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Page 173 sur 198

Confort de lecture

EMV 186 · Tome 3, p. 215-222

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Les deux possédés géraséniens.

Date de la vision : Lundi 11 juin 1945

Calendrier : Jeudi 16 mars 28 (5 Nisan 3788)

Lieux (carte) : PrĂšs de Gamla (ou Gamala) et d'Ippo (Hippos).

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus a traversé le lac et débarque prÚs d'Hippos. Le groupe apostolique marche ensuite sur un sentier qui grimpe sur un rocher. Il s'y trouve un troupeau de porcs. Les disciples sont dégoûtés et ils parlent des environs, que Simon le Zélote connaßt. Ils en viennent à parler de leur dégoûts pour les animaux porcins et Jésus leur fait remarquer que le péché est beaucoup plus impur que les animaux. Les apÎtres s'interrogent alors sur la raison pour laquelle les porcs ont été déclarés impurs et Jésus leur répond.

A la fin de l'explication, deux possédés arrivent. L'épisode est fidÚle au récit évangélique : les démons parlent, demande à Jésus de les envoyer dans le bétail autour d'eux et le troupeau va alors se jeter de la falaise. Leurs gardiens en sont effrayés et ils demandent à Jésus de partir. Celui-ci s'exécute avec douceur et il retourne à leur barque.

Contenu du chapitre : 186.1 : Instructions. 186.2 : PrÚs d'Hippo, à travers un troupeau de porcs. 186.3 : Le panorama du sommet d'un rocher. 186.4 : Discours : pourquoi l'impureté des porcs ? 186.5 : L'exorcisme des deux possédés. Leurs démons sont chassés dans des porcs. 186.6 : Les deux miraculés sont abasourdis. 186.7 : Les habitants chassent Jésus. 186.8 : Retour vers les barques. L'un des miraculés restera pour témoigner.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 47

Mots-clés

EMV 186.2.5-8 · Tome 3, p. 215-216 et p. 218-222

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

JĂ©sus, aprĂšs avoir traversĂ© le lac du nord-ouest au sud-est, recommande Ă  Pierre de dĂ©barquer prĂšs de Hippos. Pierre obĂ©it sans discuter et descend en barque jusqu’à l’embouchure d’un torrent que les pluies de printemps et un rĂ©cent orage ont rempli et rendu bruyant, et qui dĂ©bouche dans le lac par une gorge resserrĂ©e et rocheuse comme toute la cĂŽte Ă  cet endroit. Les employĂ©s attachent les barques – il y en a un par barque – et reçoivent l’ordre d’at­tendre jusqu’au soir pour le retour Ă  CapharnaĂŒm.

« Et soyez muets comme les poissons si l’on vous interroge, conseille Pierre. Si l’on vous demande oĂč se trouve le MaĂźtre, rĂ©pondez avec assurance : “ Je ne sais pas. ” La mĂȘme chose si l’on veut savoir quelle direction il a prise. C’est la vĂ©ritĂ© : vous l’ignorez. »

On se sĂ©pare et JĂ©sus entreprend la montĂ©e d’un sentier abrupt qui grimpe presque Ă  pic sur le rocher. Les apĂŽtres le suivent par ce chemin difficile jusqu’au sommet du rocher, qui s’adoucit en un plateau plantĂ© de chĂȘnes sous lesquels paissent de nombreux porcs.

« Ces animaux puants ! S’exclame BarthĂ©lemy. Ils nous empĂȘchent de passer


– Non, ils ne nous empĂȘchent pas de passer. Il y a de la place pour tous » rĂ©pond calmement JĂ©sus.

D’ailleurs les gardiens, Ă  la vue de juifs, cherchent Ă  rassembler les porcs sous les chĂȘnes pour dĂ©gager le sentier. Les apĂŽtres passent donc, en faisant mille grimaces, au milieu des ordures laissĂ©es par les animaux ; ceux-ci ont beau ĂȘtre bien gras, ils cherchent Ă  grossir encore en fouillant le sol de leur groin.

