Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 125.4 · Tome 2, p. 341-342

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Si vous arrivez Ă  avoir foi dans le PĂšre, tout vous rĂ©ussira. Une foi – faites bien attention – comme celle d’un tout petit. Le petit enfant croit tout possible. Il ne se demande pas comment tel fait peut se produire. Il n’en mesure pas la profondeur. Il croit en celui qui lui inspire confiance et fait ce qu’il lui dit. Soyez comme de petits enfants auprĂšs du TrĂšs-Haut. Comme il les aime, ces petits anges Ă©garĂ©s sur notre terre et qui en font la beautĂ© ! Il aime Ă©galement les Ăąmes qui deviennent simples, bonnes, pures comme un enfant.

Mots-clés

EMV 126 · Tome 2, p. 343-351

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

À la Belle-Eau, JĂ©sus fait un discours sur le Commandement : "Tu ne tueras point". Il explique que pour mesurer la culpabilitĂ© d'un pĂ©cheur, on doit se poser cette question : "Qui ai-je frappĂ© ? Qu’est-ce que j’ai frappĂ© ? OĂč ai-je frappĂ© ? Avec quels moyens ai-je frappĂ© ? Pourquoi ai-je frappĂ© ? Comment ai-je frappĂ© ? Quand ai-je frappĂ© ?. AprĂšs avoir rĂ©pondu Ă  toutes ces questions, il parle du maĂźtre qui fait souffrir gratuitement ses esclaves. Il y a alors une confrontation entre le MaĂźtre et Doras, le pharisien. Ce dernier meurt sur place, sous l'Ă©bahissement des apĂŽtres.

Mots-clés

EMV 126.1-8 · Tome 2, p. 343-349

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

126.1 « Il est dit : “ Tu ne tueras pas. ” Auquel des deux groupes de commandements appartient celui-ci ? “ Au second ”, dites-vous ? En ĂȘtes-vous sĂ»rs ? Je vous demande encore : est-ce un pĂ©chĂ© qui offense Dieu ou celui qui en est la victime ? Vous rĂ©pondez : “ La victime ” ? Etes-vous sĂ»rs aussi de cela ? Je vous demande enfin : n’y a-t-il qu’un pĂ©chĂ© d’homicide ? En tuant, ne commettez-vous que ce seul pĂ©chĂ© ? “ Oui ”, rĂ©pondez-vous ? Personne n’en doute ? RĂ©pondez Ă  haute voix. Qu’un seul parle au nom de tous ! J’attends. »

JĂ©sus se penche pour caresser une petite fille venue Ă  cĂŽtĂ© de lui et qui le regarde, extasiĂ©e, oubliant mĂȘme de grignoter la pomme que sa mĂšre lui a donnĂ©e pour qu’elle se tienne tranquille.

Un vieillard imposant se lĂšve et dit :

« MaĂźtre, Ă©coute. Je suis un vieux chef de synagogue et ils m’ont dit de parler au nom de tous. Je parle donc. Il me semble, et il nous semble, avoir rĂ©pondu selon la justice et selon ce qu’on nous a enseignĂ©. J’appuie ma certitude sur le chapitre de la Loi relatif Ă  l’homicide et aux coups. Mais toi, tu sais pourquoi nous sommes venus : pour que tu nous enseignes, car nous reconnaissons en toi la sagesse et la vĂ©ritĂ©. Si donc je me trompe, Ă©claire mes tĂ©nĂšbres pour que le vieux serviteur que je suis puisse s’avancer vers son Roi, revĂȘtu de lumiĂšre ; rends aussi ce service Ă  ceux-ci qui sont de mon troupeau et qui sont venus, avec leur berger, boire Ă  la fontaine de vie. »

[Jésus échange légÚrement avec Cléophas d'Emmanus puis il reprend :]

126.2 Pour mesurer la culpabilitĂ© d’un pĂ©cheur, il faut prendre en considĂ©ration les circonstances qui prĂ©cĂšdent, prĂ©parent, justifient, expliquent la faute elle-mĂȘme. Qui ai-je frappĂ© ? Qu’est-ce que j’ai frappĂ© ? OĂč ai-je frappĂ© ? Avec quels moyens ai-je frappĂ© ? Pourquoi ai-je frappĂ© ? Comment ai-je frappĂ© ? Quand ai-je frappĂ© ? : c’est ce que celui qui a tuĂ© doit se demander avant de se prĂ©senter Ă  Dieu pour lui demander pardon.

