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Confort de lecture

EMV 66.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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– (...) Si tous te trahissaient, moi je resterais et te dĂ©fendrais.

– Toi, Judas ? Et sur quoi te bases-tu pour l’assurer ?

– Sur mon honneur d’homme.

– VoilĂ  qui est plus fragile qu’une toile d’araignĂ©e, Judas. C’est Ă  Dieu que nous devons demander la force d’ĂȘtre honnĂȘtes et fidĂšles. L’homme !... L’homme accomplit des oeuvres d’homme. Pour agir spirituellement – car suivre le Messie en toute vĂ©ritĂ© et justice, c’est agir spirituellement –, il faut tuer l’homme et le faire renaĂźtre. Es-tu capable d’en faire autant ?

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EMV 66.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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L’homme !... L’homme accomplit des oeuvres d’homme. Pour agir spirituellement – car suivre le Messie en toute vĂ©ritĂ© et justice, c’est agir spirituellement –, il faut tuer l’homme et le faire renaĂźtre. Es-tu capable d’en faire autant ?

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EMV 66.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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(...) Tu as en face de toi un doux, un pacifique, un pauvre qui veut rester pauvre. Je ne suis pas venu pour m’imposer et faire la guerre. Je ne dispute aux forts et aux puissants aucun royaume, aucun pouvoir. Ce n’est qu’à Satan que je viens disputer les Ăąmes et je viens briser les chaĂźnes de Satan par le feu de mon amour. Je viens enseigner la misĂ©ricorde, le sacrifice, l’humilitĂ©, la continence. Je te le dis, et je le dis Ă  tous : “ N’ayez pas soif des richesses humaines, mais travaillez pour les Ă©ternelles. ”

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EMV 66.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Celui qui assassinera, en croyant faire justice parce qu’il ne connaĂźt pas la vĂ©ritĂ©, sera lĂ©gĂšrement accusĂ© ; mais il sera terriblement justiciable, celui qui, l’ayant connue, non seulement ne la suivra pas, mais s’en fera l’ennemi.

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EMV 67 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus est seul. Il rencontre deux hommes qui se querellent et qui essaient de se poignarder. Le Christ intervient derechef, en leur sommant d'arrĂȘter ; puis, comme ils n'Ă©coutent pas, il opĂšre un miracle et les lames se brisent.

Pendant que des soldats de Rome arrivent, JĂ©sus fait une brĂšve prĂ©dication pour les hommes d'IsraĂ«l, et puis aussi pour les paĂŻens qui sont prĂ©sents, en leur enjoignant Ă  aimer, en indiquant aussi que ce n'est pas par la violence, qu'on est victorieux, mais par la saintetĂ©. La colĂšre est un pĂ©chĂ© qui peut nous couper de la bĂ©nĂ©diction de Dieu ; or, les enfants du Seigneur doivent ĂȘtre bienveillants les uns envers les autres et s'aimer.

Son discours fini, on lui demande s'il est le Messie, et JĂ©sus ne le nie pas. On lui demande encore s'il fait des miracles, il ne le nie pas non plus et en fait mĂȘme quand on lui prĂ©sente des malades. La foule est en liesse et JĂ©sus bĂ©nit.

Puis arrive Judas qui s'informe sur ce qu'il s'est passĂ©. Il demande s'il va rester Ă  JĂ©rusalem, mais JĂ©sus l'informe qu'il va voyager en JudĂ©e : il lui promet d'ailleurs d'aller Ă  KĂ©rioth. Enfin, tous deux parlent de Jean-Baptiste, qu'HĂ©rode a arrĂȘtĂ©. Si JĂ©sus est BontĂ©, le PrĂ©curseur est la PĂ©nitence. La vision se termine lĂ .

