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Page 175 sur 198

Confort de lecture

EMV 189 · Tome 3, p. 241-245

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : À NaĂŻm. RĂ©surrection du fils d’une veuve.

Date de la vision : Jeudi 14 juin 1945.

Calendrier : Vendredi 17 mars 28 (4 Nissan 3788)

Lieux (carte) : NaĂŻm

Cycle : Le second voyage pascal

RĂ©sumĂ© : JĂ©sus arrive Ă  NaĂŻm. Les habitants d'En-Dor le suivent toujours. Ils rencontrent alors un cortĂšge funĂ©raire. Les apĂŽtres tentent de deviner qui est dĂ©cĂ©dĂ©, et prĂ©sument que c'est un enfant ou une vierge, mais ils finissent par comprendre que c'est un jeune adulte. Les disciples sont Ă©mus par la douleur de la pauvre veuve qui a perdu son fils. JĂ©sus est lui d'une profonde douceur et s'approche du cortĂšge, ce qui provoque une rĂ©action virulente de la maman en deuil. Le MaĂźtre la calme et demande de poser la litiĂšre au sol. On s'exĂ©cute et il rĂ©alise alors le miracle : le dĂ©funt ressuscite. Cela provoque un vif Ă©moi dans la foule, qui l'empĂȘche de partir. En voyant dĂ©sormais cet heureux cortĂšge, JĂ©sus pleure en pensant Ă  la dĂ©solation future de sa MĂšre.

La mÚre bénit finalement le Seigneur avec son fils, et le Maßtre peut enfin partir. Le chef de la synagogue cherche à le retenir, mais le Christ dit qu'il doit continuer sa route. Il lui promet finalement de revenir.

Contenu du chapitre : 189.1 : À l’approche de NaĂŻm, un cortĂšge funĂšbre sort des murs de la ville. 189.2 : JĂ©sus saisi de compassion par la douleur de la mĂšre, ressuscite le jeune homme. 189.3 : Le jeune homme, encore prisonnier de ses bandelettes, appelle sa mĂšre. 189.4 : JĂ©sus a les larmes aux yeux en pensant Ă  sa propre MĂšre. 189.5 : JĂ©sus promet au chef de synagogue de revenir.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 50.

Mots-clés

EMV 189.1-5 · Tome 3, p. 241-245

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

189.1 NaĂŻm devait avoir une certaine importance au temps de JĂ©sus. Sans ĂȘtre trĂšs grande, la ville est bien construite. EnfermĂ©e dans l’enceinte de ses murs, elle s’étend sur une colline basse et riante, un contrefort du petit mont Hermon, et elle domine une plaine trĂšs fertile qui oblique vers le nord-ouest.

On y arrive, en venant d’En-Dor, aprĂšs avoir franchi un cours d’eau qui est certainement un affluent du Jourdain. Pourtant, de cet endroit, on ne voit plus le Jourdain, et pas davantage sa vallĂ©e, parce que des collines le cachent en formant vers l’est un arc en forme de point d’interrogation.

JĂ©sus s’y rend par une grand-route qui unit la rĂ©gion du lac Ă  l’Hermon et Ă  ses villages. DerriĂšre lui marchent de nombreux habitants d’En-Dor qui n’arrĂȘtent pas de bavarder.

La distance qui sĂ©pare le groupe des apĂŽtres des murs est maintenant trĂšs courte : deux cents mĂštres, tout au plus. La grand-route entre directement dans la ville par une porte qui est grande ouverte, car il fait plein jour. On peut donc apercevoir ce qui se trouve immĂ©diatement au-delĂ  des murs. C’est ainsi que JĂ©sus, qui conversait avec ses apĂŽtres et le nouveau converti, voit venir, dans un grand bruit de pleureuses et un semblable apparat oriental, un cortĂšge funĂšbre.

« On va voir, MaĂźtre ? » disent certains apĂŽtres. Plusieurs habitants d’En-Dor se sont dĂ©jĂ  prĂ©cipitĂ©s pour regarder.

