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Confort de lecture

EMV 211.8 · Tome 3, p. 420-421

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Moi, je vous invite : “ Venez ! ” (...) Venez servir Dieu. Le temps est proche. Ne restez pas non prĂ©parĂ©s Ă  la RĂ©demption. Faites que la pluie puisse tomber sur un terrain ensemencĂ©. Sinon, c’est pour rien qu’elle se dĂ©verserait. (...) Le salut, c’est de suivre la voix du Seigneur et de croire en sa Parole. (...) Venez en masse vous mettre au service de Dieu. Je passe et je vous appelle. Ne vous montrez pas infĂ©rieurs aux prostituĂ©es auxquelles une parole de misĂ©ricorde suffit pour qu’elles abandonnent le chemin qu’elles suivaient et prennent la voie du bien.

On m’a demandĂ© Ă  mon arrivĂ©e : “ Mais tu ne nous gardes pas rancune ? ” De la rancune ? Oh non ! C’est de l’amour que je vous garde ! Et je garde l’espoir de vous voir dans les rangs de mon peuple, du peuple que je conduis Ă  Dieu dans le nouvel exode vers la vĂ©ritable Terre Promise : le Royaume de Dieu, au-delĂ  de la Mer Rouge de la sensualitĂ© et des dĂ©serts du pĂ©chĂ©, libres des esclavages de tous genres, vers la Terre Ă©ternelle, riche de dĂ©lices, comblĂ©e de paix


Venez ! C’est l’Amour qui passe. Quiconque le veut peut le suivre, car pour ĂȘtre accueilli par lui, il ne faut que de la bonne volontĂ©.

Mots-clés

EMV 211.8 · Tome 3, p. 421

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

On m’a demandĂ© Ă  mon arrivĂ©e : “ Mais tu ne nous gardes pas rancune ? ” De la rancune ? Oh non ! C’est de l’amour que je vous garde ! Et je garde l’espoir de vous voir dans les rangs de mon peuple, du peuple que je conduis Ă  Dieu dans le nouvel exode vers la vĂ©ritable Terre Promise : le Royaume de Dieu, au-delĂ  de la Mer Rouge de la sensualitĂ© et des dĂ©serts du pĂ©chĂ©, libres des esclavages de tous genres, vers la Terre Ă©ternelle, riche de dĂ©lices, comblĂ©e de paix


Venez ! C’est l’Amour qui passe. Quiconque le veut peut le suivre, car pour ĂȘtre accueilli par lui, il ne faut que de la bonne volontĂ©.

Détail

Jésus dit :

Mots-clés

EMV 211.9 · Tome 3, p. 421-422

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

JĂ©sus achĂšve dans un silence Ă©tonnant. Il semble que beaucoup soupĂšsent ce qu’ils ont entendu, l’examinent, le goĂ»tent, le com­parent.

Pendant que se produisent ces rĂ©actions, JĂ©sus, fatiguĂ© et en sueur, s’assied et parle avec Jean et Judas. Or voilĂ  qu’un cri s’é­lĂšve en dehors de l’enceinte du jardin, un cri d’abord indistinct puis plus clair :

« Le Messie est-il ici ? Il est ici ? »

Sur une réponse affirmative, on fait avancer un estropié qui ressemble à un S tant il est difforme.

« Oh ! C’est Masala !

– Mais il est trop recroquevillĂ© ! Qu’espĂšre-t-il ?

– Voici sa mùre ! La malheureuse !

– MaĂźtre, son mari l’a renvoyĂ©e Ă  cause de cet avorton qu’est son fils, et elle vit ici de charitĂ©. Mais elle est vieille, maintenant, et il lui reste peu de temps Ă  vivre
 »

L’avorton – le mot est juste – se tient maintenant devant JĂ©sus. Il ne peut mĂȘme pas voir son visage tant ce pauvre ĂȘtre est voĂ»tĂ© et tordu. On dirait une caricature d’homme-chimpanzĂ© ou d’homme-chameau.

Sa mĂšre, ĂągĂ©e et misĂ©rable, ne parle mĂȘme pas, elle gĂ©mit seulement :

« Seigneur, Seigneur
 je crois
 »

JĂ©sus pose les mains sur les Ă©paules dĂ©formĂ©es de l’homme qui lui arrive Ă  peine Ă  la taille, lĂšve les yeux vers le ciel et dit d’une voix de tonnerre :

« LÚve-toi et marche sur les chemins du Seigneur. »

L’infirme a une secousse, puis il bondit, debout comme l’homme le plus parfait. Le changement est si subit qu’il semble s’ĂȘtre dĂ©barrassĂ© des ressorts qui le maintenaient dans cette position anormale. Maintenant, il arrive aux Ă©paules de JĂ©sus. Il le regarde, puis tombe Ă  genoux, avec sa mĂšre, et baise les pieds de son Sauveur.

Ce qui se produit ensuite dans la foule est indescriptible
 Et, contre sa volontĂ©, JĂ©sus est contraint de sĂ©journer Ă  HĂ©bron, car les gens font rapidement barrage aux issues pour l’empĂȘcher d’en partir.

C’est ainsi qu’il entre dans la maison du vieux chef de la synagogue, qui a tellement changĂ© depuis l’annĂ©e passĂ©e.

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EMV 212 · Tome 3, p. 422-430

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Une onde d’amour pour JĂ©sus, qui parle Ă  Yutta dans la petite maison d’Isaac.

Date de la vision : Dimanche 8 juillet 1945. En 212.8, commentaire du 9 juillet 1945.

Calendrier : Lundi 10 avril 28 (27 Nissan 3788) selon maria-valtorta.org | Jeudi 13 avril 28 selon Valtorta.fr.