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EMV 67.2-5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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67.2 Deux hommes en viennent sĂ©rieusement aux mains Ă  cause de l’ñne de l’un d’eux, qui s’est servi dans le panier de laitues de l’autre, et en a mangĂ© beaucoup ! Ce n’est peut-ĂȘtre qu’un pré­texte pour rallumer une ancienne querelle. Le fait est qu’ils tirent de leurs vĂȘtements deux coutelas, courts et larges comme la main : ce sont, semble-t-il, de petites dagues, mais bien affilĂ©es. Elles brillent au soleil. Cris des femmes, brouhaha des hommes... Mais personne n’intervient pour sĂ©parer les deux hommes qui se prĂ©parent Ă  un duel improvisĂ©.

JĂ©sus, qui s’avançait en mĂ©ditant, lĂšve la tĂȘte, aperçoit la scĂšne et accourt rapidement s’interposer entre les deux hommes.

« ArrĂȘtez, au nom de Dieu !, ordonne-t-il.

– Non ! Je veux en finir avec ce chien maudit !

– Moi aussi ! Tu tiens aux franges ? Je te ferai une frange avec tes entrailles. »

Les deux hommes tournent autour de JĂ©sus, le bousculent, l’insultent pour qu’il s’écarte, cherchent Ă  s’atteindre sans y rĂ©ussir parce que, par des mouvements de son manteau, JĂ©sus dĂ©vie les coups et leur bouche la vue. Il en a mĂȘme le manteau lacĂ©rĂ©.

La foule hurle :

« Va-t’en, NazarĂ©en, et tire-toi de lĂ . »

Mais lui ne bouge pas et tñche de les calmer en leur remettant Dieu à l’esprit. Inutile ! La colùre rend fous les deux combattants.

Jésus va faire un miracle. Il ordonne une derniÚre fois :

« Je vous ordonne d’arrĂȘter.

– Non ! DĂ©campe ! Passe ton chemin, chien de NazarĂ©en ! »

Alors JĂ©sus Ă©tend les mains, et prend une attitude de puissance fulgurante. Sans qu’il prononce un seul mot, les lames tombent en morceaux par terre comme des lames de verre qu’on aurait heurtĂ©es contre un rocher.

Les deux hommes regardent les manches courts qui leur restent entre les mains. La stupeur fait tomber leur colĂšre. Interdite, la foule crie d’étonnement.

67.3 « Et maintenant ? demande JĂ©sus avec sĂ©vĂ©ritĂ©, oĂč est votre force ? »

Accourus aux derniers cris, les soldats de garde à la porte regardent avec stupeur ; l’un d’eux se penche pour ramasser des morceaux de lames et les essaie sur l’ongle, ne pouvant croire que c’est bien de l’acier.

« Et maintenant ? rĂ©pĂšte JĂ©sus, oĂč est votre force ? Sur quoi fondez-vous votre droit ? Sur ces morceaux de mĂ©tal qui ne sont plus que des dĂ©bris dans la poussiĂšre ? Sur ces morceaux de mĂ©tal qui n’avaient d’autre force que celle du pĂ©chĂ© de colĂšre contre un frĂšre, vous privant par ce pĂ©chĂ© de toute bĂ©nĂ©diction de Dieu et par consĂ©quent de toute force ? Ah, malheureux ceux qui se basent sur des moyens humains pour vaincre et ignorent que c’est la saintetĂ© et non la violence qui rend victorieux sur terre et dans l’au-delĂ  ! Car Dieu est avec les justes.

Ecoutez tous, hommes d’IsraĂ«l, et vous aussi, soldats de Rome. La Parole de Dieu parle pour tous les fils d’hommes, et ce ne sera pas le Fils de l’homme qui la refusera aux paĂŻens.

Le second commandement du Seigneur est celui de l’amour du prochain. Dieu est bon et veut que la bienveillance rĂšgne entre ses enfants. Celui qui manque de bienveillance envers son prochain ne peut se dire fils de Dieu ni avoir Dieu avec lui. L’homme n’est pas un animal sans raison qui attaque, comme si la proie lui Ă©tait due. L’homme possĂšde une raison et une Ăąme. Par la raison, il doit savoir se conduire en homme. Par l’ñme, il doit savoir se conduire en saint. Celui qui n’agit pas ainsi se place plus bas que les animaux, il s’abaisse jusqu’à embrasser les dĂ©mons, car il leur livre son Ăąme par le pĂ©chĂ© de colĂšre.