Qui ai-je frappĂ© ? Un homme. Je ne prends pas en considĂ©ration le fait qu’il soit riche ou pauvre, libre ou esclave. Pour moi, il n’existe pas d’esclaves ou de puissants. Tous sont des hommes créés par un Etre unique, par consĂ©quent tous sont Ă©gaux. En fait, devant la majestĂ© de Dieu, mĂȘme le plus puissant monarque de la Terre n’est que poussiĂšre. Et Ă  ses yeux comme aux miens, il n’existe qu’un seul esclavage, celui du pĂ©chĂ© et donc sous la domination de Satan. La Loi antique distingue les hommes libres des esclaves et se livre Ă  des considĂ©rations subtiles selon que la mort a Ă©tĂ© immĂ©diate ou qu’il y a eu un jour ou deux de survie, et de mĂȘme si la femme enceinte est morte du coup qui l’a frappĂ©e ou si la mort n’a atteint que le fruit de son sein. Mais tout cela a Ă©tĂ© dit lorsque la lumiĂšre de la perfection Ă©tait encore bien lointaine. Maintenant, elle est parmi vous et vous dit : “ Quiconque frappe mortellement l’un de ses semblables pĂšche. ” Et il ne pĂšche pas seulement Ă  l’égard de l’homme, mais aussi contre Dieu.

Qu’est-ce que l’homme ? L’homme est l’ĂȘtre souverain que Dieu a créé pour ĂȘtre le roi de la crĂ©ation. Il l’a créé Ă  son image et Ă  sa ressemblance, en lui donnant la ressemblance spirituelle et en tirant son image de l’image parfaite de sa pensĂ©e parfaite. Regardez dans l’air, sur la terre et dans les eaux. Y voyez-vous donc un animal ou une plante qui, aussi beaux soient-ils, Ă©galent l’homme ? L’animal court, mange, boit, dort, engendre, travaille, chante, vole, rampe, grimpe, mais il n’a pas la parole. L’homme aussi sait courir et sauter, et il est si agile au saut qu’il rivalise avec l’oiseau. Il sait nager, et il est si rapide Ă  la nage qu’on dirait un poisson. Il sait ramper, et ressemble en cela Ă  un reptile. Il sait grimper, et paraĂźt ĂȘtre un singe. Il sait chanter au point qu’on dirait un oiseau. Il sait engendrer et se reproduire. Mais, en plus, il sait parler.

Et ne dites pas : “ Tout animal a son langage. ” Certes, l’un mugit, l’autre bĂȘle, un troisiĂšme brait, un autre encore gazouille, un dernier fait des trilles. Mais, du premier bovin au dernier, ce sera toujours le mĂȘme et unique mugissement ; de mĂȘme, le mouton bĂȘlera jusqu’à la fin du monde et l’ñne braira comme le fit le premier Ăąne. Le passereau rĂ©pĂštera toujours son court gazouillement pendant que l’alouette et le rossignol rediront le mĂȘme hymne, la premiĂšre au soleil, le second Ă  la nuit Ă©toilĂ©e. MĂȘme au dernier jour de la terre, ils en sera ainsi. L’homme, au contraire, parce qu’il n’a pas seulement une luette et une langue, mais un ensemble complexe de nerfs dont le centre est au cerveau, siĂšge de l’intelligence, sait saisir des sensations nouvelles, en faire l’objet de ses rĂ©flexions et leur donner un nom.

Adam appela chien son ami et lion celui qui lui parut plus ressemblant avec son Ă©paisse criniĂšre toute hĂ©rissĂ©e au-dessus de son visage Ă  peine barbu. Il appela brebis l’agnelle qui le saluait doucement, et donna le nom d’oiseau Ă  cette fleur empennĂ©e qui volait comme un papillon, mais Ă©mettait un doux chant que le papillon ne possĂšde pas. Et puis, au cours des siĂšcles, les descendants d’Adam créÚrent sans cesse de nouveaux mots au fur et Ă  mesure qu’ils “ connurent ” les oeuvres de Dieu dans les crĂ©atures ou Ă  mesure que, grĂące Ă  l’étincelle divine qui est en eux, ils n’engendrĂšrent pas seulement des enfants, mais créÚrent aussi des objets utiles ou nuisibles Ă  leurs enfants eux-mĂȘmes, selon qu’ils Ă©taient avec Dieu ou contre Dieu. Ceux qui crĂ©ent et produisent de bonnes choses sont avec Dieu. Ceux qui crĂ©ent des choses mauvaises qui nuisent Ă  leur prochain sont contre Dieu. Dieu venge ses enfants torturĂ©s par le mauvais gĂ©nie humain.

