Notes du thème

Entourage de Jésus

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Confort de lecture

EMV 98.9-10 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Ne pleurez pas, vous les meilleurs. Ne pleurez pas. Je n’ai envers vous aucune rancoeur et je ne suis pas irrité de vous voir si lents. Je viens de vous appeler et ne puis prétendre à ce que vous soyez déjà parfaits. Je ne le prétendrai même pas après des années, après vous avoir répété des centaines de fois les mêmes choses en vain. Au contraire, écoutez : dans plusieurs années vous serez moins ardents qu’à cette heure où vous êtes néophytes. La vie est ainsi faite... l’humanité également... On perd l’élan après le premier bond. Mais (Jésus s’est brusquement levé) je vous jure que, moi, je vaincrai. Purifiés par une sélection naturelle, fortifiés par un breuvage surnaturel, vous, les meilleurs, deviendrez mes héros, les héros du Christ, les héros du Ciel. La puissance des Césars sera poussière en comparaison de la royauté de votre sacerdoce. Vous, pauvres pêcheurs de Galilée, vous, juifs inconnus, vous, qui n’êtes que des numéros dans la masse des hommes qui vous entourent, vous serez plus connus, acclamés, respectés que des Césars et que tous les Césars que la terre a portés et portera. Vous serez connus, vous serez bénis dans un très proche avenir comme dans les siècles les plus reculés, jusqu’à la fin du monde.

98.10 C’est pour cette sublime destinée que je vous ai choisis.

Détail

Jésus encourage les disciples à s'examiner pour qu'ils aient la force de se retirer s'ils se sentent pas capables d'être des apôtres. Il vaut mieux se retirer que de trahir et il promet que celui qui se retirera ne sera pas pointé du doigt par Jésus et ses disciples.

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EMV 98.11 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Soyez discrets en faisant le bien, et même en faisant l’aumône. Un publicain a su l’être avant sa conversion. Et vous, vous ne sauriez pas l’être ? Oui, je te loue, Matthieu, de ta discrète offrande de chaque semaine que le Père et moi étions seuls à connaître, et je te cite en exemple. Cette réserve est aussi une forme de chasteté, mes amis. Ne découvrez pas votre bonté, comme vous ne découvririez pas une toute jeune fille aux yeux d’une foule. Soyez vierges quand vous faites le bien. Une bonne action est virginale quand elle ne s’allie pas à quelque arrière-pensée de louange ou d’estime, ou à des sentiments d’orgueil.

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EMV 99 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est à Tibériade. Il est guidé par le berger Simon jusqu'à la demeure de Kouza. Il est bien accueilli, mais Jeanne est mourante et Jonathas, dans un dernier effort désespéré, l'a conduite sur les monts du Liban. Elise, la nourrice de Jeanne, pleure et Jésus l'encourage à avoir foi. Il signale qu'il sera à Nazareth et que si Jonathas revient d'ici les six jours, il faut envoyer sa maîtresse dans sa ville natale.

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EMV 99.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

99.2 – Maître, nous sommes arrivés » dit le berger Joseph. « C’est la maison de l’intendant d’Hérode. »

Ils se sont arrêtés au bout d’une rue coupée par un carrefour à partir duquel elle devient la seconde avenue, et les villas sont édifiées entre elle et le lac. La maison qu’il indique est la première, magnifique, tout entourée d’un jardin fleuri. Les parfums et les parterres de jasmins et de roses s’étendent jusqu’au lac.

« C’est ici qu’habite Jonathas ?

– Oui, à ce que l’on m’a dit. C’est l’intendant de l’intendant. Il est bien tombé : Kouza n’est pas mauvais et il sait reconnaître les mérites de son intendant. C’est un des rares personnages de la Cour qui soit honnête. Dois-je l’appeler ?

– Vas-y. »

Joseph va au grand portail et frappe. Le portier accourt. Ils discutent. Je vois Joseph faire une moue de désappointement. Le portier sort sa tête grise, regarde Jésus puis pose une question à laquelle Joseph acquiesce. Ils parlent encore.

