EMV 3.5-10 · Tome 1, p. 25-27
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Anne et Joachim possédaient la Sagesse
3.5 Jésus dit :
« Les justes sont toujours des sages : amis de Dieu, ils vivent en sa compagnie et il les instruit, lui qui est la Sagesse infinie.
Mes grands-parents Ă©taient des justes et possĂ©daient donc la sagesse. Câest en toute vĂ©ritĂ© quâils pouvaient rĂ©pĂ©ter ce que dit le Livre quand il chante les louanges de la Sagesse dans le livre du mĂȘme nom : â Câest elle que jâai chĂ©rie et recherchĂ©e dĂšs ma jeunesse ; jâai cherchĂ© Ă la prendre pour Ă©pouse. â
Anne, fille dâAaron, Ă©tait la femme forte dont parle notre aĂŻeul.
Et Joachim, descendant du roi David, recherchait moins le charme et la richesse que la vertu. Anne possĂ©dait une grande vertu. En elle, toutes les vertus sâunissaient en un bouquet parfumĂ© de fleurs pour former une rĂ©alitĂ© unique, la plus belle de toutes : la Vertu. Une vertu rĂ©elle, digne de se tenir devant le trĂŽne de Dieu.
Joachim avait donc deux fois Ă©pousĂ© la sagesse â en lâaimant plus quâune autre femme â : la sagesse de Dieu contenue dans le coeur de la femme juste. Anne nâavait rien cherchĂ© dâautre quâĂ unir sa vie Ă celle dâun homme droit, avec la certitude que la droiture fait la joie de la famille.
3.6 Et pour ĂȘtre lâemblĂšme de la â femme forte â, il ne lui manquait que dâĂȘtre couronnĂ©e dâenfants, car câest la gloire dâune Ă©pouse, la justification du mariage, dont parle Salomon. Il ne manquait Ă son bonheur que ces enfants, ces fleurs de lâarbre qui sâest uni Ă lâarbre voisin et porte de nouveaux fruits en abondance, oĂč les deux bontĂ©s se fondent en une, car son Ă©poux ne lui avait jamais causĂ© la moindre dĂ©ception.
3.7 Devenue une vieille femme, Ă©pouse de Joachim depuis des dizaines dâannĂ©es, elle restait pour lui â lâĂ©pouse de sa jeunesse, sa joie, sa biche bien-aimĂ©e, sa gracieuse gazelle â, dont les caresses conservaient la fraĂźcheur et lâenchantement de leur premiĂšre soirĂ©e nuptiale et charmaient doucement son amour ; celui-ci restait aussi frais quâune fleur humide de rosĂ©e et ardent comme un feu quâune main ne cesse dâalimenter. Câest pourquoi, dans leur tristesse dâĂȘtre sans enfant, ils se disaient lâun Ă lâautre des â mots de rĂ©confort dans leurs soucis et leurs malheurs â.
3.8 Quand lâheure fut venue, la Sagesse, aprĂšs les avoir instruits tout au long de leur vie, les Ă©claira par des songes nocturnes comme on sonne la diane du poĂšme glorieux qui devait naĂźtre dâeux et serait Marie, la toute sainte, ma MĂšre. Si, dans leur humilitĂ©, ils nâimaginĂšrent pas cela, leur coeur pourtant trembla dâespoir Ă la premiĂšre annonce de la promesse de Dieu. Les paroles de Joachim rĂ©vĂšlent dĂ©jĂ cette certitude : â EspĂšre, espĂšre... Nous vaincrons Dieu par la fidĂ©litĂ© de notre amour. â Ils rĂȘvaient dâun fils : ils eurent la MĂšre de Dieu.
3.9 Les paroles du livre de la Sagesse paraissent avoir Ă©tĂ© Ă©crites pour eux : â Jâaurai Ă cause dâelle gloire parmi les foules... Jâaurai Ă cause dâelle lâimmortalitĂ© et je laisserai un souvenir Ă©ternel Ă ceux qui viendront aprĂšs moi. â Mais, pour obtenir tout cela, il leur fallait acquĂ©rir la royautĂ© dâune vertu vĂ©ritable, durable, quâaucun Ă©vĂ©nement ne saurait atteindre. Vertu de foi, vertu de charitĂ©, vertu dâespĂ©rance, vertu de chastetĂ©. La chastetĂ© des Ă©poux ! Ils la possĂ©dĂšrent, car il nâest pas nĂ©cessaire dâĂȘtre vierge pour ĂȘtre chaste. Les mĂ©nages chastes sont gardĂ©s par les anges et ils engendrent de bons enfants, qui font de la vertu de leurs parents la norme de leur propre vie.
3.10 Mais Ă prĂ©sent, oĂč sont-ils ? Actuellement, on ne veut plus dâenfant, mais on ne veut pas davantage de la chastetĂ©. Câest pourquoi je vous dis que lâamour et la chambre nuptiale sont profanĂ©s. ».
Annotation
Câest en toute vĂ©ritĂ© quâils pouvaient rĂ©pĂ©ter ce que dit le Livre quand il chante les louanges de la Sagesse dans le livre du mĂȘme nom : Voir Sg 8,2 ci-dessous.