Lieux (carte) : Yutta

Cycle : Apostolat en Judée

RĂ©sumĂ© : JĂ©sus est entourĂ© de toute la ville de Yutta qui l'entoure avec affection. JĂ©sus en est heureux, et Maria se laisse aller Ă  ses rĂ©flexions. Elle dĂ©clare ainsi que JĂ©sus se rĂ©fugie dans le coeur des Ăąmes fidĂšles, et ceux-ci sont pris par un amour ardent, qui est joie et souffrance en mĂȘme temps. C'est la fiĂšvre de l'Amour qui les consume, qui les fait Ă  la fois vivre et mourir, avant de les ramener Ă  leur Ă©tat normal, ce qui les plonge dans l'humilitĂ©. Maria s'Ă©tonne enfin de sa parenthĂšse qui est plus longue qu'elle ne s'y attendait et elle se reconcentre sur la vision. JĂ©sus est donc accueilli par Sarah, qui ne laisse Ă  personne la joie d'avoir le MaĂźtre Ă  dĂźner dans sa maison.

Ensuite, JĂ©sus donne un discours sur l'idolĂątrie en partant du livre de JĂ©rĂ©mie. Il explique que les coeurs sont devenus des dĂ©serts, oĂč ne se trouve pas Dieu, et qu'il y a dĂ©sormais une forĂȘt d'idoles. Beaucoup ont dĂ©sormais des veaux d'or au fond d'eux et il est redoutable de ne pas connaĂźtre Dieu. L'homme doit connaĂźtre Dieu, par reconnaissance et par respect pour sa propre intelligence. Par reconnaissance, car Dieu a rendu la grĂące Ă  l'homme via le RĂ©dempteur et sa crĂ©ature reçoit par ailleurs tout ce qu'il lui faut pour vivre. Par respect pour sa propre raison, car l'homme qui manque Ă  ses devoirs envers Dieu se dĂ©shonore lui-mĂȘme, puisqu'il sait rĂ©flĂ©chir et reconnaĂźtre qui est son bienfaiteur.

La distance vis-Ă -vis du Christ est Ă  la fois un bien et un mal. Un mal car on ne peut pas l'entendre comme on le souhaite ; un bien, car cela tient Ă©loignĂ© les Ăąmes d'une corruption qui essaie d'enserrer JĂ©sus et de l'Ă©touffer. Cependant, la solitude n'empĂȘche pas Dieu de parler partout et le Seigneur promet d'envoyer beaucoup de disciples. Il invite aussi ceux qui le veulent Ă  le suivre, et il invite surtout tout le monde Ă  annoncer le Christ par une vie honnĂȘte.

Maria Valtorta relit pour sa part ce qu'elle a écrit et estime que c'est réellement au-dessous de ce qu'elle a éprouvé.

Contenu du chapitre : 212.1 : L'accueil enthousiaste de la foule et le bonheur de JĂ©sus. 212.2 : Sous l'effet de cet enthousiasme, Maria Valtorta prophĂ©tise : le Christ agit dans et par son peuple fidĂšle. 212.3 : Sa joie spirituelle Ă©tait irrĂ©pressible. 212.4 : La maisonnette d'Isaac a Ă©tĂ© transformĂ©e en "chapelle". 212.5 : Commentaire de JĂ©rĂ©mie : Le pĂ©chĂ© des grands d'IsraĂ«l. L'idolĂątrie des hommes. 212.6 : La nĂ©cessitĂ© de connaĂźtre Dieu par reconnaissance. 212.7 : L'Ă©loignement du Temple n'est pas un handicap pour annoncer le Christ. 212.8 : Maria Valtorta pense que sa description du dĂ©bordement d’amour Ă©tait en-deçà de la rĂ©alitĂ©.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 74

Mots-clés

EMV 212.2 · Tome 3, p. 423-425

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Le Christ se rĂ©fugie dans les cƓurs fidĂšles et c’est de lĂ  qu’il regarde, parle, bĂ©nit l’humanitĂ©, et puis
 et puis il se donne Ă  ces cƓurs, et eux
 et eux touchent le Ciel avec sa bĂ©atitude, tout en restant ici-bas, mais en brĂ»lant jusqu’à en Ă©prouver un dĂ©licieux tourment de tout l’ĂȘtre : dans les sens et les organes, les sentiments et la pensĂ©e et dans leur Ăąme enfin
 Larmes et sourires, gĂ©missements et chants, Ă©puisement et mĂȘme activitĂ© vitale sont nos compagnons ; encore plus que des compagnons, ils sont notre ĂȘtre mĂȘme. En effet, de mĂȘme que les os sont entourĂ©s de chair et que veines et nerfs sont situĂ©s sous l’épiderme, mais que tout ne fait qu’un seul homme, ainsi Ă©galement toutes ces choses embrasĂ©es, nĂ©es du fait que JĂ©sus s’est donnĂ© Ă  nous, se trouvent en nous, dans notre pauvre humanitĂ©. Et que sommes-nous Ă  ces moments qui ne pourraient durer Ă©ternellement, car s’ils duraient plus que quelques instants on mourrait brĂ»lĂ© et brisĂ© ? Nous ne sommes plus des hommes. Nous ne sommes plus des animaux douĂ©s de raison qui vivent sur la terre. Nous sommes
 nous sommes
 oh ! Seigneur, laisse-moi le dire une fois, non par orgueil, mais pour chanter ta gloire, puisque ton regard me brĂ»le et me fait dĂ©lirer
 Nous sommes alors des sĂ©raphins ! Et je m’étonne qu’il ne sorte pas de nous des flammes et des ardeurs sensibles aux ĂȘtres et Ă  la matiĂšre, comme cela se produit lors des apparitions des damnĂ©s. En effet, si le feu de l’enfer est tel qu’un seul reflet Ă©manant d’un damnĂ© peut brĂ»ler le bois et faire fondre les mĂ©taux, qu’en est-il donc de ton feu, mon Dieu, en qui tout est infini et parfait ?

