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Page 172 sur 198

Confort de lecture

EMV 185 · Tome 3, p. 211-214

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : L’épisode de la tempĂȘte apaisĂ©e et les faits qui prĂ©cĂšdent.

Date de la vision : Le dimanche 30 janvier 1944.

Calendrier : Mercredi 15 mars 28 (2 Nissan 3788) selon maria-valtorta.org. Mardi 14 mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Lac de Tibériade

Cycle : Apostolat en Galilée

RĂ©sumĂ© : Les apĂŽtres et JĂ©sus sont sur le lac. Le Christ dort, et pendant qu'ils sont sur les eaux, une tempĂȘte survient. Les disciples sont bientĂŽt dĂ©passĂ©s et il demande l'aide du Seigneur. Celui-ci apaise alors les flots. JĂ©sus donne alors une dictĂ©e : il savait que la tempĂȘte arrivait, mais les apĂŽtres Ă©taient des hommes, fiers de leurs capacitĂ©s. On voulait qu'il se repose, alors le Christ s'est endormi, en constatant que les hommes veulent agir par eux-mĂȘmes sans qu'ils ne se rendent compte que Dieu souhaite les aider. Mais Pierre l'appelle ensuite et aussitĂŽt, il agit en tant que Sauveur. Le deuxiĂšme enseignement porte sur les malheurs en gĂ©nĂ©ral. Si Dieu dĂ©truisait le mal, l'ĂȘtre humain viendrait Ă  se prendre pour l'auteur du bien et Ă  pĂ©cher par orgueil. Or la souffrance nous rappelle que nous avons un PĂšre et nous persuade de notre nĂ©ant, de notre erreur et nos dĂ©fauts...

Contenu du chapitre : 185.1 : Un Ă©pisode inattendu. 185.2 : JĂ©sus dort Ă  la poupe. 185.3 : Une brusque tempĂȘte met les flots en furie. 185.4 : JĂ©sus apaise la tempĂȘte. 185.5 : Commentaire de JĂ©sus : L’Homme croit suffire Ă  lui-mĂȘme. 185.6 : Les Ă©preuves servent Ă  vous persuader de votre nĂ©ant. Hors-texte : Le visage de bĂ©atitude de Maria Valtorta.

Ancienne édition : Tome 3, chapitres 45 et 46

Mots-clés

EMV 185.1-6 · Tome 3, p. 211-213

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

185.1 Maintenant que tout le monde dort, je vous fais part de ma joie. J’ai “ vu ” l’évangile d’aujourd’hui.

Remarquez que ce matin, en le lisant, je m’étais dit : « Voici un Ă©pisode Ă©vangĂ©lique que je ne verrai jamais car il se prĂȘte peu Ă  une vision. » Au contraire, au moment oĂč j’y pensais le moins, il est justement venu me combler de joie.

185.2 Voici ce que j’ai vu : une barque Ă  voile pas bien grande mais pas petite non plus, une barque de pĂȘche sur laquelle cinq ou six personnes peuvent aisĂ©ment se mouvoir. Elle fend les eaux d’un lac d’un bleu intense.

JĂ©sus dort Ă  la poupe. Il est vĂȘtu de blanc comme Ă  l’ordinaire. Il a la tĂȘte posĂ©e sur le bras gauche, et il a placĂ© sous son bras et sa tĂȘte son manteau gris-bleu repliĂ© plusieurs fois. Il est assis, pas allongĂ©, sur le fond de la barque et appuie sa tĂȘte sur la tablette qui se trouve Ă  l’extrĂ©mitĂ© de la poupe — j’ignore le nom que lui donnent les marins. Il dort tranquillement. Il est fatiguĂ©. Il est en paix.

Pierre est au gouvernail, AndrĂ© s’occupe des voiles, Jean et deux autres dont je ne sais qui ils sont, remettent en ordre amarres et filets au fond de la barque, comme s’ils avaient l’intention de se prĂ©parer Ă  pĂȘcher, peut-ĂȘtre pendant la nuit. Je pourrais dire que le jour dĂ©cline car le soleil descend dĂ©jĂ  Ă  l’ouest. Les disciples ont tous remontĂ© leur tunique Ă  la taille en la passant dans leur ceinture pour ĂȘtre plus libres de leurs mouvements et se dĂ©placer dans la barque en passant par-dessus rames, siĂšges, paniers et filets sans ĂȘtre gĂȘnĂ©s par leurs vĂȘtements. Ils ont tous enlevĂ© leur manteau.