JĂ©sus est passĂ© sans faire tant d’histoires, en disant aux gardiens du troupeau :

« Que Dieu vous récompense pour votre gentillesse. »

Les gardiens, de pauvres gens Ă  peine moins sales que leurs porcs, mais en revanche infiniment plus maigres, le regardent avec Ă©tonnement et discutent. L’un d’eux dit :

« Mais n’est-ce pas un juif ? »

A quoi les autres répondent :

« Mais tu ne vois pas qu’il a des franges Ă  son vĂȘtement ? »

Les Douzes apĂŽtres se rĂ©unissent, maintenant qu’ils peuvent avancer en groupe sur un petit chemin suffisamment large. (...)

186.5 « Mais qu’est-ce que ce fracas ? »

Tout le monde s’écarte du flanc de la montagne parce que des pierres et de la terre roulent et rebondissent sur la pente ; Ă©tonnĂ©s, ils regardent autour d’eux.

« LĂ -bas ! LĂ -bas ! Deux hommes
 complĂštement nus
 qui viennent vers nous en gesticulant. Des fous


– Ou des possĂ©dĂ©s » rĂ©pond JĂ©sus Ă  Judas, le premier Ă  avoir vu les deux possĂ©dĂ©s venir vers JĂ©sus.

Ils doivent ĂȘtre sortis de quelque caverne dans la montagne. Ils crient. Le plus rapide Ă  la course se prĂ©cipite vers JĂ©sus. On dirait un Ă©trange et gros oiseau dĂ©plumĂ© tant il est rapide, brassant l’air de ses bras comme si c’étaient des ailes. Il s’abat aux pieds de JĂ©sus en s’écriant :

« Te voilĂ  ici, MaĂźtre du monde ? Qu’ai-je Ă  faire avec toi, JĂ©sus, Fils du Dieu trĂšs haut ? l’heure de notre chĂątiment est-elle dĂ©jĂ  arrivĂ©e ? Pourquoi es-tu venu nous tourmenter avant l’heure ? »

L’autre possĂ©dĂ©, soit que sa langue soit liĂ©e, soit que le dĂ©mon le paralyse, ne fait que se jeter Ă  plat ventre par terre et pleurer ; une fois assis, il reste comme inerte, jouant avec des cailloux et avec ses pieds nus.

Le dĂ©mon continue de parler par la bouche du premier, qui se tord par terre en un paroxysme de terreur. On dirait qu’il veut rĂ©agir et ne peut qu’adorer, attirĂ© et repoussĂ© en mĂȘme temps par la puissance de JĂ©sus. Il crie :

« Je t’en conjure, au nom de Dieu, cesse de me tourmenter. Laisse-moi partir !

– Oui, mais hors de cet homme. Esprit immonde, sors de ces hommes et dis ton nom.

– LĂ©gion est mon nom, car nous sommes nombreux. Nous les possĂ©dons depuis des annĂ©es et par eux nous brisons cordes et chaĂźnes, et il n’est pas de force d’homme qui puisse nous rĂ©sister. A cause de nous, ils sont une terreur et nous nous servons d’eux pour que les gens te blasphĂšment. Nous nous vengeons sur eux de ton anathĂšme. Nous abaissons l’homme plus bas que les animaux pour qu’on se moque de toi. Il n’est pas de loup, de chacal ou d’hyĂšne, pas de vautour ni de vampire semblables Ă  ceux que nous tenons. Mais ne nous chasse pas. L’enfer est trop horrible !

– Sortez ! Au nom de JĂ©sus, sortez ! »

Jésus a une voix de tonnerre, et ses yeux dardent des éclairs.

« Au moins, laisse-moi entrer dans ce troupeau de porcs que tu as rencontré.