Joseph vient ensuite trouver Jésus qui attend patiemment à l’ombre d’un arbre.

« Jonathas n’est pas là. Il est sur le Haut-Liban. Il est allé conduire Jeanne, femme de Kouza, très malade, dans un air frais et pur. Le serviteur dit que c’est lui qui y est allé parce que Kouza est à la cour et ne peut en sortir depuis le scandale de la fuite de Jean-Baptiste. L’état de la malade s’aggravait et le médecin disait qu’ici elle serait morte.

99.3 Néanmoins le serviteur te propose d’entrer pour te reposer. Jonathas a parlé du Messie enfant et, même ici, on te connaît de nom et on t’attend.

– Allons. »

Détail

Joseph, le berger de Bethléem, est présent quand Jésus va chez Kouza.

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EMV 99.2-5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

99.2 – Maître, nous sommes arrivés » dit le berger Joseph. « C’est la maison de l’intendant d’Hérode. »

Ils se sont arrêtés au bout d’une rue coupée par un carrefour à partir duquel elle devient la seconde avenue, et les villas sont édifiées entre elle et le lac. La maison qu’il indique est la première, magnifique, tout entourée d’un jardin fleuri. Les parfums et les parterres de jasmins et de roses s’étendent jusqu’au lac.

« C’est ici qu’habite Jonathas ?

– Oui, à ce que l’on m’a dit. C’est l’intendant de l’intendant. Il est bien tombé : Kouza n’est pas mauvais et il sait reconnaître les mérites de son intendant. C’est un des rares personnages de la Cour qui soit honnête. Dois-je l’appeler ?

– Vas-y. »

Joseph va au grand portail et frappe. Le portier accourt. Ils discutent. Je vois Joseph faire une moue de désappointement. Le portier sort sa tête grise, regarde Jésus puis pose une question à laquelle Joseph acquiesce. Ils parlent encore.

Joseph vient ensuite trouver Jésus qui attend patiemment à l’ombre d’un arbre.

« Jonathas n’est pas là. Il est sur le Haut-Liban. Il est allé conduire Jeanne, femme de Kouza, très malade, dans un air frais et pur. Le serviteur dit que c’est lui qui y est allé parce que Kouza est à la cour et ne peut en sortir depuis le scandale de la fuite de Jean-Baptiste. L’état de la malade s’aggravait et le médecin disait qu’ici elle serait morte.

99.3 Néanmoins le serviteur te propose d’entrer pour te reposer. Jonathas a parlé du Messie enfant et, même ici, on te connaît de nom et on t’attend.

– Allons. »

Le groupe s’ébranle. Après avoir jeté un coup oeil, le portier hèle d’autres serviteurs. Il ouvre tout grand le portail – qui n’était qu’entrouvert – et court à la rencontre de Jésus avec un véritable respect.

« Répands, Seigneur, ta bénédiction sur nous et sur cette triste maison. Entre. Ah ! Comme Jonathas regrettera de n’être pas ici ! Il espérait tellement te voir ! Entre, entre, et tes amis avec toi. »

Dans l’atrium, il y a des serviteurs et des servantes de tout âge, tous respectueusement empressés pour le saluer, un peu curieux aussi. Une petite vieille pleure dans un coin.

Jésus entre, fait un geste de bénédiction et donne son salut de paix. Un goûter est offert. Jésus prend place sur un siège et tout le monde l’entoure.

« Je vois que je ne vous suis pas inconnu, constate Jésus.

– Oh non ! Jonathas nous a élevés dans le souvenir de ton histoire. Il est bon, Jonathas. Lui dit que c’est grâce au baiser qu’il t’a donné. Mais c’est aussi sa nature.

– J’ai donné et reçu des baisers... mais, comme tu dis, il n’y a que chez les bons qu’ils ont fait croître la bonté. Alors il est absent ? C’est pour lui que j’étais venu.