185.3 Je vois le ciel s’obscurcir et le soleil se cacher derriĂšre des nuages d’orage ayant dĂ©bouchĂ© Ă  l’improviste de derriĂšre le sommet d’une colline. Le vent les pousse rapidement vers le lac. Le vent pour l’instant est en hauteur et le lac est encore tranquille. Il prend seulement une teinte plus sombre et se plisse en surface. Ce ne sont pas encore des vagues, mais ça commence dĂ©jĂ  Ă  bouger.

Pierre et AndrĂ© observent le ciel et le lac et se disposent Ă  manƓuvrer pour accoster. Mais le vent s’abat sur le lac, et en quelques minutes, tout bouillonne et Ă©cume. Les flots s’entre­choquent et heurtent le bateau, le soulĂšvent, l’abaissent, le retournent en tous sens, empĂȘchant la manƓuvre du gouvernail tout comme le vent gĂȘne celle de la voile qu’il faut carguer.

JĂ©sus dort. Ni les pas, ni les voix excitĂ©es des disciples, pas plus que le sifflement du vent et le choc des vagues contre les flancs du bateau et la proue ne l’éveillent. Ses cheveux flottent au vent et il reçoit quelques embruns. Mais il dort. Jean passe de la proue Ă  la poupe et le couvre de son manteau qu’il a tirĂ© de dessous une tablette. C’est un geste d’amour plein de dĂ©licatesse.

La tempĂȘte devient de plus en plus brutale. Le lac est noir comme si on y avait versĂ© de l’encre, striĂ© par l’écume des vagues. La barque engloutit de l’eau et se trouve poussĂ©e au large par le vent. Les disciples peinent Ă  manƓuvrer et Ă  Ă©coper l’eau projetĂ©e par les vagues. Mais cela ne sert Ă  rien. Ils pataugent maintenant dans l’eau qui leur arrive Ă  mi-jambe et la barque ne cesse de s’alourdir.

185.4 Pierre perd son calme et sa patience. Il passe le gouvernail Ă  son frĂšre, et va en titubant vers JĂ©sus, qu’il secoue vigoureusement.

JĂ©sus se rĂ©veille et lĂšve la tĂȘte.

« Sauve-nous, Maßtre, nous périssons ! » lui crie Pierre (il lui faut crier pour se faire entendre).

Jésus regarde fixement son disciple, il regarde les autres puis regarde le lac :

« As-tu foi que je puisse vous sauver ?

– Vite, MaĂźtre ! » crie Pierre, alors qu’une vraie montagne d’eau, partant du milieu du lac, se dirige rapidement sur la pauvre barque. On dirait une trombe tant elle est Ă©levĂ©e et effrayante. Les disciples qui la voient venir s’agenouillent et s’agrippent oĂč et comme ils le peuvent, persuadĂ©s que c’est la fin.

JĂ©sus se lĂšve, debout sur la tablette de la proue. Sa figure blanche se dĂ©tache sur la tempĂȘte livide. Il Ă©tend les bras vers la lame et dit au vent : « ArrĂȘte et tais-toi » et Ă  l’eau : « Calme-toi. Je le veux. »

Alors l’énorme vague se dissout en Ă©cume qui retombe sans dĂ©gĂąts. Un dernier rugissement s’éteint en murmure, tout comme le sifflement du vent se change en soupir. Alors sur le lac pacifiĂ© revient la sĂ©rĂ©nitĂ© du ciel, et l’espĂ©rance et la foi dans le cƓur des disciples.

Je ne puis dĂ©crire la majestĂ© de JĂ©sus. Il faut la voir pour la comprendre. Je la savoure intĂ©rieurement, car elle m’est encore prĂ©sente et je revois Ă  la fois combien le sommeil de JĂ©sus Ă©tait paisible et combien son empire sur les vents et les flots Ă©tait puissant.

185.5 Jésus dit ensuite :

« Je ne te commente pas l’évangile dans le sens oĂč tous le commentent. Je vais t’éclairer ce qui prĂ©cĂšde le passage de l’évangile.