126.3 L’homme est donc la crĂ©ature de prĂ©dilection de Dieu. MĂȘme s’il est maintenant coupable, c’est toujours la crĂ©ature qui lui est la plus chĂšre. Ce qui le prouve, c’est qu’il a envoyĂ© son Verbe lui-mĂȘme, non pas un ange ou un archange, ni un chĂ©rubin ou un sĂ©raphin, mais son Verbe, en le revĂȘtant de la chair humaine pour sauver l’homme. Il n’a pas estimĂ© indigne ce vĂȘtement pour permettre que souffre et expie celui qui, Ă©tant comme lui un trĂšs pur Esprit, n’aurait pu, en tant que tel, souffrir et expier la faute de l’homme.

Le PĂšre m’a dit : “ Tu seras homme : l’Homme. J’en avais créé un, parfait comme tout ce que je fais. Je lui avais destinĂ© une douce vie, une trĂšs douce dormition et un bienheureux rĂ©veil, un sĂ©jour trĂšs heureux et Ă©ternel dans mon Paradis cĂ©leste. Mais, tu le sais, rien de souillĂ© ne peut pĂ©nĂ©trer dans ce Paradis, car Moi-Nous, Dieu un et trine, nous y avons notre trĂŽne. Or seule la saintetĂ© peut paraĂźtre en notre prĂ©sence. Je Suis Celui qui Suis. Ma divine nature, notre mystĂ©rieuse essence ne peut ĂȘtre connue que par ceux qui sont sans tache. Maintenant l’homme, en Adam et par Adam, est souillĂ©. Va le purifier. Je le veux. Tu seras dĂ©sormais : l’Homme, le Premier-NĂ©. Car tu seras le premier Ă  entrer ici, avec ta chair mortelle exempte du pĂ©chĂ©, avec l’ñme exempte du pĂ©chĂ© originel. Ceux qui t’ont prĂ©cĂ©dĂ© sur la terre et ceux qui te suivront possĂ©deront la vie grĂące Ă  ta mort de RĂ©dempteur. ” Il ne pouvait mourir que quelqu’un qui Ă©tait nĂ©. Moi, je suis nĂ© et je mourrai.

L’homme est la crĂ©ature privilĂ©giĂ©e de Dieu. Maintenant, dites-moi : si un pĂšre a plusieurs enfants, mais que l’un d’eux est son prĂ©fĂ©rĂ©, la pupille de son oeil, et qu’on le tue, ce pĂšre ne souffre-t-il pas plus que s’il s’agissait d’un autre de ses enfants ? Cela ne devrait pas ĂȘtre car un pĂšre devrait ĂȘtre juste envers tous ses enfants. Mais cela arrive parce que l’homme est imparfait. Dieu peut le faire avec justice car l’homme est l’unique ĂȘtre de la crĂ©ation qui possĂšde en commun avec le CrĂ©ateur l’ñme spirituelle, marque indĂ©niable de la paternitĂ© divine.

En enlevant un fils Ă  son pĂšre par le meurtre, n’offense-t-on que le fils ? Non, le pĂšre aussi. Le fils en sa chair, le pĂšre en son coeur. Mais les deux sont blessĂ©s. En tuant un homme, n’offense-t-on que l’homme ? Non, Dieu aussi. L’homme dans sa chair, Dieu dans son droit. Car c’est par lui seulement que la vie et la mort doivent ĂȘtre donnĂ©es et enlevĂ©es. Tuer, c’est faire violence Ă  Dieu et Ă  l’homme. Tuer, c’est faire irruption dans le domaine de Dieu. Tuer, c’est manquer au prĂ©cepte de l’amour. Celui qui tue n’aime pas Dieu, car il fait pĂ©rir son oeuvre : un homme. Le meurtrier n’aime pas le prochain, car il lui enlĂšve ce qu’il veut pour lui-mĂȘme : la vie.

Je viens de répondre aux deux premiÚres questions.

126.4 OĂč ai-je tuĂ© ?

On peut tuer en plein air, dans la maison de la victime ou en l’attirant chez soi. On peut frapper tel ou tel organe en produisant une souffrance plus grave et en commettant mĂȘme deux homicides Ă  la fois si on frappe la femme, enceinte du fruit de son sein.