– Allez. »

Avec un hurlement bestial, les dĂ©mons quittent les deux malheureux et, Ă  travers un tourbillon de vent qui fait ondoyer les chĂȘnes comme des herbes, ils s’abattent sur les porcs trĂšs nombreux. Les animaux se mettent Ă  courir comme des possĂ©dĂ©s Ă  travers les chĂȘnes avec des cris vraiment dĂ©moniaques. Ils se heurtent, se blessent, se mordent, et finalement se prĂ©cipitent dans le lac lorsque, arrivĂ©s Ă  la cime de la haute falaise, ils n’ont plus pour refuge que l’eau qu’elle domine. Pendant que les gardiens, bouleversĂ©s et dĂ©solĂ©s, hurlent d’épouvante, les bĂȘtes se prĂ©cipitent par centaines en une succession de bruits sourds dans les eaux tranquilles qu’ils brisent en des tourbillons d’écume. Ils coulent, reviennent Ă  la surface, se retournent, montrant leurs panses rondes ou leurs museaux pointus avec des yeux terrifiĂ©s, et finalement se noient.

Les bergers courent en criant vers la ville.

186.6 Les apÎtres, arrivés sur le lieu du désastre, reviennent en disant :

« Il n’y en a pas eu un seul de sauvĂ© ! Tu leur as rendu un bien mauvais service ! »

Jésus répond calmement :

« Mieux vaut que pĂ©rissent deux milliers de porcs qu’un seul homme. Donnez leur un vĂȘtement. Ils ne peuvent rester comme ça. »

Simon le ZĂ©lote ouvre un sac et donne une de ses tuniques. Thomas donne la seconde. Les deux hommes sont encore un peu Ă©tourdis, comme s’ils sortaient d’un lourd sommeil plein de cauchemars.

« Donnez-leur Ă  manger. Qu’ils recommencent Ă  vivre en hommes. »

Pendant qu’ils mangent le pain et les olives qu’on leur a donnĂ©s et boivent Ă  la gourde de Pierre, JĂ©sus les observe.

Finalement, ils parlent :

« Qui es-tu ? interroge l’un.

– JĂ©sus de Nazareth.

– Nous ne te connaissons pas, dit l’autre.

– Votre ñme m’a connu. Levez-vous maintenant et rentrez chez vous.

– Nous avons beaucoup souffert, je crois, mais je ne me rappelle pas bien. Qui est celui-lĂ  ? demande celui que le dĂ©mon faisait parler en dĂ©signant son compagnon.

– Je ne sais pas. Il Ă©tait avec toi.

– Qui es-tu ? Et pourquoi es-tu ici ? » demande-t-il Ă  son compagnon.

Celui qui était comme muet et qui est encore le plus inerte, répond :

« Je suis DĂ©mĂ©trius. C’est Sidon, ici ?

– Sidon est au bord de la mer, homme. Ici, tu es de l’autre cĂŽtĂ© du lac de GalilĂ©e.

– Et pourquoi suis-je ici ? »

Personne ne peut donner de réponse.

186.7 Sur ces entrefaites, des gens arrivent, suivis des gardiens. Ils semblent apeurés et curieux. Quand ensuite ils voient les deux possédés habillés, leur stupeur augmente.

« Lui, c’est Marc de Josias ! Et celui-lĂ , le fils du marchand paĂŻen !


– Cet autre, c’est celui qui les a guĂ©ris et qui a fait pĂ©rir nos porcs, car les dĂ©mons qui Ă©taient entrĂ©s en eux les ont rendus fous, disent les gardiens.

– Seigneur, tu es puissant, nous le reconnaissons. Mais tu nous as dĂ©jĂ  fait trop de mal ! Un dommage de plusieurs talents. Va-t’en, nous t’en prions, que ta puissance ne fasse pas Ă©crouler la montagne pour la plonger dans le lac. Va-t’en


– Je m’en vais. Je ne m’impose Ă  personne. »

Sans discuter, JĂ©sus revient sur ses pas par le chemin qu’ils avaient parcouru. Le possĂ©dĂ© qui parlait suit les apĂŽtres. DerriĂšre, Ă  distance, plusieurs habitants de la ville surveillent s’il part rĂ©ellement.

