Notes du thĂšme

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Confort de lecture

EMV 202.4 · Tome 3, p. 332

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Jésus lui tourne le dos et se dirige vers les paysans, en extase devant Marziam, qui a tellement changé.

Il fait quelques pas, puis s’arrĂȘte Ă  cause de la rĂ©flexion de Thomas :

« Par YahvĂ© ! Il voulait te voir avec ta violence royale ! Le voilĂ  servi !


– Je vous prie tous d’oublier cet incident, comme je m’efforce de le faire moi-mĂȘme. En outre, je vous ordonne de garder le silence envers Simon-Pierre, Jean d’En-Dor et le petit. Pour des motifs que votre intelligence est en mesure de comprendre, il convient de ne pas les attrister ni de les scandaliser. Silence Ă©galement Ă  BĂ©thanie avec les femmes. Il y a ma MĂšre. Souvenez-vous-en.

– Sois tranquille, Maütre.

– Nous ferons tout pour rĂ©parer.

– Et pour te consoler, oui, assurent tous ceux qui sont prĂ©sents.

– Merci
 »

Détail

Jésus vient de faire des reproches de Judas et le quitte sur ces entrefaites.

Mots-clés

EMV 202.4-5 · Tome 3, p. 332-333

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Jésus lui tourne le dos et se dirige vers les paysans, en extase devant Marziam, qui a tellement changé. (...)

« Oh ! Paix Ă  vous tous ! Isaac vous a trouvĂ©s. J’en suis heureux. Profitez en paix de votre PĂąque. Mes bergers seront autant de frĂšres bons avec vous. Isaac, avant qu’ils ne partent, amĂšne-les-moi. Je veux les bĂ©nir encore. Avez-vous vu l’enfant ?

– Ah, MaĂźtre, comme il va bien ! Sa santĂ© est dĂ©jĂ  plus florissante ! Nous le dirons Ă  son vieux pĂšre. Il en sera trĂšs heureux ! Ce juste nous a assurĂ© que, dĂ©sormais, Yabeç est son fils
 C’est providentiel ! Nous raconterons tout, tout.

– Et aussi que je suis fils de la Loi. Et que j’en suis heureux. Et que je pense Ă  lui sans cesse. Qu’il ne pleure pas pour moi ni pour Maman. Elle m’est toute proche, et elle est un ange pour lui Ă©galement et on le verra aussi Ă  l’heure de la mort. Au cas oĂč JĂ©sus aurait dĂ©jĂ  ouvert les portes des Cieux, alors Maman, plus belle qu’un ange, viendra Ă  la rencontre de mon vieux pĂšre et le conduira Ă  JĂ©sus. C’est lui qui l’a dit. Vous le lui direz ? Saurez-vous bien le dire ?

– Oui, Yabeç.

– Non, maintenant je m’appelle Marziam. Ce nom, c’est la MĂšre du Seigneur qui me l’a donnĂ©. C’est comme si on disait son nom. Elle m’aime tant ! Elle me met au lit tous les soirs et me fait dire les priĂšres qu’elle faisait dire Ă  son Enfant. Et puis, elle me rĂ©veille par un baiser, elle m’habille, et m’enseigne plein de choses. Et lui aussi. Mais elles pĂ©nĂštrent si doucement en moi qu’on apprend sans peine. Mon MaĂźtre ! ! ! »

L’enfant se serre contre JĂ©sus dans un tel mouvement d’adoration que son expression vous Ă©meut.

« Oui, vous rapporterez tout cela, et aussi que le vieil homme ne doit pas perdre espoir. Cet ange prie pour lui et, moi, je le bénis. Vous aussi, je vous bénis. Allez. Que la paix soit avec vous. »

Les groupes se sĂ©parent, et chacun s’en va de son cĂŽtĂ©.

Mots-clés

EMV 203 · Tome 3, p. 333-342

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : La priĂšre du Notre PĂšre

Date de la vision : Jeudi 28 juin 1945

Calendrier : Jeudi 30 mars 28 (17 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Jérusalem puis Gethsémani

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Jésus quitte la maison dans laquelle il réside avec les apÎtres, sauf Judas, qui n'est pas présent. Il demande à Jean d'Endor de veiller sur les femmes-disciples en leur absence et va au mont des Oliviers avec les disciples. Il leur déclare en chemin qu'il veut leur faire un grand cadeau et il les remercie par ailleurs pour leur amour envers Lui.

Pendant qu'ils marchent, le MaĂźtre signale que les apĂŽtres supportent des continuelles dĂ©ceptions et Ă©preuves mais qu'il leur faut toujours faire confiance en Dieu. Entretemps, il leur apprend qu'ils vont au mont des Oliviers, Ă  GethsĂ©mani. Une fois arrivĂ© sur place, ils parlent de Judas, qui est jaloux de Jean d'Endor, et dont le comportement Ă©tonne les apĂŽtres. Puis, JĂ©sus revient Ă  leur sujet principal et leur enseigne la priĂšre du Notre PĂšre. Il s'arrĂȘte sur chaque phrase et les encourage Ă  prier ainsi Dieu le PĂšre. Ensuite, il envoie Jude et Simon le ZĂ©lote chercher les femmes et les enfants (car c'est l'aurore), suite Ă  quoi ils iront Ă  BĂ©thanie.

