Notes du thème

Personnages dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

Page 158 sur 223

Confort de lecture

EMV 158.2 · Tome 2, p. 531

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Mon Seigneur, les herbes t’obéiront, tout comme les animaux. Mais l’homme... pourquoi ne le fait-il pas, lui qui est le plus parfait ?

– Parce que la morsure de Satan est entrée seulement en l’homme. Il a essayé de démolir le Créateur dans son prodige le plus grand, dans ce qui était le plus semblable à lui. »

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EMV 158.3 · Tome 2, p. 531-532

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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158.3 Jeanne baisse la tête et réfléchit. Elle paraît hésiter et soupeser deux volontés opposées. Jésus l’observe. Finalement, elle relève la tête et dit :

« Seigneur, dédaignerais-tu d’approcher de mes amies païennes ? Tu sais... Kouza appartient à la cour. Or le Tétrarque – et plus encore la véritable maîtresse de la cour, Hérodiade, à la volonté de laquelle se soumet tout désir d’Hérode, par... mode, pour se montrer plus fins que les autres Palestiniens, pour être protégés par Rome en adorant Rome et tout ce qui est romain – bref le Tétrarque flatte les romains de la maison proconsulaire... et nous les impose pour ainsi dire. En vérité, je dois reconnaître que les femmes ne sont pas pires que nous. Même parmi nous, sur ces rives, il y en a qui sont tombées bien bas. Et de quoi pouvons-nous parler, si nous ne parlons pas d’Hérodiade ?... Quand j’ai perdu mon enfant et que j’ai été malade, elles se sont montrées très bonnes pour moi qui ne les avais pas recherchées. Et, depuis, cette amitié est restée. Mais si tu me dis que c’est mal, j’y renoncerai. Non ? Merci, Seigneur. Avant-hier, j’étais chez une de ces amies ; c’était pour moi une visite d’amitié, mais un devoir pour Kouza. C’était un ordre du Tétrarque qui... voudrait bien revenir ici, mais ne s’y sent pas très en sécurité... par conséquent, il noue les relations les plus intéressées avec Rome pour obtenir sa protection. Par ailleurs... je te prie... Tu es parent de Jean-Baptiste, n’est-ce pas ? Dis-lui donc de se méfier. Qu’il ne sorte jamais des frontières de la Samarie. Et même, s’il ne le dédaigne pas, qu’il se cache quelque temps. Le serpent s’approche de l’agneau et l’agneau a beaucoup à redouter. De tout. Qu’il se tienne sur ses gardes, Maître. Et qu’on ne sache pas que c’est moi qui l’ai dit. Ce serait la ruine de Kouza.

– Sois tranquille, Jeanne. J’avertirai Jean-Baptiste de façon à lui rendre service sans qu’il en résulte de dommage.

– Merci, Seigneur. Je veux te servir, mais je ne voudrais pas, ce faisant, nuire à mon mari.

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EMV 158.3-4 · Tome 2, p. 531-533

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Seigneur, dédaignerais-tu d’approcher de mes amies païennes ? Tu sais... Kouza appartient à la cour. Or le Tétrarque – et plus encore la véritable maîtresse de la cour, Hérodiade, à la volonté de laquelle se soumet tout désir d’Hérode, par... mode, pour se montrer plus fins que les autres Palestiniens, pour être protégés par Rome en adorant Rome et tout ce qui est romain – bref le Tétrarque flatte les romains de la maison proconsulaire... et nous les impose pour ainsi dire. En vérité, je dois reconnaître que les femmes ne sont pas pires que nous. Même parmi nous, sur ces rives, il y en a qui sont tombées bien bas. Et de quoi pouvons-nous parler, si nous ne parlons pas d’Hérodiade ?... Quand j’ai perdu mon enfant et que j’ai été malade, elles se sont montrées très bonnes pour moi qui ne les avais pas recherchées. Et, depuis, cette amitié est restée. Mais si tu me dis que c’est mal, j’y renoncerai. Non ? Merci, Seigneur. Avant-hier, j’étais chez une de ces amies ; c’était pour moi une visite d’amitié, mais un devoir pour Kouza. C’était un ordre du Tétrarque qui... voudrait bien revenir ici, mais ne s’y sent pas très en sécurité... par conséquent, il noue les relations les plus intéressées avec Rome pour obtenir sa protection. Par ailleurs... je te prie... Tu es parent de Jean-Baptiste, n’est-ce pas ? Dis-lui donc de se méfier. Qu’il ne sorte jamais des frontières de la Samarie. Et même, s’il ne le dédaigne pas, qu’il se cache quelque temps. Le serpent s’approche de l’agneau et l’agneau a beaucoup à redouter. De tout. Qu’il se tienne sur ses gardes, Maître. Et qu’on ne sache pas que c’est moi qui l’ai dit. Ce serait la ruine de Kouza.