« Allons-y, condescend Jésus.

– Oh ! Ce doit ĂȘtre un enfant car tu vois combien de fleurs et de rubans il y a sur la litiĂšre ? dit Judas Ă  Jean.

– Ou bien c’est une vierge, rĂ©pond Jean.

– Non, c’est sĂ»rement un jeune garçon Ă  cause des couleurs qu’ils ont mises et puis, il n’y a pas de myrtes
 » dit BarthĂ©lemy.

Le cortĂšge funĂšbre sort des murs. Impossible d’entrevoir ce qu’il y a sur la litiĂšre que les porteurs tiennent bien haut sur leurs Ă©paules. C’est seulement Ă  la forme qu’il dessine que l’on devine le corps Ă©tendu dans ses bandelettes et couvert d’un drap, et on se rend compte que c’est un corps qui a dĂ©jĂ  atteint son dĂ©veloppement complet car il est aussi long que la litiĂšre.

A cÎté, une femme voilée, soutenue par des parents ou des amies, marche en pleurant. Ce sont les seules vraies larmes de cette comédie larmoyante. Quand un porteur rencontre une pierre, un trou, une bosse de la route, cela donne une secousse à la litiÚre et la mÚre gémit : « Oh, non ! Faites doucement ! Il a tellement souffert, mon petit ! » et elle lÚve une main tremblante pour caresser le bord de la litiÚre. Elle ne saurait faire plus et, dans cette impuissance, elle baise les voiles qui flottent et les rubans que le vent soulÚve parfois et qui viennent effleurer la forme immobile.

« C’est la mĂšre » dit Pierre, tout Ă©mu ; une larme brille dans ses bons yeux vifs.

Mais il n’est pas le seul Ă  avoir les larmes aux yeux devant ce dĂ©chirement : Simon le ZĂ©lote, AndrĂ©, Jean et jusqu’au toujours jovial Thomas ont dans les yeux la lueur d’une larme. Tous, tous sont profondĂ©ment Ă©mus. Judas Iscariote murmure : « Si c’était moi ! Oh ! Ma pauvre mĂšre
 »

189.2 JĂ©sus a un regard d’une douceur intolĂ©rable, tant elle est profonde. Il se dirige vers la litiĂšre.

La mĂšre sanglote plus fort car le cortĂšge tourne en direction du tombeau dĂ©jĂ  ouvert. Voyant que JĂ©sus va toucher la litiĂšre, elle l’écarte violemment. Qui sait ce qu’elle peut craindre dans son dĂ©lire ? Elle hurle : « Il est Ă  moi ! » et elle regarde JĂ©sus avec des yeux hagards.

« Je le sais, mÚre. Il est à toi.

– C’est mon fils unique ! Pourquoi la mort pour lui, pour lui qui Ă©tait bon et qui m’était si cher, qui faisait ma joie de veuve ? Pourquoi ? »

La foule des pleureuses fait retentir plus fort ses cris funÚbres et rétribués pour faire écho à la mÚre qui continue :

« Pourquoi lui et pas moi ? Ce n’est pas juste que celle qui a engendrĂ© voie pĂ©rir son fruit. Le fruit doit vivre, car sinon, sinon Ă  quoi servent ces entrailles qui se dĂ©chirent pour mettre au monde un homme ? »

Elle se frappe le ventre, féroce et désespérée.

« Ne fais pas cela ! Ne pleure pas, mÚre. »

JĂ©sus lui prend les mains dans une Ă©treinte puissante et les retient de sa main gauche pendant qu’avec la droite il touche la litiĂšre en disant aux porteurs :

« ArrĂȘtez-vous et posez-la Ă  terre. »

Les porteurs obéissent et descendent le brancard qui reste soutenu par ses quatre pieds.