Contenu du chapitre : 203.1 : JĂ©sus dĂ©sire ĂȘtre seul avec ses apĂŽtres. 203.2 : Je vais vous apprendre Ă  prier. 203.3 : Simon de Jonas se transforme en Pierre de JĂ©sus. 203.4 : Judas, absent, est devenu moins bon. Il est jaloux de JĂ©sus. 203.5 : La priĂšre parfaite : Quand vous priez dites ainsi. 203.6 : Notre PĂšre : sentez-vous des fils. 203.7 : Que le Nom saint et suave soit sanctifiĂ©. 203.8 : Que vienne le rĂšgne de Dieu sur terre. 203.9 : ObĂ©issance parfaite sur la Terre comme au Ciel. 203.10 : Le pain quotidien demandĂ© au PĂšre qui est bon. 203.11 : NĂ©cessitĂ© du pardon. 203.12 : Les tentations. L'humilitĂ© de se connaĂźtre. 203.13 : Le don de la seconde PĂąque. Retour Ă  GethsĂ©mani.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 64

Mots-clés

EMV 203.1 · Tome 3, p. 333

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

JĂ©sus sort avec ses disciples d’une maison proche des murs. Je crois que c’est toujours dans le quartier de BĂ©zĂ©ta car, pour sortir des murs, on doit encore passer devant la maison de Joseph, qui se trouve prĂšs de la Porte que j’ai entendu nommer Porte d’HĂ©rode.

La ville est Ă  moitiĂ© dĂ©serte en cette paisible soirĂ©e au clair de lune. Je me rends compte que la PĂąque a Ă©tĂ© consommĂ©e dans l’une des maisons de Lazare, qui n’est pourtant pas la maison du CĂ©nacle. Celle-ci est Ă  l’opposĂ©. L’une est au nord, l’autre au sud de JĂ©rusalem.

Sur le seuil de la maison, JĂ©sus, avec son aimable courtoisie, prend congĂ© de Jean d’En-Dor qu’il laisse pour protĂ©ger les femmes et qu’il remercie pour cette garde. Il embrasse Marziam, venu lui aussi sur le seuil, puis s’éloigne par la Porte dite d’HĂ©rode.

Annotation

Pour sortir des murs, on doit encore passer devant la maison de Joseph, qui se trouve prĂšs de la Porte que j’ai entendu nommer Porte d’HĂ©rode. Joseph d’Arimathie qui les avait invitĂ©s la veille au soir.

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EMV 203.1-13 · Tome 3, p. 333-342

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

203.1 JĂ©sus sort avec ses disciples d’une maison proche des murs. Je crois que c’est toujours dans le quartier de BĂ©zĂ©ta car, pour sortir des murs, on doit encore passer devant la maison de Joseph, qui se trouve prĂšs de la Porte que j’ai entendu nommer Porte d’HĂ©rode.

La ville est Ă  moitiĂ© dĂ©serte en cette paisible soirĂ©e au clair de lune. Je me rends compte que la PĂąque a Ă©tĂ© consommĂ©e dans l’une des maisons de Lazare, qui n’est pourtant pas la maison du CĂ©nacle. Celle-ci est Ă  l’opposĂ©. L’une est au nord, l’autre au sud de JĂ©rusalem.

Sur le seuil de la maison, JĂ©sus, avec son aimable courtoisie, prend congĂ© de Jean d’En-Dor qu’il laisse pour protĂ©ger les femmes et qu’il remercie pour cette garde. Il embrasse Marziam, venu lui aussi sur le seuil, puis s’éloigne par la Porte dite d’HĂ©rode.

« OĂč allons-nous, Seigneur ?

– Venez avec moi. Je vous emmĂšne couronner la PĂąque par une perle rare et dĂ©sirĂ©e. C’est pour cela que j’ai voulu rester avec vous seuls. Mes apĂŽtres ! Merci, mes amis, de votre grand amour pour moi. Si vous pouviez voir comme il me console, vous en seriez bien surpris ! Voyez : je supporte de continuelles Ă©preuves et dĂ©ceptions. Du moins, ce sont des dĂ©ceptions pour vous. Pour moi, soyez-en persuadĂ©s, je n’ai pas de dĂ©ceptions, car il ne m’a pas Ă©tĂ© accordĂ© le don d’ignorance
 MĂȘme pour cela, je vous conseille de vous laisser conduire par moi. Si je permets ceci ou cela, n’y faites pas obstacle. Si je n’interviens pas pour mettre fin Ă  quelque chose, ne vous occupez pas de le faire vous-mĂȘmes. Tout vient en son temps. Ayez confiance en moi, par-dessus tout. »

Ils arrivent Ă  l’angle nord-est de l’enceinte des murs, tournent et longent le mont Moriah jusqu’à l’endroit oĂč ils peuvent franchir le CĂ©dron par un petit pont.

