours pas une virginitĂ© parfaite en comparaison de celle de ma MĂšre.

Il y a toujours une connivence, mĂȘme chez les plus saints : c’est la connivence originelle de l’ñme avec le pĂ©chĂ©, celle dont le baptĂȘme libĂšre. Il en libĂšre, certes, mais de mĂȘme qu’une femme sĂ©parĂ©e de son Ă©poux par la mort ne retrouve pas sa virginitĂ© totale, le baptĂȘme ne rend pas celle de nos premiers parents avant le pĂ©chĂ© originel. Une cicatrice demeure, douloureuse, toujours prĂȘte Ă  se rappeler Ă  notre souvenir, telle une plaie qui se rouvre, Ă  l’instar de certaines maladies dont les virus redeviennent pĂ©riodiquement actifs. Chez la Vierge, il n’y a pas trace de connivence avec la faute dont elle se serait libĂ©rĂ©e. Son Ăąme se rĂ©vĂšle aussi belle et intacte que lorsque le PĂšre la pensa, rĂ©unissant en elle toutes les grĂąces.

Elle est la Vierge, unique, parfaite, complĂšte. C’est ainsi qu’elle a Ă©tĂ© pensĂ©e, engendrĂ©e, qu’elle est restĂ©e ; c’est ainsi qu’elle est couronnĂ©e et demeure Ă©ternellement. Elle est LA Vierge. Elle est le sommet de l’intangibilitĂ©, de la puretĂ©, de la grĂące la plus parfaite.

VoilĂ  quelle est la revanche du Dieu un et trine. A l’encontre des crĂ©atures profanĂ©es, il suscite cette Etoile de perfection. Contre la curiositĂ© malsaine, il suscite cette femme rĂ©servĂ©e qui se satisfait du seul amour de Dieu. Contre la science du mal, il suscite cette ignorante sublime. Elle n’ignore pas seulement l’amour avili, pas seulement l’amour que Dieu avait accordĂ© aux Ă©poux. Bien plus : elle en ignore jusqu’aux Ă©lans, cet hĂ©ritage du pĂ©chĂ©. Il ne se trouve en elle rien d’autre que la sagesse glacĂ©e et incandescente de l’Amour divin, ce feu qui revĂȘt la chair d’une cuirasse de glace pour en faire un miroir transparent Ă  l’autel oĂč un Dieu Ă©pouse une vierge sans s’avilir, parce que sa perfection enveloppe celle qui, comme il convient Ă  une Ă©pouse, est d’un degrĂ© seulement infĂ©rieure Ă  l’Epoux, soumise Ă  lui en tant que femme, mais comme lui sans tache. »

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EMV 5.14 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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VoilĂ , Satan, ce que tu as fait aux enfants de Dieu. Si tu ne les avais corrompus, ils auraient connu la joie d’enfanter sans douleur, la joie d’ĂȘtre nĂ©s sans redouter la mort. Or te voici dĂ©sormais vaincu dans une Femme et par la Femme. DĂšs lors, ceux qui l’aimeront retourneront Ă  Dieu et surmonteront tes tentations pour pouvoir contempler sa puretĂ© immaculĂ©e. DĂšs lors, ne pouvant enfanter sans douleur, les mĂšres trouveront en elle un rĂ©confort. DĂšs lors, les Ă©pouses auront en elle un guide et les mourants une mĂšre, de sorte qu’il leur sera doux de mourir sur ce sein qui les protĂšgera de toi, Maudit, et du jugement de Dieu.

Détail

Jésus parle à Satan et dit :

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EMV 6 · Tome 1, p. 49-53

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Purification d’Anne et offrande de Marie, la petite fille parfaite pour le Royaume des Cieux.

Date de la vision et de la dictée : Lundi 28 août 1944

Calendrier : Mardi 25 novembre de l'an -21

Ancien calendrier julien : Mardi 27 septembre -21.

Calendrier juif : 30 Kisleu 3741

Lieux (carte) : Jérusalem (Temple de Jérusalem)

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

RĂ©sumĂ© : Anne va prĂ©senter sa fille au Temple, en compagnie de Joachim, d'Elisabeth et de Zacharie. Pour l'Ă©vĂ©nement, les heureux parents ont revĂȘtu des habits de fĂȘte. BientĂŽt, Anne parle avec Elisabeth et l'Ă©pouse de Joachim lui confie qu'elle donnera au Seigneur sa Fleur dans trois ans. Afin de rĂ©aliser ce sacrifice hĂ©roĂŻque, elle se rappellera que Dieu lui a donnĂ© Marie. Elle se dira Ă©galement que son enfant prie pour eux et que l'Eternel sera son PĂšre aprĂšs leur dĂ©part. Ils arrivent enfin au Temple et Anne s'y purifie. Le groupe va jusqu'Ă  l'endroit oĂč Anne a vu son voeu s'exaucer, et lĂ , ils rencontrent Anne de Phanuel, qui sera la maĂźtresse de Marie au Temple.

JĂ©sus donne ensuite une dictĂ©e et explique que la Vierge brĂ»lait de venir Ă  Dieu. Il revient beaucoup sur la phrase "Laissez venir Ă  moi les petits enfants" ; puis, il insiste sur l'amour de Marie, qui a toujours Ă©tĂ© constant tout au long de sa vie. Ses yeux sont paisibles et bienveillants, et il en va de mĂȘme pour les saints, qui ont comme leur cĂ©leste MĂšre, un regard qui est "lumiĂšre pour l'Ăąme".

Contenu du chapitre : 6.1 : Joachim, Anne, Zacharie et Élisabeth en route pour le Temple. 6.2 : Anne donnera Ă  Dieu ce qui vient de lui. 6.3 : La purification d'Anne. 6.4 : La consĂ©cration de Marie et le premier contact avec Anne de Phanouel. 6.5 : Dans trois ans, tu seras lĂ  aussi, mon Lys. 6.6 : Voici la parfaite Enfant, au cƓur de colombe, simple et pur. 6.7 : L’Ɠil pur, paisible, bienveillant que possĂšdent les purs, les saints, ceux qui sont enamourĂ©s de Dieu.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 9 et 10

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EMV 6.1 · Tome 1, p. 49

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Anne porte dans ses bras l’enfant, bien emmaillotĂ©e et mĂȘme enveloppĂ©e dans une couverture de laine lĂ©gĂšre qui doit ĂȘtre douce et chaude. Avec quelle prĂ©caution et quel amour elle porte et surveille sa petite fille ! De temps Ă  autre, elle soulĂšve le bord du tissu fin et chaud pour voir si Marie respire bien, puis elle l’en recouvre pour la protĂ©ger de l’air vif d’une belle, mais froide journĂ©e de plein hiver.

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