On peut frapper dans la rue sans en avoir l’intention. Un animal qui nous Ă©chappe peut tuer un passant. Mais alors, il n’y a pas prĂ©mĂ©ditation. Mais si un homme se rend, armĂ© d’un poignard qu’il dissimule hypocritement sous son vĂȘtement de lin, dans la maison d’un ennemi – d’ailleurs l’ennemi est souvent celui qui a le tort d’ĂȘtre meilleur –, ou bien s’il l’invite chez soi avec des marques d’honneur, puis l’égorge et le jette dans la citerne, alors il y a prĂ©mĂ©ditation et c’est le crime complet puisqu’il y a malice, fĂ©rocitĂ© et violence.

Si, avec la mĂšre, je tue son fruit, c’est des deux que Dieu me demandera de rendre compte. Parce que le ventre qui engendre un nouvel homme selon le commandement de Dieu est sacrĂ©, de mĂȘme que la petite vie qui mĂ»rit en lui, et Ă  laquelle Dieu a donnĂ© une Ăąme.

126.5 Par quels moyens ai-je frappé ?

Il ne sert Ă  rien de prĂ©tendre : “ Je ne voulais pas frapper ” quand on a utilisĂ© une arme vĂ©ritable. Dans la colĂšre, les mains elles-mĂȘmes deviennent une arme, de mĂȘme que la pierre que l’on prend par terre, ou la branche arrachĂ©e Ă  un arbre. Mais celui qui examine froidement le poignard ou la hache et, s’ils lui paraissent mal aiguisĂ©s, les aiguise puis les glisse au plus prĂšs de son corps de façon qu’on ne les aperçoive pas, mais qu’il puisse facilement les brandir, ne peut pas prĂ©tendre, s’il se rend ainsi chez son rival : “ Je n’avais pas l’intention de frapper. ” Celui qui prĂ©pare un poison en cueillant des herbes ou des fruits toxiques pour en faire une poudre ou un breuvage, puis les prĂ©sente Ă  sa victime comme s’il s’agissait d’épices ou d’une boisson fermentĂ©e, ne peut certainement pas dire : “ Je ne voulais pas tuer. ”

Maintenant Ă©coutez, vous les femmes silencieuses et meurtriĂšres impunies de tant de vies. C’est aussi tuer que d’arracher un fruit qui croĂźt en votre sein parce qu’il est d’une provenance coupable ou qu’il n’est pas dĂ©sirĂ©, n’étant qu’un poids inutile en vous, prĂ©judiciable pour votre richesse. Il n’y a qu’une façon d’éviter ce poids : rester chastes. N’unissez pas l’homicide Ă  la luxure, la violence Ă  la dĂ©sobĂ©issance, et ne croyez pas que Dieu ne voit pas ce que l’homme n’a pas vu. Dieu voit tout et se souvient de tout. Souvenez-vous-en, vous aussi.

126.6 Pourquoi ai-je frappé ?

Ah ! Les raisons sont multiples ! Le dĂ©sĂ©quilibre imprĂ©vu que crĂ©e en vous une Ă©motion violente, celui de trouver la couche nuptiale profanĂ©e, ou un voleur surpris dans la maison, ou encore l’homme rĂ©pugnant qui viole votre propre fillette, le calcul froid et rĂ©flĂ©chi de se dĂ©barrasser d’un tĂ©moin dangereux, de quelqu’un qui vous empĂȘche d’arriver ou dont on convoite la situation ou la fortune : il y a lĂ  tant de raisons ! Si encore Dieu peut pardonner Ă  celui qui devient assassin dans la fiĂšvre de la douleur, il ne pardonne pas Ă  celui qui le devient par ambition ou parce qu’il recherche l’estime des hommes.

Agissez toujours avec droiture, et vous ne craindrez pas le regard ou la parole de quiconque. Contentez-vous de ce que vous avez et vous ne convoiterez pas ce que possÚde autrui au point de devenir assassin pour posséder ce qui lui appartient.