186.8 Ils reprennent le sentier escarpĂ© et reviennent Ă  l’embouchure du petit torrent, prĂšs des barques. Les habitants restent sur la berge Ă  regarder. Le possĂ©dĂ© dĂ©livrĂ© descend derriĂšre JĂ©sus.

Dans les barques, les employĂ©s sont Ă©pouvantĂ©s. Ils ont vu la pluie de porcs qui tombait dans le lac et regardent encore les corps qui surnagent en toujours plus grand nombre, toujours plus gonflĂ©s avec leurs panses arrondies Ă  l’air et leurs courtes pattes raidies fixĂ©es comme quatre pieux sur une grosse vessie de lard.

« Mais qu’est-ce qui est arrivĂ© ? demandent-ils.

– Nous allons vous le dire. Maintenant, dĂ©tachez les amarres et partons
 OĂč, MaĂźtre ? demande Pierre.

– Dans le golfe de TarichĂ©e. »

L’homme qui les a suivis, maintenant qu’il les voit monter dans les barques, supplie :

« Prends-moi avec toi, Seigneur.

– Non, rentre chez toi. Ta famille a le droit de t’avoir avec elle. Parle-leur des grandes choses que le Seigneur a faites pour toi et rapporte-leur comment il a eu pitiĂ© de toi. Cette rĂ©gion a besoin de croire. Allume les flammes de la foi par reconnaissance pour ton Seigneur. Va. Adieu.

– RĂ©conforte-moi au moins par ta bĂ©nĂ©diction, afin que le dĂ©mon ne me reprenne pas.

– Ne crains pas. Si tu ne le veux pas, il ne reviendra pas. Mais je te bĂ©nis. Va en paix. »

Les barques s’éloignent de la rive en direction est-ouest. Alors seulement, pendant qu’elles fendent les flots oĂč flottent les cadavres Ă©pars des porcs, les habitants de la citĂ© qui n’a pas voulu le Seigneur quittent la berge et s’en vont.

Annotation

Les employĂ©s attachent les barques – il y en a un par barque – et reçoivent l’ordre d’at­tendre jusqu’au soir pour le retour Ă  CapharnaĂŒm. Ce sont deux personnages anonymes, qui effectuent visiblement des manoeuvres. Ils Ă©taient sans doute prĂ©sents dans l'EMV 185.

Au moins, laisse-moi entrer dans ce troupeau de porc : Le texte original parle bien, ici, au singulier : Lasciami. Cette demande singuliÚre sera interprétée avec ingénuité par Pierre en EMV 203.3.

Evangile de Matthieu 8, 28-34

Mt 8, 28-34 : Comme JĂ©sus arrivait sur l’autre rive, dans le pays des GadarĂ©niens, deux possĂ©dĂ©s sortirent d’entre les tombes Ă  sa rencontre ; ils Ă©taient si agressifs que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilĂ  qu’ils se mirent Ă  crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixĂ© ? » Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les dĂ©mons suppliaient JĂ©sus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Il leur rĂ©pondit : « Allez. » Ils sortirent et ils s’en allĂšrent dans les porcs ; et voilĂ  que, du haut de la falaise, tout le troupeau se prĂ©cipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s’en allĂšrent dans la ville annoncer tout cela, et en particulier ce qui Ă©tait arrivĂ© aux possĂ©dĂ©s. Et voilĂ  que toute la ville sortit Ă  la rencontre de JĂ©sus ; et lorsqu’ils le virent, les gens le suppliĂšrent de partir de leur territoire.

