Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

Page 48 sur 198

Confort de lecture

EMV 63.1-5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

63.1 Avec la prĂ©cision d’une photographie parfaite, un pauvre lĂ©preux se prĂ©sente Ă  ma vue spirituelle depuis ce matin, avant mĂȘme que l’aube ne se lĂšve.

C’est vraiment une ruine humaine. Je ne saurais dire quel Ăąge il a, tellement le mal l’a dĂ©gradĂ©. Squelettique, Ă  demi nu, il montre son corps rĂ©duit Ă  l’état d’une momie dĂ©charnĂ©e. Ses mains et ses pieds sont dĂ©formĂ©s, il en manque des parties, de sorte que ces pauvres extrĂ©mitĂ©s ne paraissent plus appartenir Ă  un homme. Ses mains dĂ©sarticulĂ©es et dĂ©formĂ©es ressemblent aux pattes de quelque monstre ailĂ©, ses pieds sont comme des sabots de boeuf, tant ils sont rabougris.

Quant Ă  la tĂȘte !... Je pense qu’un cadavre restĂ© sans sĂ©pulture, momifiĂ© par le soleil et le vent, aurait une allure semblable. Il reste, par-ci par-lĂ , quelques touffes de cheveux, collĂ©s Ă  la peau jaunĂątre et croĂ»teuse comme si la poussiĂšre l’avait dessĂ©chĂ©e sur un crĂąne, des yeux Ă  peine entrouverts et renfoncĂ©s, les lĂšvres et le nez dĂ©vorĂ©s par le mal mettent dĂ©jĂ  Ă  nu cartilages et gen­cives, les oreilles ne sont plus que des restes de pavillons informes ; par dessus tout cela s’étend une peau parcheminĂ©e, jaune comme certains kaolins, sous laquelle les os semblent percer. Cette peau doit avoir pour office de tenir ensemble ces pauvres os dans son sac dĂ©risoire, tout marquĂ© de cicatrices et lacĂ©rĂ© de plaies pu­trides. Une ruine !

Ce misĂ©rable me fait penser exactement au spectre de la Mort parcourant la terre, dont le squelette, recouvert de lambeaux d’une peau sĂšche, se drape dans un manteau sordide en haillons ; mais au lieu d’une faux, il tient un bĂąton noueux, sĂ»rement arrachĂ© Ă  un arbre.

Il est debout sur le seuil d’une caverne Ă©loignĂ©e de toute habitation. Une vraie ruine, tellement dĂ©labrĂ©e que je ne puis dire si Ă  l’origine c’était un tombeau ou une cabane de bĂ»cherons ou encore les restes d’une maison dĂ©molie. Il regarde du cĂŽtĂ© de la route, Ă©loignĂ©e de plus de cent mĂštres de son antre, une voie de grande circulation, poussiĂ©reuse et encore ensoleillĂ©e. Il n’y a personne sur la route. A perte de vue, soleil, poussiĂšre et solitude. Beaucoup plus loin, en montant vers le nord-ouest, il doit y avoir un village ou une ville. J’en vois les premiĂšres maisons Ă  un kilomĂštre au moins.

Le lĂ©preux regarde et soupire, puis il prend une Ă©cuelle Ă©brĂ©chĂ©e et la remplit Ă  un petit ruisseau. Il boit. Il pĂ©nĂštre dans un enchevĂȘtrement de ronces, en arriĂšre de l’antre, se penche, arrache au sol des radis sauvages. Il revient au ruisseau, oĂč il les dĂ©barrasse du plus gros de la poussiĂšre avec le peu d’eau qui coule, et les mange lentement, en les portant pĂ©niblement Ă  sa bouche, avec ses mains mutilĂ©es. Ils doivent ĂȘtre durs comme du bois. Il a du mal Ă  les mastiquer. Il en recrache beaucoup sans arriver Ă  les avaler malgrĂ© les gorgĂ©es d’eau qu’il absorbe.

63.2 « OĂč es-tu, Abel ? » crie une voix.

Le lĂ©preux remue, il a sur les lĂšvres quelque chose qui voudrait ĂȘtre un sourire. Mais ces lĂšvres sont tellement rongĂ©es que son essai de sourire est informe. Il rĂ©pond d’une voix Ă©trange, stridulante, qui me fait penser aux cris de certains oiseaux dont j’ignore le nom exact :

« Je suis ici ! Je ne croyais plus que tu viendrais. Je pensais qu’il t’était arrivĂ© malheur, j’étais triste... Si tu me fais dĂ©faut toi aussi, que va-t-il rester au pauvre Abel ? »

Sur ces mots, il se dirige vers la route jusqu’à la distance permise par la Loi. On le voit parce qu’il s’arrĂȘte Ă  mi-chemin.

Sur la route arrive un homme qui paraĂźt courir tant il va vite.

« Mais est-ce bien toi, Samuel ? Ah ! Si tu n’es pas celui que j’attends, qui que tu sois, ne me fais pas de mal !

– C’est moi, Abel, c’est bien moi, et en bonne forme. Regarde comme je cours. Je suis en retard, je le sais, et j’en suis peinĂ© pour toi. Mais quand tu sauras... comme tu seras heureux ! Et je ne t’apporte pas seulement les quignons de pain habituels, mais une miche entiĂšre, fraĂźche et bonne, toute pour toi. J’ai aussi un bon poisson et un fromage. Tout pour toi. Je veux que tu fasses la fĂȘte, mon pauvre ami, pour te prĂ©parer Ă  une fĂȘte plus grande encore.

– Mais comment es-tu si riche ? Je n’y comprends rien...

– Je te le dirai tout à l’heure.

– GuĂ©ri, qui plus est : on dirait que ce n’est plus toi !

63.3 – Ecoute : j’ai su qu’à CapharnaĂŒm se trouvait ce Rabbi qui est saint, et j’y suis allĂ©...