Jésus saisit le drap qui recouvre le mort et le rejette en arriÚre, découvrant la dépouille. La mÚre crie sa douleur en appelant le nom de son fils, je crois : « Daniel ! »

JĂ©sus, qui tient toujours les mains de la mĂšre dans la sienne, se redresse, imposant par l’éclat de son regard, avec son visage des miracles les plus puissants et, abaissant sa main droite, il ordonne de toute la puissance de sa voix :

« Jeune homme ! Je te le dis : lÚve- toi ! »

189.3 Le mort se lĂšve, comme il est, avec ses bandelettes, pour s’asseoir sur la litiĂšre et, appelle : « Maman ! » il l’appelle avec la voix balbutiante et effrayĂ©e d’un enfant terrorisĂ©.

« Il est à toi, femme. Je te le rends au nom de Dieu. Aide-le à se débarrasser du suaire. Et soyez heureux. »

Jésus est sur le point de se retirer.

Mais oui ! La foule le bloque Ă  cĂŽtĂ© de la litiĂšre sur laquelle la mĂšre s’est penchĂ©e et oĂč elle s’embrouille au milieu des bandelettes pour faire le plus vite possible, pendant que les lamentations de l’enfant ne cessent d’implorer : « Maman ! Maman ! »

Le suaire est enlevĂ©, les bandelettes dĂ©liĂ©es, la mĂšre et le fils peuvent s’embrasser et ils le font sans tenir compte des baumes poisseux que la mĂšre essuie ensuite du cher visage, des chĂšres mains, avec les bandelettes elles-mĂȘmes. Puis, n’ayant rien pour l’habiller, la mĂšre retire son manteau et l’en revĂȘt, et tout sert pour le caresser


189.4 JĂ©sus la regarde
 il regarde ce groupe affectueux serrĂ© contre les bords de la litiĂšre qui maintenant n’est plus funĂšbre et il pleure.

Judas voit ces larmes et demande :

« Pourquoi pleures-tu, Seigneur ? »

Jésus tourne vers lui son visage et lui répond :

« Je pense Ă  ma MĂšre
 »

Cette brĂšve conversation ramĂšne l’attention de la femme vers son Bienfaiteur. Elle prend son fils par la main et le soutient, – on dirait en effet que son corps garde un reste de lĂ©thargie –, et elle s’agenouille en disant :

« Toi aussi, mon fils, bĂ©nis ce Saint qui t’a rendu Ă  la vie et Ă  ta mĂšre. »

Puis elle se penche pour baiser le vĂȘtement de JĂ©sus pendant que la foule chante des hosannas Ă  Dieu et Ă  son Messie, dĂ©sormais connu pour ce qu’il est, car les apĂŽtres et les habitants d’En-Dor se sont chargĂ©s de dire quel est Celui qui a accompli le miracle.

Toute la foule s’écrie maintenant :

« Que soit bĂ©ni le Dieu d’IsraĂ«l ! Que soit bĂ©ni le Messie, son EnvoyĂ© ! Que soit bĂ©ni JĂ©sus, fils de David ! Un grand prophĂšte s’est levĂ© parmi nous ! Dieu a vraiment visitĂ© son peuple ! AllĂ©luia ! AllĂ©luia ! »

189.5 Finalement, JĂ©sus peut se dĂ©gager de leur Ă©treinte et entrer en ville. La foule le suit et le poursuit, avec toute l’exigence de son amour. Un homme accourt et le salue profondĂ©ment.

« Je te prie de demeurer sous mon toit.

– Je ne le peux pas. La PĂąque m’interdit toute halte sauf celles qui sont fixĂ©es d’avance.

– Dans quelques heures, ce sera le crĂ©puscule et on est ven­dredi


– Justement, je dois avoir achevĂ© mon Ă©tape avant le crĂ©puscule. Je te remercie tout de mĂȘme, mais ne me retiens pas.

– Mais je suis le chef de la synagogue.

– Tu veux dire par lĂ  que tu en as le droit. Homme, il suffisait que je m’attarde une heure et cette mĂšre n’aurait pas recouvrĂ© son fils. Je vais lĂ  oĂč d’autres malheureux m’attendent. Ne retarde pas leur joie par Ă©goĂŻsme. Je viendrai certainement une autre fois et je resterai avec toi Ă  NaĂŻm plusieurs jours. Pour l’instant, laisse-moi partir. »

L’homme n’insiste plus. Il dit seulement :

« C’est dit. Je t’attends.