Evangile de Marc 5,1-20

Mc 5, 1-20 : Ils arrivĂšrent sur l’autre rive, de l’autre cĂŽtĂ© de la mer de GalilĂ©e, dans le pays des GĂ©rasĂ©niens. Comme JĂ©sus sortait de la barque, aussitĂŽt un homme possĂ©dĂ© d’un esprit impur s’avança depuis les tombes Ă  sa rencontre ; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, mĂȘme avec une chaĂźne ; en effet on l’avait souvent attachĂ© avec des fers aux pieds et des chaĂźnes, mais il avait rompu les chaĂźnes, brisĂ© les fers, et personne ne pouvait le maĂźtriser. Sans arrĂȘt, nuit et jour, il Ă©tait parmi les tombeaux et sur les collines, Ă  crier, et Ă  se blesser avec des pierres. Voyant JĂ©sus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, JĂ©sus, fils du Dieu TrĂšs-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » JĂ©sus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! » Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est LĂ©gion, car nous sommes beaucoup. » Et ils suppliaient JĂ©sus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.

Or, il y avait lĂ , du cĂŽtĂ© de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits impurs suppliĂšrent JĂ©sus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. » Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrĂšrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se prĂ©cipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncĂšrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passĂ©.

Ils arrivent auprĂšs de JĂ©sus, ils voient le possĂ©dĂ© assis, habillĂ©, et revenu Ă  la raison, lui qui avait eu la lĂ©gion de dĂ©mons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontĂšrent l’histoire du possĂ©dĂ© et ce qui Ă©tait arrivĂ© aux porcs. Alors ils se mirent Ă  supplier JĂ©sus de quitter leur territoire.

Comme JĂ©sus remontait dans la barque, le possĂ©dĂ© le suppliait de pouvoir ĂȘtre avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre Ă  la maison, auprĂšs des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa misĂ©ricorde. » Alors l’homme s’en alla, il se mit Ă  proclamer dans la rĂ©gion de la DĂ©capole ce que JĂ©sus avait fait pour lui, et tout le monde Ă©tait dans l’admiration.

Evangile de Luc 8, 26-39

Lc 8, 26-39 : Ils abordĂšrent au pays des GĂ©rasĂ©niens, qui est en face de la GalilĂ©e. Comme JĂ©sus descendait Ă  terre, un homme de la ville, qui Ă©tait possĂ©dĂ© par des dĂ©mons, vint Ă  sa rencontre. Depuis assez longtemps il ne mettait pas de vĂȘtement et n’habitait pas dans une maison, mais dans les tombeaux. Voyant JĂ©sus, il poussa des cris, tomba Ă  ses pieds et dit d’une voix forte : « Que me veux-tu, JĂ©sus, Fils du Dieu trĂšs-haut ? Je t’en prie, ne me tourmente pas. » En effet, JĂ©sus commandait Ă  l’esprit impur de sortir de cet homme, car l’esprit s’était emparĂ© de lui bien des fois. On le gardait alors liĂ© par des chaĂźnes, avec des entraves aux pieds, mais il rompait ses liens et le dĂ©mon l’entraĂźnait vers les endroits dĂ©serts. JĂ©sus lui demanda : « Quel est ton nom ? » Il rĂ©pondit : « LĂ©gion ». En effet, beaucoup de dĂ©mons Ă©taient entrĂ©s en lui. Et ces dĂ©mons suppliaient JĂ©sus de ne pas leur ordonner de s’en aller dans l’abĂźme. Or, il y avait lĂ  un troupeau de porcs assez important qui cherchait sa nourriture sur la colline. Les dĂ©mons suppliĂšrent JĂ©sus de leur permettre d’entrer dans ces porcs, et il le leur permit. Ils sortirent de l’homme et ils entrĂšrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se prĂ©cipita dans le lac et s’y noya. Voyant ce qui s’était passĂ©, les gardiens du troupeau prirent la fuite ; ils annoncĂšrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens sortirent pour voir ce qui s’était passĂ©.