– ArrĂȘte-toi, arrĂȘte-toi ! Je suis infectĂ©.

– Peu importe. Je n’ai plus peur de rien. »

L’homme, qui n’est autre que le pauvre bossu guĂ©ri et bien traitĂ© par JĂ©sus dans le jardin de la belle-mĂšre de Pierre, est en effet arrivĂ©, de son pas rapide, Ă  quelques pas du lĂ©preux. Il a parlĂ© en marchant et il rit, tout heureux.

Mais le lépreux répÚte :

« ArrĂȘte-toi, au nom de Dieu. Si quelqu’un te voit...

– Je m’arrĂȘte. Regarde : je mets ici les provisions. Mange, pendant que je parle. »

Il pose le paquet sur une grosse pierre et l’ouvre. Puis il s’écarte de quelques pas pendant que le lĂ©preux s’avance et se jette sur ce festin inaccoutumĂ©.

« Ah ! Ça fait bien longtemps que je ne me suis pas rĂ©galĂ© comme ça ! Que c’est bon ! Et dire que je serais allĂ© me reposer comme cela, l’estomac vide. Pas un homme de pitiĂ©, aujourd’hui... pas mĂȘme toi... J’avais mĂąchĂ© des radis...

– Pauvre Abel ! J’y pensais, mais je me disais : “ C’est bien. Il doit ĂȘtre triste en ce moment, mais ensuite il sera heureux ! ”

– Heureux, oui, pour cette bonne nourriture. Mais aprùs...

– Non, tu seras heureux pour toujours. »

Le lĂ©preux hoche la tĂȘte.

« Rends-toi compte, Abel, si tu peux avoir la foi, tu seras heureux.

– Mais la foi en qui ?

– Dans le Rabbi. Dans le Rabbi qui m’a guĂ©ri.

– Mais je suis lĂ©preux, et au dernier degrĂ©, comment peut-il me guĂ©rir ?

– Ah ! Il le peut. Il est saint.

– Oui, ElisĂ©e lui aussi a guĂ©ri NaamĂąn le lĂ©preux... Je le sais... Mais moi... Moi, je ne puis aller au Jourdain.

– Tu seras guĂ©ri sans besoin d’eau. Ecoute : ce Rabbi, c’est le Messie, tu comprends ? Le Messie ! C’est le Fils de Dieu. Il guĂ©rit tous ceux qui ont foi. Il dit : “ Je le veux ” et les dĂ©mons s’enfuient, les membres se redressent, et les aveugles recouvrent la vue.

– Ah ! Si j’avais la foi, moi ! Mais comment puis-je voir le Messie ?

– VoilĂ ... je suis venu pour cela. Il est lĂ , dans ce village. Je sais oĂč il se trouve ce soir. Si tu veux... J’ai pensĂ© : “ Je le dis Ă  Abel et si Abel reconnaĂźt avoir la foi, je le conduis au MaĂźtre. ”

– Tu es fou, Samuel ? Si je m’approche des maisons, je vais ĂȘtre lapidĂ© !

– Non, pas jusqu’aux maisons. La nuit va tomber, je te conduirai jusqu’à ce petit bois. Ensuite, j’irai appeler le Maütre et je te l’amùnerai...

– Va, vas-y tout de suite ! J’arrive par mes propres moyens jusqu’à cet endroit. Je marcherai dans le fossĂ© derriĂšre la haie, mais toi, va... va... oh ! Vas-y, mon cher ami ! Si tu savais ce que c’est que de souffrir de cette maladie... Et d’avoir l’espoir de guĂ©rir !... »

Le lĂ©preux ne s’occupe mĂȘme plus de la nourriture. Il pleure et gesticule en implorant son ami.

« Je pars et, toi, arrive. »

L’ancien bossu s’éloigne au pas de course.

63.4 Abel descend pĂ©niblement dans le fossĂ© qui longe la route, tout encombrĂ© de buissons poussĂ©s sur le fond dessĂ©chĂ©. C’est tout juste s’il reste un filet d’eau au milieu. La nuit descend pendant que le malheureux glisse parmi les broussailles des buissons, toujours aux aguets d’un passant sur la route. A deux reprises, il se met Ă  plat ventre : la premiĂšre fois, c’est un cavalier qui passe au trot, la seconde fois ce sont trois hommes chargĂ©s de foin qui se dirigent vers le village. Puis il continue.

Mais Jésus arrive avant lui au petit bois avec Samuel.

« Il va bientĂŽt ĂȘtre ici. Il marche lentement Ă  cause de ses plaies. Prends patience.

– Je ne suis pas pressĂ©.

– Tu vas le guĂ©rir ?

– A-t-il la foi ?

– Oh !... il mourait de faim. Il voyait cette nourriture, aprĂšs des annĂ©es de privation, et pourtant il a tout laissĂ© aprĂšs quelques bouchĂ©es pour courir ici.

– Comment l’as-tu connu ?

– Tu sais... je vivais d’aumĂŽnes depuis mon malheur et je parcourais les chemins pour aller d’un lieu Ă  l’autre. Je passais ici tous les sept jours et Ă©tais entrĂ© en relations avec ce pauvre malheureux... Un jour, poussĂ© par la faim, il s’était avancĂ© sous un orage capable de mettre les loups en fuite jusqu’au chemin qui mĂšne au village, en quĂȘte de quelque chose. Il fouillait les ordures comme un chien. J’avais dans ma besace du pain sec que m’avaient offert des personnes compatissantes, et j’ai partagĂ© avec lui. Depuis lors, nous sommes amis et chaque semaine je reviens pour renouveler sa provision. Avec ce que j’ai : si j’ai beaucoup, c’est beaucoup ; si j’ai peu, c’est peu. Je fais ce que je peux comme si c’était mon frĂšre. C’est depuis le soir oĂč tu m’as guĂ©ri, sois-en bĂ©ni, que je pense Ă  lui... et Ă  toi.

