EMV 60.5 · Tome 1
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Je ne cherche pas la reconnaissance. Il me suffit de donner aux Ăąmes le moyen de se sauver. Je fais mon devoir. A elles de faire le leur.
Notes du thĂšme
EMV 60.5 · Tome 1
Je ne cherche pas la reconnaissance. Il me suffit de donner aux Ăąmes le moyen de se sauver. Je fais mon devoir. A elles de faire le leur.
EMV 61 · Tome 1
Jésus donne une parabole sur le cheval aimé du roi. Cela parle de la volonté de l'homme, de l'envoi du Fils par le PÚre pour sauver sa créature bien-aimée. Le peuple dit à Jésus que, face à une telle attitude, le cheval doit revenir à Dieu, puisque son roi lui veut du bien, et Jésus les encourage à suivre la réponse qu'ils ont donnée.
Ensuite, Jésus veut donner l'obole. Il y a un bossu qui se présente (et qui n'osait pas demander le miracle) ainsi qu'un vieillard qui vient supplier la guérison de sa fille; alitée dans son lit. Jésus les guérit.
Ensuite, il y a une femme de 27 ans, avec ses sept enfants qui n'a plus rien. Il lui donne une grande somme d'argent et promet que l'aide de Dieu ne lui fera pas défaut.
Enfin, il y a un vieillard dĂ©guenillĂ© Ă qui JĂ©sus ne donne rien. L'homme prĂ©tend que le Christ est injuste et fait une esclandre. Mais JĂ©sus le reprend vivement car il ment et est usurier, il est avare et voleur. Il lui ordonne de s'en aller et, comme la foule se moque, JĂ©sus les reprend eux aussi, en invitant Ă ne jamais manquer de charitĂ© en insultant un pĂ©cheur, car chacun Ă son pĂ©chĂ©. JĂ©sus a dĂ» lui faire honte, car il n'est jamais permis d'ĂȘtre voleur, mais il a souffert de le faire, et il invite les hommes Ă ne pas ĂȘtre cupide, Ă ne pas mentir, Ă ĂȘtre pur et honnĂȘte.
Pour finir, JĂ©sus libĂšre deux possĂ©dĂ©s. Mais il est accablĂ©, car il y a des possessions qui fermentent dans les coeurs et qui les ferment Ă l'honnĂȘtetĂ© et Ă l'amour. JĂ©sus est triste. La vision s'arrĂȘte lĂ .
EMV 61.1-2 · Tome 1
61.1 JĂ©sus est montĂ© sur un tas de paniers et de filins Ă lâentrĂ©e du jardin de la maison de la belle-mĂšre de Pierre. Les gens sâentassent dans le jardin et il y en a sur la grĂšve du lac, les uns assis sur le rivage, les autres sur les barques tirĂ©es au sec. Il me semble quâil parle depuis dĂ©jĂ quelque temps car le discours est commencĂ©. Jâentends :
« ... SĂ»rement, vous avez souvent pensĂ© cela au fond de votre coeur. Mais il nâen est pas ainsi. Le Seigneur nâa pas manquĂ© de bontĂ© Ă lâĂ©gard de son peuple, bien que celui-ci lui ait manquĂ© de fidĂ©litĂ©, des milliers de fois.
Ecoutez cette parabole : elle vous aidera Ă comprendre.
Un roi avait dans ses Ă©curies des quantitĂ©s de chevaux magnifiques. Mais il en aimait un dâun amour tout spĂ©cial. Il lâavait dĂ©sirĂ©, avant mĂȘme de le possĂ©der ; puis, lâayant acquis, il lâavait mis dans un endroit dĂ©licieux, et il allait le voir, poser sur lui son regard et son coeur, contemplant en lui son prĂ©fĂ©rĂ©, rĂȘvant de faire de lui la merveille de son royaume. Et quand le cheval, rĂ©voltĂ© contre ses ordres, avait dĂ©sobĂ©i et sâĂ©tait enfui chez un autre maĂźtre, malgrĂ© sa douleur et sa justice, le roi avait promis au rĂ©voltĂ© le pardon aprĂšs le chĂątiment. FidĂšle Ă sa promesse, il veillait de loin sur son prĂ©fĂ©rĂ©, lui envoyant des cadeaux et des gardiens qui rappelleraient son souvenir Ă son coeur.
Mais le cheval, bien que souffrant de son exil hors du royaume, nâavait pas la constance du roi pour aimer et vouloir un pardon total. Il Ă©tait tantĂŽt bon, tantĂŽt mauvais, mais le bien ne lâemportait pas sur le mal. CâĂ©tait plutĂŽt le contraire. Et pourtant le roi patientait et, par des reproches et des caresses, il cherchait Ă faire de son cheval le plus cher ami docile. Plus le temps passait, plus lâanimal devenait rĂ©tif. Il appelait son roi, pleurait sous le fouet des autres maĂźtres, mais ne voulait pas appartenir vraiment au roi. Il nâen avait pas la volontĂ©. EpuisĂ©, accablĂ©, gĂ©missant, il ne disait pas : â Câest ma faute si je suis ainsi â, mais il sâen prenait Ă son roi.