Aimez. Je ne vous dis pas autre chose. Aimez votre prochain comme le Seigneur Dieu d’IsraĂ«l le veut. Ne soyez pas du sang de CaĂŻn. Or pourquoi l’ĂȘtes-vous ? Pour un peu d’argent, vous qui pouviez ĂȘtre homicides. D’autres pour un lopin de terre. Pour une meilleure place. Pour une femme. Que sont toutes ces choses ? Sont-elles Ă©ternelles ? Non, elles durent moins que la vie qui n’est qu’un instant d’éternitĂ©. Mais que perdez-vous en les recherchant ? La paix Ă©ternelle promise aux justes et que le Messie vous apportera avec son Royaume. Prenez le chemin de la vĂ©ritĂ©. Suivez la voix de Dieu. Aimez-vous. Soyez honnĂȘtes. Soyez continents. Soyez humbles et justes. Allez et mĂ©ditez.

67.4 – Qui es-tu, toi qui dis de telles paroles et dont la volontĂ© brise les Ă©pĂ©es ? Un seul homme le fait : le Messie. MĂȘme Jean le Baptiste n’est pas supĂ©rieur Ă  lui. Serais-tu donc le Messie ? demandent trois ou quatre personnes prĂ©sentes.

– Je le suis.

– Toi ! Es-tu celui qui guĂ©rit les maladies et prĂȘche Dieu en GalilĂ©e ?

– Je le suis.

– J’ai une vieille maman qui meurt. Sauve-la !

– Et moi, tu vois ? Je suis en train de perdre mes forces sous les souffrances. J’ai des enfants encore tout petits. GuĂ©ris-moi !

– Rentre chez toi. Ce soir, ta mĂšre te prĂ©parera le repas. Quant Ă  toi, sois guĂ©ri. Je le veux ! »

La foule pousse un cri. Puis, elle demande :

« Ton nom ! Ton nom !

– JĂ©sus de Nazareth !

– JĂ©sus ! JĂ©sus ! Hosanna ! Hosanna ! »

La foule est en allĂ©gresse. Les Ăąnes peuvent bien faire ce qu’ils veulent, personne n’en a plus cure. Des mĂšres accourent de l’intĂ©rieur de la ville, manifestement la rumeur s’est rĂ©pandue. Elles lĂšvent leurs bĂ©bĂ©s, JĂ©sus les bĂ©nit et sourit. Il cherche Ă  fendre la foule, le cercle des gens qui l’acclament pour entrer en ville et aller oĂč il veut. Mais la foule ne veut rien savoir.

« Reste avec nous ! En JudĂ©e ! En JudĂ©e ! Nous sommes enfants d’Abraham, nous aussi ! » crie-t-elle.

67.5 « Maßtre ! »

C’est Judas qui survient.

« MaĂźtre, tu m’as devancĂ©. Mais qu’arrive-t-il ?

– Le Rabbi a fait un miracle ! Pas en GalilĂ©e, non, mais ici, c’est ici avec nous que nous le voulons.

– Tu le vois, MaĂźtre ? Tout IsraĂ«l t’aime et il est juste que tu restes ici aussi. Pourquoi t’en aller ?

– Je ne me dĂ©robe pas, Judas. C’est exprĂšs que je suis venu seul, pour que la rudesse des disciples galilĂ©ens ne heurte pas la finesse des JudĂ©ens. Je veux rassembler toutes les brebis d’IsraĂ«l sous le sceptre de Dieu.

– C’est pour cela que je t’ai dit : “ Prends moi. ” Je suis judĂ©en et je sais comment prendre mes concitoyens. Tu resteras donc Ă  JĂ©rusalem ?

– Quelques jours, pour attendre un disciple judĂ©en, lui aussi. Puis je parcourrai la JudĂ©e...

– Ah ! Je viendrai avec toi. Je t’accompagnerai. Tu viendras dans mon village. Je t’emmùnerai chez moi. Tu viendras, Maütre ?

– Je viendrai...

Détail

Miracles des lames brisées.

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