« Nous allons Ă  GethsĂ©mani ? demande Jacques, fils d’AlphĂ©e.

– Non, plus haut : sur le mont des Oliviers.

– Oh ! Ce sera beau ! Dit Jean.

– Cela aurait fait plaisir au petit aussi, murmure Pierre.

– Il y viendra bien d’autres fois ! Il Ă©tait fatiguĂ©. Et c’est un enfant. Je veux vous donner une grande chose, parce que dĂ©sormais il est juste que vous l’ayez. »

203.2 Ils montent Ă  travers les oliviers, laissant GethsĂ©mani sur leur droite, et s’élĂšvent encore sur le mont jusqu’à atteindre la crĂȘte oĂč bruissent les oliviers.

JĂ©sus s’arrĂȘte et dit :

« Faisons une pause
 Mes chers, si chers disciples et mes continuateurs dans l’avenir, venez prĂšs de moi. Un jour — et pas seulement un jour —, vous m’avez dit : “ Apprends-nous Ă  prier comme tu pries. Apprends-le-nous, comme Jean l’a fait pour les siens, afin que nous, tes disciples, nous puissions prier avec les mots mĂȘmes du MaĂźtre. ” Et je vous ai toujours rĂ©pondu : “ Je le ferai quand je verrai en vous un minimum de prĂ©paration suffisant pour que la priĂšre ne soit pas une vaine formule de paroles humaines, mais une vĂ©ritable conversation avec le PĂšre. ” Nous y sommes. Vous ĂȘtes en possession de ce qui suffit pour pouvoir connaĂźtre les mots qu’il convient de dire Ă  Dieu. Et je veux vous les enseigner ce soir, dans la paix et l’amour qui rĂšgnent entre nous, dans la paix et dans l’amour de Dieu et avec Dieu. Nous avons, en effet, obĂ©i au prĂ©cepte pascal en vrais juifs, et au commandement divin de la charitĂ© envers Dieu et envers le prochain.

203.3 L’un d’entre vous a beaucoup souffert, ces jours-ci. Souffert pour un acte immĂ©ritĂ©, et souffert par l’effort qu’il a fait sur lui-mĂȘme pour contenir l’indignation que cet acte avait provoquĂ©. Oui, Simon-Pierre, viens ici. Il n’y a pas le moindre frĂ©missement de ton cƓur honnĂȘte qui m’ait Ă©tĂ© inconnu, et il n’y a pas une seule peine que je n’aie partagĂ©e avec toi. Tes compagnons et moi


– Mais toi, Seigneur, tu as Ă©tĂ© bien plus offensĂ© que moi ! Et c’était pour moi une souffrance plus
 plus grande, non, plus sensible
 et pas plus
 plus
 VoilĂ  : que Judas ait Ă©tĂ© dĂ©goĂ»tĂ© de participer Ă  ma fĂȘte, j’en ai souffert comme homme. Mais de voir que tu en Ă©tais affligĂ© et offensĂ©, cela m’a fait mal d’une tout autre façon et j’en ai souffert deux fois plus
 Moi
 je ne veux pas me vanter et me faire valoir en me servant de tes mots
 Mais je dois dire – et si c’est de l’orgueil, dis-le-moi – que j’ai souffert en mon Ăąme
 et cela fait plus mal.

– Ce n’est pas de l’orgueil, Simon. Tu as souffert spirituellement car Simon, pĂȘcheur de GalilĂ©e, est en train de se transformer en Pierre, disciple de JĂ©sus, MaĂźtre de l’esprit, grĂące auquel ses disciples deviennent eux aussi spirituellement actifs et sages. Et c’est pour te faire progresser dans la vie spirituelle, pour vous faire progresser, que je veux, ce soir, vous apprendre Ă  prier. Combien vous ĂȘtes changĂ©s, depuis la retraite solitaire !

– Tous, Seigneur ? demande BarthĂ©lemy, un peu incrĂ©dule.

– Je comprends ce que tu veux dire
 mais je parle à vous onze, pas à d’autres


– Mais qu’a donc Judas, MaĂźtre ? Nous ne le comprenons plus
 il paraissait tellement changĂ©, et maintenant, depuis que nous avons quittĂ© le lac
, dit AndrĂ©, dĂ©solĂ©.