On ne meurt pas de cette fiĂšvre, non, ce n’est pas elle qui nous brĂ»le. Ce n’est pas la fiĂšvre des maladies physiques qui nous consume. C’est toi qui es notre fiĂšvre, Amour ! Et c’est de lui que nous brĂ»lons, que nous mourons, que nous nous consumons, c’est de lui et par lui que se dĂ©chirent les fibres du cƓur qui ne peut rĂ©sister Ă  chose si grande. Mais je me suis mal exprimĂ©e car l’amour est dĂ©lire, c’est une cascade qui brise les digues et descend en renversant tout ce qui n’est pas elle. L’amour est, dans l’ñme, affolement des sensations de l’esprit, toutes vraies, toutes prĂ©sentes. Mais la main ne peut les transcrire tant l’esprit est rapide pour traduire en pensĂ©e le sentiment qu’éprouve le cƓur. Ce n’est pas vrai que nous mourons. Nous vivons. Nous vivons d’une vie dĂ©cuplĂ©e, d’une vie double, en tant qu’hommes et que bienheureux : la vie de la terre, celle du Ciel. Nous atteignons et nous dĂ©passons – j’en suis bien certaine – la vie sans dĂ©fauts, sans amoindrissement ni limites que toi, PĂšre, Fils et Esprit Saint, toi, Dieu CrĂ©ateur, un et trine, avais donnĂ©e Ă  Adam, en prĂ©lude Ă  la Vie qui suit la montĂ©e vers toi, la Vie dont on jouit au Ciel aprĂšs un tranquille passage du paradis terrestre au paradis cĂ©leste et un voyage fait dans les bras aimants des anges comme le fut le doux sommeil et la douce montĂ©e de Marie au Ciel pour venir Ă  toi, Ă  toi, Ă  toi ! Nous vivons la vraie vie.

Et puis nous nous retrouvons ici et, comme je le fais en ce moment, nous nous Ă©tonnons, nous avons honte d’ĂȘtre allĂ©s jusque lĂ , et nous disons : « Seigneur, je ne suis pas digne de telles hauteurs. Pardon, Seigneur. » Nous nous battons la poitrine par peur d’ĂȘtre tombĂ©s dans l’orgueil et nous laissons tomber un voile plus Ă©pais sur cette splendeur qui, si elle ne continue pas Ă  flamber d’une ardeur plus que complĂšte, par pitiĂ© pour nos limites, se rassemble pourtant au centre de notre cƓur, prĂȘte Ă  s’enflammer puissamment pour un nouveau moment de bĂ©atitude voulu de Dieu. Nous descendons le voile sur le sanctuaire oĂč Dieu brĂ»le de ses feux, de ses lumiĂšres, de ses amours
 et, Ă©puisĂ©s mais rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s, nous reprenons notre marche
 ivres d’un vin fort et suave qui n’émousse pas la raison, mais qui empĂȘche de tourner ses yeux et ses pensĂ©es vers ce qui n’est pas le Seigneur, toi, mon JĂ©sus, anneau qui joins notre misĂšre Ă  la DivinitĂ©, moyen de rĂ©demption pour notre faute, crĂ©ateur de bĂ©atitude pour notre Ăąme, toi, le Fils qui, de tes mains blessĂ©es, mets nos mains dans les mains spirituelles du PĂšre et de l’Esprit, pour que nous soyons en vous, maintenant et toujours. Amen.

Mots-clés

EMV 212.5-7 · Tome 3, p. 426-430

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation


 JĂ©sus, dans la maison d’Isaac, parle. Les gens occupent la piĂšce et la cour et s’entassent mĂȘme dehors. Pour que tout le monde l’entende bien, JĂ©sus se met au milieu de la piĂšce, de façon Ă  ce que sa voix se fasse entendre tant dans la cour que sur la place. Il doit traiter un sujet suggĂ©rĂ© par une question qu’on lui a posĂ©e ou par un Ă©vĂ©nement. Il dit :

« 
Mais, n’en doutez pas. Comme le dit JĂ©rĂ©mie, ils verront Ă  l’épreuve combien il est douloureux et amer d’avoir abandonnĂ© le Seigneur. Pour certaines fautes, mes amis, il n’existe ni salpĂȘtre ni bore capable d’en effacer l’empreinte. MĂȘme le feu de l’enfer ne peut enlever cette marque. Elle est indĂ©lĂ©bile.

LĂ  encore, il faut remarquer la justesse de la parole de JĂ©rĂ©mie. Nos grands d’IsraĂ«l ressemblent vraiment aux Ăąnes sauvages dont parle le prophĂšte. Ils sont habituĂ©s au dĂ©sert de leur cƓur. Pourtant, croyez-le bien, tant qu’on est avec Dieu, mĂȘme si on est pauvre comme Job, seul ou nu, on n’est jamais seul, on n’est jamais pauvre, jamais dĂ©pouillĂ©, jamais un dĂ©sert. Mais eux, ils ont chassĂ© Dieu de leur cƓur et se trouvent ainsi dans un dĂ©sert aride. Comme les Ăąnesses sauvages, ils flairent dans le vent l’odeur des mĂąles, qui, dans notre cas et en raison de leurs passions, s’appellent puissance, argent, sans oublier la luxure proprement dite et ils suivent cette odeur jusqu’au crime. Oui, ils la suivent et la suivront de plus en plus. Ils ignorent que ce ne sont pas leurs pieds qui sont nus, mais <em>leur cƓur</em> exposĂ© aux flĂšches de Dieu, qui vengera leurs crimes. Comme ils seront alors confondus, le roi et les princes, les prĂȘtres et les scribes qui en vĂ©ritĂ© ont dit et disent Ă  ce qui est nĂ©ant ou, pire, est pĂ©chĂ© : “ Tu es pour moi un pĂšre. C’est toi qui m’as engendrĂ© ” !