126.7 Comment ai-je frappé ?

En m’acharnant aprĂšs le premier coup impulsif ? Il arrive que l’homme n’ait plus de frein. Satan le jette dans le crime, comme le frondeur lance sa pierre. Mais que diriez-vous d’une pierre qui, aprĂšs avoir touchĂ© sa cible, reviendrait Ă  la fronde pour qu’on la relance et qu’elle frappe une nouvelle fois ? Vous diriez : “ Elle est possĂ©dĂ©e par une force magique et infernale. ” Ainsi en est-il de l’homme qui, aprĂšs un premier coup, en donne un second, un troisiĂšme, un dixiĂšme sans que sa fĂ©rocitĂ© s’apaise pour autant. Car la colĂšre tombe et l’on revient Ă  la raison aprĂšs le premier coup, lorsqu’il provient d’un motif qui peut se comprendre. Mais la fĂ©rocitĂ©, elle, s’acharne d’autant plus que la victime a reçu plus de coups, chez le vĂ©ritable assassin. C’est un dĂ©mon qui n’a pas, qui ne peut Ă©prouver de pitiĂ© pour son frĂšre, parce qu’il est Satan, c’est-Ă -dire la haine.

126.8 Quand ai-je frappé ?

Du premier coup ? AprĂšs que la victime est tombĂ©e par terre ? En simulant le pardon alors que la rancoeur Ă©tait toujours plus forte ? J’ai attendu de frapper, peut-ĂȘtre des annĂ©es durant, pour faire souffrir doublement en tuant le pĂšre en la personne de ses enfants ?

Vous voyez qu’en tuant, vous violez le premier et le second groupe des commandements parce que vous vous arrogez le droit de Dieu et que vous foulez aux pieds votre prochain. Il y a donc pĂ©chĂ© contre Dieu et contre le prochain. Vous ne commettez pas seulement un pĂ©chĂ© d’homicide, mais vous faites un pĂ©chĂ© de colĂšre, de violence, d’orgueil, de dĂ©sobĂ©issance, de sacrilĂšge et parfois de cupiditĂ© si vous tuez pour vous emparer d’une place ou d’une bourse. Mais, j’y fais Ă  peine allusion et je vous l’expliquerai mieux un autre jour, on ne commet pas l’homicide uniquement avec une arme ou un poison, mais aussi par la calomnie. RĂ©flĂ©chissez-y.

Détail

Voici les questions Ă  se poser pour mesurer la culpabilitĂ© d'un pĂ©cheur qui a tuĂ© : "Qui ai-je frappĂ© ? Qu’est-ce que j’ai frappĂ© ? OĂč ai-je frappĂ© ? Avec quels moyens ai-je frappĂ© ? Pourquoi ai-je frappĂ© ? Comment ai-je frappĂ© ? Quand ai-je frappĂ© ? : c’est ce que celui qui a tuĂ© doit se demander avant de se prĂ©senter Ă  Dieu pour lui demander pardon."

Annotation

Livre de l'Exode 21, 12-36

Ex 21, 12-36 : « Qui frappe un homme Ă  mort sera mis Ă  mort. Mais s’il n’a pas traquĂ© sa victime, si Dieu l’a mise Ă  portĂ©e de sa main, je te fixerai un lieu oĂč il pourra se rĂ©fugier.

Mais quand un homme est en rage contre son prochain au point de le tuer par ruse, tu l’arracheras mĂȘme de mon autel pour qu’il meure. Celui qui frappe son pĂšre ou sa mĂšre sera mis Ă  mort. Celui qui commet un rapt – qu’il ait vendu l’homme ou qu’on le trouve entre ses mains – sera mis Ă  mort. Celui qui maudit son pĂšre ou sa mĂšre sera mis Ă  mort.

« Quand des hommes se querellent et que l’un d’eux frappe son prochain avec une pierre ou avec le poing, sans le tuer mais en l’obligeant Ă  garder le lit, si la victime peut se lever et se promener au dehors avec sa canne, l’agresseur sera acquittĂ©. Il devra seulement l’indemniser pour son arrĂȘt de travail, jusqu’à complĂšte guĂ©rison.

Si quelqu’un frappe avec un bĂąton et fait mourir de sa main son serviteur ou sa servante, la victime devra ĂȘtre vengĂ©e. Mais si elle survit un jour ou deux, elle ne sera pas vengĂ©e, car elle a Ă©tĂ© achetĂ©e avec l’argent du maĂźtre.

Si des hommes, en se battant, heurtent une femme enceinte et que celle-ci accouche prĂ©maturĂ©ment sans qu’un autre malheur n’arrive, le coupable paiera l’indemnitĂ© imposĂ©e par le mari, avec l’accord des juges.

Mais s’il arrive malheur, tu paieras vie pour vie, Ɠil pour Ɠil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brĂ»lure pour brĂ»lure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.

