Notes du thème

Personnages dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Confort de lecture

EMV 129.1 · Tome 2, p. 365-366

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ils sortent et, au lieu prendre la direction du fleuve, ils tournent du côté des champs qui séparent cette ferme (ainsi dirions-nous) de la maison du régisseur.

Des brebis broutaient dans un pré mais, apeurées, elles se sont maintenant éparpillées de tous côtés. Des bergers et un chien – c’est le second qui se présente dans mes visions – ont vainement essayé de les rassembler. Au milieu du pré, il y a un homme que l’on tient solidement attaché et qui, malgré cela, bondit comme un forcené. Il pousse des cris effrayants, toujours plus forts à mesure que Jésus s’approche de lui.

Détail

Le groupe apostolique va voir un possédé.

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EMV 129.2-3 · Tome 2, p. 366-367

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Nous ne sommes même pas prosélytes. Juste des Romains, fidèles aux dieux. Des païens, dites-vous. De Sybaris, et maintenant à Chypre.

– C’est vrai, vous êtes païens.

– Alors... n’y a-t-il rien pour nous ? Ton Olympe chasse le nôtre ou est chassé par lui.

– Mon Dieu, unique et trine, règne, unique et seul.

– Je suis venu pour rien, dit le Romain déçu.

– Pourquoi ?

– Parce que j’appartiens à un autre dieu.

– Il n’y a qu’un Dieu qui crée l’âme.

– L’âme... ?

– L’âme, cette essence divine créée par Dieu pour chaque homme. C’est notre compagne pendant notre vie, mais elle survit à l’existence.

– Et où est-elle ?

– Dans les profondeurs du moi. Etant divine, elle a beau se trouver dans le sanctuaire le plus sacré, on peut dire d’elle – et je dis bien “ elle ”, pas “ cela ”, parce qu’elle n’est pas une chose, mais un être vrai et digne de tout respect – qu’elle n’est pas contenue, mais qu’elle contient.

– Par Jupiter ! Mais tu es philosophe ?

– Je suis la Raison unie à Dieu.

– Je croyais que tu l’étais à cause de ce que tu disais...

– Et qu’est-ce que la philosophie quand elle est vraie et honnête, sinon une élévation de la raison humaine vers la Sagesse et la Puissance infinies, c’est-à-dire vers Dieu ?

– Dieu ! Dieu !… J’ai ce malheureux qui me trouble, mais j’en oublie presque son état pour t’écouter toi, qui es divin.

– Je ne le suis pas de la manière dont tu le dis. Toi, tu qualifies de divin ce qui dépasse l’humain. Moi, j’affirme qu’un tel nom ne doit être donné qu’à celui qui est de Dieu.

– Qu’est-ce que Dieu ? Qui l’a jamais vu ?

– On a écrit : “ Toi qui nous as formés, salut ! Quand je décris la perfection humaine, les harmonies de notre corps, je célèbre ta gloire. ” Il a été dit : “ Ta bonté brille en ce que tu as distribué tes dons à tous les vivants, pour que tout homme ait ce qui lui est nécessaire. Et tes dons témoignent de ta sagesse, comme l’accomplissement de tes volontés témoigne de ta puissance. ” Reconnais-tu ces paroles ?

– Si Minerve vient à mon secours… elles sont de Galien. Mais comment les connais-tu ? Je suis stupéfait !… »

Jésus sourit et répond :

« Viens au vrai Dieu et son Esprit divin t’instruira “ de la vraie sagesse et de la piété qui consistent à se connaître soi-même et à adorer la Vérité. ”

– Mais c’est toujours de Galien ! Maintenant, j’en suis sûr. En plus d’être médecin et mage, tu es également philosophe. Pourquoi ne viens-tu pas à Rome ?

– Je ne suis ni médecin, ni mage, ni philosophe, comme tu dis, mais le témoignage de Dieu sur la terre.

Amenez-moi le malade. »

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Un Romain est venu avec son frère possédé. Il espère que le Christ le guérira, mais il précise :

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EMV 129.2 · Tome 2, p. 367

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Qu’est-ce que Dieu ? Qui l’a jamais vu ?

– On a écrit : “ Toi qui nous as formés, salut ! Quand je décris la perfection humaine, les harmonies de notre corps, je célèbre ta gloire. ” Il a été dit : “ Ta bonté brille en ce que tu as distribué tes dons à tous les vivants, pour que tout homme ait ce qui lui est nécessaire. Et tes dons témoignent de ta sagesse, comme l’accomplissement de tes volontés témoigne de ta puissance. ” Reconnais-tu ces paroles ?

