« Il y a ici, devant moi, un homme qui me hait et qui nâose pas me dire : â GuĂ©ris-moi â parce quâil sait que je connais ses pensĂ©es. Mais moi, je dis : â Quâil te soit fait comme tu le dĂ©sires. Et comme les Ă©cailles tombent de tes yeux, que la rancĆur et les tĂ©nĂšbres te tombent du cĆur. â Partez tous avec ma paix. Je vous parlerai encore demain. »
Les gens sâĂ©loignent lentement ; ils attendent peut-ĂȘtre lâannonce dâun miracle qui ne se produit pas.
MĂȘme les apĂŽtres et les disciples les plus anciens, restĂ©s sur la montagne, demandent :
« Mais qui Ă©tait-ce ? Il nâest peut-ĂȘtre pas guĂ©ri ? »
Et ils insistent auprÚs du Maßtre resté debout, les bras croisés, qui regarde les gens descendre.
Dans un premier temps, Jésus ne répond pas, puis il dit :
« Les yeux sont guĂ©ris, mais pas lâĂąme. Elle ne le peut pas car elle est chargĂ©e de haine.
â Mais qui est-ce ? Ce romain, peut-ĂȘtre ?
â Non. Un pauvre hommeâŠ
â Dans ce cas, pourquoi lâavoir guĂ©ri ? demande Pierre.
â Devrais-je foudroyer tous ceux qui lui ressemblent ?
â Seigneur⊠je sais que tu ne veux pas que je dise : â oui â, par consĂ©quent je ne le dis pas⊠mais je le pense⊠et cela revient au mĂȘmeâŠ
â En effet, Simon-Pierre, mais sache quâalors⊠Ah ! Que de cĆurs couverts des Ă©cailles de la haine autour de moi ! Viens. Montons au sommet regarder de lĂ -haut notre belle mer de GalilĂ©e. Toi et moi, seuls. »