Pourquoi est-ce que je dormais ? Est-ce que par hasard je ne savais pas que la bourrasque allait arriver ? Si, je le savais. J’étais seul Ă  le savoir. Dans ce cas, pourquoi est-ce que je dormais ?

Les apĂŽtres Ă©taient des hommes, Maria. AnimĂ©s de bonne volontĂ©, mais encore tellement “ hommes ” ! L’homme se croit toujours capable de tout. Quand, ensuite, il est rĂ©ellement capable de quoi que ce soit, il est plein de suffisance et d’attachement Ă  son “ savoir faire ”.

Pierre, AndrĂ©, Jacques et Jean Ă©taient de bons pĂȘcheurs, par consĂ©quent ils se croyaient insurpassables dans la manƓuvre des bateaux. Quant Ă  moi, j’étais pour eux un grand “ rabbi ”, mais une nullitĂ© comme marin. C’est pourquoi ils me jugeaient incapable de les aider et, quand ils montaient dans la barque pour traverser la mer de GalilĂ©e, ils me priaient de rester assis parce que je ne pouvais rien faire d’autre. Leur affection y Ă©tait aussi pour quelque chose, car ils ne voulaient pas m’imposer des fatigues matĂ©rielles. Mais l’attachement Ă  leur “ savoir faire ” dĂ©passait encore leur affection.

Je ne m’impose que dans des cas exceptionnels, Maria. GĂ©nĂ©ralement, je vous laisse libres et j’attends. Ce jour-lĂ , j’étais fatiguĂ© et on me priait de me reposer, c’est-Ă -dire de les laisser faire, eux qui Ă©taient si capables. Je me suis donc endormi. Dans mon sommeil, se mĂȘlait aussi cette constatation que l’homme est “ homme ” et qu’il veut agir par lui-mĂȘme sans se rendre compte que Dieu ne demande qu’à l’aider. En ces “ sourds spirituels ”, en ces “ aveugles spirituels ”, je voyais tous les sourds et aveugles spirituels qui, des siĂšcles durant, iraient Ă  leur ruine pour avoir voulu “ agir par eux-mĂȘmes ”, alors que je suis penchĂ© sur leurs besoins en attendant qu’ils m’appellent Ă  l’aide.

Quand Pierre a criĂ© : “ Sauve-nous ! ”, mon amertume est tombĂ©e comme un caillou qu’on lĂąche. Je ne suis pas “ homme ”, je suis l’Homme-Dieu. Je n’agis pas comme vous agissez. Vous, quand quelqu’un a repoussĂ© votre conseil ou votre aide, et que vous le voyez dans l’embarras, mĂȘme si vous n’ĂȘtes pas mĂ©chants au point de vous en rĂ©jouir, vous l’ĂȘtes assez pour rester, dĂ©daigneux, indiffĂ©rents, Ă  le regarder sans vous Ă©mouvoir de son appel Ă  l’aide. Par votre attitude, vous lui faites comprendre : “ Lorsque j’ai voulu t’aider, tu n’as pas voulu ? Maintenant, dĂ©brouille-toi. ” Mais moi, je suis JĂ©sus. Je suis le Sauveur. Et je sauve, Maria. Je sauve toujours, dĂšs qu’on m’appelle.

185.6 Les pauvres hommes pourraient objecter : “ Alors pourquoi permets-tu aux tempĂȘtes isolĂ©es ou gĂ©nĂ©ralisĂ©es de se former ? ”

Si, par ma puissance, je dĂ©truisais le mal, quel qu’il soit, vous arriveriez Ă  vous prendre pour les auteurs du bien qui, en rĂ©alitĂ©, est un don de ma part, et vous ne vous souviendriez plus jamais de moi. Plus jamais.

Vous avez besoin, mes pauvres enfants, de la souffrance pour vous rappeler que vous avez un PĂšre, comme le fils prodigue qui se rappela qu’il avait un pĂšre quand il eut faim. Les malheurs servent Ă  vous persuader de votre nĂ©ant, de votre dĂ©raison, cause de tant d’erreurs, de votre mĂ©chancetĂ©, cause de tant de deuils et de douleurs, et de vos fautes, cause de punitions que vous vous infligez Ă  vous-mĂȘmes, tout comme de mon existence, de ma puissance, de ma bontĂ©.