– Si Minerve vient à mon secours... elles sont de Galien. Mais comment les connais-tu ? Je suis stupéfait !... »

Jésus sourit et répond :

« Viens au vrai Dieu et son Esprit divin t’instruira “ de la vraie sagesse et de la piété qui consistent à se connaître soi-même et à adorer la Vérité. ”

– Mais c’est toujours de Galien ! Maintenant, j’en suis sûr. En plus d’être médecin et mage, tu es également philosophe. Pourquoi ne viens-tu pas à Rome ?

– Je ne suis ni médecin, ni mage, ni philosophe, comme tu dis, mais le témoignage de Dieu sur la terre.

Détail

Jésus parle avec un Romain qui lui demande :

Annotation

Galien : cité ici et quelques lignes plus bas, est le nom d'un personnage différent du médecin et philosophe du deuxième siècle après J.-C. Pour plus d'informations, voir le livre de Fernando la Greca, Le monde gréco-romain à l'époque du Christ dans l'oeuvre de Maria Valtorta.

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EMV 129.2 · Tome 2, p. 366

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Salut, Maître. Ta réputation est arrivée jusqu’à moi. Tu es plus grand qu’Hippocrate pour les guérisons et que la statue d’Esculape pour opérer des miracles sur les malades. Je le sais. C’est pour cela que je viens. Tu vois mon frère ? Il est devenu fou à cause d’un mal mystérieux. Les médecins n’y comprennent rien. Je suis allé avec lui au temple d’Esculape, mais il en est sorti plus fou encore. J’ai un parent à Ptolémaïs. Il m’a envoyé un message par galère. Il disait qu’ici un homme guérit tout le monde. Et je suis venu. Terrible voyage !

– Il mérite une récompense. »

Annotation

Explication tirée de valtorta.fr.

Esculape (Aesculapius) était chez les Romains le dieu de la médecine. Son culte fut introduit à Rome en -290, lors d'une épidémie de peste. On lui éleva un temple sur une île du Tibre. Il y eut ensuite dans l'empire romain plusieurs centaines de temples dédiés à Esculape !

Les principaux sanctuaires (Asclépieia) étaient ceux de Trikka, de Cos, de Pergame, d'Athènes et d'Epidaure. Le culte, à cet endroit, était fort réputé, et l'on venait chercher la guérison devant la statue d’Asklépios (1), comme le mentionne le récit de Maria Valtorta. Les malades offraient des sacrifices, se purifiaient, et dormaient sur place en espérant que le dieu les visiterait en songe pour leur indiquer les remèdes qui soulageraient leurs maux. Pausanias (2) a décrit des ex-voto laissés en ce lieu, en témoignage de guérisons miraculeuses.

Notons que le culte d’Esculape est également attesté en Palestine au temps de Jésus, en rapport avec les sources chaudes de Tibériade.

(1) Cette statue est aujourd’hui visible au musée archéologique national d’Athènes.

(2) Pausanias, II, 27, 3

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EMV 129.3 · Tome 2, p. 367-368

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Amenez-moi le malade. »

On le traîne là, tout criant et gesticulant.

« Tu vois ? Tu dis qu’il est fou, qu’aucun médecin ne peut le guérir. C’est vrai. Aucun médecin : car il n’est pas fou. Mais un être des enfers – je parle ainsi pour toi qui es païen – est entré en lui.

– Mais il n’a pas l’esprit d’une pythie. Au contraire, il ne dit que des choses fausses.

– Nous donnons à cet esprit le nom de “ démon ”, non de pythie. Il y a celui qui parle et celui qui est muet. Celui qui trompe par des raisons teintées de vérités et celui qui n’est que désordre mental. Le premier de ces deux est le plus complet et le plus dangereux. Ton frère a le second. Mais maintenant, il va en sortir.

– Comment ?

– Lui-même te le dira. »

Jésus ordonne :

« Quitte cet homme ! Retourne à ton abîme.

– J’y vais. Contre toi, mon pouvoir est trop faible. Tu me chasses et me muselles. Pourquoi es-tu toujours victorieux… ? »

L’esprit a parlé par la bouche de l’homme qui s’affaisse ensuite, comme épuisé.

« Il est guéri. Déliez-le sans crainte.

– Guéri ? En es-tu sûr ? Mais… mais moi, je t’adore ! »

Le Romain veut se prosterner, mais Jésus refuse.

« Elève ton âme. C’est au Ciel qu’est Dieu. Adore-le et va à lui. Adieu.

– Non. Pour ça, non. Accepte au moins quelque chose. Permets-moi de te traiter comme les prêtres d’Esculape. Permets-moi de t’entendre parler… Permets-moi de parler de toi dans ma patrie…

– D’accord, et viens avec ton frère. »

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Un Romain a amené à Jésus son frère possédé.