AprĂšs avoir tout essayĂ©, le roi tenta un dernier essai. â JusquâĂ prĂ©sent, dit-il, jâai envoyĂ© des messagers et des amis. Je vais lui envoyer mon propre fils. Il a le mĂȘme coeur que moi et il parlera avec mon propre amour et il donnera des caresses et des cadeaux semblables Ă ceux que jâavais donnĂ©s, et mĂȘme plus doux encore, car mon fils, câest moi-mĂȘme, mais sublimĂ© par lâamour. â Et il envoya son fils. VoilĂ la parabole.
61.2 Maintenant, câest Ă vous de parler. Vous semble-t-il que ce roi aimait son animal prĂ©fĂ©rĂ© ? »
Les gens sâĂ©criaient unanimement :
« Il lâaimait infiniment.
â Lâanimal pouvait-il se plaindre de son roi pour tout le mal quâil avait souffert aprĂšs lâavoir abandonnĂ© ?
â Non, il ne le pouvait pas, rĂ©pond la foule.
â RĂ©pondez encore Ă cette question : ce cheval, comment vous semble-t-il quâil a accueilli le fils de son roi qui venait le racheter, le guĂ©rir et le ramener dans un lieu de dĂ©lices ?
â Avec joie, câest naturel, avec reconnaissance et affection.
â Mais si le fils du roi avait dit au cheval : â Je suis venu dans ce but et pour te procurer ces avantages, mais tu dois dĂ©sormais ĂȘtre obĂ©issant, plein de bonne volontĂ©, fidĂšle envers moi â, que pensez-vous que le cheval aurait dit ?
â Oh, inutile de le demander ! Il aurait dit, maintenant quâil savait ce quâil en coĂ»tait dâĂȘtre banni du royaume, quâil voulait correspondre Ă ce que le fils du roi lui demandait.
â Alors selon vous, quel Ă©tait le devoir de ce cheval ?
â DâĂȘtre encore meilleur quâon ne le lui avait demandĂ©, plus affectueux, plus docile pour se faire pardonner ses fautes passĂ©es et par reconnaissance pour le bien quâon lui avait fait.
â Et sâil nâavait pas agi ainsi ?
â Il serait digne de mort, parce quâil serait pire quâune bĂȘte sauvage.
â Mes amis, vous avez bien jugĂ©. Agissez donc, vous aussi, comme vous voudriez que ce cheval lâait fait. Vous, les hommes, vous ĂȘtes les crĂ©atures de prĂ©dilection du Roi des Cieux, Dieu, mon PĂšre et le vĂŽtre ; vous Ă qui, aprĂšs les prophĂštes, Dieu a envoyĂ© son propre Fils, comportez-vous â je vous en conjure pour votre bien et parce que je vous aime comme seul un Dieu peut aimer, ce Dieu qui est en moi pour accomplir le prodige de la RĂ©demption â comportez-vous au moins comme vous jugez que cet animal doit le faire. Malheur Ă celui qui, Ă©tant homme, sâabaisse Ă un degrĂ© infĂ©rieur Ă celui de lâanimal ! Mais sâil pouvait encore y avoir une excuse pour ceux qui jusquâĂ prĂ©sent ont pĂ©chĂ©, maintenant il nây en a plus. Auparavant, oui, car trop de temps Ă©tait passĂ©, le monde avait accumulĂ© trop de poussiĂšre sur la Loi, depuis quâelle avait Ă©tĂ© donnĂ©e. Je suis venu pour prĂ©senter de nouveau la parole de Dieu. Le Fils de lâhomme est parmi les hommes pour les ramener Ă Dieu. Suivez-moi. Je suis la Voie, la VĂ©ritĂ© et la Vie. »
Parabole du cheval aimé du roi. L'homme est la créature bien-aimée de Dieu
EMV 61.2 · Tome 1
Je suis venu pour prĂ©senter de nouveau la parole de Dieu. Le Fils de lâhomme est parmi les hommes pour les ramener Ă Dieu. Suivez-moi. Je suis la Voie, la VĂ©ritĂ© et la Vie.
EMV 61.3 · Tome 1
61.3 (...) Jésus ordonne aux disciples :
« Faites avancer les pauvres. Je dispose pour eux de la grosse offrande dâune personne qui se recommande Ă eux pour obtenir le pardon de Dieu. »
Trois vieillards dĂ©guenillĂ©s, deux aveugles et un bossu se prĂ©sentent, suivis dâune veuve avec sept enfants Ă©maciĂ©s.