VoilĂ  le message de l’évangile d’aujourd’hui. “ Votre ” Ă©vangile de l’heure prĂ©sente, mes pauvres enfants. Appelez-moi. JĂ©sus ne dort que parce qu’il est angoissĂ© de vous voir sans amour pour lui. Appelez-moi et je viendrai. » [
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Annotation

Maintenant que tout le monde dort, je vous fais part de ma joie. J’ai “ vu ” l’évangile d’aujourd’hui. Les catĂ©chĂšses quotidiennes de Maria Valtorta, consignĂ©es dans la sĂ©rie des « Cahiers », ont commencĂ©es en avril 1943, mais les visions de l’Évangile n’ont rĂ©ellement dĂ©butĂ©es qu’en janvier 1944. Il s’agit donc d’une des toutes premiĂšres visions. Rappelons qu’elles ne suivent pas un ordre chronologique.

JĂ©sus dort Ă  la poupe. À l’arriĂšre du bateau.

JĂ©sus se lĂšve, debout sur la tablette de la proue. Sa figure blanche se dĂ©tache sur la tempĂȘte livide. Il Ă©tend les bras vers la lame et dit au vent : « ArrĂȘte et tais-toi » et Ă  l’eau : « Calme-toi. Je le veux. » Selon M.L. un lecteur, cet Ă©pisode de la tempĂȘte apaisĂ©e est Ă  rapprocher du Psaume 106 (HĂ©breu 107), 23-30. Ce rapprochement a dĂ» ĂȘtre prĂ©sent, aprĂšs coup, dans la tĂȘte des apĂŽtres qui, comme leurs contemporains, connaissaient par cƓur les Psaumes. Cela donne un Ă©clairage supplĂ©mentaire aux commentaires que JĂ©sus en fait Ă  Maria Valtorta.

Evangile de Matthieu 8, 23-27

Mt 8, 23-27 : Comme JĂ©sus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voici que la mer devint tellement agitĂ©e que la barque Ă©tait recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Les disciples s’approchĂšrent et le rĂ©veillĂšrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi ĂȘtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, JĂ©sus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que mĂȘme les vents et la mer lui obĂ©issent ? »

Evangile de Marc 4, 37-41

Mc 4, 37-41 : Survient une violente tempĂȘte. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que dĂ©jĂ  elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin Ă  l’arriĂšre. Les disciples le rĂ©veillent et lui disent : « MaĂźtre, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » RĂ©veillĂ©, il menaça le vent et dit Ă  la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. JĂ©sus leur dit : « Pourquoi ĂȘtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que mĂȘme le vent et la mer lui obĂ©issent ? »

Evangile de Luc 8, 23-25

Lc 8, 23-25 : Pendant qu’ils naviguaient, JĂ©sus s’endormit. Une tempĂȘte s’abattit sur le lac. Ils Ă©taient submergĂ©s et en grand pĂ©ril. Les disciples s’approchĂšrent et le rĂ©veillĂšrent en disant : « MaĂźtre, maĂźtre ! Nous sommes perdus ! » Et lui, se rĂ©veillant, menaça le vent et les flots agitĂ©s. Ils s’apaisĂšrent et le calme se fit. Alors JĂ©sus leur dit : « OĂč est votre foi ? » Remplis de crainte, ils furent saisis d’étonnement et se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour qu’il commande mĂȘme aux vents et aux flots, et que ceux-ci lui obĂ©issent ? »

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EMV 185.5-6 · Tome 3, p. 213-214

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

185.5 Jésus dit ensuite :

« Je ne te commente pas l’évangile dans le sens oĂč tous le commentent. Je vais t’éclairer ce qui prĂ©cĂšde le passage de l’évangile.

Pourquoi est-ce que je dormais ? Est-ce que par hasard je ne savais pas que la bourrasque allait arriver ? Si, je le savais. J’étais seul Ă  le savoir. Dans ce cas, pourquoi est-ce que je dormais ?

Les apĂŽtres Ă©taient des hommes, Maria. AnimĂ©s de bonne volontĂ©, mais encore tellement “ hommes ” ! L’homme se croit toujours capable de tout. Quand, ensuite, il est rĂ©ellement capable de quoi que ce soit, il est plein de suffisance et d’attachement Ă  son “ savoir-faire ”.