– Sois tranquille, Jeanne. J’avertirai Jean-Baptiste de façon à lui rendre service sans qu’il en résulte de dommage.

– Merci, Seigneur. Je veux te servir, mais je ne voudrais pas, ce faisant, nuire à mon mari. (...)

– Tu parlais de l’une de tes amies romaines ...

– Oui, c’est une amie intime de Claudia, je crois même qu’elles sont parentes. Elle voudrait parler avec toi ou, du moins, t’en­tendre parler. Et ce n’est pas la seule. Maintenant que tu as guéri la petite fille de Valéria – la nouvelle s’en est transmise en un éclair –, elles le désirent encore plus vivement. Au banquet de l’autre soir, on a beaucoup parlé, pour et contre toi. Il y avait en effet des hérodiens et des sadducéens... même s’ils le nieraient si on le leur demandait... Il y avait aussi des femmes... riches et... et pas honnêtes. Il y avait... – cela me déplaît de le dire parce que je te sais ami de son frère – Marie de Magdala, avec son nouvel ami et une autre femme, grecque je crois, et de moeurs aussi libres qu’elle. Tu sais... chez les païens, les femmes sont à table avec les hommes et c’est très... très... Quel ennui ! Par gentillesse, mon amie m’avait choisi pour compagnon mon propre époux, ce qui m’avait beaucoup soulagée. Mais les autres... oh !... Eh bien... on parlait de toi, car le miracle sur Faustina a fait du bruit. Et si les romains ad­mirent en toi le grand médecin ou le mage – pardonne-moi, Seigneur – les hérodiens et les sadducéens jetaient du venin sur ton nom, et Marie, oh ! Marie ! Quelle horreur !... Elle a commencé par la dérision et puis ... Non, cela, je ne veux pas te le dire. J’en ai pleuré toute la nuit...

– Laisse-la faire. Elle guérira.

– Mais elle se porte bien, tu sais...

– Physiquement, oui. Le reste est tout intoxiqué. Elle guérira.

– Tu le dis... Les romaines – tu sais comme elles sont – ont déclaré : “ Nous ne craignons pas les sorcelleries et nous ne croyons pas aux racontars, mais nous voulons juger par nous-mêmes ” et ensuite elles m’ont dit : “ Ne pourrions-nous pas l’entendre ? ”

– Dis-leur qu’à la fin de la lune de Shebat, je serai chez toi.

– Je le leur dirai, Seigneur. Tu crois qu’elles viendront à toi ?

– Chez elles, c’est tout un monde à refaire. Il faut d’abord démolir, puis bâtir. Mais ce n’est pas impossible...

Annotation

L'amie intime de Claudia Procula est Plautina. L'enfant de Valéria est Fausta, que Jésus a guéri dans l'EMV 155.

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EMV 158.3 · Tome 2, p. 533-534

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jeanne baisse la tête et réfléchit. Elle paraît hésiter et soupeser deux volontés opposées. Jésus l’observe. Finalement, elle relève la tête et dit :

« Seigneur, dédaignerais-tu de rencontrer mes amies païennes ? Tu sais… Kouza appartient à la cour. Or le Tétrarque – et plus encore la véritable maîtresse de la cour, Hérodiade, à la volonté de laquelle se soumet tout désir d’Hérode, par… mode, pour se montrer plus fins que les autres Palestiniens, pour être protégés par Rome en adorant Rome et tout ce qui est romain – bref le Tétrarque flatte les romains de la maison proconsulaire… et nous les impose pour ainsi dire. En vérité, je dois reconnaître que les femmes ne sont pas pires que nous. Même parmi nous, sur ces rives, il y en a qui sont tombées bien bas. Et de quoi pouvons-nous parler, si nous ne parlons pas d’Hérodiade ?… Quand j’ai perdu mon enfant et que j’ai été malade, elles se sont montrées très bonnes pour moi qui ne les avais pas recherchées. Et, depuis, cette amitié est restée. Mais si tu me dis que c’est mal, j’y renoncerai. Non ? Merci, Seigneur. Avant-hier, j’étais chez une de ces amies ; c’était pour moi une visite d’amitié, mais un devoir pour Kouza. C’était un ordre du Tétrarque qui… voudrait bien revenir ici, mais ne s’y sent pas très en sécurité… par conséquent, il noue les relations les plus intéressées avec Rome pour obtenir sa protection. Par ailleurs… je te prie… Tu es parent de Jean-Baptiste, n’est-ce pas ? Dis-lui donc de se méfier. Qu’il ne sorte jamais des frontières de la Samarie. Et même, s’il ne le dédaigne pas, qu’il se cache quelque temps. Le serpent s’approche de l’agneau et l’agneau a beaucoup à redouter. De tout. Qu’il se tienne sur ses gardes, Maître. Et qu’on ne sache pas que c’est moi qui l’ai dit. Ce serait la ruine de Kouza.