En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ© je vous dis que MoĂŻse brisa avec colĂšre les Tables de la Loi Ă  la vue du peuple idolĂątre, puis il retourna sur la montagne, pria, adora, obtint grĂące. Il y a des siĂšcles de cela. Mais l’idolĂątrie n’a pas encore disparu du cƓur des hommes, elle ne disparaĂźtra pas : au contraire, elle grandit comme le levain qu’on met dans la pĂąte. Maintenant, presque tout le monde a son veau d’or. La terre est une forĂȘt d’idoles, car chaque cƓur est un autel et il est bien difficile d’y trouver Dieu. Celui qui n’a pas une passion mauvaise en a une autre, celui qui n’a pas un dĂ©sir mauvais en a un qui porte un autre nom. Celui qui ne pense pas Ă  l’or ne pense qu’à sa situation sociale, celui qui n’est pas obnubilĂ© par la chair est possĂ©dĂ© par l’égoĂŻsme. Combien d’ĂȘtres devenus des veaux d’or ne reçoivent-ils pas l’adoration des cƓurs ! A cause de cela, le jour viendra oĂč ils seront frappĂ©s. Alors ils appelleront le Seigneur et s’entendront rĂ©pondre : “ Adresse-toi Ă  tes dieux. Moi, je ne te connais pas. ”

Je ne te connais pas ! Parole redoutable, si c’est Dieu qui la dit Ă  un homme. Dieu a créé l’espĂšce humaine et connaĂźt chaque homme en particulier. Donc si Dieu dit : “ Je ne te connais pas ”, c’est signe que, de toute la force de sa volontĂ©, il a effacĂ© cet homme de sa mĂ©moire. Je ne te connais pas ! Dieu est-il trop sĂ©vĂšre en prononçant ce verdict ? Non. L’homme a criĂ© au Ciel : “ Je ne te connais pas ” et le Ciel a rĂ©pondu Ă  l’homme : “ Je ne te connais pas. ” FidĂšle comme l’écho


212.6 D’ailleurs, rĂ©flĂ©chissez : l’homme est obligĂ© de connaĂźtre Dieu par devoir de reconnaissance, et par respect pour sa propre intelligence.

Par reconnaissance : Dieu a créé l’homme en lui faisant le don ineffable de la vie et en le pourvoyant du don encore plus ineffable de la grĂące. Une fois celle-ci perdue par sa propre faute, l’homme s’entend faire une grande promesse : “ Je te rendrai la grĂące. ” C’est Dieu, l’offensĂ©, qui parle Ă  l’offenseur comme s’il Ă©tait lui, Dieu, le coupable tenu de rĂ©parer. Et Dieu tient sa promesse. VoilĂ , je suis ici pour rendre la grĂące Ă  l’homme. Dieu ne se borne pas aux dons surnaturels, mais il abaisse son Essence spirituelle Ă  pourvoir aux lourdes nĂ©cessitĂ©s de la chair et du sang de l’homme : il lui procure la chaleur du soleil, le soulagement de l’eau, les grains, les vignes, les arbres de toute sorte et les animaux de toute espĂšce. Ainsi l’homme reçoit-il de Dieu <em>tout</em> ce qu’il lui faut pour vivre. C’est le Bienfaiteur. Il faut lui en ĂȘtre reconnaissant et le lui montrer en s’efforçant de le connaĂźtre.

Par respect pour sa propre raison. Le fou, le simple d’esprit ne sont pas reconnaissants envers ceux qui les soignent parce qu’ils ne comprennent pas la valeur rĂ©elle des soins. Ils n’éprouvent que de la haine Ă  l’égard de celui qui les lave ou les fait manger, les conduit ou les met au lit, ou encore veille Ă  leur faire Ă©viter les dangers, car, Ă©tant semblables Ă  des animaux Ă  cause de leur infirmitĂ©, ils prennent les soins pour des tortures. Mais l’homme qui manque Ă  ses devoirs envers Dieu se dĂ©shonore lui-mĂȘme, car il est un ĂȘtre douĂ© de raison. Seuls les attardĂ©s mentaux ou les dĂ©ments n’arrivent pas Ă  distinguer le pĂšre de l’étranger, le bienfaiteur de l’ennemi. Mais l’homme intelligent connaĂźt son pĂšre et son bienfaiteur et il se plaĂźt Ă  le connaĂźtre toujours mieux, mĂȘme dans les choses qu’il ignore parce qu’elles sont arrivĂ©es avant sa naissance ou avant que son pĂšre ou son bienfaiteur ne l’en aient fait bĂ©nĂ©ficier. On doit donc agir de mĂȘme avec le Seigneur pour montrer que l’on est un ĂȘtre intelligent et pas un sauvage.

Mais trop de personnes en Israël ressemblent à ces fous qui ne reconnaissent pas leur pÚre ni leur bienfaiteur.

JĂ©rĂ©mie se demande : “ La vierge peut-elle oublier ses pa­rures et une Ă©pouse sa ceinture ? ” Oh, oui ! IsraĂ«l est rempli de ces vierges folles, de ces Ă©pouses impudiques qui oublient leurs pa­rures et leurs ceintures honnĂȘtes pour se revĂȘtir d’oripeaux de prostituĂ©es ; et cela prend une proportion d’autant plus grande que l’on monte davantage dans l’échelle sociale, chez ceux qui devraient donner l’exemple au peuple. C’est donc Ă  eux que s’adressent les reproches de Dieu, accompagnĂ©s de son courroux et de ses pleurs : “ Pourquoi essaies-tu de faire valoir l’honnĂȘtetĂ© de ta conduite pour chercher l’amour, toi qui, au contraire, enseignes la perversion et tes maniĂšres d’agir et dont les pans de ton vĂȘtement Ă©voquent le sang des pauvres et des innocents ? ”

212.7 Mes amis, la distance est un bien et un mal. Etre trĂšs loin des endroits oĂč je parle facilement est un mal, car cela vous empĂȘche d’entendre les paroles de la vie. Vous vous en plaignez. C’est vrai. Mais c’est un bien parce que cela vous tient Ă©loignĂ©s des lieux oĂč fermente le pĂ©chĂ©, oĂč bouillonne la corruption, oĂč siffle le serpent insidieux pour agir sur moi en me gĂȘnant dans mon Ɠuvre, et en insinuant dans les cƓurs doutes et mensonges sur ma personne. Mais je prĂ©fĂšre que vous soyez loin des corrompus. Je pourvoirai moi-mĂȘme Ă  votre formation. Vous remarquez que Dieu a pourvu d’abord Ă  ce que nous nous connaissions et donc que nous nous aimions. Je vous Ă©tais connu avant que nous ne nous soyons jamais vus. C’est Isaac qui m’a annoncĂ© Ă  vous. J’enverrai beaucoup d’Isaac pour vous transmettre mes paroles. Sachez, du reste, que Dieu peut parler partout, seul Ă  seul avec l’ñme de l’homme, et le perfectionner par son enseignement.