– Tu es bon, Samuel, et c’est pourquoi la grĂące t’a visitĂ©. Celui qui aime mĂ©rite tout de Dieu. 63.5 Mais voici quelque chose dans les buissons...

– C’est toi, Abel ?

– Oui, c’est moi.

– Viens. Le MaĂźtre t’attend ici, sous le noyer. »

Le lĂ©preux sort du fossĂ© et monte sur la berge, la franchit et s’avance dans le prĂ©. JĂ©sus l’attend, adossĂ© Ă  un trĂšs grand noyer.

« Maßtre, Messie, Saint, aie pitié de moi ! »

Et il s’affale sur l’herbe aux pieds de JĂ©sus. Le visage collĂ© au sol, il ajoute :

« Oh ! Mon Seigneur, si tu veux, tu peux me purifier ! »

Puis il ose se mettre à genoux, allonge ses bras squelettiques aux mains tordues et tend son visage osseux, tout dévasté... Des larmes tombent de ses orbites malades à ses lÚvres que la lÚpre a rongées.

JĂ©sus le regarde avec une immense pitiĂ©, il regarde ce fantĂŽme qu’un mal horrible dĂ©vore et dont une vraie charitĂ© peut seule supporter le voisinage tant il est rĂ©pugnant et malodorant. Et voici que JĂ©sus tend une main, sa belle main droite et saine, comme pour caresser le malheureux.

Celui-ci sans se lever, se rejette en arriĂšre sur ses talons et s’écrie :

« Ne me touche pas ! Aie pitiĂ© de toi-mĂȘme ! »

Mais JĂ©sus fait un pas en avant. Solennel, respirant une douce bontĂ©, il pose ses doigts sur la tĂȘte grignotĂ©e par la lĂšpre et dit Ă  pleine voix, d’une voix qui n’est qu’amour et pourtant impé­rieuse :

« Je le veux, sois purifié ! »

Sa main s’attarde quelques minutes sur la pauvre tĂȘte.

« LĂšve-toi. Va trouver le prĂȘtre. Accomplis ce que la Loi prescrit. Ne dis pas ce que je t’ai fait, mais sois bon, ne pĂšche plus jamais. Je te bĂ©nis.

– Oh ! Seigneur ! Abel ! Mais tu es tout Ă  fait guĂ©ri ! »

Samuel, qui voit la transformation de son ami, crie de joie.

« Oui. Il est guéri. Sa foi le lui a mérité. Adieu. Que la paix soit avec toi !

– Maütre ! Maütre ! Maütre ! Je ne te quitte plus, je ne peux plus te quitter !

– Accomplis ce que demande la Loi. Puis nous nous reverrons encore. Pour la seconde fois, que ma bĂ©nĂ©diction soit sur toi. »

JĂ©sus s’éloigne en faisant signe Ă  Samuel de rester. Les deux amis pleurent de joie, pendant qu’à la lueur d’un quartier de lune ils retournent Ă  la caverne pour s’arrĂȘter une derniĂšre fois Ă  ce repaire infortunĂ©.

C’est la fin de la vision.

Détail

Guérisons d'un lépreux.

Samuel arrive en 63.2. Le miracle a lieu en 63.4. Pour avoir le contexte dans son ensemble, il est bon de relire l'EMV l'EMV 61.3 ainsi que tout l'EMV 62.

Annotation

Evangile de Marc 1,40-45

Mc 1, 40-45 : Un lĂ©preux vient auprĂšs de lui ; il le supplie et, tombant Ă  ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, JĂ©sus Ă©tendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifiĂ©. » À l’instant mĂȘme, la lĂšpre le quitta et il fut purifiĂ©. Avec fermetĂ©, JĂ©sus le renvoya aussitĂŽt en lui disant : « Attention, ne dis rien Ă  personne, mais va te montrer au prĂȘtre, et donne pour ta purification ce que MoĂŻse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un tĂ©moignage. » Une fois parti, cet homme se mit Ă  proclamer et Ă  rĂ©pandre la nouvelle, de sorte que JĂ©sus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait Ă  l’écart, dans des endroits dĂ©serts. De partout cependant on venait Ă  lui.

Evangile de Luc 5,12-14

Lc 5, 12-14 : JĂ©sus Ă©tait dans une ville quand survint un homme couvert de lĂšpre ; voyant JĂ©sus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » JĂ©sus Ă©tendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifiĂ©. » À l’instant mĂȘme, la lĂšpre le quitta. Alors JĂ©sus lui ordonna de ne le dire Ă  personne : « Va plutĂŽt te montrer au prĂȘtre et donne pour ta purification ce que MoĂŻse a prescrit ; ce sera pour tous un tĂ©moignage. »

Mots-clés

EMV 64 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Détail

Pierre, AndrĂ©, Jean et Jacques de ZĂ©bĂ©dĂ©e ont pĂȘchĂ© avec ZĂ©bĂ©dĂ©e. Cependant, ils n'ont pris aucun poisson et cela dĂ©sole Simon de Jonas. En effet, il y a des malades Ă  nourrir et Ă  soigner. Il regrette que le MaĂźtre ne soit pas lĂ , mais voici que ce dernier revient justement sur ces entrefaites. Les disciples accourent prĂšs de Lui et lui rendent compte de ce qu'ils ont fait. Le chef des apĂŽtres explique notamment qu'il a gardĂ© une bourse qu'on lui a donnĂ©e, pour que le Christ la distribue, et il l'informe Ă©galement qu'il a entreposĂ© des malades en attendant son retour. JĂ©sus lui rĂ©pond qu'il a bien fait.