– Sois tranquille, Jeanne. J’avertirai Jean-Baptiste de façon à lui rendre service sans qu’il en résulte de dommage.

– Merci, Seigneur. Je veux te servir, mais je ne voudrais pas, ce faisant, nuire à mon mari. D’autre part… moi… je ne pourrai pas venir toujours avec toi. Parfois, je devrai rester, parce que lui le veut, et c’est juste …

– Tu resteras, Jeanne. Je comprends tout. Ne dis rien de plus que ce qui est nécessaire.

– Pourtant, aux heures les plus dangereuses pour toi, tu me voudras près de toi ?

– Oui, Jeanne, certainement.

– Ah ! Qu’il m’était difficile de devoir dire cela ! Mais maintenant, me voilà soulagée …

– Si tu as foi en moi, tu seras toujours soulagée…

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EMV 158.4 · Tome 2, 532-533

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Mais, tu parlais de l’une de tes amies romaines ...

– Oui, c’est une amie intime de Claudia, je crois même qu’elles sont parentes. Elle voudrait parler avec toi ou, du moins, t’en­tendre parler. Et ce n’est pas la seule. Maintenant que tu as guéri la petite fille de Valéria – la nouvelle s’en est transmise en un éclair –, elles le désirent encore plus vivement. Au banquet de l’autre soir, on a beaucoup parlé, pour et contre toi. Il y avait en effet des hérodiens et des sadducéens... même s’ils le nieraient si on le leur demandait... Il y avait aussi des femmes... riches et... et pas honnêtes. Il y avait... – cela me déplaît de le dire parce que je te sais ami de son frère – Marie de Magdala, avec son nouvel ami et une autre femme, grecque je crois, et de moeurs aussi libres qu’elle. Tu sais... chez les païens, les femmes sont à table avec les hommes et c’est très... très... Quel ennui ! Par gentillesse, mon amie m’avait choisi pour compagnon mon propre époux, ce qui m’avait beaucoup soulagée. Mais les autres... oh !... Eh bien... on parlait de toi, car le miracle sur Faustina a fait du bruit. Et si les romains ad­mirent en toi le grand médecin ou le mage – pardonne-moi, Seigneur – les hérodiens et les sadducéens jetaient du venin sur ton nom, et Marie, oh ! Marie ! Quelle horreur !... Elle a commencé par la dérision et puis ... Non, cela, je ne veux pas te le dire. J’en ai pleuré toute la nuit...

– Laisse-la faire. Elle guérira.

– Mais elle se porte bien, tu sais...

– Physiquement, oui. Le reste est tout intoxiqué. Elle guérira.

– Tu le dis... »

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EMV 158.4 · Tome 2, p. 532

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

La nouvelle de la guérison de Fausta "s’est transmise en un éclair" dans les milieux romains, signale Jeanne de Kouza.

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EMV 158.4 · Tome 2, p. 533

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Tu crois qu’elles viendront à toi ?

– Chez elles, c’est tout un monde à refaire. Il faut d’abord démolir, puis bâtir. Mais ce n’est pas impossible… »

Détail

Jésus et Jeanne parle de dames romaines qui sont païennes. Elle se demande si elles viendront au Maître. La réponse de Jésus illustre bien tout ce que le païen doit faire pour venir au Christ.

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EMV 159 · Tome 2, p. 533-538

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : Discours à Guerguesa (Gerghesa) sur la sincérité dans la foi. La réponse sur le jeûne aux disciples de Jean-Baptiste.

Date de la vision : Mercredi 9 mai 1945

Calendrier : Lundi 24 janvier 28. (9 Scébat 3788).

Lieux (carte) : Guerguesa

Cycle : L'apostolat féminin

Résumé : Jésus parle à Guerguesa. Il voit la pensée sincère des habitants, mais il leur dit aussi que la pensée humaine est très fluctuante. Après avoir donné un discours basé sur le le livre de Josué, le Maître affirme qu'il est la Pierre angulaire et invite les âmes à venir à lui. Il donne une leçon sur la foi. Ensuite, les disciples de Jean-Baptiste demandent à l'interroger, notamment sur sa fréquentation avec les Romains. Ils veulent comprendre sincèrement ce qui le motive à approcher les gentils et Jésus leur répond qu'il ne tire aucun avantage d'eux, mais qu'il souhaite les amener au Seigneur Dieu. Enfin, on lui demande pourquoi ses apôtres ne jeûnent pas et Jésus répond qu'on ne met pas du vin nouveau dans des vieilles outres.