Ne craignez pas que la solitude puisse vous conduire Ă  l’erreur. Non. Si vous ne le voulez pas, vous ne serez pas infidĂšles au Seigneur et Ă  son Christ. D’ailleurs, que celui qui ne peut vraiment pas rester loin du Messie sache que le Messie lui ouvre son cƓur et ses bras et lui dit : “ Viens. ” Venez, vous qui voulez venir. Restez, vous qui voulez rester. Mais, les uns comme les autres, annoncez le Christ par une vie honnĂȘte. Annoncez-le Ă  l’encontre de la malhonnĂȘtetĂ© qui se niche dans trop de cƓurs. Annoncez-le Ă  l’encontre de la lĂ©gĂšretĂ© des personnes innombrables qui ne savent pas rester fidĂšles et qui oublient leurs parures et leurs ceintures d’ñmes invitĂ©es Ă  leurs noces avec le Christ.

Vous m’avez dit avec joie : “ Depuis que tu es venu, nous n’avons pas eu de malades ni de morts. Ta bĂ©nĂ©diction nous a protĂ©gĂ©s. ” Oui, la santĂ© est importante. Mais faites en sorte que ma venue prĂ©sente vous procure Ă  tous la santĂ© de l’ñme, toujours, et en toute chose. C’est dans ce but que je vous bĂ©nis et vous donne ma paix, Ă  vous-mĂȘmes, Ă  vos enfants, Ă  vos champs, Ă  vos maisons, Ă  vos moissons, Ă  vos troupeaux, Ă  vos vergers. Servez-vous-en saintement, c’est-Ă -dire non pas en vivant pour eux, mais grĂące Ă  eux et en donnant le surplus aux nĂ©cessiteux, en achetant ainsi la pleine mesure des bĂ©nĂ©dictions du PĂšre et une place aux Cieux.

Allez. Moi, je reste pour prier
 »

Annotation

Comme le dit JĂ©rĂ©mie, ils verront Ă  l’épreuve combien il est douloureux et amer d’avoir abandonnĂ© le Seigneur. JĂ©rĂ©mie 2,19. Le chapitre 2 traite de l’apostasie d’IsraĂ«l.

Comme ils seront alors confondus, le roi et les princes, les prĂȘtres et les scribes qui en vĂ©ritĂ© ont dit et disent Ă  ce qui est nĂ©ant ou, pire, est pĂ©chĂ© : “ Tu es pour moi un pĂšre. C’est toi qui m’as engendrĂ© ” ! En rĂ©fĂ©rence au Psaume 2,7.

En vérité, en vérité je vous dis que Moïse brisa avec colÚre les Tables de la Loi à la vue du peuple idolùtre, puis il retourna sur la montagne, pria, adora, obtint grùce. Il y a des siÚcles de cela. Voir le livre de l'Exode, chapitre 32 à 34.

JĂ©rĂ©mie se demande : “ La vierge peut-elle oublier ses pa­rures et une Ă©pouse sa ceinture ? ” JĂ©rĂ©mie 2,32.

“ Pourquoi essaies-tu de faire valoir l’honnĂȘtetĂ© de ta conduite pour chercher l’amour, toi qui, au contraire, enseignes la perversion et tes maniĂšres d’agir et dont les pans de ton vĂȘtement Ă©voquent le sang des pauvres et des innocents ? ” JĂ©rĂ©mie 2,34.

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Livre de Jérémie 2, 32-34

Jr 2, 32-34 : Une vierge oublie-t-elle sa parure, une fiancĂ©e sa ceinture ? Et mon peuple m’a oubliĂ© depuis des jours sans nombre ! Que tu sais bien disposer tes voies pour chercher l’amour ! Pour cela, mĂȘme avec le crime tu familiarises tes voies ! Jusque sur les pans de tes vĂȘtements on trouve le sang des pauvres innocents ; tu ne les avais pas surpris en dĂ©lit d’effraction, mais tu les as tuĂ©s pour toutes ces choses.

Livre des Psaumes 2, 7

Ps 2, 7 : Je publierai le dĂ©cret : Yahweh m’a dit : Tu es mon Fils, je t’ai engendrĂ© aujourd’hui.

Livre de l'Exode 32-34

Ex 32-34 : Le peuple, voyant que MoĂŻse tardait Ă  descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron et lui dit : « Allons, fais-nous un dieu qui marche devant nous. Car pour ce MoĂŻse, l’homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il en est devenu. » Aaron leur dit : « Ôtez les anneaux d’or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. » Tout le monde ĂŽta les anneaux d’or qu’ils avaient aux oreilles, et ils les apportĂšrent Ă  Aaron. Il les reçut de leurs mains, façonna l’or au burin, et en fit un veau en fonte. Et ils dirent : « IsraĂ«l, voici ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Égypte. » Ayant vu cela, Aaron construisit un autel devant l’image, et il s’écria : « Demain il y aura fĂȘte en l’honneur de Yahweh. » Le lendemain, s’étant levĂ©s de bon matin, ils offrirent des holocaustes et prĂ©sentĂšrent des sacrifices pacifiques ; et le peuple s’assit pour manger et pour boire, puis ils se levĂšrent pour se divertir.