Anne, fille dâAaron, Ă©tait la femme forte dont parle notre aĂŻeul. Salomon, dâoĂč descend JĂ©sus. Auteur des "Proverbes de Salomon, fils de David, roi dâIsraĂ«l" (Proverbes 1,1). Pour la citation, voir Proverbes 31,10-27
Joachim avait donc deux fois Ă©pousĂ© la sagesse â en lâaimant plus quâune autre femme â : la sagesse de Dieu contenue dans le coeur de la femme juste. Voir Sg 8, 9 ci-dessous.
Pour ĂȘtre lâemblĂšme de la âfemme forteâ, il ne lui manquait que dâĂȘtre couronnĂ©e dâenfants, car câest la gloire dâune Ă©pouse, la justification du mariage, dont parle Salomon. Voir Pr 31, 28.
Devenue une vieille femme, Ă©pouse de Joachim depuis des dizaines dâannĂ©es, elle restait pour lui â lâĂ©pouse de sa jeunesse, sa joie, sa biche bien-aimĂ©e, sa gracieuse gazelle â. Voir Pr 5, 18-19. La tradition quasi unanime rapporte qu'Anne Ă©tait mariĂ©e depuis plus de 20 ans, (soit 4 lustres) (cf P.V. Charland, Les trois lĂ©gendes de Madame Saincte Anne, volume 1 1898, page 11), et qu'elle eut Marie dans sa vieillesse. Cette tradition est Ă©galement confirmĂ©e par Marie d'Agreda (La CitĂ© mystique de Dieu â Livre 1, Chapitre 15, § 209, page 518), comme par Anne-Catherine Emmerich (La Vie de la Vierge Marie, Presses de la Renaissance, 2006, page 45).
Dans leur tristesse dâĂȘtre sans enfant, ils se disaient lâun Ă lâautre des âmots de rĂ©confort dans leurs soucis et leurs malheurs" : voir Sg 8, 9 ci-dessous.
Les paroles du livre de la Sagesse paraissent avoir Ă©tĂ© Ă©crites pour eux : â Jâaurai Ă cause dâelle gloire parmi les foules... Jâaurai Ă cause dâelle lâimmortalitĂ© et je laisserai un souvenir Ă©ternel Ă ceux qui viendront aprĂšs moi. â Voir Sg 8, 9-10.
Livre de la Sagesse 8, 2 et 8, 9-10
Sg 8, 2 : Je l'aimai et la recherchai dÚs ma jeunesse; je cherchai à l'avoir pour épouse, et j'étais épris de sa beauté.
Sg 8, 9-10 : Aussi ai-je résolu de la prendre pour compagne de ma vie, sachant qu'elle serait pour moi une conseillÚre de tout bien, et une consolation dans mes soucis et mes peines. Par elle, me disais-je, j'aurai de la gloire dans les assemblées, et, jeune encore, de l'honneur auprÚs des vieillards.
Livre des Proverbes 5, 18-19
Pr 5, 18-19 : Que ta source soit bĂ©nie, et mets ta joie dans la femme de ta jeunesse. Biche charmante, gracieuse gazelle, â que ses charmes t'enivrent en tout temps, sois toujours Ă©pris de son amour !
Livre des Proverbes 31, 10-31
Pr 31, 10-31 :
LA FEMME FORTE.
ALEPH. Qui peut trouver une femme forte ? Son prix l'emporte de loin sur celui des perles.
BETH. Le cĆur de son mari a confiance en elle, et les profits ne lui feront pas dĂ©faut.
GHIMEL. Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.
DALETH. Elle recherche de la laine et du lin, et travaille de sa main joyeuse.
HĂ. Elle est comme le vaisseau du marchand, elle apporte son pain de loin.
VAV. Elle se lĂšve lorsqu'il est encore nuit, et elle donne la nourriture Ă sa maison, et la tĂąche Ă ses servantes.
ZAĂN. Elle pense Ă un champ, et elle l'acquiert ; du fruit de ses mains, elle plante une vigne.
HETH. Elle ceint de force ses reins, et elle affermit ses bras.
TETH. Elle sent que son gain est bon ; sa lampe ne s'éteint pas pendant la nuit. YOD. Elle met la main à la quenouille, et ses doigts prennent le fuseau.
CAPH. Elle tend la main au malheureux, elle ouvre la main Ă l'indigent.
LAMED. Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vĂȘtue de cramoisi.
MEM. Elle se fait des couvertures, le byssus et la pourpre sont ses vĂȘtements.
NUN. Son époux est bien connu aux portes de la ville, lorsqu'il siÚge avec les anciens du pays.
SAMECH. Elle fait des chemises et les vend, et elle livre des ceintures au marchand.
AĂN. La force et la grĂące sont sa parure, et elle se rit de l'avenir.
PHĂ. Elle ouvre la bouche avec sagesse, et les bonnes paroles sont sur sa langue.
TSADĂ. Elle surveille les sentiers de sa maison, et elle ne mange pas le pain d'oisivetĂ©.
QOPH. Ses fils se lÚvent et la proclament heureuse ; son époux se lÚve et lui donne des éloges :
RESCH. « Beaucoup de filles se sont montrées vertueuses ; mais toi, tu les surpasses toutes. »
SCHIN. Trompeuse est la grùce, et vaine est la beauté ; la femme qui craint Yahweh est celle qui sera louée.
THAV. Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses Ćuvres disent sa louange aux portes de la ville.