Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 183.4 · Tome 3, p. 201

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Citation

Le miracle "est toujours une preuve de la présence de Dieu".

Mots-clés

EMV 184 · Tome 3, p. 202-211

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Le petit Benjamin de Magdala et deux paraboles sur le Royaume des Cieux.

Date de la vision : Dimanche 10 juin 1945. C'est le troisiĂšme dimanche aprĂšs la PentecĂŽte. La liturgie du jour (missel de St Pie V) cĂ©lĂ©brait la brebis perdue et la drachme retrouvĂ©e (Luc 15). L’épisode annonce la conversion de Marie-Madeleine.

Calendrier : Mercredi 23 février 28 (10 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ; samedi 4 mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Magdala

Cycle : Apostolat en Galilée

RĂ©sumĂ© : JĂ©sus se dirige vers le quartier pauvre de Magdala et demande l'hospitalitĂ© Ă  une mĂšre de famille, qui accepte de l'accueillir. Elle est accompagnĂ©e d'un enfant qui fait beaucoup de bruit. Sa mĂšre voulant Ă©couter le MaĂźtre, elle le rabroue et lui donne une claque, et le petit va pleurer sur les genoux du Christ. JĂ©sus cherche des circonstances attĂ©nuantes Ă  sa maman, mais l'enfant rĂ©pond avec franchise qu'elle veut simplement l'Ă©couter. JĂ©sus dialogue alors un peu avec elle, et quand elle sous-entend que les femmes dĂ©vergondĂ©es ont la vie facile, il lui rĂ©pond ne sont pas heureuses, mĂȘme si elles paraissent l'ĂȘtre. La femme demande alors Ă  rester, et JĂ©sus propose alors de dire deux paraboles qui plairont au petit Benjamin. Il Ă©nonce donc Marie de Magdala, car les apĂŽtres doutent qu'elle revienne au bien. Alors il donne la parabole oĂč le divin Semeur jette la semence. Celle-ci grandit, le grain se forme, et quand il est mĂ»r, le semeur revient et passe la faux. Ainsi la parole de dieu accomplit le mĂȘme travail, mais celui-ci est lent et il faut laisser l'Ăąme se travailler. A la demande du Seigneur, Mathieu confirme d'ailleurs que c'est la patience de JĂ©sus qui l'a le plus aidĂ©.

La mÚre de Benjamin s'est absentée pour aller chercher ses frÚres et l'enfant continue à dialoguer avec le groupe apostolique. Il classe les apÎtres un à un et n'aime pas Judas, si bien que ce dernier rie jaune. Entretemps, sa génitrice est revenue avec une douzaine de personne, dont son mari, et comme elle le supplie de parler, Jésus donne encore une parabole sur le Royaume des Cieux. Il donne la parabole de la graine de sénevé et explique que c'est par les petites réalités de chaque jour qu'on construit le Royaume en nous. L'amour, surtout, est le moyen pour obtenir la paix et la gloire des Cieux.

Jésus bénit cette famille hospitaliÚre, puis reprend la route.

Contenu du chapitre : 184.1 : Un jeune garçon reçoit une claque de sa mĂšre. 184.2 : Une mĂšre ne doit pas envier le sort d’une prostituĂ©e. 184.3 : Vous doutez que Marie (de Magdala) revienne au Bien. 184.4 : La parabole du grain plantĂ© en terre. 184.5 : La patience de JĂ©sus plus que les reproches des pharisiens, a amenĂ© Matthieu Ă  la conversion. 184.6 : Matthieu s’est converti par amour. 184.7 : Benjamin fait passer l’examen des bons apĂŽtres auquel Judas Ă©choue. 184.8 : La parabole du grain de sĂ©nevĂ©. L'amour dans les cƓurs. 184.9 : Un mari Ă©tonnĂ©, dĂ©couvre les mĂ©rites de sa femme.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 44

Mots-clés

EMV 184.2 · Tome 3, p. 203-204

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

– Sois patiente, femme. Tout le monde a sa croix.

– Oh non ! Les femmes dĂ©vergondĂ©es n’ont que le plaisir. Tu as vu leur travail ! Elles s’amusent et font souffrir. Elles ne se fatiguent pas Ă  Ă©lever des enfants et Ă  travailler. Elles n’attrapent pas des ampoules en piochant ou elles ne s’écorchent pas les mains Ă  faire la lessive. Elles sont belles, fraĂźches. La condamnation d’Eve ne les concerne pas. Elles sont plutĂŽt notre condamnation, car
 les hommes
 Tu me comprends.