– Tais-toi, mon frĂšre. C’est moi qui ai la clĂ© du mystĂšre ! Il s’est un peu attachĂ© Ă  BĂ©elzĂ©boul. Il est allĂ© le chercher dans la caverne d’En-Dor pour Ă©tonner les gens et
 et il a Ă©tĂ© servi ! Le MaĂźtre le lui a dit ce jour-là
 A Gamla, les diables sont entrĂ©s dans les porcs. A En-Dor, les diables, sortis de ce malheureux Jean, sont entrĂ©s en lui
 On comprend que
 on comprend
 Laisse-moi le dire, MaĂźtre ! Cela me prend Ă  la gorge et, si je ne le dis pas, si ça ne sort pas, ça va m’empoisonner


– Simon, sois bon !

– Oui, MaĂźtre
 et je t’assure que je ne lui ferai pas d’impolitesses. Mais j’affirme et je pense que Judas Ă©tant vicieux – nous l’avons tous compris –, il est un peu parent du porc
 et on comprend que les dĂ©mons choisissent volontiers les porcs pour leur
 changement de domicile. VoilĂ , c’est dit.

– Tu dis que c’est cela ? demande Jacques, fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e.

– Et que veux-tu que ce soit d’autre ? Il n’y a eu aucune raison pour qu’il devienne aussi intraitable. C’est pire qu’à la Belle Eau ! Et lĂ , on pouvait penser que c’étaient l’endroit et la saison qui l’énervaient. Mais maintenant


203.4 – Il y a une autre raison, Simon


– Donne-la-moi, Maütre. Je suis content de changer d’avis sur mon compagnon.

– Judas est jaloux et cette jalousie l’agite.

– Jaloux ? De qui ? Il n’a pas de femme, et mĂȘme s’il en avait une et Ă©tait avec les femmes, je crois qu’aucun de nous ne ferait preuve de mĂ©pris Ă  l’égard de notre condisciple


– Il est jaloux de moi. RĂ©flĂ©chis : Judas a changĂ© aprĂšs En-Dor et aprĂšs Esdrelon. C’est-Ă -dire quand il a vu que je m’occupais de Jean et de Yabeç. Mais, maintenant que Jean – Jean surtout – s’éloignera en passant de moi Ă  Isaac, tu verras qu’il redeviendra enjouĂ© et bon.

– Eh
 bien ! Tu ne me diras pas qu’il n’est pas possĂ©dĂ© par un petit dĂ©mon. Et surtout
 Non, je le dis ! Et surtout tu ne me diras pas qu’il est devenu meilleur ces derniers mois. J’étais jaloux, moi aussi, l’an dernier
 Je n’aurais voulu personne de plus que nous six, les six premiers, tu t’en souviens ? Maintenant, maintenant
 laisse-moi, pour une fois, prendre Dieu Ă  tĂ©moin de ma pensĂ©e. Maintenant, je dis que je suis heureux de voir augmenter le nombre des disciples autour de toi. Ah ! Je voudrais avoir tous les hommes et les amener Ă  toi, ainsi que tous les moyens pour pouvoir subvenir Ă  ceux qui sont dans le besoin, afin que la misĂšre ne soit pour personne un obstacle pour venir Ă  toi. Dieu voit que je dis vrai. Mais pourquoi suis-je ainsi maintenant ? Parce que je me suis laissĂ© changer par toi. Lui
 il n’a pas changĂ©. Au contraire
 VoilĂ , MaĂźtre
 C’est un petit dĂ©mon qui l’a pris


– Ne dis pas cela. Ne le pense pas. Prie pour qu’il guĂ©risse. La jalousie est une maladie


– Qu’à tes cĂŽtĂ©s, on guĂ©rit si on le veut. Ah ! Je le supporterai, pour toi
 Mais quel effort !


– Je t’en ai donnĂ© la rĂ©compense : l’enfant. Et maintenant, je vais t’apprendre Ă  prier


– oh oui ! Mon frĂšre, dit Jude. Parlons de cela
 et que l’on ne se souvienne de mon homonyme qu’à cause du besoin qu’il en a. Il me semble qu’il a dĂ©jĂ  son chĂątiment : il n’est pas avec nous en ce moment !

203.5 – Ecoutez. Quand vous priez, dites ceci : “ Notre PĂšre qui es aux Cieux, que ton nom soit sanctifiĂ©, que ton rĂšgne vienne sur la terre comme il est dans le Ciel, et que ta volontĂ© soit faite sur la terre comme au Ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien, remets-nous nos dettes, comme nous les remettons Ă  nos dĂ©biteurs. Ne nous induis pas en tentation, mais dĂ©livre-nous du Malin. ” »

JĂ©sus s’est levĂ© pour dire la priĂšre et tous l’ont imitĂ©, attentifs et Ă©mus.