– Oui. Que la paix soit avec toi et avec les habitants de NaĂŻm. A vous aussi, habitants d’En-Dor, paix et bĂ©nĂ©diction. Rentrez chez vous. Dieu vous a parlĂ© par le miracle. Faites qu’il arrive en vous, Ă  force d’amour, autant de rĂ©surrections au bien qu’il y a de cƓurs. »

Un dernier concert d’hosannas, puis la foule laisse partir JĂ©sus qui traverse en diagonale la ville et sort dans la campagne, vers Esdrelon.

Annotation

Evangile de Luc 7, 11-17

Lc 7, 11-17 : Par la suite, JĂ©sus se rendit dans une ville appelĂ©e NaĂŻm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva prĂšs de la porte de la ville au moment oĂč l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mĂšre Ă©tait veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrĂȘtĂšrent, et JĂ©sus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lĂšve-toi. » Alors le mort se redressa et se mit Ă  parler. Et JĂ©sus le rendit Ă  sa mĂšre. La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire Ă  Dieu en disant : « Un grand prophĂšte s’est levĂ© parmi nous, et Dieu a visitĂ© son peuple. » Et cette parole sur JĂ©sus se rĂ©pandit dans la JudĂ©e entiĂšre et dans toute la rĂ©gion.

Mots-clés

EMV 189.1-4 · Tome 3, p. 242-244

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Le cortĂšge funĂšbre sort des murs. Impossible d’entrevoir ce qu’il y a sur la litiĂšre que les porteurs tiennent bien haut sur leurs Ă©paules. C’est seulement Ă  la forme qu’il dessine que l’on devine le corps Ă©tendu dans ses bandelettes et couvert d’un drap, et on se rend compte que c’est un corps qui a dĂ©jĂ  atteint son dĂ©veloppement complet car il est aussi long que la litiĂšre.

A cÎté, une femme voilée, soutenue par des parents ou des amies, marche en pleurant. Ce sont les seules vraies larmes de cette comédie larmoyante. Quand un porteur rencontre une pierre, un trou, une bosse de la route, cela donne une secousse à la litiÚre et la mÚre gémit : « Oh, non ! Faites doucement ! Il a tellement souffert, mon petit ! » et elle lÚve une main tremblante pour caresser le bord de la litiÚre. Elle ne saurait faire plus et, dans cette impuissance, elle baise les voiles qui flottent et les rubans que le vent soulÚve parfois et qui viennent effleurer la forme immobile.

« C’est la mĂšre » dit Pierre, tout Ă©mu ; une larme brille dans ses bons yeux vifs.

Mais il n’est pas le seul Ă  avoir les larmes aux yeux devant ce dĂ©chirement : Simon le ZĂ©lote, AndrĂ©, Jean et jusqu’au toujours jovial Thomas ont dans les yeux la lueur d’une larme. Tous, tous sont profondĂ©ment Ă©mus. Judas Iscariote murmure : « Si c’était moi ! Oh ! Ma pauvre mĂšre
 »

189.2

JĂ©sus a un regard d’une douceur intolĂ©rable, tant elle est profonde. Il se dirige vers la litiĂšre.

La mĂšre sanglote plus fort car le cortĂšge tourne en direction du tombeau dĂ©jĂ  ouvert. Voyant que JĂ©sus va toucher la litiĂšre, elle l’écarte violemment. Qui sait ce qu’elle peut craindre dans son dĂ©lire ? Elle hurle : « Il est Ă  moi ! » et elle regarde JĂ©sus avec des yeux hagards.

« Je le sais, mÚre. Il est à toi.