Les enfants rĂ©pandent dans toute la ville de CapharnaĂŒm que leur grand Ami est lĂ  et les petits l'entourent : il promet une prĂ©dication rien que pour eux. Le Sauveur va ainsi dans une maison de Pierre et prĂȘche Ă  partir de lĂ  : il commente deux versets du Cantique des Cantiques sur les lys, et l'applique aux enfants. Il enjoint les hommes, grands ou pauvres, Ă  ĂȘtre comme l'un de ceux-lĂ , en expliquant que le Fils de l'Homme trouve sa joie dans ces ĂȘtres innocents et simples.

La prédication finie, Pierre l'informe que des malades sont présents, mais que l'un d'eux ne peut se déplacer : le Maßtre lui répond de le faire passer par le toit, et c'est ce qu'ils font. Le paralytique de l'Evangile lui est présenté et tout se passe comme dans le récit du Nouveau Testament. Jésus lui dit que ses péchés lui sont remis, et il répond aux pharisiens présents, en affirmant que le Fils de l'Homme a tous les pouvoirs. Il guérit ainsi l'infirme, les docteurs tatillons s'en vont, et la foule suit le miraculé en jubilant. Cela permet à une mÚre de présenter son tout-petit agonisant et Jésus le sauve. Enfin, quand il sort, il guérit un homme qui a une forte fiÚvre.

Une fois dehors, on supplie le Christ de donner ses enseignements, car certains ne l'ont pas entendu. JĂ©sus va alors sur la barque de Pierre pour prĂȘcher Ă  la foule. La vision se finit lĂ .

Mots-clés

EMV 64.1.3-4.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

64.1 Le mĂȘme jour, 9 novembre (1944) tout de suite aprĂšs.

Je vois les rives du lac de GĂ©nĂ©sareth ainsi que les barques des pĂ©cheurs tirĂ©es sur la rive. LĂ , adossĂ©s aux barques, se trouvent Pierre et AndrĂ©, occupĂ©s Ă  raccommoder les filets que leurs employĂ©s leur apportent, dĂ©goulinants, aprĂšs les avoir dĂ©barrassĂ©s dans le lac des dĂ©bris qui y sont restĂ©s accrochĂ©s. A une dizaine de mĂštres, Jean et Jacques, penchĂ©s sur leur barque, s’occupent Ă  tout mettre en ordre, aidĂ©s par un jeune employĂ© et par un homme de cinquante Ă  cinquante-cinq ans qui, je pense, est ZĂ©bĂ©dĂ©e, car l’employĂ© l’appelle “ patron ” et il ressemble beaucoup Ă  Jacques.

Pierre et André, les épaules appuyées à la barque, travaillent silencieusement à réparer les mailles et les flotteurs de position. De temps à autre seulement, ils échangent quelques mots sur leur travail qui, à ce que je comprends, a été infructueux.

Pierre ne se plaint pas de sa bourse vide, ni de la fatigue inutile, mais il dit :

« Cela me dĂ©plaĂźt... car comment ferons-nous pour donner de la nourriture Ă  ces pauvres gens ? Il ne nous arrive que de rares offrandes et, ces dix deniers et sept drachmes que nous avons reçus pendant ces quatre jours, je n’y touche pas. Seul le MaĂźtre doit nous indiquer Ă  qui doit aller cet argent. Or il ne revient pas avant le sabbat ! Si encore notre pĂȘche avait Ă©tĂ© bonne !... Le menu fretin, je l’aurais cuisinĂ© et donnĂ© Ă  ces pauvres gens... et s’il s’était trouvĂ© quelqu’un pour murmurer Ă  la maison, cela ne m’aurait rien fait. Les gens bien portants peuvent chercher des vivres, mais les malades !...

– Et puis ce paralytique !... Ils ont dĂ©jĂ  fait tant de chemin pour l’amener ici..., dit AndrĂ©.

(...) [Jésus revient prÚs de ses disciples et le Maßtre donne une prédication dans la maison de son apÎtre.]

Les gens affluent dans la grande piĂšce de derriĂšre, rĂ©servĂ©e aux filets, cordages, paniers, rames, voiles et provisions. On voit que Pierre l’a mise Ă  la disposition de JĂ©sus. Il a tout entassĂ© dans un coin pour faire de la place. De lĂ , on ne voit pas le lac, on entend seulement le lĂ©ger clapotis des vagues. On voit en revanche le muret verdĂątre du jardin, avec la vieille vigne et le figuier feuillu. Il y a des gens jusque sur la route, dĂ©bordant de la piĂšce dans le jardin, et de lĂ  sur le chemin.

64.4 JĂ©sus commence Ă  parler. Au premier rang, cinq person­nages... de haut rang ont d’autoritĂ© pris la place, grĂące Ă  la crainte qu’ils inspirent au peuple. Leurs larges manteaux, leurs riches habits et leur orgueil, tout indique que ce sont des pharisiens et des docteurs. (...)

[Jésus donne sa prédication et son discours est terminé.]

64.5 « Maßtre ! Crie Pierre du milieu de la foule, il y a ici des ma­lades. Deux peuvent attendre que tu sortes, mais celui-ci est bloqué par la foule... et puis il ne peut se tenir debout, et nous ne pouvons passer. Je le renvoie ?

– Non, descendez-le par le toit.

– Bien, nous le faisons tout de suite. »

On entend marcher sur le toit de la piĂšce ; comme elle ne fait pas vraiment partie de la maison, elle n’a pas de terrasse de ciment, mais une sorte de revĂȘtement de fascines qui porte des espĂšces d’ardoises. Je ne sais de quelles pierres il peut s’agir. On pratique une ouverture et, avec des cordes, on descend le grabat sur lequel se trouve l’infirme. Il arrive juste devant JĂ©sus. La foule s’agglutine plus encore, pour mieux voir.