« Rien d’autre n’est nĂ©cessaire, mes amis. Dans ces mots est renfermĂ© comme en un cercle d’or tout ce qu’il faut Ă  l’homme pour son Ăąme comme pour sa chair et son sang. Avec cela, demandez ce qui est utile Ă  celui-lĂ  ou Ă  ceux-ci. Et si vous accomplissez ce que vous demandez, vous acquerrez la vie Ă©ternelle. C’est une priĂšre si parfaite que les vagues des hĂ©rĂ©sies et le cours des siĂšcles ne l’entameront pas. Le christianisme sera dĂ©suni sous la morsure de Satan et beaucoup de parties de ma chair mystique seront dĂ©tachĂ©es, morcelĂ©es, formant des cellules particuliĂšres dans le vain dĂ©sir de se crĂ©er un corps parfait comme le sera le Corps mystique du Christ, c’est-Ă -dire formĂ© de tous les fidĂšles unis dans l’Eglise apostolique qui sera, tant que la terre existera, l’unique vĂ©ritable Eglise. Mais ces petits groupes sĂ©parĂ©s, privĂ©s par consĂ©quent des dons que je laisserai Ă  l’Eglise MĂšre pour nourrir mes enfants, garderont toujours le titre d’églises chrĂ©tiennes en raison de leur culte pour le Christ et, au sein de leur erreur, elles se souviendront toujours qu’elles sont venues du Christ. Eh bien, elles aussi prieront avec cette priĂšre universelle. Souvenez-vous-en. MĂ©ditez-la continuellement. Appliquez-la Ă  votre action. Il ne faut pas autre chose pour se sanctifier. Si quelqu’un Ă©tait seul, dans un milieu paĂŻen, sans Ă©glise, sans livre, il aurait dĂ©jĂ  tout ce que l’on peut savoir en mĂ©ditant cette priĂšre ainsi qu’une Ă©glise ouverte dans son cƓur pour la rĂ©citer. Il aurait une rĂšgle de vie et une sanctification assurĂ©e.

203.6 “ Notre Pùre ”.

Je l’appelle “ PĂšre ”. C’est le PĂšre du Verbe, c’est le PĂšre de Celui qui s’est incarnĂ©. C’est ainsi que je veux que vous l’appeliez vous aussi, car vous faites un avec moi, si vous demeurez en moi. Il fut un temps oĂč l’homme devait se jeter face Ă  terre pour soupirer, en tremblant d’épouvante : “ Dieu ! ” Celui qui ne croit pas en moi ni en ma parole est encore pris par cette crainte paralysante
 Observez l’intĂ©rieur du Temple. Non seulement Dieu, mais aussi le souvenir de Dieu, est cachĂ© aux yeux des fidĂšles par un triple voile. SĂ©para­tion par la distance, sĂ©paration par les voiles, tout a Ă©tĂ© pris et appliquĂ© pour signifier Ă  celui qui prie : “ Tu es fange. Lui, il est LumiĂšre. Tu es abject. Lui, il est Saint. Tu es esclave. Lui, il est Roi. ”

Mais maintenant !
 Relevez-vous ! Approchez-vous ! Je suis le PrĂȘtre Ă©ternel. Je peux vous prendre par la main et vous dire : “ Venez. ” Je peux saisir les rideaux du vĂ©larium et les Ă©carter, ouvrant tout grand l’inaccessible lieu, fermĂ© jusqu’à aujourd’hui. FermĂ© ? Pourquoi ? FermĂ© Ă  cause de la faute originelle, oui, mais encore plus Ă©troitement fermĂ© par la conscience corrompue des hommes. Pourquoi est-il fermĂ© si Dieu est amour, si Dieu est PĂšre ? Je peux, je dois, je veux vous conduire, non pas dans la poussiĂšre, mais dans l’azur ; non pas au loin, mais tout prĂšs ; non pas comme des esclaves, mais comme des fils sur le cƓur de Dieu.

Dites “ PĂšre ! PĂšre ! ”, et ne vous lassez pas de le rĂ©pĂ©ter. Ne savez-vous pas que, chaque fois que vous le dites, le Ciel rayonne de la joie de Dieu ? Ne diriez-vous que ce mot, avec un amour vĂ©ritable, vous feriez dĂ©jĂ  une priĂšre agrĂ©able au Seigneur. “ PĂšre ! Mon pĂšre ! ” disent les enfants Ă  leur gĂ©niteur. C’est le premier mot qu’ils disent : “ MĂšre, pĂšre. ” Vous ĂȘtes les petits enfants de Dieu. Je vous ai engendrĂ©s Ă  partir du vieil homme que vous Ă©tiez. Ce vieil homme, je l’ai dĂ©truit par mon amour, pour faire naĂźtre l’homme nouveau, le chrĂ©tien. Appelez donc, du premier nom que les enfants connaissent, le PĂšre trĂšs saint qui est aux Cieux.