Pierre, AndrĂ©, Jacques et Jean Ă©taient de bons pĂȘcheurs, par consĂ©quent ils se croyaient insurpassables dans la manƓuvre des bateaux. Quant Ă  moi, j’étais pour eux un grand “ rabbi ”, mais une nullitĂ© comme marin. C’est pourquoi ils me jugeaient incapable de les aider et, quand ils montaient dans la barque pour traverser la mer de GalilĂ©e, ils me priaient de rester assis parce que je ne pouvais rien faire d’autre. Leur affection y Ă©tait aussi pour quelque chose, car ils ne voulaient pas m’imposer des fatigues matĂ©rielles. Mais l’attachement Ă  leur “ savoir-faire ” dĂ©passait encore leur affection.

Je ne m’impose que dans des cas exceptionnels, Maria. GĂ©nĂ©ralement, je vous laisse libres et j’attends. Ce jour-lĂ , j’étais fatiguĂ© et on me priait de me reposer, c’est-Ă -dire de les laisser faire, eux qui Ă©taient si capables. Je me suis donc endormi. Dans mon sommeil, se mĂȘlait aussi cette constatation que l’homme est “ homme ” et qu’il veut agir par lui-mĂȘme sans se rendre compte que Dieu ne demande qu’à l’aider. En ces “ sourds spirituels ”, en ces “ aveugles spirituels ”, je voyais tous les sourds et aveugles spirituels qui, des siĂšcles durant, iraient Ă  leur ruine pour avoir voulu “ agir par eux-mĂȘmes ”, alors que je suis penchĂ© sur leurs besoins en attendant qu’ils m’appellent Ă  l’aide.

Quand Pierre a criĂ© : “ Sauve-nous ! ”, mon amertume est tombĂ©e comme un caillou qu’on lĂąche. Je ne suis pas “ homme ”, je suis l’Homme-Dieu. Je n’agis pas comme vous agissez. Vous, quand quelqu’un a repoussĂ© votre conseil ou votre aide, et que vous le voyez dans l’embarras, mĂȘme si vous n’ĂȘtes pas mĂ©chants au point de vous en rĂ©jouir, vous l’ĂȘtes assez pour rester, dĂ©daigneux, indiffĂ©rents, Ă  le regarder sans vous Ă©mouvoir de son appel Ă  l’aide. Par votre attitude, vous lui faites comprendre : “ Lorsque j’ai voulu t’aider, tu n’as pas voulu ? Maintenant, dĂ©brouille-toi. ” Mais moi, je suis JĂ©sus. Je suis le Sauveur. Et je sauve, Maria. Je sauve toujours, dĂšs qu’on m’appelle.

185.6 Les pauvres hommes pourraient objecter : “ Alors pourquoi permets-tu aux tempĂȘtes isolĂ©es ou gĂ©nĂ©ralisĂ©es de se former ? ”

Si, par ma puissance, je dĂ©truisais le mal, quel qu’il soit, vous arriveriez Ă  vous prendre pour les auteurs du bien qui, en rĂ©alitĂ©, est un don de ma part, et vous ne vous souviendriez plus jamais de moi. Plus jamais.

Vous avez besoin, mes pauvres enfants, de la souffrance pour vous rappeler que vous avez un PĂšre, comme le fils prodigue qui se rappela qu’il avait un pĂšre quand il eut faim. Les malheurs servent Ă  vous persuader de votre nĂ©ant, de votre dĂ©raison, cause de tant d’erreurs, de votre mĂ©chancetĂ©, cause de tant de deuils et de douleurs, et de vos fautes, cause de punitions que vous vous infligez Ă  vous-mĂȘmes, tout comme de mon existence, de ma puissance, de ma bontĂ©.

VoilĂ  le message de l’évangile d’aujourd’hui. “ Votre ” Ă©vangile de l’heure prĂ©sente, mes pauvres enfants. Appelez-moi. JĂ©sus ne dort que parce qu’il est angoissĂ© de vous voir sans amour pour lui. Appelez-moi et je viendrai. »

Détail

Maria vient de voir l'Ă©pisode de la tempĂȘte apaisĂ©e.