ArrivĂ©s auprĂšs de JĂ©sus, ils trouvĂšrent l’homme que les dĂ©mons avaient quittĂ© ; il Ă©tait assis, habillĂ©, et revenu Ă  la raison, aux pieds de JĂ©sus. Et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu leur rapportĂšrent comment le possĂ©dĂ© avait Ă©tĂ© sauvĂ©. Alors toute la population du territoire des GĂ©rasĂ©niens demanda Ă  JĂ©sus de partir de chez eux, parce qu’ils Ă©taient en proie Ă  une grande crainte. JĂ©sus remonta dans la barque et s’en retourna.

L’homme que les dĂ©mons avaient quittĂ© lui demandait de pouvoir ĂȘtre avec lui. Mais JĂ©sus le renvoya en disant : « Retourne chez toi et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. » Alors cet homme partit proclamer dans la ville entiĂšre tout ce que JĂ©sus avait fait pour lui.

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EMV 186.4 · Tome 3, p. 218

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L'homme doit se souvenir de sa dignitĂ©, "mĂȘme dans une action banale comme celle de manger."

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EMV 186.4 · Tome 3, p. 218

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

La raison naturelle (...) enjoint de ne pas exciter le sang par des nourritures qui amĂšnent Ă  des Ă©lans passionnels indignes de l’homme. L’amour, mĂȘme charnel, ne lui est pas interdit, mais il doit toujours le tempĂ©rer par la fraĂźcheur de l’ñme qui tend au Ciel. Ce doit donc ĂȘtre l’amour et non la sensualitĂ© qui unit l’homme Ă  sa compagne en qui il voit sa semblable et non une femelle.

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EMV 187 · Tome 3, p. 222-228

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : De TarichĂ©e Ă  JĂ©rusalem pour la PĂąque. Jean pris par l’amour de la mer.

Date de la vision : Mardi 12 juin 1945

Calendrier : Jeudi 16 mars 28 (3 Nissan 3788).

Lieux (carte) : PrÚs de Tarichée. Vers le Mont Thabor

Cycle : Le second voyage pascal

RĂ©sumĂ© : Le groupe apostolique fait escale sur la rive opposĂ©e Ă  Gamala. Ils sont dans un milieu plus sauvage. JĂ©sus est ravi d'ĂȘtre dans la nature, lĂ  oĂč les apĂŽtres bougonnent beaucoup plus. Seul Jacques d'AlphĂ©e, Jean et Simon le ZĂ©lote s'intĂ©ressent Ă  ce qui plaĂźt Ă  JĂ©sus. Puis vient une remarque qui pousse Pierre Ă  maugrĂ©er et le Christ leur fait savoir qu'il est affligĂ© par tant de haine. Il a besoin de rĂ©confort et les disciples sont touchĂ©s par sa tristesse. Le Seigneur leur promet cependant qu'ils retrouveront un terrain plus praticable, et il dit qu'ils vont apporter la PĂąque aux gens qui souffrent. Ils rejoindront le mont Thabor, En-Dor, NaĂŻm et la plaine d'Esdrelon, sans passer par Nazareth. Il obĂ©it d'une part Ă  sa mĂšre et d'autre part, il ne veut pas blesser le pharisien Simon qui lui a fait des recommandations.

Jean rĂ©vĂšle alors qu'il veut voir la grande mer, qu'on aperçoit depuis le mont Thabor. JĂ©sus l'interroge et l'apĂŽtre rĂ©vĂšle son affection pour cette vaste Ă©tendue d'eau, car elles lui font penser Ă  Dieu. Il souhaite aller Ă©vangĂ©liser Ă  Rome, en GrĂšce, "vers des lieux tĂ©nĂ©breux pour y apporter la lumiĂšre". Les apĂŽtres Ă©coutent avec respect ses propos et JĂ©sus promet qu'ils iront voir la mer pour le faire rĂȘver encore Ă  l'avenir de son Royaume dans le monde. Judas demande alors Ă  aller aussi Ă  En-dor, car il a encore l'amertume du jugement du petit Benjamin, dans l'EMV 184. Depuis, l'Iscariote a l'impression d'ĂȘtre diminuĂ© aux yeux du MaĂźtre. Le Seigneur le rassure, en disant qu'il doit uniquement craindre sa conduite et le jugement de Dieu, mais il accepte d'aller dans cette ville pour le persuader qu'il lui est toujours aussi cher qu'avant. Il le mets seulement en garde de ne pas souffrir de cette visite par la suite, car son apĂŽtre a un dĂ©sir dans le coeur qui n'est pas forcĂ©ment sain.