Contenu du chapitre : 159.1 : Discours : La pensée humaine est changeante. 159.2 : Les professions de foi hypocrites ou mélangées. 159.3 : Je veux le miracle de votre sanctification. 159.4 : Dialogue sur la fréquentation des gentils (païens) avec les disciples de Jean Baptiste. 159.5 : Réponse sur l'opportunité des jeûnes. 159.6 : Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres. 159.7 : Plus tard vous viendrez à Moi.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 19.

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EMV 159.2 · Tome 2, p. 534-535

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Une erreur courageuse vaut toujours mieux qu’une hypocrite profession de foi ou un mélange de croyances qui est un opprobre pour Dieu et une mort pour les âmes. Or il n’est rien de plus facile et de plus commun que ce mélange. L’apparence est sauve, mais par-dessous, la réalité ne vaut rien. Il en est toujours ainsi, mes enfants. Il y a des fidèles qui mélangent l’observance de la Loi avec ce qu’elle interdit, ces malheureux qui hésitent comme des gens ivres entre la fidélité à la Loi et l’intérêt des marchés et des compromissions avec ceux qui ne sont pas soumis à la Loi, mais dont ils espèrent tirer profit. Il y a des prêtres, scribes ou pharisiens qui ne font plus du service de Dieu le but de leur vie, mais une politique astucieuse pour triompher des autres et pour avoir tout pouvoir contre les autres plus honnêtes. Ils sont tous serviteurs non pas de Dieu, mais d’un pouvoir qu’ils savent fort et précieux pour les buts qu’ils visent. Tous ne sont que des hypocrites qui mélangent notre Dieu avec des dieux étrangers.

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EMV 159.4 · Tome 2, p. 536-537

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Pouvons-nous t’interroger, Seigneur ? Nous sommes des disciples de Jean et nous avons voulu te connaître parce qu’il parle toujours de toi et aussi parce que la renommée de tes prodiges est arrivée jusqu’à nous. Maintenant, en t’écoutant, il nous est venu à l’esprit une question.

– Parlez. Si vous êtes disciples de Jean, vous êtes déjà sur le chemin de la justice.

– Tu as dit, en parlant des idolâtries habituelles chez les fidèles, qu’il y a parmi nous des personnes qui trafiquent entre la Loi et les gens qui sont en dehors de la Loi. Toi aussi, cependant, tu es leur ami. Nous savons que tu ne dédaignes pas les romains. Alors ?

– Je ne le nie pas. Toutefois, pouvez-vous dire que je le fais pour en tirer quelque avantage ? Pouvez-vous dire que je les flatte pour obtenir ne serait-ce que leur protection ?

– Non, Maître, et nous en sommes plus que certains. Mais le monde n’est pas composé de nous seuls qui ne voulons croire qu’au mal que nous voyons et non pas au mal qu’on nous rapporte. Maintenant, dis-nous les raisons qui rendent plausible la fréquentation des païens, pour nous guider et te défendre, si on te calomnie en notre présence.

– Il est mal d’avoir des contacts quand ce n’est que dans un but humain. Il n’est pas mal de les fréquenter pour les amener au Seigneur notre Dieu. C’est ce que je fais. Si vous étiez païens, je pourrais m’attarder à vous expliquer comment tout homme vient d’un Dieu unique. Mais vous êtes hébreux et disciples de Jean. Vous appartenez donc à la fine fleur des juifs et il n’est pas nécessaire que je vous l’explique. Vous pouvez donc comprendre et croire qu’il est de mon devoir, en tant que Verbe de Dieu, de porter sa parole à tous les hommes, fils d’un Père universel.

– Mais eux ne sont pas des fils puisqu’ils sont païens...

– Par la grâce, non, ils ne le sont pas. Par leur foi erronée, ils ne le sont pas. C’est vrai. Mais jusqu’à ce que j’aie racheté l’homme, même le juif aura perdu la grâce. Il en sera privé, parce que la faute originelle fait écran au rayon ineffable de la grâce, l’empêchant de descendre dans les coeurs. Mais, par la création, l’homme est toujours fils de Dieu. D’Adam, chef de l’humanité, descendent aussi bien les hébreux que les romains, or Adam est fils du Père qui lui a donné sa ressemblance spirituelle.

– C’est vrai.

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