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Confort de lecture

EMV 51.1-2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« J’arrive de CapharnaĂŒm. J’y suis allĂ© en barque, puis j’ai continuĂ© jusqu’ici de la mĂȘme façon, pour faire plus vite. Ta MĂšre m’envoie te dire : “ Suzanne se marie demain. Je te prie, mon Fils, d’assister Ă  cette noce. ” Marie y sera, et avec elle ma mĂšre et mes frĂšres. Toute la famille est invitĂ©e, tu serais le seul absent et eux, les parents, te demandent de faire plaisir aux Ă©poux. »

51.2 JĂ©sus s’incline lĂ©gĂšrement en ouvrant un peu les bras.

« Le dĂ©sir de ma MĂšre est pour moi une loi, mais je viendrai pour Suzanne aussi et pour nos parents. Seulement... cela m’ennuie pour vous... » ; il regarde Pierre et les autres. « Ce sont mes amis », explique-t-il Ă  son cousin. Puis il les nomme en commençant par Pierre. Et en dernier lieu, il dit : « Et celui-lĂ , c’est Jean » en y mettant un ton particulier qui attire le regard plus attentif de Jude et fait rougir le disciple bien-aimĂ©. Il termine la prĂ©sentation ainsi :

« Mes amis, voilĂ  Jude, fils d’AlphĂ©e, mon frĂšre cousin selon la façon de parler du monde, car il est le fils du frĂšre de l’époux de ma MĂšre. C’est pour moi un ami, un bon compagnon de travail et de vie.

– Ma maison t’est ouverte, comme au MaĂźtre. Assieds-toi. »

Se tournant vers Jésus, Pierre ajoute :

« Alors nous ne viendrons plus avec toi à Jérusalem ?

– Bien sĂ»r que si, vous viendrez. Je m’y rendrai aprĂšs les noces. Seulement je ne m’arrĂȘterai plus Ă  Nazareth.

– Tu fais bien, JĂ©sus, parce que ta MĂšre est mon hĂŽte pendant quelques jours. Entendu comme cela, et elle aussi viendra aprĂšs les noces. »

C’est ce que dit l’homme de CapharnaĂŒm.

« Alors voilĂ  ce que nous allons faire : avec la barque de Jude, je vais aller maintenant Ă  TibĂ©riade et de lĂ  Ă  Cana, et c’est toujours avec elle que je reviendrai Ă  CapharnaĂŒm avec ma MĂšre et toi. Le jour qui suivra le prochain sabbat, tu viendras, Simon, si tu y es toujours dĂ©cidĂ©, et nous irons Ă  JĂ©rusalem pour la PĂąque.

– Bien sĂ»r que je viendrai. Et je viendrai aussi le sabbat pour t’entendre Ă  la synagogue.

Détail

Jude est venu trouver Jésus pour l'inviter aux noces de Cana. Il dit :

Mots-clés

EMV 51.3-4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

51.3 – Tu enseignes dĂ©jĂ , JĂ©sus ? demande Jude.

– Oui, mon cousin.

– Et quelles paroles ! Ah ! On ne les entend pas dans une autre bouche ! » explique Simon.

Jude soupire. La tĂȘte appuyĂ©e sur la main, le coude sur le genou, il regarde JĂ©sus et soupire. Il semble vouloir parler et n’ose pas.

JĂ©sus l’interpelle :

« Qu’as-tu, Jude ? Pourquoi me regardes-tu en soupirant ?

– Rien.

– Non, il y a quelque chose. Je ne suis plus le JĂ©sus que tu aimais, celui pour qui tu n’avais pas de secrets ?

– Oh si, tu l’es, et comme tu me manques, toi, le MaĂźtre de ton cousin plus ĂągĂ©...!

– Alors ? Parle.