« Tu as eu une grande foi, comme aussi tes porteurs.

– Oh ! Seigneur ! Comment ne pas en avoir pour toi ?

– Eh bien ! je te le dis : mon fils (l’homme est jeune), tous tes pĂ©chĂ©s te sont remis. »

L’homme le regarde en pleurant... Peut-ĂȘtre reste-t-il un peu insatisfait parce qu’il espĂ©rait une guĂ©rison physique. Les pharisiens et les docteurs murmurent. Du nez, du front et de la bouche, ils font une grimace dĂ©daigneuse.

« Pourquoi ces murmures, dans vos coeurs plus encore que sur vos lĂšvres ? D’aprĂšs vous, est-il plus facile de dire au paraly­tique : “ Tes pĂ©chĂ©s te sont remis ”, ou bien : “ LĂšve-toi, prends ton grabat et marche ” ? Vous pensez que seul Dieu peut remettre les pĂ©chĂ©s, mais vous ne savez pas dire ce qu’il y a de plus grand, car cet homme, qui a perdu l’usage de ses facultĂ©s corporelles, a dĂ©pensĂ© toutes ses ressources sans qu’on puisse le guĂ©rir. Il n’y a que Dieu qui ait ce pouvoir. Or, pour que vous sachiez que je peux tout, pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a pouvoir sur la chair et sur l’ñme, sur la terre et au Ciel, je dis Ă  cet homme : “ LĂšve-toi, prends ton grabat et marche. Rentre chez toi et sois saint. ” »

L’homme sursaute, pousse un cri, se dresse debout, se jette aux pieds de JĂ©sus, les embrasse et les caresse, pleure et rit Ă  la fois, et avec lui ses parents et la foule qui ensuite se range pour qu’il passe en triomphe et le suit en lui faisant fĂȘte. La foule, oui, mais pas les cinq hommes hargneux qui s’en vont, hautains et raides comme des piquets.

Annotation

Matthieu 9,1-8

JĂ©sus monta en barque, refit la traversĂ©e, et alla dans sa ville de CapharnaĂŒm.

Et voici qu’on lui prĂ©senta un paralysĂ©, couchĂ© sur une civiĂšre. Voyant leur foi, JĂ©sus dit au paralysĂ© : « Confiance, mon enfant, tes pĂ©chĂ©s sont pardonnĂ©s. » Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-lĂ  blasphĂšme. »

Mais JĂ©sus, connaissant leurs pensĂ©es, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensĂ©es mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes pĂ©chĂ©s sont pardonnĂ©s”, ou bien dire : “LĂšve-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les pĂ©chĂ©s... – JĂ©sus s’adressa alors au paralysĂ© – lĂšve-toi, prends ta civiĂšre, et rentre dans ta maison. » Il se leva et rentra dans sa maison.

Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

Marc 2, 1-12

Quelques jours plus tard, JĂ©sus revint Ă  CapharnaĂŒm, et l’on apprit qu’il Ă©tait Ă  la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas mĂȘme devant la porte, et il leur annonçait la Parole.

Arrivent des gens qui lui amĂšnent un paralysĂ©, portĂ© par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher Ă  cause de la foule, ils dĂ©couvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel Ă©tait couchĂ© le paralysĂ©. Voyant leur foi, JĂ©sus dit au paralysĂ© : « Mon enfant, tes pĂ©chĂ©s sont pardonnĂ©s. »

Or, il y avait quelques scribes, assis lĂ , qui raisonnaient en eux-mĂȘmes : « Pourquoi celui-lĂ  parle-t-il ainsi ? Il blasphĂšme. Qui donc peut pardonner les pĂ©chĂ©s, sinon Dieu seul ? » Percevant aussitĂŽt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, JĂ©sus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire Ă  ce paralysĂ© : “Tes pĂ©chĂ©s sont pardonnĂ©s”, ou bien lui dire : “LĂšve-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autoritĂ© pour pardonner les pĂ©chĂ©s sur la terre... – JĂ©sus s’adressa au paralysĂ© – je te le dis, lĂšve-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitĂŽt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous Ă©taient frappĂ©s de stupeur et rendaient gloire Ă  Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

Luc 5,17-26

Un jour que JĂ©sus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de GalilĂ©e et de JudĂ©e, ainsi que de JĂ©rusalem ; et la puissance du Seigneur Ă©tait Ă  l’oeuvre pour lui faire opĂ©rer des guĂ©risons.

Arrivent des gens, portant sur une civiĂšre un homme qui Ă©tait paralysĂ© ; ils cherchaient Ă  le faire entrer pour le placer devant JĂ©sus. Mais, ne voyant pas comment faire Ă  cause de la foule, ils montĂšrent sur le toit et, en Ă©cartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civiĂšre en plein milieu devant JĂ©sus. Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes pĂ©chĂ©s te sont pardonnĂ©s. » Les scribes et les pharisiens se mirent Ă  raisonner : « Qui est-il celui-lĂ  ? Il dit des blasphĂšmes ! Qui donc peut pardonner les pĂ©chĂ©s, sinon Dieu seul ? » Mais JĂ©sus, saisissant leurs pensĂ©es, leur rĂ©pondit : « Pourquoi ces pensĂ©es dans vos coeurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes pĂ©chĂ©s te sont pardonnĂ©s”, ou dire : “LĂšve-toi et marche” ? Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autoritĂ© sur la terre pour pardonner les pĂ©chĂ©s, – JĂ©sus s’adressa Ă  celui qui Ă©tait paralysĂ© – je te le dis, lĂšve-toi, prends ta civiĂšre et retourne dans ta maison. »

À l’instant mĂȘme, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire Ă  Dieu.Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire Ă  Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! »

Mots-clés

EMV 64.3-4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

64.3 Des enfants sont accourus en criant :

« C’est le MaĂźtre ! C’est le MaĂźtre ! VoilĂ  JĂ©sus, voilĂ  JĂ©sus ! »

Ils s’attachent à lui, qui les caresse tout en parlant à ses disciples.