– Comme je te l’ai dit, il est sur le Mont Liban. Il a des amis, là-bas... C’est le dernier espoir pour notre jeune maîtresse, et si cela ne réussit pas... »

99.4 La petite vieille, dans son coin, pleure plus fortement. Jésus la regarde d’un air interrogateur.

« C’est Esther, la nourrice de la maîtresse. Elle pleure car elle ne peut se résigner à la perdre. »

Jésus l’invite à s’approcher :

« Viens, mère, ne pleure pas ainsi. Viens près de moi. Maladie ne signifie pas obligatoirement mort !

– Oh ! C’est la mort ! La mort ! Depuis son unique et malheureux accouchement, elle meurt ! Les adultères enfantent en cachette mais elles vivent, et elle, elle qui est bonne, honnête, chère, si chère, doit mourir !

– Mais qu’est-ce qu’elle a ?

– Une fièvre qui la consume... C’est comme une lampe qui brûle en plein vent... dans un vent toujours plus fort et elle est toujours plus faible. Moi, je voulais l’accompagner, mais Jonathas a préféré des servantes jeunes, car elle est sans force, c’est un corps inerte qu’il faut déplacer, et moi je ne suis plus bonne à rien... Pas bonne à cela... mais pour l’aimer, oui... Je l’ai recueillie sur le sein de sa mère... J’étais servante, mariée moi aussi, et j’avais eu un enfant un mois auparavant. Je l’ai allaitée car sa mère, trop faible, ne le pouvait pas... Je lui ai servi de mère quand elle devenue orpheline, alors qu’elle savait à peine dire “ maman ”. Mes cheveux ont blanchi et mon front s’est ridé, à force de la veiller lors de ses maladies... je lui ai fait ses vêtements d’épouse, je l’ai conduite au mariage... J’ai souri à ses espoirs maternels... j’ai pleuré avec elle sur son enfant, mort... J’ai recueilli tous les sourires et toutes les larmes de sa vie... Je lui ai donné tous les sourires et les réconforts de mon amour... et à présent elle se meurt et elle ne m’a pas près d’elle... »

La vieille femme fait de la peine à voir. Jésus lui fait une caresse, mais cela ne sert à rien.

« Ecoute, mère, as-tu la foi ?

– En toi ? Oui.

– En Dieu, femme. Peux-tu croire que Dieu peut tout ?

– Je le crois, et je crois que toi, son Messie, tu le peux. On parle déjà en ville de ta puissance ! Il y a quelque temps, cet homme (elle désigne Philippe) a parlé de tes miracles près de la synagogue. Et Jonathas lui a demandé : “ Où est le Messie ? ” et il lui a répondu : “ Je ne sais pas. ” Jonathas m’a dit alors : “ S’il était ici, je te le jure, elle guérirait. ” Mais tu n’étais pas ici... et il est parti avec elle... et maintenant elle va mourir...

– Non. Aie foi ! Dis-moi vraiment ce que tu as dans le coeur. Peux-tu croire qu’elle ne mourra pas, grâce à ta foi ?

– Grâce à ma foi ? Oh, si tu la veux, la voilà. Prends aussi ma vie, ma vieille vie... il me suffit de la voir guérie.

– Je suis la Vie. Je donne la vie et pas la mort. Tu lui as donné la vie autrefois avec le lait de ton sein, et c’était une pauvre vie qui pouvait finir. Maintenant, par ta foi, donne-lui une vie sans fin. Souris, mère.

– Mais elle n’est pas ici... »

La vieille femme est partagée entre l’espoir et la crainte.

« Elle est absente mais tu es ici...

– Aie foi. Ecoute. Je vais maintenant à Nazareth pour quelques jours. Là aussi j’ai des amis malades... Puis j’irai au Liban. Si Jonathas revient dans les six jours, envoie-le à Nazareth chez Jésus, fils de Joseph. S’il ne vient pas, c’est moi qui irai le voir.

– Comment le trouveras-tu ?

– L’archange de Tobie me guidera. Quant à toi, fortifie-toi dans la foi. Je ne te demande que cela. Ne pleure plus, mère. »

La vieille, au contraire, pleure plus fortement. Elle est aux pieds de Jésus et pose sa tête sur les genoux divins, baisant la main bénie qu’elle mouille de ses larmes.