Si un homme blesse l’Ɠil de son serviteur ou de sa servante, et que l’Ɠil soit perdu, il rendra la libertĂ© Ă  la victime en compensation. Et s’il fait tomber une dent de son serviteur ou de sa servante, il rendra la libertĂ© Ă  la victime en compensation.

Si un bƓuf tue d’un coup de corne un homme ou une femme, il sera lapidĂ© et on ne mangera pas la viande. Mais le propriĂ©taire sera tenu pour innocent. Par contre, quand le bƓuf a dĂ©jĂ , plus d’une fois, donnĂ© des coups de corne et que son propriĂ©taire, averti, l’a laissĂ© sans surveillance, si l’animal a causĂ© la mort d’un homme ou d’une femme, il sera lapidĂ©, et le propriĂ©taire lui-mĂȘme sera mis Ă  mort.

Et si on lui impose une rançon, il donnera, pour racheter sa vie, tout ce qu’on lui imposera.

Si c’est un fils que le bƓuf frappe d’un coup de corne, ou si c’est une fille, on appliquera cette rĂšgle-lĂ . Si c’est un serviteur que le bƓuf frappe, ou si c’est une servante, on donnera au maĂźtre trente piĂšces d’argent, et le bƓuf sera lapidĂ©.

Si un homme laisse une citerne ouverte ou qu’il creuse une citerne sans la recouvrir, et qu’un bƓuf ou un Ăąne y tombe, le propriĂ©taire de la citerne indemnisera le propriĂ©taire de la bĂȘte morte ; celui-ci recevra une certaine somme d’argent et celui-lĂ , le cadavre de la bĂȘte.

Si le bƓuf d’un homme blesse le bƓuf de son prochain et cause sa mort, les propriĂ©taires vendront le bƓuf vivant et se partageront l’argent ; quant Ă  la bĂȘte morte, ils se la partageront Ă©galement. Mais s’il est notoire que ce bƓuf a dĂ©jĂ , plus d’une fois, donnĂ© des coups de corne et que son propriĂ©taire l’ait laissĂ© sans surveillance, celui-ci fournira un bƓuf en compensation de la bĂȘte morte qui, elle, lui reviendra.

Livre du Lévitique 24, 17-22

Lv 24, 17-22 : Si un homme frappe Ă  mort un ĂȘtre humain, quel qu’il soit, il sera mis Ă  mort. Celui qui frappe Ă  mort un animal le remplacera par un autre, vie pour vie. Si un homme provoque une infirmitĂ© chez un de ses compatriotes, on lui fera comme il a fait : fracture pour fracture, Ɠil pour Ɠil, dent pour dent. Telle l’infirmitĂ© provoquĂ©e, telle l’infirmitĂ© subie.

Celui qui frappe Ă  mort un animal le remplacera par un autre ; celui qui frappe Ă  mort un homme mourra.

Il n’y aura chez vous qu’un seul droit, tant pour l’israĂ©lite de souche que pour l’immigrĂ©, car je suis le Seigneur votre Dieu. »

MoĂŻse ayant ainsi parlĂ© aux fils d’IsraĂ«l, on fit sortir hors du camp l’auteur de la malĂ©diction et on le lapida. Les fils d’IsraĂ«l firent comme le Seigneur l’avait ordonnĂ© Ă  MoĂŻse.

Livre des Nombres 35, 9-34

Nb 35, 9-34 : Le Seigneur parla Ă  MoĂŻse. Il dit : « Parle ainsi aux fils d’IsraĂ«l : Quand vous aurez passĂ© le Jourdain pour entrer dans le pays de Canaan, choisissez-vous des villes qui seront pour vous des villes de refuge. Le meurtrier qui, par inadvertance, aura frappĂ© quelqu’un Ă  mort s’y enfuira. Ces villes vous serviront de refuge contre le vengeur du sang. Ainsi, le meurtrier ne sera pas mis Ă  mort avant d’avoir comparu en jugement devant la communautĂ©.

Les villes que vous donnerez aux lĂ©vites seront pour vous des villes de refuge au nombre de six : vous donnerez trois villes situĂ©es au-delĂ  du Jourdain et vous donnerez trois villes situĂ©es au pays de Canaan. Elles seront les villes de refuge. Ces six villes serviront de refuge aux fils d’IsraĂ«l ainsi qu’à l’immigrĂ© et Ă  l’hĂŽte de passage, afin que s’y enfuie quiconque aura, par inadvertance, frappĂ© quelqu’un Ă  mort.