– C’est mon fils unique ! Pourquoi la mort pour lui, pour lui qui Ă©tait bon et qui m’était si cher, qui faisait ma joie de veuve ? Pourquoi ? »

La foule des pleureuses fait retentir plus fort ses cris funÚbres et rétribués pour faire écho à la mÚre qui continue :

« Pourquoi lui et pas moi ? Ce n’est pas juste que celle qui a engendrĂ© voie pĂ©rir son fruit. Le fruit doit vivre, car sinon, sinon Ă  quoi servent ces entrailles qui se dĂ©chirent pour mettre au monde un homme ? »

Elle se frappe le ventre, féroce et désespérée.

« Ne fais pas cela ! Ne pleure pas, mÚre. »

JĂ©sus lui prend les mains dans une Ă©treinte puissante et les retient de sa main gauche pendant qu’avec la droite il touche la litiĂšre en disant aux porteurs :

« ArrĂȘtez-vous et posez-la Ă  terre. »

Les porteurs obéissent et descendent le brancard qui reste soutenu par ses quatre pieds.

Jésus saisit le drap qui recouvre le mort et le rejette en arriÚre, découvrant la dépouille. La mÚre crie sa douleur en appelant le nom de son fils, je crois : « Daniel ! »

JĂ©sus, qui tient toujours les mains de la mĂšre dans la sienne, se redresse, imposant par l’éclat de son regard, avec son visage des miracles les plus puissants et, abaissant sa main droite, il ordonne de toute la puissance de sa voix :

« Jeune homme ! Je te le dis : lÚve- toi ! »

189.3

Le mort se lĂšve, comme il est, avec ses bandelettes, pour s’asseoir sur la litiĂšre et, appelle : « Maman ! » il l’appelle avec la voix balbutiante et effrayĂ©e d’un enfant terrorisĂ©.

« Il est à toi, femme. Je te le rends au nom de Dieu. Aide-le à se débarrasser du suaire. Et soyez heureux. »

Jésus est sur le point de se retirer.

Mais oui ! La foule le bloque Ă  cĂŽtĂ© de la litiĂšre sur laquelle la mĂšre s’est penchĂ©e et oĂč elle s’embrouille au milieu des bandelettes pour faire le plus vite possible, pendant que les lamentations de l’enfant ne cessent d’implorer : « Maman ! Maman ! »

Le suaire est enlevĂ©, les bandelettes dĂ©liĂ©es, la mĂšre et le fils peuvent s’embrasser et ils le font sans tenir compte des baumes poisseux que la mĂšre essuie ensuite du cher visage, des chĂšres mains, avec les bandelettes elles-mĂȘmes. Puis, n’ayant rien pour l’habiller, la mĂšre retire son manteau et l’en revĂȘt, et tout sert pour le caresser


189.4

JĂ©sus la regarde
 il regarde ce groupe affectueux serrĂ© contre les bords de la litiĂšre qui maintenant n’est plus funĂšbre et il pleure.

Judas voit ces larmes et demande :

« Pourquoi pleures-tu, Seigneur ? »

Jésus tourne vers lui son visage et lui répond :

« Je pense Ă  ma MĂšre
 »

Détail

Jésus rencontre un cortÚge funéraire. La mÚre du jeune homme est totalement anéantie.

Mots-clés

EMV 190 · Tome 3, p. 245-248

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : L’arrivĂ©e dans la plaine d’Esdrelon, vendredi, au crĂ©puscule.

Date de la vision : Vendredi 15 juin 1945.

Calendrier : Vendredi 17 mars 28 (4 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Esdrelon

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Jésus arrive dans la plaine d'Esdrelon. Pierre part en avant pour voir si Doras, le fils de Doras, est bien parti à Jérusalem. En chemin, le Seigneur rencontre Isaïe, un paysan de Yokhanan, et l'homme révÚle que les champs de Doras sont un véritable désastre. Yokhanan, de son cÎté, a des terres fertiles, ce qui crée un contraste plus grand entre les terres ravagées et les terres qui portent du fruit et qui sont saines. Suite au malheur de son voisin, Yokhanan craint le Seigneur, et a décidé de ne pas maltraiter ses serviteurs. Jésus demande l'hospitalité auprÚs des domestiques du pharisien, et il est convenu qu'on rassemblera comme on peut les anciens serviteurs de Doras, qui ont été éparpillés suite à la mort de leur ancien maßtre.