Yahweh dit Ă  MoĂŻse : « Va, descends ; car ton peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte, s’est conduit trĂšs mal. Ils se sont bien vite dĂ©tournĂ©s de la voie que je leur avais prescrite ; ils se sont fait un veau en fonte, ils se sont prosternĂ©s devant lui, et ils lui ont offert des sacrifices, et ils ont dit : IsraĂ«l, voici ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Égypte. » Yahweh dit Ă  MoĂŻse : « Je vois que ce peuple est un peuple au cou raide. 10Maintenant laisse-moi : que ma colĂšre s’embrase contre eux et que je les consume ! Mais je ferai de toi une grande nation. »

MoĂŻse implora Yahweh, son Dieu, et dit : « Pourquoi, Yahweh, votre colĂšre s’embraserait-elle contre votre peuple, que vous avez fait sortir du pays d’Égypte par une grande puissance et par une main forte ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C’est pour leur malheur qu’il les a fait sortir, c’est pour les faire pĂ©rir dans les montagnes et pour les anĂ©antir de dessus la terre ? Revenez de l’ardeur de votre colĂšre, et repentez-vous du mal que vous voulez faire Ă  votre peuple. Souvenez-vous d’Abraham, d’Isaac et d’IsraĂ«l, vos serviteurs, auxquels vous avez dit, en jurant par vous-mĂȘme : Je multiplierai votre postĂ©ritĂ© comme les Ă©toiles du ciel, et tout ce pays dont j’ai parlĂ©, je le donnerai Ă  vos descendants, et ils le possĂ©deront Ă  jamais. »

Et Yahweh se repentit du mal qu’il avait parlĂ© de faire Ă  son peuple. MoĂŻse revint et descendit de la montagne, ayant dans sa main les deux tables du tĂ©moignage, tables Ă©crites sur leurs deux cĂŽtĂ©s ; elles Ă©taient Ă©crites sur l’une et l’autre face. Les tables Ă©taient l’ouvrage de Dieu, et l’écriture Ă©tait l’écriture de Dieu, gravĂ©e sur les tables. JosuĂ© entendit le bruit que faisait le peuple en poussant des cris, et il dit Ă  MoĂŻse : « Il y a un cri de bataille dans le camp ! » MoĂŻse rĂ©pondit : « Ce n’est ni un bruit de cris de victoire, ni un bruit de cris de dĂ©faite ; j’entends la voix de gens qui chantent. » Lorsqu’il fut prĂšs du camp, il vit le veau et les danses. Et la colĂšre de MoĂŻse s’enflamma ; il jeta de ses mains les tables et les brisa au pied de la Montagne. Et, prenant le veau qu’ils avaient fait, il le brĂ»la au feu, le broya jusqu’à le rĂ©duire en poudre, rĂ©pandit cette poudre sur l’eau, et en fit boire aux enfants d’IsraĂ«l.

MoĂŻse dit Ă  Aaron : « Que t’a fait ce peuple pour que tu aies amenĂ© sur lui un si grand pĂ©ché ? » Aaron rĂ©pondit : « Que la colĂšre de mon seigneur ne s’enflamme pas ! Tu sais toi-mĂȘme que ce peuple est portĂ© au mal. 23Ils m’ont dit : Fais-nous un dieu qui marche devant nous ; car pour ce MoĂŻse, cet homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il en est devenu. Je leur ai dit : Que ceux qui ont de l’or s’en dĂ©pouillent ! Ils m’en ont donnĂ©, je l’ai jetĂ© au feu, et il en est sorti ce veau. »

MoĂŻse vit que le peuple n’avait plus de frein, parce qu’Aaron lui avait ĂŽtĂ© tout frein, l’exposant Ă  devenir une risĂ©e parmi ses ennemis. Et MoĂŻse se plaça Ă  la porte du camp, et il dit : « À moi ceux qui sont pour Yahweh ! » Et tous les enfants de LĂ©vi se rassemblĂšrent auprĂšs de lui. Il leur dit : « Ainsi parle Yahweh, le Dieu d’IsraĂ«l : Que chacun de vous mette son Ă©pĂ©e Ă  son cĂŽté ; passez et repassez dans le camp d’une porte Ă  l’autre, et que chacun tue son frĂšre, chacun son ami, chacun son parent ! » Les enfants de LĂ©vi firent ce qu’ordonnait MoĂŻse, et il pĂ©rit ce jour-lĂ  environ trois mille hommes du peuple. MoĂŻse dit : « Consacrez-vous aujourd’hui Ă  Yahweh, puisque chacun de vous a Ă©tĂ© contre son fils et son pĂšre, afin qu’il vous donne aujourd’hui une bĂ©nĂ©diction. »

Le lendemain, MoĂŻse dit au peuple : « Vous avez commis un grand pĂ©chĂ©. Et maintenant je vais monter vers Yahweh : peut-ĂȘtre obtiendrai-je le pardon de votre pĂ©chĂ©. » MoĂŻse retourna vers Yahweh et dit : « Ah ! ce peuple a commis un grand pĂ©ché ! Ils se sont fait un dieu d’or. Pardonnez maintenant leur pĂ©ché ; sinon effacez-moi de votre livre que vous avez Ă©crit. » Yahweh dit Ă  MoĂŻse : « C’est celui qui a pĂ©chĂ© contre moi que j’effacerai de mon livre. Va maintenant, conduis le peuple oĂč je t’ai dit. Voici, mon ange marchera devant toi, mais, au jour de ma visite, je les punirai de leur pĂ©chĂ©. » C’est ainsi que Yahweh frappa le peuple, parce qu’ils avaient fait le veau qu’Aaron avait fait.