– Je voulais te dire... JĂ©sus... sois prudent... tu as une MĂšre... qui n’a que toi... Tu veux ĂȘtre un “ rabbi ” pas comme les autres et tu sais mieux que moi que... que les castes puissantes ne per­mettent pas des choses contraires aux coutumes qu’elles ont Ă©tablies. Je connais ta façon de penser... elle est sainte... Mais le monde, lui, n’est pas saint... et il accable les saints... JĂ©sus... Tu connais le sort de ton cousin Jean-Baptiste : il est en prison, et s’il n’est pas encore mort c’est parce que cet ignoble TĂ©trarque a peur de la foule et des foudres de Dieu. C’est un sale type, superstitieux, et en mĂȘme temps cruel et libertin... Toi... Que feras-tu ? Au-devant de quel sort veux-tu aller ?

– Jude : tu me demandes cela, toi qui connais si bien ma pensĂ©e ? Ces paroles viennent-elles de toi ? Non. Ne mens pas ! On t’a envoyĂ© me dire ces choses... et ce n’est sĂ»rement pas ma MĂšre. »

Jude baisse la tĂȘte et se tait.

« Parle, mon cousin.

– C’est mon pùre... et avec lui Joseph et Simon... Tu sais... pour ton bien, par affection pour toi et pour Marie... ils ne voient pas d’un bon oeil ce que tu te proposes de faire... et... et ils voudraient que tu penses à ta Mùre.

51.4 – Et toi, qu’en penses-tu ?

– Moi... moi...

– Tu te dĂ©bats entre les voix d’en haut et celles de la terre. Je ne dis pas “ et celles d’en bas ”, je dis celles de la terre. Jacques aussi, et plus encore que toi. Mais moi je vous dis qu’au-dessus de la terre, il y a le Ciel, au-dessus des intĂ©rĂȘts du monde, il y a la cause de Dieu. Vous avez besoin de changer votre façon de penser. Quand vous y arriverez, vous serez parfaits.

– Mais... et ta Mùre ?

– Jude, il n’y a qu’elle qui aurait le droit de me rappeler Ă  mes devoirs de fils, selon les lumiĂšres terrestres : c’est-Ă -dire Ă  mon devoir de travailler pour elle pour subvenir Ă  ses besoins matĂ©riels, Ă  mon devoir d’assistance et de rĂ©confort, en restant auprĂšs d’elle. Or elle ne me demande rien de tout cela. DĂšs le moment oĂč elle m’a eu, elle a su qu’elle devrait me perdre, pour me retrouver dans une dimension plus large que celle du petit cercle de la famille. DĂšs lors, elle s’y est prĂ©parĂ©e.

Cette volontĂ© absolue de don de soi Ă  Dieu n’est pas une nouveautĂ©, dans son sang. Sa mĂšre l’a offerte au Temple avant mĂȘme qu’elle ne sourie Ă  la lumiĂšre. Elle m’a parlĂ© une quantitĂ© innombrable de fois de son enfance sainte, quand elle me serrait sur son coeur durant les longues soirĂ©es d’hiver ou dans les claires nuits d’étĂ© oĂč fourmillent les Ă©toiles. Elle s’est donnĂ©e Ă  Dieu dĂšs les premiĂšres lueurs de l’aube de sa venue au monde. Et elle s’est encore davantage donnĂ©e quand elle m’a eu, pour ĂȘtre lĂ  oĂč je suis, sur le chemin de la mission qui me vient de Dieu. Une heure viendra oĂč tous m’abandonneront. Ce sera pour peu de minutes, mais la lĂąchetĂ© vous dominera tous et vous penserez qu’il aurait mieux valu, pour votre sĂ©curitĂ©, ne m’avoir jamais connu. Mais elle, qui a compris et qui sait, restera toujours avec moi. Et vous, vous reviendrez Ă  moi grĂące Ă  elle. Par la force de sa foi assurĂ©e et aimante, elle vous attirera en elle et vous ramĂšnera ainsi en moi, parce que je suis en ma MĂšre et elle en moi, et nous en Dieu.