203.7 “ Que ton Nom soit sanctifiĂ©. ”

O nom saint et doux plus que tout autre ! Nom que la terreur du coupable vous a appris Ă  voiler sous un autre nom ! Ne dites plus AdonaĂŻ. C’est Dieu. C’est le Dieu qui, dans un excĂšs d’amour, a créé l’humanitĂ©. Que l’humanitĂ© de l’avenir l’appelle de son nom, par ses lĂšvres purifiĂ©es par le bain que je prĂ©pare, se rĂ©servant de comprendre avec la plĂ©nitude de la sagesse le sens vĂ©ritable de cet IncomprĂ©hensible lorsque, fondue en lui, l’humanitĂ© avec les meilleurs de ses enfants sera Ă©levĂ©e jusqu’au Royaume que je suis venu fonder.

203.8 “ Que ton Rùgne vienne sur la terre comme au Ciel. ”

DĂ©sirez de toutes vos forces cet avĂšnement. Ce serait la joie sur la terre, s’il venait. Le RĂšgne de Dieu dans les cƓurs, dans les familles, entre les citoyens, entre les nations. Souffrez, prenez de la peine, sacrifiez-vous pour ce RĂšgne. Que la terre soit un miroir qui reflĂšte en chacun la vie des Cieux. Il viendra. Un jour, tout cela adviendra. Des siĂšcles et des siĂšcles de larmes et de sang, d’erreurs, de persĂ©cutions, de brouillard traversĂ© d’éclairs de lumiĂšre qu’irradiera le phare mystique de mon Eglise — si elle est une barque qui ne sombrera pas, elle est aussi un rocher qui rĂ©sistera aux vagues et elle tiendra bien haut la lumiĂšre, ma lumiĂšre, la lumiĂšre de Dieu —, tout cela prĂ©cĂ©dera le moment oĂč la terre possĂšdera le Royaume de Dieu. Ce sera alors comme l’intense flamboiement d’un astre qui, aprĂšs avoir atteint la perfection de son existence, se dĂ©sagrĂšge, comme une fleur dĂ©mesurĂ©e des jardins Ă©thĂ©rĂ©s, pour exhaler en un Ă©tincelant frĂ©missement son existence et son amour aux pieds de son CrĂ©ateur. Mais cela adviendra. Et ensuite, ce sera le Royaume parfait, bienheureux, Ă©ternel du Ciel.

203.9 “ que ta volontĂ© soit faite sur la terre comme au Ciel. ”

L’anĂ©antissement de la volontĂ© propre au profit de celle d’un autre ne peut se produire que lorsqu’on a atteint le parfait amour pour cette personne. L’anĂ©antissement de la volontĂ© propre au profit de celle de Dieu ne peut se produire que quand on a atteint la perfection des vertus thĂ©ologales Ă  un degrĂ© hĂ©roĂŻque. Au Ciel, oĂč tout est sans dĂ©fauts, s’accomplit la volontĂ© de Dieu. Sachez, vous qui ĂȘtes fils du Ciel, faire ce que l’on fait au Ciel.

203.10 “ Donne-nous notre pain quotidien. ”

Quand vous serez au Ciel, vous vous nourrirez uniquement de Dieu. La bĂ©atitude sera votre nourriture. Mais, ici-bas, vous avez encore besoin de pain. Et vous ĂȘtes les petits enfants de Dieu. Il est donc juste de dire : “ PĂšre, donne-nous du pain. ”

Avez-vous peur qu’il ne vous Ă©coute pas ? Oh, non ! RĂ©flĂ©chissez : supposez que l’un de vous ait un ami et qu’il s’aperçoive qu’il manque de pain pour rassasier un autre ami ou un parent arrivĂ© chez lui Ă  la fin de la seconde veille. Il va trouver l’ami son voisin et lui dit : “ Mon ami, prĂȘte-moi trois pains, car il m’est arrivĂ© un hĂŽte et je n’ai rien Ă  lui donner Ă  manger. ” Peut-il s’entendre rĂ©pondre de l’intĂ©rieur de la maison : “ Ne m’ennuie pas car j’ai dĂ©jĂ  fermĂ© la porte et bloquĂ© les battants, et mes enfants dorment dĂ©jĂ  Ă  mes cĂŽtĂ©s. Je ne peux me lever et te donner ce que tu dĂ©sires ” ? Non. S’il s’est adressĂ© Ă  un vĂ©ritable ami et qu’il insiste, il obtiendra ce qu’il demande. Il l’aurait obtenu mĂȘme s’il s’était adressĂ© Ă  un ami pas trĂšs proche, Ă  cause de son insistance, car celui auquel il demande ce service, pour n’ĂȘtre plus importunĂ©, se hĂąterait de lui en donner autant qu’il en veut.

Mais vous, quand vous priez le Pùre, vous ne vous adressez pas à un ami de la terre : vous vous tournez vers l’Ami parfait, qui est le Pùre du Ciel. Aussi, je vous dis : “ Demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira. ” En effet, à qui demande on donne, qui cherche finit par trouver, à qui frappe on ouvre la porte.