(Chapitre 33) Yahweh dit Ă  MoĂŻse : « Va, pars d’ici, toi et le peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte ; monte au pays que j’ai promis avec serment Ă  Abraham, Ă  Isaac et Ă  Jacob, en disant : Je le donnerai Ă  ta postĂ©ritĂ©. J’enverrai devant toi un ange, et je chasserai le ChananĂ©en, l’AmorrhĂ©en, le HĂ©thĂ©en, le PhĂ©rĂ©zĂ©en, le HĂ©vĂ©en et le JĂ©busĂ©en. Monte vers un pays oĂč coulent le lait et le miel ; mais je ne monterai point au milieu de toi, car tu es un peuple au cou raide, pour ne pas t’anĂ©antir en chemin. »

En entendant ces dures paroles, le peuple prit le deuil, et personne ne mit ses ornements. Alors Yahweh dit Ă  MoĂŻse : « Dis aux enfants d’IsraĂ«l : Vous ĂȘtes un peuple au cou raide ; si je montais un seul instant au milieu de toi, je t’anĂ©antirais. Et maintenant, enlĂšve tes ornements de dessus toi, et je saurai ce que j’ai Ă  te faire. » 6Les enfants d’IsraĂ«l se dĂ©pouillĂšrent de leurs ornements, dĂšs le mont Horeb.

MoĂŻse prit la tente et se la dressa hors du camp, Ă  quelque distance ; il l’appela tente de rĂ©union ; et quiconque cherchait Yahweh, se rendait Ă  la tente de rĂ©union, qui Ă©tait hors du camp. Et lorsque MoĂŻse se rendait Ă  la tente, tout le peuple se levait, chacun se tenant Ă  l’entrĂ©e de la tente, et on suivait des yeux MoĂŻse, jusqu’à ce qu’il entrĂąt dans la tente. DĂšs que MoĂŻse Ă©tait entrĂ© dans la tente, la colonne de nuĂ©e descendait et se tenait Ă  l’entrĂ©e de la tente, et Yahweh parlait avec MoĂŻse. Tout le peuple voyait la colonne de nuĂ©e qui se tenait Ă  l’entrĂ©e de la tente ; et tout le peuple se levait, et chacun se prosternait Ă  l’entrĂ©e de sa tente. Et Yahweh parlait Ă  MoĂŻse face Ă  face, comme un homme parle Ă  son ami. MoĂŻse retournait ensuite au camp ; mais son serviteur JosuĂ©, fils de Nun, jeune homme, ne s’éloignait pas du milieu de la tente.

MoĂŻse dit Ă  Yahweh : « Vous me dites : Fais monter ce peuple ; et vous ne me faites pas connaĂźtre celui que vous enverrez avec moi. Cependant vous avez dit : Je te connais par ton nom, et tu as trouvĂ© grĂące Ă  mes yeux. Et maintenant, si j’ai bien trouvĂ© grĂące Ă  vos yeux, faites moi donc connaĂźtre vos voies, et que je vous connaisse, afin que je trouve grĂące Ă  vos yeux. ConsidĂ©rez que cette nation est votre peuple. » Yahweh rĂ©pondit : « Ma face ira avec toi, et je te donnerai un repos. » MoĂŻse dit : « Si votre face ne vient pas, ne nous faites pas partir d’ici. À quoi connaĂźtra-t-on que j’ai trouvĂ© grĂące Ă  vos yeux, moi et votre peuple, sinon Ă  ce que vous marcherez avec nous ? C’est ce qui nous distinguera, moi et votre peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre. » Yahweh dit Ă  MoĂŻse : « Je ferai encore ce que tu demandes, car tu as trouvĂ© grĂące Ă  mes yeux et je te connais par ton nom. »

MoĂŻse dit : « Faites-moi voir votre gloire. » Yahweh rĂ©pondit : « Je ferai passer devant toi toute ma bontĂ©, et je prononcerai devant toi le nom de Yahweh : car je fais grĂące Ă  qui je fais grĂące, et misĂ©ricorde Ă  qui je fais misĂ©ricorde. » Yahweh dit : « Tu ne pourras voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. » Yahweh dit : « Voici une place prĂšs de moi ; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans le creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passĂ©. Alors je retirerai ma main et tu me verras par derriĂšre ; mais ma face ne saurait ĂȘtre vue. »

(Chapitre 34) Yahweh dit Ă  MoĂŻse : « Taille deux tables de pierre comme les premiĂšres, et j’y Ă©crirai les paroles qui Ă©taient sur les premiĂšres tables que tu as brisĂ©es. Sois prĂȘt pour demain, et tu monteras dĂšs le matin sur la montagne de Sinaï ; tu te tiendras lĂ  devant moi, au sommet de la montagne. Que personne ne monte avec toi, et que personne ne se montre nulle part sur la montagne, et mĂȘme que ni brebis ni bƓufs ne paissent du cĂŽtĂ© de cette montagne. » MoĂŻse tailla donc deux tables de pierre comme les premiĂšres ; et, s’étant levĂ© de bonne heure, il monta sur la montagne de SinaĂŻ, selon que Yahweh le lui avait ordonné ; et il prit dans sa main les deux tables de pierre.

Yahweh descendit dans la nuĂ©e, se tint lĂ  avec lui et prononça le nom de Yahweh. Et Yahweh passa devant lui et s’écria : « Yahweh ! Yahweh ! Dieu misĂ©ricordieux et compatissant, lent Ă  la colĂšre, riche en bontĂ© et en fidĂ©litĂ©, qui conserve sa grĂące jusqu’à mille gĂ©nĂ©rations, qui pardonne l’iniquitĂ©, la rĂ©volte et le pĂ©ché ; mais il ne les laisse pas impunis, visitant l’iniquitĂ© des pĂšres sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisiĂšme et Ă  la quatriĂšme gĂ©nĂ©ration ! » AussitĂŽt MoĂŻse s’inclina vers la terre et se prosterna, 9en disant : « Si j’ai trouvĂ© grĂące Ă  vos yeux, Seigneur, daigne le Seigneur marcher au milieu de nous, car c’est un peuple au cou raide ; pardonnez nos iniquitĂ©s et nos pĂ©chĂ©s, et prenez-nous pour votre hĂ©ritage. »

Yahweh dit : « Voici que je fais une alliance : en prĂ©sence de tout ton peuple, je ferai des prodiges qui n’ont eu lieu dans aucun pays et chez aucune nation ; et tout le peuple qui t’environne verra l’Ɠuvre de Yahweh, car terribles sont les choses que j’accomplirai avec toi.