Contenu du chapitre : 190.1 : Les nouvelles dispositions de Yokhanan envers JĂ©sus qu’il craint. 190.2 : Les champs de Doras, maudits, sont complĂštement ravagĂ©s. 190.3 : JĂ©sus sĂ©journe chez les paysans de Yokhanan.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 51.

Mots-clés

EMV 191 · Tome 3, p. 248-256

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Le sabbat à Esdrelon. Le petit Yabeç (Jabé) et la parabole du riche Epulon (parabole de Lazare et du mauvais riche).

Date de la vision : Samedi 16 juin 1945.

Calendrier : Samedi 18 mars 28 (5 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Esdrelon

Cycle : Le second voyage pascal

RĂ©sumĂ© : JĂ©sus envoie AndrĂ© et Jean en deux points oĂč on peut voir les routes de JĂ©zraĂ«l, pour guetter le retour de l'intendant dĂ©vouĂ© au fils de Doras. Puis il envoie Pierre et Simon chercher les paysans du pharisien. En attendant, les paysans de Yokhanan lui parlent d'une querelle entre leur maĂźtre et l'ancien tyran de Jonas, puis le Seigneur retrouve l'ensemble des paysans et leur donne un agneau apportĂ© par Jean d'En-Dor. Il agit comme un pĂšre de famille, et les pauvres serviteurs avalent leur repas. L'un d'eux a un enfant qu'il serre dans ses bras, et il pleure. JĂ©sus demande pourquoi il agit ainsi et ils en viennent Ă  parler du garçon, un orphelin qui n'a plus ses frĂšres ni ses parents : ils sont morts dans un Ă©boulement. Le Christ propose alors au vieillard de lui confier cet innocent, et le grand-pĂšre accepte avec joie. L'enfant n'y met pas d'objection et donne son nom : Yabeç.

Cette chose Ă©tant entendue, le MaĂźtre donne la parabole de Lazare et du mauvais riche. Jonas est semblable Ă  Lazare comme Doras est semblable au mauvais riche, et JĂ©sus voudrait revenir en aide matĂ©riellement Ă  ses serviteurs, mais il ne le peux pas et il en souffre. Alors il leur enseigne plutĂŽt Ă  n'avoir jamais de Haine, mais Ă  toujours avoir l'amour. Quant au chĂątiment des champs de Doras, JĂ©sus dit qu'il est l'Amour et qu'il aurait pas frappĂ©, mais puisque l'Amour ne pouvait faire plier le riche cruel, il l'a abandonnĂ© Ă  la Justice. Que cela leur rappelle que la Justice est toujours en Ă©veil, mĂȘme si elle peut sembler absente. JĂ©sus prend ensuite congĂ© des paysans et les malheureux partent Ă  regret...

Contenu du chapitre : 191.1 : En attendant les paysans de Doras. 191.2 : Jésus leur sert un repas. 191.3 : Comment son grand-pÚre a protégé son petit-fils Yabeç (Jabé). 191.4 : Pierre aimerait adopter ce dernier. 191.5 : La parabole de Lazare et du mauvais riche. 191.6 : Le mauvais riche supplie Abraham de le délivrer. 191.7 : Abraham ne peut aider le mauvais riche. 191.8 : Jonas était le nouveau Lazare. 191.9 : Adieu aux paysans de Doras.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 52.

Mots-clés

EMV 191.8 · Tome 3, p. 255

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Je voudrais pouvoir vous venir en aide Ă  tous, mĂȘme matĂ©riellement, mais cela m’est impossible, et j’en souffre. Je ne peux que vous montrer le Ciel. Je ne peux que vous enseigner la grande sagesse de la rĂ©signation en vous promettant le Royaume Ă  venir. (...) Il vaut mieux ĂȘtre Lazare que le mauvais riche, soyez-en bien sĂ»rs. Arrivez Ă  le croire et vous serez bienheureux.

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