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EMV 129.4 · Tome 2, p. 369-370

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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J’ai parlé de Dieu et de l’âme, deux choses qu’ils ignorent et qui, telles les bouches d’une fontaine intarissable, apportent les sept dons. Car là où se trouvent l’idée de Dieu et de l’âme, ainsi que le désir de les trouver, naissent les arbres de la foi, de l’espérance, de la charité, de la justice, de la tempérance, de la force et de la prudence. Or ces vertus restent ignorées de ceux qui ne peuvent que copier chez leurs dieux les passions humaines communes, plus perverses parce que possédées par des êtres supposés supérieurs. Désormais, ils retournent dans leur patrie mais, plus que la joie d’avoir été exaucés, ils ont celle de dire : “ Nous savons que nous ne sommes pas des brutes, mais qu’après la vie il y a encore une autre Vie. Nous savons que le vrai Dieu est bonté, qu’il nous aime, nous aussi, et nous fait du bien pour nous persuader d’aller à lui. ”

Détail

Jésus évoque sa rencontre avec deux Romains. Il en profite pour parler des vertus cardinales et théologales, dons de Dieu, et il énonce discrètement les dieux de l'Olympe (qu'il critique indirectement).

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EMV 129.7 · Tome 2, p. 371-372

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La femme voilée pleure sous son voile qui empêche de voir ses larmes, mais pas d’entendre ses sanglots.

« Cette femme est en larmes, dit Pierre. Peut-être n’a-t-elle plus d’argent. Pouvons-nous lui en donner ?

– Ce n’est pas pour cela qu’elle pleure, mais va lui dire ceci : “ Les patries passent, mais le Ciel demeure. Il appartient à ceux qui savent avoir la foi. Dieu est bonté, c’est pourquoi il aime même les pécheurs. Et il te donne ses bienfaits pour te convaincre de venir à lui. ” Va. Dis-lui cela puis laisse-la pleurer. C’est du poison qui s’en va. »

Pierre va trouver la femme qui se dirige déjà vers les champs. Il lui parle et revient.

« Elle s’est mise à pleurer plus fort, dit-il. Je croyais la consoler... » et il regarde Jésus.

« Elle est consolée, en effet. On peut aussi pleurer de joie.

– Hum !... Eh bien, je serai content quand je verrai son visage ! Le verrai-je ?

– Au jour du Jugement.

– Miséricorde divine ! Mais alors je serai mort ! Et qu’est-ce que cela me fera de le voir, à ce moment-là ? J’aurai l’Eternel à contempler !

– Fais-le tout de suite. C’est la seule chose utile.

– Oui... mais... Maître, qui est-elle ? »

Tout le monde rit.

« Si tu le demandes une autre fois, nous partons tout de suite. Ainsi tu n’y penseras plus.

– Non, Maître. Cependant... il suffit que tu restes... »

Jésus sourit.

« Cette femme, dit-il, est un reste et des prémices.

– Que veux-tu dire ? Je ne comprends pas. »

Mais Jésus le plante là pour aller au village.

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EMV 129.7 · Tome 2, p. 372

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus le plante là [Pierre] pour aller au village.

« Il va chez Zacharie. Sa femme est mourante, explique André. Il m’a envoyé prévenir le Maître.

– Tu m’énerves ! Tu sais tout. Tu fais tout et tu ne me dis jamais rien. Tu es pire qu’un poisson ! »

Pierre décharge sur son frère sa déception.

« Mon frère, ne t’en fais pas. Toi aussi, tu parles à ma place. Allons relever nos filets. Viens. »

Les uns partent à droite, les autres à gauche et tout prend fin.

Détail

Jésus quitte Pierre sans prévenir et André intervient :

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EMV 130 · Tome 2, p. 373-380

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Pierre repère un groupe de pharisiens qui viennent de la Galilée. Les apôtres s'agitent, vont les voir et les remettent à leur place, car ces hommes se scandalisent de l'attitude du Christ (qui a accueilli Aglaé, une prostituée, et qui a guéri des païens les jours précédents). Un homme du peuple dit alors aux disciples alors qu'il n'a pas cru leurs paroles car il a changé grâce au Seigneur. Jacques d'Alphée et Pierre discutent ensuite ensemble : selon le cousin du Christ, le Maître est content de Pierre et Jacques révèle qu'il parle bien grâce aux leçons de Marie.

Jésus est accompagné du petit Asraël, qui a quatre ans et qui est un prédicateur dans l'âme. Le Messie donne ensuite un discours sur le Commandement : "Tu ne porteras pas de faux témoignages." et encourage toujours les hommes à être sincères. Il s'attarde notamment sur le mensonge, ses causes et ses conséquences.

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