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Evangile de Matthieu 8, 23-27

Mt 8, 23-27 : Comme JĂ©sus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voici que la mer devint tellement agitĂ©e que la barque Ă©tait recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Les disciples s’approchĂšrent et le rĂ©veillĂšrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi ĂȘtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, JĂ©sus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que mĂȘme les vents et la mer lui obĂ©issent ? »

Evangile de Marc 4, 37-41

Mc 4, 37-41 : Survient une violente tempĂȘte. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que dĂ©jĂ  elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin Ă  l’arriĂšre. Les disciples le rĂ©veillent et lui disent : « MaĂźtre, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » RĂ©veillĂ©, il menaça le vent et dit Ă  la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. JĂ©sus leur dit : « Pourquoi ĂȘtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que mĂȘme le vent et la mer lui obĂ©issent ? »

Evangile de Luc 8, 23-25

Lc 8, 23-25 : Pendant qu’ils naviguaient, JĂ©sus s’endormit. Une tempĂȘte s’abattit sur le lac. Ils Ă©taient submergĂ©s et en grand pĂ©ril. Les disciples s’approchĂšrent et le rĂ©veillĂšrent en disant : « MaĂźtre, maĂźtre ! Nous sommes perdus ! » Et lui, se rĂ©veillant, menaça le vent et les flots agitĂ©s. Ils s’apaisĂšrent et le calme se fit. Alors JĂ©sus leur dit : « OĂč est votre foi ? » Remplis de crainte, ils furent saisis d’étonnement et se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour qu’il commande mĂȘme aux vents et aux flots, et que ceux-ci lui obĂ©issent ? »

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EMV 185.5 · Tome 3, p. 214

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’homme est “ homme ” et (...) il veut agir par lui-mĂȘme sans se rendre compte que Dieu ne demande qu’à l’aider. (...) [Ils veulent] “agir par eux-mĂȘmes ”, alors que je suis penchĂ© sur leurs besoins en attendant qu’ils m’appellent Ă  l’aide.

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EMV 185.5 · Tome 3, p. 214

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Je ne suis pas “ homme ”, je suis l’Homme-Dieu. Je n’agis pas comme vous agissez. Vous, quand quelqu’un a repoussĂ© votre conseil ou votre aide, et que vous le voyez dans l’embarras, mĂȘme si vous n’ĂȘtes pas mĂ©chants au point de vous en rĂ©jouir, vous l’ĂȘtes assez pour rester, dĂ©daigneux, indiffĂ©rents, Ă  le regarder sans vous Ă©mouvoir de son appel Ă  l’aide. Par votre attitude, vous lui faites comprendre : “ Lorsque j’ai voulu t’aider, tu n’as pas voulu ? Maintenant, dĂ©brouille-toi. ” Mais moi, je suis JĂ©sus. Je suis le Sauveur. Et je sauve, Maria. Je sauve toujours, dĂšs qu’on m’appelle.

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EMV 185.5 · Tome 3, p. 214

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Moi, je suis JĂ©sus. Je suis le Sauveur. Et je sauve, Maria. Je sauve toujours, dĂšs qu’on m’appelle.

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EMV 185.6 · Tome 3, p. 215

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

185.6 Les pauvres hommes pourraient objecter : “ Alors pourquoi permets-tu aux tempĂȘtes isolĂ©es ou gĂ©nĂ©ralisĂ©es de se former ? ”

Si, par ma puissance, je dĂ©truisais le mal, quel qu’il soit, vous arriveriez Ă  vous prendre pour les auteurs du bien qui, en rĂ©alitĂ©, est un don de ma part, et vous ne vous souviendriez plus jamais de moi. Plus jamais.

Vous avez besoin, mes pauvres enfants, de la souffrance pour vous rappeler que vous avez un PĂšre, comme le fils prodigue qui se rappela qu’il avait un pĂšre quand il eut faim. Les malheurs servent Ă  vous persuader de votre nĂ©ant, de votre dĂ©raison, cause de tant d’erreurs, de votre mĂ©chancetĂ©, cause de tant de deuils et de douleurs, et de vos fautes, cause de punitions que vous vous infligez Ă  vous-mĂȘmes, tout comme de mon existence, de ma puissance, de ma bontĂ©.

VoilĂ  le message de l’évangile d’aujourd’hui. “ Votre ” Ă©vangile de l’heure prĂ©sente, mes pauvres enfants. Appelez-moi. JĂ©sus ne dort que parce qu’il est angoissĂ© de vous voir sans amour pour lui. Appelez-moi et je viendrai. »

Détail

Le sens des malheurs.

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