S’il l’a frappĂ© avec un objet en fer, et causĂ© la mort, c’est un meurtrier ; et le meurtrier doit ĂȘtre mis Ă  mort. Si de sa main il l’a frappĂ© avec une pierre qui peut provoquer la mort, et a effectivement causĂ© la mort, c’est un meurtrier ; et le meurtrier doit ĂȘtre mis Ă  mort. Ou encore si de sa main il l’a frappĂ© avec un objet en bois qui peut provoquer la mort, et a effectivement causĂ© la mort, c’est un meurtrier ; et le meurtrier doit ĂȘtre mis Ă  mort. C’est le vengeur du sang qui mettra Ă  mort le meurtrier ; dĂšs qu’il tombera sur lui, il le mettra Ă  mort.

Si par haine un homme a bousculĂ© quelqu’un ou a lancĂ© quelque chose contre lui avec malveillance, et qu’ainsi il a causĂ© la mort, ou si avec hostilitĂ© il l’a frappĂ© de la main, et qu’ainsi il a causĂ© la mort, celui qui a frappĂ© sera mis Ă  mort ; c’est un meurtrier. DĂšs qu’il tombera sur le meurtrier, le vengeur du sang le mettra Ă  mort. Mais si c’est par hasard et sans hostilitĂ© qu’un homme a bousculĂ© quelqu’un, ou lui a lancĂ© quelque objet sans malveillance, ou encore si, sans le voir, il l’a atteint avec une pierre qui peut provoquer la mort – et qu’en faisant tomber cette pierre, il a effectivement causĂ© la mort, tandis qu’il n’était pas son ennemi et ne lui voulait pas de mal –, alors, la communautĂ© jugera entre celui qui a frappĂ© et le vengeur du sang, selon le droit.

La communautĂ© soustraira le meurtrier Ă  la main du vengeur du sang. La communautĂ© le renverra dans sa ville de refuge, lĂ  oĂč il s’était enfui. Il devra y rester jusqu’à la mort du grand prĂȘtre qui a reçu l’onction avec l’huile sainte. Mais si le meurtrier sort des limites de la ville de refuge oĂč il s’est enfui, et que le vengeur du sang, le trouvant hors des limites de sa ville de refuge, le tue, le vengeur n’aura pas de sang sur les mains. En effet, le meurtrier devra rester dans sa ville de refuge jusqu’à la mort du grand prĂȘtre. AprĂšs la mort du grand prĂȘtre, le meurtrier retournera sur la terre qui lui appartient. Telles seront pour vous les rĂšgles de droit, d’ñge en Ăąge, oĂč que vous habitiez.

Quiconque frappe Ă  mort une personne, c’est sur la dĂ©position de plusieurs tĂ©moins qu’il sera tuĂ©. Mais la dĂ©position d’un seul tĂ©moin ne pourra faire condamner quelqu’un Ă  mort. Vous n’accepterez pas de rançon en Ă©change de la vie d’un meurtrier. Il est passible de mort, il doit ĂȘtre mis Ă  mort. Vous n’accepterez pas non plus de rançon pour permettre Ă  celui qui s’est enfui dans sa ville de refuge de revenir habiter sur sa terre avant la mort du grand prĂȘtre.

Vous ne profanerez pas la terre oĂč vous ĂȘtes, car le sang, lui, profane la terre. On ne peut faire l’expiation pour le sang rĂ©pandu sur la terre que par le sang de celui qui l’a rĂ©pandu. Vous ne rendrez pas impure la terre oĂč vous habitez et au milieu de laquelle je demeure, car Je suis le Seigneur, moi qui demeure au milieu des fils d’IsraĂ«l. »

Livre du Deutéronome 19, 1-13

Dt 19, 1-13 : Écoute, IsraĂ«l ! Te voilĂ  aujourd’hui sur le point de passer le Jourdain, pour aller dĂ©possĂ©der des nations plus grandes et plus puissantes que toi, et prendre des villes immenses dont les fortifications montent jusqu’au ciel.

C’est un peuple grand et de haute stature que les gĂ©ants Anaqites ! Toi, tu le connais, tu as entendu dire : « Qui peut tenir devant les fils d’Anaq ? ». Or tu sais aujourd’hui que le Seigneur ton Dieu passera devant toi, comme un feu dĂ©vorant : c’est lui qui les exterminera ; c’est lui qui les abaissera devant toi ; alors tu les dĂ©possĂ©deras et tu les feras pĂ©rir aussitĂŽt, comme te l’a dit le Seigneur.