– Je te comprends. Mais sache qu’elles ont, elles aussi, une croix redoutable. La plus redoutable. Celle qui ne se voit pas. Celle de la conscience qui les condamne, du monde qui les mĂ©prise, de leur sang qui les rejette, de Dieu qui les maudit. Elles ne sont pas heureuses, crois-moi. Elles ne se fatiguent pas Ă  enfanter et Ă  travailler, elles ne se blessent pas les mains Ă  la besogne. Mais elles se sentent tout autant brisĂ©es, avec la honte en plus. Leur cƓur n’est qu’une plaie. N’envie pas leur bonne mine, leur fraĂźcheur, leur apparente sĂ©rĂ©nitĂ©. C’est un voile posĂ© sur une ruine pleine de remords et qui ne leur donne pas la paix. N’envie pas leur sommeil, toi qui, en mĂšre honnĂȘte, songes Ă  tes innocents
 Pour elles, c’est le cauchemar qui les attend sur leur oreiller. Et plus tard, quand elles arriveront Ă  la vieillesse ou Ă  l’agonie, le remords et la terreur.

– C’est vrai
 Pardonne-moi


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EMV 184.3-5 · Tome 3, p. 204-206

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

184.3 Me permets-tu de rester ici ?

– Reste. Nous raconterons une belle parabole Ă  Benjamin et ceux qui ne sont plus des enfants se l’appliqueront Ă  eux-mĂȘmes et Ă  Marie de Magdala. Ecoutez.

Vous doutez que Marie revienne au bien. Aucun signe, en elle, n’indique qu’elle fera ce pas. DĂ©vergondĂ©e et impudente, consciente de sa situation et de son pouvoir, elle a osĂ© dĂ©fier les gens et venir jusqu’au seuil de la maison oĂč l’on pleure par sa faute. Elle a rĂ©pondu au reproche de Pierre par un Ă©clat de rire. Devant mon regard qui l’invite, elle se raidit orgueilleusement. Vous auriez peut-ĂȘtre voulu, les uns par amour pour Lazare, les autres par amour pour moi, que je lui parle directement, longuement, en la subjuguant par ma puissance, en faisant voir ma force de Messie Sauveur. Non. Il ne faut pas. Je l’ai dit Ă  propos d’une autre pĂ©cheresse, il y a plusieurs mois. Les Ăąmes doivent se faire par elles-mĂȘmes. Moi, je passe, je jette la semence. SecrĂštement la semence travaille. L’ñme doit ĂȘtre respectĂ©e dans son travail. Si la premiĂšre semence ne s’enracine pas, on en sĂšme une autre, et encore une autre
 ne renonçant que lorsqu’on a des preuves certaines de l’inutilitĂ© de l’ensemencement. Et on prie. La priĂšre, c’est comme la rosĂ©e sur les mottes de terre : elle les garde souples et bien nourries, si bien que la semence peut germer. N’en fais-tu pas autant, femme, avec tes lĂ©gumes ?

184.4 Maintenant, Ă©coutez la parabole de l’Ɠuvre de Dieu dans les cƓurs pour fonder son Royaume, car chaque cƓur est un petit royaume de Dieu sur la terre. Ensuite, aprĂšs la mort, tous ces petits royaumes s’agglomĂšrent en un seul, dans le Royaume des Cieux, Royaume sans bornes, saint, Ă©ternel.

Le Royaume de Dieu dans les cƓurs est créé par le divin Semeur. Il vient dans son domaine – l’homme appartient Ă  Dieu car tout homme lui appartient dĂšs son origine – et il l’ensemence. Puis il s’en va vers d’autres domaines, vers d’autres cƓurs. Les jours succĂšdent aux nuits et les nuits aux jours. Les jours amĂšnent le soleil et la pluie – dans ce cas, le rayonnement de l’amour divin et l’effusion de la sagesse divine qui parle Ă  l’ñme. Les nuits amĂšnent les Ă©toiles et le silence reposant – dans notre cas, les rappels lumineux de Dieu et le silence pour l’esprit afin de permettre Ă  l’ñme de se recueillir et de mĂ©diter.

La semence, dans cette succession d’imperceptibles influences providentielles et puissantes, se gonfle, se fend, Ă©tend des racines, les enfonce, pousse Ă  l’extĂ©rieur les premiĂšres petites feuilles, et croĂźt. Tout cela sans l’aide de l’homme. La terre produit spontanĂ©ment l’herbe issue de la semence, puis l’herbe se fortifie et porte l’épi qui se lĂšve, se dresse, se gonfle, se durcit, devient blond, dur, parfait dans la formation du grain. Quand il est mĂ»r, le semeur revient et y passe la faux parce qu’est venu pour cette semence le moment du parfait achĂšvement. L’épi ne pourrait se dĂ©velopper davantage et il est temps de le moissonner.