Cela, je voudrais que vous le compreniez, vous tous, mes parents selon le monde, mes amis et mes fils au point de vue surnaturel. Toi et les autres avec toi, vous ne savez pas qui est ma MĂšre. Si vous le saviez, vous ne la critiqueriez pas dans votre coeur de ne pas savoir me tenir assujetti Ă  elle, mais vous la vĂ©nĂ©reriez comme l’Amie la plus intime de Dieu, la Puissante qui peut tout sur le coeur du PĂšre Ă©ternel et sur le Fils de son coeur. Bien sĂ»r que je viendrai Ă  Cana ! Je veux lui faire plaisir. Vous comprendrez mieux aprĂšs cette heure-lĂ . »

Jésus est imposant et persuasif.

Jude le regarde attentivement. Il réfléchit. Il dit :

« Moi aussi, c’est certain, je viendrai avec toi et avec eux, si tu veux de moi... car je sens que ce que tu dis est juste. Pardonne mon aveuglement et celui de mes frĂšres. Tu es tellement plus saint que nous...

– Je n’ai aucune rancoeur envers ceux qui ne me connaissent pas. Je n’en ai pas non plus envers ceux me haĂŻssent. Mais j’en souffre pour le mal qu’ils se font Ă  eux-mĂȘmes.

Détail

Jacques d'Alphée est mentionné trÚs briÚvement en 51.4. Dans cet extrait, Jude exprime pour toute la parenté de Jésus les appréhensions de leur famille face au comportement de Jésus.

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EMV 51.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Je suis en ma MĂšre et elle en moi, et nous en Dieu.

Cela, je voudrais que vous le compreniez, vous tous, (...) mes amis et mes fils au point de vue surnaturel. Toi et les autres avec toi, vous ne savez pas qui est ma MĂšre. Si vous le saviez, (...) vous la vĂ©nĂ©reriez comme l’Amie la plus intime de Dieu, la Puissante qui peut tout sur le coeur du PĂšre Ă©ternel et sur le Fils de son coeur.

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EMV 51.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

51.5 Qu’est-ce que tu as dans ce sac ?

– Le vĂȘtement que ta MĂšre t’envoie. C’est une grande fĂȘte, demain, et elle pense que son JĂ©sus en aura besoin, pour ne pas dĂ©tonner au milieu des invitĂ©s. Elle a filĂ© sans relĂąche depuis le point du jour jusqu’à tard le soir, chaque jour, pour te prĂ©parer ce vĂȘtement. Mais elle n’a pas fini le manteau. Il manque encore les franges. Elle en est toute dĂ©solĂ©e.

– Ce n’est pas la peine. J’irai avec celui que j’ai et je garderai l’autre pour JĂ©rusalem. Le Temple est encore plus important qu’une fĂȘte de mariage.

– Elle en sera heureuse.

– Si vous voulez ĂȘtre Ă  l’aube sur la route de Cana, dit Pierre, il vous faut partir tout de suite. La lune se lĂšve et la traversĂ©e sera bonne.

– Alors allons-y. Viens, Jean. Je t’emmĂšne avec moi. Simon-Pierre, Jacques, AndrĂ©, adieu. Je vous attends le soir du sabbat Ă  CapharnaĂŒm. Adieu, femme. Paix Ă  toi et Ă  ta maison. »

JĂ©sus sort en compagnie de Jude et de Jean. Pierre les suit jusqu’au rivage et aide Ă  la manoeuvre et au dĂ©part de la barque.

Et la vision prend fin.

Détail

Jude est venu trouver Jésus pour les noces de Cana et celui-ci demande :

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EMV 52 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Maria voit la maison des noces de Cana et elle aperçoit l'arrivĂ©e de Marie sur les lieux. Celle-ci aide Ă  prĂ©parer les lieux en vue de la fĂȘte. L'Ă©pouse finit par arriver, et il y a un chagement dans la vision : la mystique voit JĂ©sus, qui se dirige vers Cana. Il part faire plaisir Ă  sa MĂšre et il arrive dans la maison. Saluant les Ă©poux et les invitĂ©s, il va s'asseoir, avec Jean et Jude d'AlphĂ©e. Marie et Lui mangent et parlent peu. Puis, la Vierge s'aperçoit qu'ils n'ont plus de vin et tout se passe comme dans l'Evangile. JĂ©sus opĂšre son premier miracle, puis, quand l'attention se tourne vers lui, il dit Ă  tout le monde de remercier Marie.