« Simon, j’entre dans ta maison. Toi et vous autres allez dire que je suis arrivĂ©, puis amenez-moi les malades. »

Les disciples partent rapidement dans plusieurs directions. Mais tout CapharnaĂŒm sait dĂ©jĂ  que JĂ©sus est arrivĂ© grĂące aux enfants qui ressemblent Ă  des abeilles sorties de la ruche pour aller vers les fleurs, en l’occurrence les maisons, les rues, les places. Tout joyeux, ils vont et viennent, portant la nou­velle Ă  leur maman, aux passants, aux vieillards assis au soleil, aprĂšs quoi ils reviennent se faire caresser encore par celui qui les aime. L’un d’eux s’enhardit :

« Parle-nous, parle pour nous, JĂ©sus, aujourd’hui. Nous t’aimons bien, tu sais, et nous sommes meilleurs que les hommes. »

Jésus sourit au petit psychologue et promet :

« Je parlerai pour vous seuls. »

Et, suivi par les enfants, il va Ă  la maison et entre avec sa salutation habituelle :

« Que la paix soit dans cette maison ! »

Les gens affluent dans la grande piĂšce de derriĂšre, rĂ©servĂ©e aux filets, cordages, paniers, rames, voiles et provisions. On voit que Pierre l’a mise Ă  la disposition de JĂ©sus. Il a tout entassĂ© dans un coin pour faire de la place. De lĂ , on ne voit pas le lac, on entend seulement le lĂ©ger clapotis des vagues. On voit en revanche le muret verdĂątre du jardin, avec la vieille vigne et le figuier feuillu. Il y a des gens jusque sur la route, dĂ©bordant de la piĂšce dans le jardin, et de lĂ  sur le chemin.

64.4 JĂ©sus commence Ă  parler. Au premier rang, cinq person­nages... de haut rang ont d’autoritĂ© pris la place, grĂące Ă  la crainte qu’ils inspirent au peuple. Leurs larges manteaux, leurs riches habits et leur orgueil, tout indique que ce sont des pharisiens et des docteurs. JĂ©sus cependant tient Ă  avoir autour de lui ses petits : une couronne de petits visages innocents, aux yeux lumineux et aux sourires angĂ©liques, qui se lĂšvent pour le contempler. JĂ©sus parle, et tout en parlant, caresse de temps Ă  autre les cheveux frisĂ©s d’un bambin assis Ă  ses pieds qui tient sa tĂȘte appuyĂ©e sur ses genoux, sur ses bras croisĂ©s. JĂ©sus parle assis sur un grand tas de filets et de paniers.

« “ Mon bien-aimĂ© est descendu dans son jardin, aux par­terres embaumĂ©s, pour se repaĂźtre dans les jardins et pour cueillir des lys... Il se repaĂźt parmi les lys ” : ce sont les mots de Salomon, fils de David, dont je descends, moi, le Messie d’IsraĂ«l.

Mon jardin ! Quel jardin est plus beau et plus digne de Dieu que le Ciel, celui dont les fleurs sont les anges que Dieu a créés ? Et pourtant non. C’est un autre jardin qu’a voulu le Fils unique du PĂšre, le Fils de l’homme, car pour l’homme, je me suis revĂȘtu de chair sans laquelle je ne pourrais racheter les fautes de la chair de l’homme. Ce jardin aurait pu ĂȘtre de peu infĂ©rieur au jardin du Ciel si les fils d’Adam, les fils de Dieu, s’étaient rĂ©pandus du paradis terrestre, comme les douces abeilles au sortir d’une ruche, pour peupler la terre d’un peuple de saints tout entier destinĂ© au Ciel. Mais l’Ennemi a semĂ© ronces et Ă©pines dans le coeur d’Adam et, de lĂ , elles se sont rĂ©pandues sur la terre. Ce n’est plus un jardin, mais une forĂȘt sauvage et cruelle oĂč rĂ©side la fiĂšvre et oĂč se niche le serpent.

Toutefois, le Bien-AimĂ© du PĂšre a encore un jardin, sur cette terre oĂč rĂšgne Mammon : le jardin oĂč il va se repaĂźtre de sa cé­leste nourriture que sont amour et puretĂ© ; le parterre oĂč il cueille les fleurs qui lui sont chĂšres, oĂč ne se trouvent pas les taches de la sensualitĂ©, de la convoitise, de l’orgueil. Ceux-ci. (JĂ©sus caresse le plus grand nombre d’enfants qu’il peut, passant la main sur la couronne des petites tĂȘtes attentives, une unique caresse qui les effleure et les fait sourire de joie.) Voici mes lys.

Salomon, dans toute sa richesse, n’a pas possĂ©dĂ© de plus beau vĂȘtement que le lys qui parfume la vallĂ©e, ni de diadĂšme d’une beautĂ© plus immatĂ©rielle et d’une grĂące plus Ă©clatante que celle du calice au teint de perle d’un lys. Et pourtant, pour mon coeur, il n’y a pas de lys qui vaille un seul de ces tout-petits. Il n’y a pas de parterre, il n’y a pas de jardin de riches, plantĂ© uniquement de lys, qui vaille autant qu’un seul de ces enfants purs, innocents, sincĂšres et simples.