Jésus, de l’autre main, lui fait une caresse et, comme les autres serviteurs la réprimandent de continuer à pleurer, il dit :

« Laissez-la faire. Maintenant ce sont des pleurs de soulagement. Cela lui fait du bien. Etes-vous tous contents que votre maîtresse puisse recouvrer la santé ?

– Ah, elle est si bonne ! Une telle maîtresse est une amie, et on l’aime. Nous l’aimons. Tu peux en être sûr.

– Je le lis dans vos coeurs. Vous aussi, soyez meilleurs. Je pars. Je ne puis attendre. La barque est là. Je vous bénis.

– Reviens, Maître, reviens encore !

– Je reviendrai souvent. Adieu. Que la paix soit sur cette maison et sur vous tous. »

Jésus sort avec ses disciples, accompagné des serviteurs qui l’acclament.

99.5 « Tu es plus connu ici qu’à Nazareth, observe tristement son cousin Jacques.

– Cette maison est préparée par quelqu’un qui a eu foi dans le Messie. Pour Nazareth, je suis le menuisier... Rien de plus.

– Et... et nous, nous n’avons pas la force de te prêcher pour ce que tu es...

– Vous ne l’avez pas ?

– Non, mon cousin, nous n’avons pas l’héroïsme de tes bergers...

– Tu le crois, Jacques ? »

Jésus regarde en souriant son cousin qui ressemble tellement à son père putatif dont il a les yeux et les cheveux châtains, et le visage légèrement brun, tandis que Jude a un visage pâle encadré dans une barbe très noire et des cheveux frisés, avec des yeux d’un bleu qui tire sur le violet et qui rappellent vaguement ceux de Jésus.

« Eh bien, je te dis que tu ne te connais pas. Jude et toi, vous êtes deux forts. »

Les cousins hochent la tête.

« Vous verrez que je ne me trompe pas.

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EMV 99.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Ecoute, mère, as-tu la foi ?

– En toi ? Oui.

– En Dieu, femme. Peux-tu croire que Dieu peut tout ?

– Je le crois, et je crois que toi, son Messie, tu le peux. On parle déjà en ville de ta puissance ! Il y a quelque temps, cet homme (elle désigne Philippe) a parlé de tes miracles près de la synagogue. Et Jonathas lui a demandé : “ Où est le Messie ? ” et il lui a répondu : “ Je ne sais pas. ” Jonathas m’a dit alors : “ S’il était ici, je te le jure, elle guérirait. ”.

Détail

Jésus demande à Esther, la nourrice de Jeanne de Kouza :

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EMV 99.4-5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus sort avec ses disciples [de la maison de Jeanne de Kouza, évangélisée par le berger Jonathas], accompagné des serviteurs qui l’acclament.

99.5 « Tu es plus connu ici qu’à Nazareth, observe tristement son cousin Jacques.

– Cette maison est préparée par quelqu’un qui a eu foi dans le Messie. Pour Nazareth, je suis le menuisier... Rien de plus.

– Et... et nous, nous n’avons pas la force de te prêcher pour ce que tu es...

– Vous ne l’avez pas ?

– Non, mon cousin, nous n’avons pas l’héroïsme de tes bergers...

– Tu le crois, Jacques ? »

Jésus regarde en souriant son cousin qui ressemble tellement à son père putatif dont il a les yeux et les cheveux châtains, et le visage légèrement brun, tandis que Jude a un visage pâle encadré dans une barbe très noire et des cheveux frisés, avec des yeux d’un bleu qui tire sur le violet et qui rappellent vaguement ceux de Jésus.

« Eh bien, je te dis que tu ne te connais pas. Jude et toi, vous êtes deux forts. »

Les cousins hochent la tête.

« Vous verrez que je ne me trompe pas. »

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EMV 99.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Nous allons vraiment à Nazareth ?

– Oui. Je veux parler à ma Mère et... et faire quelque chose d’autre. Que celui qui veut venir vienne. »

Tous le désirent. Les plus contents sont les cousins :

« C’est pour nos parents, comprends-tu ?

– Je comprends. Nous passerons par Cana et puis nous irons là-bas.