Deux dictées nous sont ensuite données. L'une porte sur la fameuse phrase : "MÚre, qu'il y a-t-il désormais entre toi et moi ?" et l'autre porte sur le fait que c'est Marie qui obtient le premier miracle du Christ. Le Seigneur nous demande de la remercier, pour toutes les grùces qu'elle nous obtient. Quant au fameux "désormais", Jésus explique qu'auparavant, il était tout à Marie, mais qu'à présent, il est tout au PÚre, en tant que Serviteur de Dieu. Les liens entre la MÚre et le Fils sont rompus pour devenir encore plus élevés, et aprÚs sa mission, le Sauveur sera de nouveau tout à sa MÚre.

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EMV 52.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

52.2 Puis je vois deux femmes, portant de longs vĂȘtements et un manteau qui sert aussi de voile, s’avancer sur la route puis prendre le sentier. L’une est plus ĂągĂ©e, cinquante ans environ, en habits foncĂ©s de couleur fauve marron, comme de laine naturelle. L’autre porte des vĂȘtements plus clairs, avec un habit d’un jaune pĂąle et un manteau bleu. Elle semble avoir Ă  peu prĂšs trente-cinq ans. TrĂšs belle, svelte, elle a une contenance pleine de dignitĂ© bien que toute gentillesse et humilitĂ©. Quand elle est plus proche, je remarque la couleur pĂąle de son visage, ses yeux bleus et les cheveux blonds qui sortent du voile sur son front. Je reconnais Marie la trĂšs sainte. Qui est l’autre, brune et plus ĂągĂ©e, je ne sais. Elles discutent et la Vierge sourit. Quand elles arrivent tout prĂšs de la maison, un homme sĂ»rement chargĂ© de guetter les arrivants va prĂ©venir, et des hommes et des femmes, tous en habits de fĂȘte, viennent Ă  leur rencontre. Tout le monde leur fait fĂȘte, et surtout Ă  Marie la trĂšs sainte.

Détail

Maria Valtorta décrit une maison, puis elle voit l'arrivée de la Vierge dans cette petite maisonnette. En fait, Marie est partie donner son aide pour la préparation des noces de Cana.

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EMV 52.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

52.3 Marie, trĂšs fĂȘtĂ©e et accompagnĂ©e par un homme ĂągĂ© qui doit ĂȘtre le maĂźtre de maison, gravit l’escalier extĂ©rieur et pĂ©nĂštre dans une grande salle qui paraĂźt occuper tout l’étage, ou du moins une grande partie. (...)

Marie Ă©coute avec bienveillance ce que tous lui disent puis, gentiment, elle enlĂšve son manteau et aide Ă  terminer les prĂ©paratifs pour la table. Je la vois aller et venir, arranger les lits de table, redresser les guirlandes de fleurs, donner meilleur aspect aux coupes de fruits, veiller Ă  ce que les lampes soient garnies d’huile. Elle sourit, et parle trĂšs peu et Ă  voix trĂšs basse. En revanche, elle Ă©coute beaucoup, et avec quelle patience !

Un grand bruit d’instruments de musique (peu harmonieux, en vĂ©ritĂ©) se fait entendre sur la route. Tout le monde, Ă  l’exception de Marie, court dehors. Je vois entrer l’épouse toute parĂ©e et heureuse, entourĂ©e de parents et d’amis, Ă  cĂŽtĂ© de l’époux qui, le premier, s’est prĂ©cipitĂ© Ă  sa rencontre.

Détail

Marie est partie donner son aide pour la préparation des noces de Cana.

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