O hommes ! O femmes d’IsraĂ«l ! Et vous, grands et humbles par la fortune et la situation, Ă©coutez ! Vous qui ĂȘtes ici pour me connaĂźtre et m’aimer, sachez donc quelle est la condition primordiale pour ĂȘtre Ă  moi. Je ne vous dis pas des paroles difficiles. Je ne vous donne pas d’exemples plus difficiles encore. Je vous dis : “ Prenez exemple sur ceux-ci. ”

Qui d’entre vous n’a pas chez lui un fils, un petit-fils, un petit frĂšre encore enfant, encore tout petit ? N’est-il pas un repos, un rĂ©confort, un lien entre les Ă©poux, entre les parents, entre les amis, l’un de ces innocents dont l’ñme est pure comme une aube sereine, dont le visage dissipe les nuages et fait naĂźtre l’espoir, dont les caresses sĂšchent les larmes et dĂ©versent une force vi­tale ? Pourquoi un tel pouvoir chez eux ? Ils sont pourtant faibles, dĂ©sarmĂ©s, encore ignorants. Parce qu’ils ont Dieu en eux, ils ont la force et la sagesse de Dieu. La vraie sagesse : ils savent aimer et croire. Ils savent croire et vouloir. Ils savent vivre dans cet amour et dans cette foi. Soyez comme eux : simples, purs, aimants, sincĂšres, croyants.

Il n’est pas de sage en IsraĂ«l qui soit plus grand que le plus petit de ceux-ci, dont l’ñme est Ă  Dieu et Ă  laquelle appartient son Royaume. Vous qui ĂȘtes bĂ©nis du PĂšre, aimĂ©s par le Fils du PĂšre, vous les fleurs de mon jardin, que ma paix soit sur vous et sur ceux qui vous imiteront par amour pour moi. »

Détail

JĂ©sus rencontre des enfants Ă  CapharnaĂŒm, et il leur promet une prĂ©dication rien que pour eux (la prĂ©dication a lieu en 64.4).

Annotation

Cantique des Cantiques 6, 2-3

Ct 6, 2-3 : Mon bien-aimĂ© est descendu dans son jardin, dans les parterres d’aromates, pour mener ses brebis paĂźtre aux jardins, et pour cueillir des lis. Je suis Ă  mon bien-aimĂ©, mon bien-aimĂ© est Ă  moi, lui qui mĂšne paĂźtre ses brebis parmi les lis.

Mots-clés

EMV 64.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

(...) Le Bien-AimĂ© du PĂšre a encore un jardin, sur cette terre oĂč rĂšgne Mammon : le jardin oĂč il va se repaĂźtre de sa cé­leste nourriture que sont amour et puretĂ© ; le parterre oĂč il cueille les fleurs qui lui sont chĂšres, oĂč ne se trouvent pas les taches de la sensualitĂ©, de la convoitise, de l’orgueil. Ceux-ci. (JĂ©sus caresse le plus grand nombre d’enfants qu’il peut, passant la main sur la couronne des petites tĂȘtes attentives, une unique caresse qui les effleure et les fait sourire de joie.) Voici mes lys.

Salomon, dans toute sa richesse, n’a pas possĂ©dĂ© de plus beau vĂȘtement que le lys qui parfume la vallĂ©e, ni de diadĂšme d’une beautĂ© plus immatĂ©rielle et d’une grĂące plus Ă©clatante que celle du calice au teint de perle d’un lys. Et pourtant, pour mon coeur, il n’y a pas de lys qui vaille un seul de ces tout-petits. Il n’y a pas de parterre, il n’y a pas de jardin de riches, plantĂ© uniquement de lys, qui vaille autant qu’un seul de ces enfants purs, innocents, sincĂšres et simples.

O hommes ! O femmes d’IsraĂ«l ! Et vous, grands et humbles par la fortune et la situation, Ă©coutez ! Vous qui ĂȘtes ici pour me connaĂźtre et m’aimer, sachez donc quelle est la condition primordiale pour ĂȘtre Ă  moi. Je ne vous dis pas des paroles difficiles. Je ne vous donne pas d’exemples plus difficiles encore. Je vous dis : “ Prenez exemple sur ceux-ci. ”

Qui d’entre vous n’a pas chez lui un fils, un petit-fils, un petit frĂšre encore enfant, encore tout petit ? N’est-il pas un repos, un rĂ©confort, un lien entre les Ă©poux, entre les parents, entre les amis, l’un de ces innocents dont l’ñme est pure comme une aube sereine, dont le visage dissipe les nuages et fait naĂźtre l’espoir, dont les caresses sĂšchent les larmes et dĂ©versent une force vi­tale ? Pourquoi un tel pouvoir chez eux ? Ils sont pourtant faibles, dĂ©sarmĂ©s, encore ignorants. Parce qu’ils ont Dieu en eux, ils ont la force et la sagesse de Dieu. La vraie sagesse : ils savent aimer et croire. Ils savent croire et vouloir. Ils savent vivre dans cet amour et dans cette foi. Soyez comme eux : simples, purs, aimants, sincĂšres, croyants.

Il n’est pas de sage en IsraĂ«l qui soit plus grand que le plus petit de ceux-ci, dont l’ñme est Ă  Dieu et Ă  laquelle appartient son Royaume. Vous qui ĂȘtes bĂ©nis du PĂšre, aimĂ©s par le Fils du PĂšre, vous les fleurs de mon jardin, que ma paix soit sur vous et sur ceux qui vous imiteront par amour pour moi. »

Détail

Jésus est au milieu d'enfants et ils parlent d'eux à la foule.

Mots-clés

EMV 64.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Qui d’entre vous n’a pas chez lui un fils, un petit-fils, un petit frĂšre encore enfant, encore tout petit ? N’est-il pas un repos, un rĂ©confort, un lien entre les Ă©poux, entre les parents, entre les amis, l’un de ces innocents dont l’ñme est pure comme une aube sereine, dont le visage dissipe les nuages et fait naĂźtre l’espoir, dont les caresses sĂšchent les larmes et dĂ©versent une force vi­tale ? Pourquoi un tel pouvoir chez eux ? Ils sont pourtant faibles, dĂ©sarmĂ©s, encore ignorants. Parce qu’ils ont Dieu en eux, ils ont la force et la sagesse de Dieu. La vraie sagesse : ils savent aimer et croire. Ils savent croire et vouloir. Ils savent vivre dans cet amour et dans cette foi. Soyez comme eux : simples, purs, aimants, sincĂšres, croyants.