Quel enfant des hommes se voit prĂ©senter une pierre, s’il demande du pain Ă  son pĂšre ? Qui se voit donner un serpent Ă  la place d’un poisson grillĂ© ? Le pĂšre qui agirait ainsi Ă  l’égard de ses enfants serait criminel. Je l’ai dĂ©jĂ  dit et je le rĂ©pĂšte pour vous encourager Ă  avoir des sentiments de bontĂ© et de confiance. De mĂȘme qu’un homme sain d’esprit ne donnerait pas un scorpion Ă  la place d’un Ɠuf, avec quelle plus grande bontĂ© Dieu ne vous donnera-t-il pas ce que vous demandez ! Car il est bon, alors que vous, vous ĂȘtes plus ou moins mauvais. Demandez donc avec un amour humble et filial votre pain au PĂšre.

203.11 “ Remets-nous nos dettes comme nous les remettons Ă  nos dĂ©biteurs. ”

Il y a les dettes matĂ©rielles et les dettes spirituelles. Il y a encore les dettes morales. L’argent, la marchandise qu’on vous a prĂȘtĂ©s sont des dettes matĂ©rielles qu’il faut rembourser. L’estime que l’on exige sans rĂ©ciprocitĂ©, l’amour que l’on attend, mais que l’on ne donne pas, sont des dettes morales. L’obĂ©issance Ă  Dieu, de qui on exigerait beaucoup, quitte Ă  lui donner bien peu, et l’amour qu’on doit avoir pour lui sont des dettes spirituelles. Mais il nous aime et doit ĂȘtre aimĂ© comme on aime une mĂšre, une Ă©pouse, un fils de qui on exige tant de choses. L’égoĂŻste veut possĂ©der et ne donne pas. Mais l’égoĂŻste est aux antipodes du Ciel. Nous avons des dettes envers tout le monde. De Dieu au parent, de celui-ci Ă  l’ami, de l’ami Ă  son prochain, de son prochain au serviteur et Ă  l’esclave, car tous sont des ĂȘtres comme nous. Malheur Ă  qui ne pardonne pas ! Il ne lui sera pas pardonnĂ©. Dieu ne peut pas, par justice, remettre ce que l’homme lui doit — Ă  lui qui est le TrĂšs Saint — si l’homme ne pardonne pas Ă  son semblable.

203.12 “ Ne nous induis pas en tentation, mais dĂ©livre-nous du Malin. ”

L’homme qui n’a pas Ă©prouvĂ© le besoin de partager avec nous le souper de la PĂąque m’a demandĂ©, il y a moins d’un an : “ Comment ? Tu as demandĂ© de ne pas ĂȘtre tentĂ© et d’ĂȘtre aidĂ© dans la tentation contre elle-mĂȘme ? ” Nous Ă©tions nous deux, seuls
 et j’ai rĂ©pondu.

Une autre fois, nous Ă©tions quatre dans un endroit isolĂ©, et j’ai rĂ©pondu de nouveau. Mais il n’était pas encore satisfait car, dans une Ăąme inflexible, il faut d’abord ouvrir une brĂšche en dĂ©molissant la forteresse perverse de sa suffisance. C’est pour cette raison que je le rĂ©pĂšterai encore une fois, et mĂȘme dix, cent fois jusqu’à ce que tout soit accompli.

Mais vous, qui n’avez pas de cuirasse due Ă  des doctrines malheureuses ni de passions plus malheureuses encore, veuillez prier ainsi. Priez avec humilitĂ© pour que Dieu empĂȘche les tentations. Ah, l’humilitĂ© ! Se reconnaĂźtre pour ce que l’on est ! Sans s’avilir, mais se connaĂźtre. Dire : “ Je pourrais cĂ©der mĂȘme si cela me semble impossible, car je suis un juge imparfait pour moi-mĂȘme. Par consĂ©quent, mon PĂšre, dĂ©livre-moi, si possible, des tentations en me tenant proche de toi au point que cela ne permette pas au Malin de me nuire. ” Car, souvenez-vous-en, ce n’est pas Dieu qui porte au mal, mais c’est le mal qui tente. Priez le PĂšre pour qu’il vienne en aide Ă  votre faiblesse au point qu’elle ne puisse ĂȘtre induite en tentation par le Malin.

203.13 VoilĂ  ce que j’avais Ă  vous dire, mes bien-aimĂ©s. C’est ma seconde PĂąque au milieu de vous. L’an dernier, nous avons seulement rompu ensemble le pain et partagĂ© l’agneau. Cette annĂ©e, je vous fais le don de la priĂšre. J’aurai d’autres dons pour mes autres PĂąques parmi vous afin que, lorsque je serai allĂ© lĂ  oĂč le PĂšre le veut, vous gardiez un souvenir de moi, l’Agneau, dans toute fĂȘte de l’agneau mosaĂŻque.