– Par Cana ? Alors, nous irons chez Suzanne. Elle nous donnera des oeufs et des fruits pour notre père, Jacques.

– Et sûrement aussi de son bon miel. Il l’aime tant !

– Et puis ça le nourrira.

– Pauvre père ! Il souffre tant ! C’est comme une plante déracinée, qui sent que la vie lui échappe... et il ne voudrait pas mourir... »

Jacques regarde Jésus en une muette prière... Mais Jésus ne paraît pas le voir.

« Joseph aussi a eu une mort douloureuse, n’est-ce pas ?

– Oui, répond Jésus. Mais il souffrait moins car il était résigné.

– Et puis, il t’avait, toi.

– Alphée aussi pourrait m’avoir... »

Les cousins soupirent, affligés, et tout se termine.

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EMV 100 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Le groupe apostolique arrive à Nazareth. Philippe veut céder son lit à Matthieu, qui refuse, et c'est finalement Thomas qui gagne la partie : c'est lui qui donnera son lit à l'ancien percepteur d'impôts. Les fils d'Alphée s'en vont voir leur père en premier. Jésus parle d'eux avec Pierre.

Le Christ croise ensuite Alphée, le petit ami d'Anne aujourd'hui devenu adulte. Il lui présente son fils qu'il a appelé Joseph. Le nazaréen apprend ensuite au Messie que sa Mère est chez Alphée. Quand le Christ apprend que le vieux père pourrait maltraiter Jude et Jacques, il quitte son compagnon de route pour aller à la maison des Alphée. On est alors devant une scène injuste et Jésus apaise le vieillard, mais celui-ci ne veut pas pardonner ses fils d'avoir rejoint le Sauveur, et il chasse Jésus. Le Seigneur le quitte en lui laissant sa paix, et il va consoler Jude et Jacques, qui sont véritablement affligés. Pierre aussi dit des choses réconfortantes et Marie finit par le rejoindre...

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EMV 100.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

100.1 Jésus se trouve avec les siens dans les belles collines de Galilée. Le soleil est encore haut sur l’horizon bien que le crépuscule arrive. Pour lui échapper, les voyageurs marchent sous les arbres, presque toujours des oliviers.

« Après cette montée, c’est Nazareth, dit Jésus. Mais à l’arrivée, nous allons nous séparer. Jude et Jacques iront aussitôt chez leur père, comme leur coeur le désire. Pierre et Jean feront l’aumône aux pauvres qui se tiendront certainement près de la fontaine. Les autres et moi, nous irons à la maison pour le repas, puis nous penserons au repos.

– Nous, nous irons chez le bon Alphée, fils de Sarah. Nous le lui avons promis la dernière fois. Mais j’irai seulement pour le saluer. Je cède mon lit à Matthieu, qui n’est pas encore habitué à coucher à la dure, dit Philippe.

– Non, non, pas toi qui es âgé. Je ne le permets pas. J’ai eu un lit confortable jusqu’à présent. Mais quels sommeils infernaux j’y faisais ! Crois-moi : maintenant je suis si bien en paix que j’ai l’impression de dormir sur des plumes même si je couche sur des cailloux. C’est la conscience qui vous donne un bon sommeil ou non ! » répond Matthieu.

Une véritable émulation de charité s’allume alors entre les disciples Thomas, Philippe, et Barthélemy. Si je comprends bien, ce sont eux qui étaient la dernière fois dans la maison de cet Alphée (qui n’est sûrement pas le père de Jacques, car celui-ci parle avec André et lui dit : « Il y aura toujours une place pour toi comme la dernière fois, même si le père est plus malade »).

C’est Thomas qui triomphe :

« Je suis le plus jeune du groupe. C’est moi qui cède mon lit. Laisse-moi faire, Matthieu, tu t’habitueras petit à petit. Tu crois que cela me coûte ? Non. Je suis comme un amoureux qui pense : “ Je coucherai à la dure, mais je serai tout proche de mon amour. ” »

Thomas, un homme dans les trente-huit ans, part d’un rire jovial et Matthieu cède.

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