Mots-clés

EMV 64.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

64.4 JĂ©sus commence Ă  parler. Au premier rang, cinq person­nages... de haut rang ont d’autoritĂ© pris la place, grĂące Ă  la crainte qu’ils inspirent au peuple. Leurs larges manteaux, leurs riches habits et leur orgueil, tout indique que ce sont des pharisiens et des docteurs. JĂ©sus cependant tient Ă  avoir autour de lui ses petits : une couronne de petits visages innocents, aux yeux lumineux et aux sourires angĂ©liques, qui se lĂšvent pour le contempler. JĂ©sus parle, et tout en parlant, caresse de temps Ă  autre les cheveux frisĂ©s d’un bambin assis Ă  ses pieds qui tient sa tĂȘte appuyĂ©e sur ses genoux, sur ses bras croisĂ©s. JĂ©sus parle assis sur un grand tas de filets et de paniers.

« “ Mon bien-aimĂ© est descendu dans son jardin, aux par­terres embaumĂ©s, pour se repaĂźtre dans les jardins et pour cueillir des lys... Il se repaĂźt parmi les lys ” : ce sont les mots de Salomon, fils de David, dont je descends, moi, le Messie d’IsraĂ«l.

Mon jardin ! Quel jardin est plus beau et plus digne de Dieu que le Ciel, celui dont les fleurs sont les anges que Dieu a créés ? Et pourtant non. C’est un autre jardin qu’a voulu le Fils unique du PĂšre, le Fils de l’homme, car pour l’homme, je me suis revĂȘtu de chair sans laquelle je ne pourrais racheter les fautes de la chair de l’homme. Ce jardin aurait pu ĂȘtre de peu infĂ©rieur au jardin du Ciel si les fils d’Adam, les fils de Dieu, s’étaient rĂ©pandus du paradis terrestre, comme les douces abeilles au sortir d’une ruche, pour peupler la terre d’un peuple de saints tout entier destinĂ© au Ciel. Mais l’Ennemi a semĂ© ronces et Ă©pines dans le coeur d’Adam et, de lĂ , elles se sont rĂ©pandues sur la terre. Ce n’est plus un jardin, mais une forĂȘt sauvage et cruelle oĂč rĂ©side la fiĂšvre et oĂč se niche le serpent.

Toutefois, le Bien-AimĂ© du PĂšre a encore un jardin, sur cette terre oĂč rĂšgne Mammon : le jardin oĂč il va se repaĂźtre de sa cé­leste nourriture que sont amour et puretĂ© ; le parterre oĂč il cueille les fleurs qui lui sont chĂšres, oĂč ne se trouvent pas les taches de la sensualitĂ©, de la convoitise, de l’orgueil. Ceux-ci. (JĂ©sus caresse le plus grand nombre d’enfants qu’il peut, passant la main sur la couronne des petites tĂȘtes attentives, une unique caresse qui les effleure et les fait sourire de joie.) Voici mes lys.

Salomon, dans toute sa richesse, n’a pas possĂ©dĂ© de plus beau vĂȘtement que le lys qui parfume la vallĂ©e, ni de diadĂšme d’une beautĂ© plus immatĂ©rielle et d’une grĂące plus Ă©clatante que celle du calice au teint de perle d’un lys. Et pourtant, pour mon coeur, il n’y a pas de lys qui vaille un seul de ces tout-petits. Il n’y a pas de parterre, il n’y a pas de jardin de riches, plantĂ© uniquement de lys, qui vaille autant qu’un seul de ces enfants purs, innocents, sincĂšres et simples.

O hommes ! O femmes d’IsraĂ«l ! Et vous, grands et humbles par la fortune et la situation, Ă©coutez ! Vous qui ĂȘtes ici pour me connaĂźtre et m’aimer, sachez donc quelle est la condition primordiale pour ĂȘtre Ă  moi. Je ne vous dis pas des paroles difficiles. Je ne vous donne pas d’exemples plus difficiles encore. Je vous dis : “ Prenez exemple sur ceux-ci. ”

Qui d’entre vous n’a pas chez lui un fils, un petit-fils, un petit frĂšre encore enfant, encore tout petit ? N’est-il pas un repos, un rĂ©confort, un lien entre les Ă©poux, entre les parents, entre les amis, l’un de ces innocents dont l’ñme est pure comme une aube sereine, dont le visage dissipe les nuages et fait naĂźtre l’espoir, dont les caresses sĂšchent les larmes et dĂ©versent une force vi­tale ? Pourquoi un tel pouvoir chez eux ? Ils sont pourtant faibles, dĂ©sarmĂ©s, encore ignorants. Parce qu’ils ont Dieu en eux, ils ont la force et la sagesse de Dieu. La vraie sagesse : ils savent aimer et croire. Ils savent croire et vouloir. Ils savent vivre dans cet amour et dans cette foi. Soyez comme eux : simples, purs, aimants, sincĂšres, croyants.

Il n’est pas de sage en IsraĂ«l qui soit plus grand que le plus petit de ceux-ci, dont l’ñme est Ă  Dieu et Ă  laquelle appartient son Royaume. Vous qui ĂȘtes bĂ©nis du PĂšre, aimĂ©s par le Fils du PĂšre, vous les fleurs de mon jardin, que ma paix soit sur vous et sur ceux qui vous imiteront par amour pour moi. »

Jésus a terminé.

Mots-clés