JĂ©sus les regarde attentivement, lâun aprĂšs lâautre, sourit Ă la veuve et surtout aux orphelins. Il donne mĂȘme Ă Jean cet ordre :
« Ceux-ci, mets-les là , dans le jardin. Je veux leur parler. »
Mais il devient sĂ©vĂšre, lâoeil flamboyant, quand un petit vieux se prĂ©sente Ă lui. Toutefois, il ne dit rien pour le moment.
Il appelle Pierre et se fait remettre la bourse reçue peu de temps auparavant et une autre remplie de menue monnaie, oboles recueillies auprĂšs de braves gens. Il renverse le tout sur un petit banc prĂšs du puits, compte et fait six parts. Une trĂšs grosse somme toute en piĂšces dâargent et cinq tas plus petits avec beaucoup de piĂšces de bronze et seulement quelques grosses piĂšces. Il appelle ensuite les pauvres malades et leur demande :
« Vous nâavez rien Ă me dire ? »
Les aveugles se taisent ; le bossu dit :
« Que celui dâauprĂšs de qui tu viens te protĂšge ! »
Rien de plus.
JĂ©sus lui remet lâobole dans la main valide.
Lâhomme dit :
« Que Dieu tâen rĂ©compense mais, plus que cela, je voudrais que tu me guĂ©risses.
â Tu ne lâas pas demandĂ©.
â Je suis un pauvre ver de terre que les grands piĂ©tinent ; je nâosais espĂ©rer que tu aurais pitiĂ© dâun mendiant.
â Je suis la PitiĂ© qui se penche sur toute misĂšre qui mâappelle. Je ne la refuse Ă personne. Je ne demande que lâamour et la foi pour rĂ©pondre : je tâĂ©coute.
â Ah ! Mon Seigneur ! Je crois et je tâaime ! Alors sauve-moi ! GuĂ©ris ton serviteur ! »
Jésus pose la main sur son dos courbé, la fait courir comme pour le caresser et dit :
« Je veux que tu sois guéri. »
Lâhomme se redresse, agile et normal, avec des bĂ©nĂ©dictions sans fin.
Guérison d'un bossu.
EMV 61.3 · Tome 1
â Je suis la PitiĂ© qui se penche sur toute misĂšre qui mâappelle. Je ne la refuse Ă personne. Je ne demande que lâamour et la foi pour rĂ©pondre : je tâĂ©coute.
Jésus s'adresse à un bossu qui espÚre un miracle, mais n'osait pas le demander.
EMV 61.4 · Tome 1
61.4 JĂ©sus donne lâobole aux aveugles et attend un instant pour les congĂ©dier... puis il les laisse partir. Il appelle les vieillards. Au premier il fait lâaumĂŽne et lâaide Ă mettre la monnaie dans sa ceinture.
Il sâintĂ©resse avec pitiĂ© aux ennuis du second qui lui parle de la maladie dâune fille.
« Je nâai quâelle ! Et maintenant elle va mourir, que vais-je devenir ? Ah, si tu venais ! Elle, elle ne marche plus, elle ne tient pas debout. Elle le voudrait bien, mais ne peut pas. MaĂźtre, Seigneur JĂ©sus, aie pitiĂ© de nous !
â OĂč habites-tu, pĂšre ?
â A ChorazeĂŻn. Demande Isaac, fils de Jonas, surnommĂ© lâAÂdulte. Tu vas vraiment venir ? Nâoublieras-tu pas mon malheur ? Et tu vas me guĂ©rir ma fille ?
â Peux-tu croire que je puisse la guĂ©rir ?
â Oh oui, je le crois ! Câest pour cela que je tâen parle.
â Rentre Ă la maison, pĂšre. Ta fille sera sur le pas de ta porte pour te saluer.
â Mais elle est au lit, et ne peut se lever depuis trois... Ah ! Je comprends. Oh ! Merci, bon MaĂźtre ! Sois bĂ©ni, toi et celui qui tâa envoyĂ© ! Louange Ă Dieu et Ă son Messie ! »
Le vieil homme sâĂ©Âloigne en pleurant, et marche le plus vite possible. Mais au moment de sortir du jardin, il dit :
« MaĂźtre, tu viendras quand mĂȘme dans ma pauvre maison ? Isaac tâattend pour te baiser les pieds, te les laver de ses larmes et tâoffrir le pain de lâamour. Viens, JĂ©sus. Je parlerai de toi Ă mes concitoyens.
â Je viendrai. Va en paix et sois heureux. »
Guérison d'une fille d'un vieillard, qui ne peut plus marcher. Il se nomme Isaac de Jonas.
EMV 61.6 · Tome 1
Nâest-ce pas de lâusure â et mĂȘme des plus cruelles â que de voler ceux qui sont rĂ©ellement dans le besoin ?
EMV 61.6 · Tome 1
Il nâest jamais permis dâĂȘtre voleur. Jamais et surtout pas envers les pauvres.
EMV 61.6 · Tome 1
Il ne faut pas insulter son frĂšre qui a pĂ©chĂ©. Chacun a son pĂ©chĂ© ; personne nâest parfait, exceptĂ© Dieu.