Dans les cƓurs, ma parole accomplit le mĂȘme travail. Je parle des cƓurs qui accueillent la semence. Mais ce travail est lent. Il faut Ă©viter de tout abĂźmer par des interventions intempestives. Comme c’est dur, pour la petite semence, de se fendre et d’enfoncer ses racines dans la terre ! Pour le cƓur dur et sauvage, ce travail est difficile aussi. Il doit s’ouvrir, se laisser fouiller, accueillir des nouveautĂ©s, peiner pour les nourrir, apparaĂźtre diffĂ©rent parce que recouvert de choses humbles et utiles et non plus de l’attrayante, pompeuse, inutile et exubĂ©rante floraison qui le revĂȘtait prĂ©cĂ©demment. Il doit se contenter de travailler humblement, sans attirer l’admiration, pour le bien de l’IdĂ©e divine. Il doit mettre en Ɠuvre toutes ses capacitĂ©s pour croĂźtre et former l’épi. Il doit se consumer d’amour pour devenir grain. Et, aprĂšs avoir triomphĂ© des respects humains si pĂ©nibles, aprĂšs avoir peinĂ© et souffert pour s’adapter Ă  son nouveau vĂȘtement, il doit encore s’en dĂ©pouiller pour subir une taille cruelle. Tout donner pour tout avoir. Rester nu, pour ĂȘtre revĂȘtu au Ciel du vĂȘtement des saints. La vie du pĂ©cheur qui devient saint est le plus long, le plus hĂ©roĂŻque, le plus glorieux des combats. Je vous l’affirme.

184.5 Ce que je viens de vous dire doit vous aider Ă  comprendre que mon attitude Ă  l’égard de Marie est juste. Est-ce que j’ai agi autrement avec toi, Matthieu ?

– Non, mon Seigneur.

– Et dis-moi la vĂ©ritĂ© : est-ce ma patience qui t’a davantage persuadĂ© ou les reproches acerbes des pharisiens ?

– C’est ta patience, au point que me voilĂ  ici. Les pharisiens, par leur mĂ©pris et leurs anathĂšmes, me rendaient mĂ©prisant, et par mĂ©pris, j’agissais encore plus mal que je ne l’avais fait jusqu’alors. Voici ce qui arrive : on se raidit davantage quand, Ă©tant dans le pĂ©chĂ©, on s’entend traiter de pĂ©cheur. Mais quand, au lieu d’une insulte, c’est une caresse qu’on reçoit, on en reste stupĂ©fait, puis on pleure
 et, quand on pleure, l’armature du pĂ©chĂ© se dĂ©boulonne et tombe. On reste nu devant la BontĂ© et on la supplie de tout cƓur de nous revĂȘtir d’elle-mĂȘme.

– Tu as bien parlĂ©.

Détail

Marie-Madeleine ne semble pas se convertir, et Jésus donne une parabole dans le cadre de ce contexte.

Annotation

Je l'ai dit à propos d'une autre pécheresse, il y a plusieurs mois. Pour Aglaé, la femme voilée de la Belle-Eau. Voir l'EMV 79.6.

Evangile de Marc 4, 26-32

Mc 4, 26-32 : Il disait : « Il en est du rĂšgne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lĂšve, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-mĂȘme, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blĂ© plein l’épi. Et dĂšs que le blĂ© est mĂ»r, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivĂ©. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le rĂšgne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le reprĂ©senter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sĂšme en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semĂ©e, elle grandit et dĂ©passe toutes les plantes potagĂšres ; et elle Ă©tend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid Ă  son ombre. »

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EMV 184.4 · Tome 3, p. 205-206

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Comme c’est dur, pour la petite semence, de se fendre et d’enfoncer ses racines dans la terre ! Pour le cƓur dur et sauvage, ce travail est difficile aussi. Il doit s’ouvrir, se laisser fouiller, accueillir des nouveautĂ©s, peiner pour les nourrir, apparaĂźtre diffĂ©rent parce que recouvert de choses humbles et utiles et non plus de l’attrayante, pompeuse, inutile et exubĂ©rante floraison qui le revĂȘtait prĂ©cĂ©demment. Il doit se contenter de travailler humblement, sans attirer l’admiration, pour le bien de l’IdĂ©e divine. Il doit mettre en Ɠuvre toutes ses capacitĂ©s pour croĂźtre et former l’épi. Il doit se consumer d’amour pour devenir grain. Et, aprĂšs avoir triomphĂ© des respects humains si pĂ©nibles, aprĂšs avoir peinĂ© et souffert pour s’adapter Ă  son nouveau vĂȘtement, il doit encore s’en dĂ©pouiller pour subir une taille cruelle. Tout donner pour tout avoir. Rester nu, pour ĂȘtre revĂȘtu au Ciel du vĂȘtement des saints. La vie du pĂ©cheur qui devient saint est le plus long, le plus hĂ©roĂŻque, le plus glorieux des combats. Je vous l’affirme.

Détail

JĂ©sus parle du travail que les Ăąmes doivent faire sur elles-mĂȘmes.

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