Levez-vous et partons. Nous rentrerons en ville Ă  l’aurore. Ou plutĂŽt : demain, toi, Simon, et toi, mon frĂšre (il dĂ©signe Jude), vous irez chercher les femmes et l’enfant. Quant Ă  toi, Simon-Pierre, et vous autres, vous resterez avec moi jusqu’à leur retour. Ensuite, nous irons tous ensemble Ă  BĂ©thanie. »

Ils descendent jusqu’à GethsĂ©mani oĂč ils rentrent Ă  la maison pour se reposer.

Détail

Leçon sur le Notre PÚre. Nous remettons tout le chapitre, car sur le chemin, Jésus insiste sur le grand cadeau qu'il donne à ses apÎtres.

Annotation

Vous m’avez dit, par exemple en EMV 62.2 | EMV 119.10 | EMV 149.3.

Mon homonyme : Judas et Jude sont le mĂȘme prĂ©nom, mĂȘme si le français a voulu en donner des formes diffĂ©rentes.

Mots-clés

EMV 203.1 · Tome 3, p. 334

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Voyez : je supporte de continuelles Ă©preuves et dĂ©ceptions. Du moins, ce sont des dĂ©ceptions pour vous. Pour moi, soyez-en persuadĂ©s, je n’ai pas de dĂ©ceptions, car il ne m’a pas Ă©tĂ© accordĂ© le don d’ignorance
 MĂȘme pour cela, je vous conseille de vous laisser conduire par moi. Si je permets ceci ou cela, n’y faites pas obstacle. Si je n’interviens pas pour mettre fin Ă  quelque chose, ne vous occupez pas de le faire vous-mĂȘmes. Chaque chose en son temps. Ayez confiance en moi, par-dessus tout.

Détail

Jésus parle des épreuves que le groupe apostolique vit et il enjoint les apÎtres à la confiance en Dieu.

Mots-clés

EMV 203.4 · Tome 3, p. 336-337

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Prie pour qu’il guĂ©risse. La jalousie est une maladie


– Qu’à tes cĂŽtĂ©s, on guĂ©rit si on le veut. Ah ! Je le supporterai, pour toi
 Mais quel effort !
 »

Détail

Jésus parle de quelqu'un de jaloux.

Mots-clés

EMV 203.5 · Tome 3, p. 337-338

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

C’est une priĂšre si parfaite que les vagues des hĂ©rĂ©sies et le cours des siĂšcles ne l’entameront pas. Le christianisme sera dĂ©suni sous la morsure de Satan et beaucoup de parties de ma chair mystique seront dĂ©tachĂ©es, morcelĂ©es, formant des cellules particuliĂšres dans le vain dĂ©sir de se crĂ©er un corps parfait comme le sera le Corps mystique du Christ, c’est-Ă -dire formĂ© de tous les fidĂšles unis dans l’Eglise apostolique qui sera, tant que la terre existera, l’unique vĂ©ritable Eglise. Mais ces petits groupes sĂ©parĂ©s, privĂ©s par consĂ©quent des dons que je laisserai Ă  l’Eglise MĂšre pour nourrir mes enfants, garderont toujours le titre d’églises chrĂ©tiennes en raison de leur culte pour le Christ et, au sein de leur erreur, elles se souviendront toujours qu’elles sont venues du Christ. Eh bien, elles aussi prieront avec cette priĂšre universelle. Souvenez-vous-en. MĂ©ditez-la continuellement. Appliquez-la Ă  votre action. Il ne faut pas autre chose pour se sanctifier. Si quelqu’un Ă©tait seul, dans un milieu paĂŻen, sans Ă©glise, sans livre, il aurait dĂ©jĂ  tout ce que l’on peut savoir en mĂ©ditant cette priĂšre ainsi qu’une Ă©glise ouverte dans son cƓur pour la rĂ©citer. Il aurait une rĂšgle de vie et une sanctification assurĂ©e.

Détail

Jésus parle du Notre PÚre.

Mots-clés

EMV 203.5 · Tome 3, p. 337-338

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Souvenez-vous [de la priĂšre du Notre PĂšre]. MĂ©ditez-la continuellement. Appliquez-la Ă  votre action. Il ne faut pas autre chose pour se sanctifier. Si quelqu’un Ă©tait seul, dans un milieu paĂŻen, sans Ă©glise, sans livre, il aurait dĂ©jĂ  tout ce que l’on peut savoir en mĂ©ditant cette priĂšre ainsi qu’une Ă©glise ouverte dans son cƓur pour la rĂ©citer. Il aurait une rĂšgle de vie et une sanctification assurĂ©e.

Mots-clés

EMV 203.6 · Tome 3, p. 338

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Dites “ PĂšre ! PĂšre ! ”, et ne vous lassez pas de le rĂ©pĂ©ter. Ne savez-vous pas que, chaque fois que vous le dites, le Ciel rayonne de la joie de Dieu ? Ne diriez-vous que ce mot, avec un amour vĂ©ritable, vous feriez dĂ©jĂ  une priĂšre agrĂ©able au Seigneur.

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