Lorsque le Seigneur ton Dieu les aura chassĂ©s devant toi, ne dis pas en ton cƓur : « C’est Ă  cause de ma justice que le Seigneur m’a fait entrer dans ce pays pour en prendre possession. » Car c’est Ă  cause de la mĂ©chancetĂ© de ces nations, que le Seigneur les dĂ©possĂšde devant toi. Ce n’est pas en raison de ta justice ni Ă  cause de la droiture de ton cƓur que tu entreras dans leur pays pour en prendre possession ; c’est en raison de leur mĂ©chancetĂ© que le Seigneur ton Dieu dĂ©possĂšde ces nations devant toi, et pour tenir la parole qu’il a jurĂ©e Ă  tes pĂšres, Abraham, Isaac et Jacob.

Sache bien que ce n’est pas Ă  cause de ta justice que le Seigneur ton Dieu te donne Ă  possĂ©der ce bon pays, car tu es un peuple Ă  la nuque raide. Souviens-toi. N’oublie pas que tu as irritĂ© le Seigneur ton Dieu dans le dĂ©sert. Depuis le jour oĂč vous ĂȘtes sortis d’Égypte jusqu’à ce que vous arriviez en ce lieu, vous avez Ă©tĂ© rebelles au Seigneur.

Au mont Horeb vous avez irritĂ© le Seigneur, et le Seigneur s’est mis dans une telle colĂšre qu’il voulait vous exterminer. J’étais montĂ© sur la montagne pour recevoir les tables de pierre, les tables de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous. Je suis restĂ© dans la montagne quarante jours et quarante nuits sans manger ni boire.

Le Seigneur m’a donnĂ© les deux tables de pierre Ă©crites du doigt de Dieu, et portant toutes les paroles qu’il vous avait dites du milieu du feu, sur la montagne, le jour de l’AssemblĂ©e. C’est donc au bout de quarante jours et de quarante nuits que le Seigneur m’a donnĂ© ces deux tables de pierre, les tables de l’Alliance.

Le Seigneur me dit : « LĂšve-toi, descends vite d’ici, car ton peuple, que tu as fait sortir d’Égypte, s’est corrompu. Ils n’ont pas mis longtemps Ă  s’écarter du chemin que je leur avais ordonnĂ© de suivre : ils se sont fait une idole en mĂ©tal fondu. » Le Seigneur me dit encore : « Je vois que ce peuple est un peuple Ă  la nuque raide. »

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EMV 126.2 · Tome 2, p. 346

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Ceux qui créent et produisent de bonnes choses sont avec Dieu. Ceux qui créent des choses mauvaises qui nuisent à leur prochain sont contre Dieu.

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EMV 126.2 · Tome 2, p. 344

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Pour mesurer la culpabilitĂ© d’un pĂ©cheur, il faut prendre en considĂ©ration les circonstances qui prĂ©cĂšdent, prĂ©parent, justifient, expliquent la faute elle-mĂȘme.

Annotation

Jésus développe les questions à se poser :

  • Qui a pĂ©chĂ© ? Envers qui avons-nous pĂ©chĂ© ?
  • Qu'est-ce que j'ai fait ?
  • OĂč ?
  • Avec quels moyens ?
  • Comment ?
  • Quand ?

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EMV 126.2 · Tome 2, p. 344

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Pour moi, il n’existe pas d’esclaves ou de puissants. Tous sont des hommes créés par un Etre unique, par consĂ©quent tous sont Ă©gaux. En fait, devant la majestĂ© de Dieu, mĂȘme le plus puissant monarque de la Terre n’est que poussiĂšre. Et Ă  ses yeux comme aux miens, il n’existe qu’un seul esclavage, celui du pĂ©chĂ© et donc sous la domination de Satan.

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EMV 126.2 · Tome 2, p. 345

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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“ Quiconque frappe mortellement l’un de ses semblables pĂšche. ” Et il ne pĂšche pas seulement Ă  l’égard de l’homme, mais aussi contre Dieu.

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EMV 126.2 · Tome 2, p. 345

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Qu’est-ce que l’homme ? L’homme est l’ĂȘtre souverain que Dieu a créé pour ĂȘtre le roi de la crĂ©ation. Il l’a créé Ă  son image et Ă  sa ressemblance, en lui donnant la ressemblance spirituelle et en tirant son image de l’image parfaite de sa pensĂ©e parfaite.

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