Prends garde Ă  ce que je t’ordonne aujourd’hui. Voici, je chasserai devant toi l’AmorrhĂ©en, le ChananĂ©en, le HĂ©thĂ©en, le PhĂ©rĂ©zĂ©en, le HĂ©vĂ©en, et le JĂ©busĂ©en. Garde-toi de contracter alliance avec les habitants du pays contre lequel tu marches, de peur qu’ils ne soient un piĂšge au milieu de toi. 13Mais vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs stĂšles et vous abattrez leurs AschĂ©rim. Tu n’adoreras aucun autre dieu ; car Yahweh se nomme le jaloux, il est un Dieu jaloux. Ne contracte donc pas alliance avec les habitants du pays, de peur que, lorsqu’ils se prostituent Ă  leurs dieux et leur offrent des sacrifices, ils ne t’invitent et que tu ne manges de leurs victimes ; de peur que tu ne prennes de leurs filles pour tes fils, et que leurs filles, se prostituant Ă  leurs dieux, n’entraĂźnent tes fils Ă  se prostituer aussi Ă  leurs dieux.

Tu ne feras point de dieux de métal fondu.

Tu observeras la fĂȘte des Azymes : pendant sept jours tu mangeras des pains sans levain, comme je te l’ai prescrit, au temps fixĂ© du mois d’abib, car c’est dans le mois d’abib que tu es sorti d’Égypte.

Tout premier-nĂ© m’appartient ; de mĂȘme, tout premier-nĂ© mĂąle de tes troupeaux, soit bƓuf, soit brebis. Tu rachĂšteras avec un agneau le premier-nĂ© de l’ñne ; et, si tu ne le rachĂštes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachĂšteras tout premier-nĂ© de tes fils ; et l’on ne se prĂ©sentera pas les mains vides devant ma face.

Tu travailleras six jours, mais tu te reposeras le septiĂšme jour, mĂȘme au temps du labourage et de la moisson.

Tu cĂ©lĂ©breras la fĂȘte des Semaines, des premiers produits de la moisson du froment, et la fĂȘte de la rĂ©colte Ă  la fin de l’annĂ©e.

Trois fois par an, tous les mĂąles se prĂ©senteront devant le Seigneur, Yahweh, Dieu IsraĂ«l. Car je chasserai les nations devant toi et j’étendrai tes frontiĂšres ; et personne ne convoitera ton pays pendant que tu monteras pour te prĂ©senter devant Yahweh, ton Dieu, trois fois par an.

Tu n’offriras pas avec du pain levĂ© le sang de ma victime, et le sacrifice de la fĂȘte de PĂąque ne sera pas gardĂ© pendant la nuit jusqu’au matin.

Tu apporteras les prémices des premiers fruits de ton sol à la maison de Yahweh, ton Dieu.

Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mÚre. »

Yahweh dit Ă  MoĂŻse : « Écris, toi, ces paroles ; car c’est d’aprĂšs ces paroles que je fais alliance avec toi et avec IsraĂ«l. »

MoĂŻse fut lĂ  avec Yahweh quarante jours et quarante nuits, sans manger de pain et sans boire d’eau. Et Yahweh Ă©crivit sur les tables les paroles de l’alliance, les dix paroles.

MoĂŻse descendit de la montagne de Sinaï ; MoĂŻse avait dans sa main les deux tables du tĂ©moignage, en descendant de la montagne ; et MoĂŻse ne savait pas que la peau de son visage Ă©tait devenue rayonnante pendant qu’il parlait avec Yahweh. Aaron et tous les enfants d’IsraĂ«l virent MoĂŻse, et voici, la peau de son visage rayonnait ; et ils craignirent de s’approcher de lui. MoĂŻse les appela, et Aaron et tous les princes de l’assemblĂ©e vinrent auprĂšs de lui, et il leur parla. Ensuite tous les enfants d’IsraĂ«l s’approchĂšrent, et il leur donna tous les ordres qu’il avait reçus de Yahweh sur la montagne de SinaĂŻ.

Lorsque MoĂŻse eut achevĂ© de leur parler, il mit un voile sur son visage. Quand MoĂŻse entrait devant Yahweh pour parler avec lui, il ĂŽtait le voile, jusqu’à ce qu’il sortit ; puis il sortait et disait aux enfants d’IsraĂ«l ce qui lui avait Ă©tĂ© ordonnĂ©. 35Les enfants d’IsraĂ«l voyaient le visage de MoĂŻse, ils voyaient que la peau du visage de MoĂŻse Ă©tait rayonnante ; et MoĂŻse remettait le voile sur son visage, jusqu’à ce qu’il entrĂąt pour parler avec Yahweh.

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EMV 212.5 · Tome 3, p. 427

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’idolĂątrie n’a pas encore disparu du cƓur des hommes, elle ne disparaĂźtra pas : au contraire, elle grandit comme le levain qu’on met dans la pĂąte. Maintenant, presque tout le monde a son veau d’or. La terre est une forĂȘt d’idoles, car chaque cƓur est un autel et il est bien difficile d’y trouver Dieu. Celui qui n’a pas une passion mauvaise en a une autre, celui qui n’a pas un dĂ©sir mauvais en a un qui porte un autre nom. Celui qui ne pense pas Ă  l’or ne pense qu’à sa situation sociale, celui qui n’est pas obnubilĂ© par la chair est possĂ©dĂ© par l’égoĂŻsme.

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