Contenu du chapitre : 187.1 : Jésus est heureux dans la nature sauvage. 187.2 : Les apÎtres, eux, sont mécontents. 187.3 : Jésus ira bénir les amis de Jonas qui ne peuvent se rendre à Jérusalem. 187.4 : Jean s'émeut à la pensée de la Grande Mer et désire aller évangéliser le monde. 187.5 : Judas obtient d'aller à En-Dor.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 47

Mots-clés

EMV 187.3 · Tome 3, p. 225-226

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

– OĂč allons-nous prĂ©cisĂ©ment ? demande Pierre.

– Apporter la PĂąque aux gens qui souffrent. Je voulais le faire depuis un certain temps. Je ne l’ai pas pu. Je l’aurais fait Ă  notre retour en GalilĂ©e. Maintenant qu’on nous force Ă  suivre des routes que nous n’aurions pas choisies, je vais bĂ©nir les pauvres amis de Jonas.

– Mais nous allons perdre du temps ! La PĂąque est proche ! Il y a toujours des retards pour diverses raisons. »

Un autre chƓur de lamentations s’élĂšve vers le ciel. Je ne sais comment JĂ©sus peut avoir tant de patience
 Il dit, sans faire de reproches Ă  personne :

« Je vous en prie, ne me crĂ©ez pas d’obstacles ! Comprenez mon besoin d’aimer et d’ĂȘtre aimĂ©. Je n’ai que ce rĂ©confort sur la terre : aimer et faire la volontĂ© de Dieu.

– Et nous y allons d’ici ? N’était-ce pas plus beau d’y aller par Nazareth ?

– Si je vous l’avais proposĂ©, vous vous seriez rebellĂ©s. Personne ne me croira dans ces parages
 et je le fais pour vous
 qui avez peur.

– Peur ? Ah non ! Nous sommes prĂȘts Ă  combattre pour toi !

– Priez le Seigneur de ne pas vous mettre Ă  l’épreuve. Je vous sais bagarreurs, rancuniers, avec la manie de vous en prendre Ă  ceux qui m’attaquent, de mortifier le prochain. Tout cela, je le sais. Mais j’ignore si vous ĂȘtes courageux. Pour moi, je serais passĂ©, mĂȘme seul, par la route ordinaire, et rien ne me serait arrivĂ©, car ce n’est pas mon heure. Mais j’ai pitiĂ© de vous, j’obĂ©is Ă  ma MĂšre et enfin – oui, mĂȘme cela – je ne veux pas blesser le pharisien Simon. Je ne blesserai pas les pharisiens. Mais eux me blesseront.

– Et, d’ici, par oĂč passe-t-on ? Je ne connais pas cette rĂ©gion, dit Thomas.

– Nous rejoignons le mont Thabor, nous le longeons en partie et, en passant prĂšs d’En-Dor, nous allons Ă  NaĂŻm. De lĂ , dans la plaine d’Esdrelon. Ne craignez rien !
 Doras, fils de Doras et Yokhanan sont dĂ©jĂ  Ă  JĂ©rusalem.

Annotation

J'obéis à ma MÚre suite à ses recommandations dans l'EMV 180.

Je ne veux pas blesser le pharisien Simon, qui lui a donné des conseils dans l'EMV 182.

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